Quelle réponse des pouvoirs publics à l’engouement pour les médecines non conventionnelles ?

3 octobre 2012 par pascal Pas de commentaires »

Confrontés aux effets secondaires des traitements, au manque de temps des soignants ou à l’absence de remèdes efficaces aux maux du quotidien, les usagers des systèmes de santé des pays développés se tournent de façon croissante vers les médecines non conventionnelles (comme la médecine traditionnelle chinoise ou l’homéopathie), pourtant peu reconnues par la science ou la communauté médicale.

Le Centre d’Analyse Stratégique s’est saisi de cette question. Il propose:

  1. D’ouvrir une plateforme d’information recensant les connaissances actuelles sur les médecines non conventionnelles, les plantes médicinales et les praticiens du secteur.
  2. De développer des études bénéfice-risque et coût-efficacité afin de décider de la pertinence: d’interdire ou de dissuader le recours à certaines pratiques,  de promouvoir certaines méthodes via les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et, dans le cas où le rapport coût-efficacité serait favorable, d’envisager le remboursement des pratiques les plus efficientes.
  3. Afin de permettre aux patients de faire un choix éclairé, établir un label de thérapeute en pratiques non conventionnelles dont l’obtention serait conditionnée à la réussite d’un examen clinique et juridique.
  4. Labelliser les offres de formation en écoles privées.
  5. Proposer aux étudiants des filières médicales et paramédicales des modules facultatifs d’initiation aux médecines non conventionnelles pour qu’ils puissent informer leurs futurs patients sur les avantages et risques éventuels.
Le Centre d’analyse stratégique est une institution d’expertise et d’aide à la décision placée auprès du Premier ministre. Il a pour mission d’éclairer le Gouvernement dans la définition et la mise en œuvre de ses orientations stratégiques en matière économique, sociale, environnementale ou technologique.
Lire le rapport complet ici

Ouvrons le débat

28 septembre 2012 par pascal 15 commentaires »

Stéphane Berthet a posté un commentaire suite à la discussion  qu’il a eue avec Bertrand Bouriaud, président du think tank la double arche. Il s’interroge sur la politique de resostéo de n’accepter que des n° ADELI 00. A l’heure où la position des représentants des kinésithérapeutes semblent rejoindre celle de notre think tank:

  • « Les professionnels de santé, dont les masseurs-kinésithérapeutes, qui sont à l’origine des historiques de l’implantation de l’ostéopathie en France, exigent le maintien d’une formation spécifique à l’ostéopathie dans le cadre d’une filière de formation continue « en alternance ». Nous n’avons aucune opposition sur ce sujet. Bien au contraire. Nous pensons, sans emphase, que la République doit permettre à chacun d’évoluer, de pouvoir s’il le souhaite, changer de métier grâce à la formation professionnelle continue. Une grande partie des ostéopathes actuellement n’ont ils pas eu ce parcours?
  • Ils demandent qu’une séparation claire soit établie entre les ostéopathes de santé et non-professionnels de santé. Nous demandons la même chose pour une parfaite information et protection des usagers: création dans le CSP d’un livre dédié aux nouvelles professions intervenant dans le domaine de la santé afin de reconnaître l’ostéopathie comme une profession
  •  À cet effet, ils souhaitent que les conditions d’agrément des instituts de formation en ostéopathie pour les professionnels de santé soient distinguées et précisées de telle sorte qu’ils soient expressément qualifiés dans les textes d’établissements de formation continue, dépendants à ce titre du ministère du travail, de l’emploi et de la santé et donc dispensés des procédures liées au rectorat. Les ostéopathes professionnels de santé réclament un cursus spécifique et adapté aux masseurs-kinésithérapeutes, suivant en cela les recommandations de l’OMS en la matière qui retient une base de 1 000 heures de formation. » Là aussi, aucune opposition dès lors que le contenu final de la formation est le même et que les établissements délivrent un master en ostéopathie.Voir la totalité de la question écrite ici

J’ai trouvé intéressant d’ouvrir le débat. Res0stéo doit-il s’ouvrir à tous les professionnels puisqu’un réseau n’a pas vocation de représenter des personnes mais des idées? L’approche n’est pas orthodoxe mais n’est-il pas temps de changer de logiciel?

Ci dessous un résumé de la réflexion de Stéphane Berthet:

Bertrand, merci pour ta réponse. A l’évidence, tu sembles refuser la discussion avec les ostéopathes. Tu continues à défendre un numéro plutôt que l’ostéopathie. c’est un choix. Tu as sans doute tes raisons. Personnellement, je préfère défendre l’ostéopathie plutôt qu’un simple numéro qui ne veut rien dire. Tu es ostéopathe ? Vraiment ? Moi je le suis à 200% !!! Pourquoi donc ne pourrions nous pas nous entendre pour l’ostéopathie ? Que cherche un ostéopathe français aujourd’hui ? La reconnaissance, la reconnaissance de l’ostéopathie, une meilleure réglementation de l’ostéopathie avec un numerus clausus (ou tout autre moyen qui permettrait une régulation des flux), que l’ostéopathie en France puisse avoir un avenir digne de ce nom ? alors, STP, arrête d’être optu comme tu peux l’être. D’un côté, tes convictions sont respectables; mais si tu réfléchis un peu, réalise que ce qui tue l’ostéopathie en France à petit feu c’est cet hyper corporatisme incontrolable dont tu es une victime. Ouvre toi un peu. Réalise que seule l’union des ostéopathes (des vrais, des praticiens, des amoureux, … qu’ils soient nini, kinés ou toubibs) peut nous permettre de sortir du merdier dans lequel nous sommes. Combien d’heures par semaine pratiques-tu ? Perso c’est environ 30 heures. Je continue à faire de la MK à côté ? Et alors ? C’est pire que de ne rien faire ou que de bosser au Mac DO ? En quoi suis-je moins exclusif que d’autres (une majorité malheureusement aujourd’hui…) ? Je suis professionnel de santé, passionné par l’ostéopathie, praticien, ouvert à une union PS/NPS et en plus déjà connu chez les PS de part mes anciennes fonctions. Profitez en, bon sang ! servez vous-en comme argument.. Utilisez moi pour essayer de faire évoluer l’ostéopathie en France plutôt qu’elle ne meure à cause de l’hyper corporatisme… Le ridicule ne tue pas, il paraît… J’ai bien peur que si cela continue ainsi, le ridicule lié à l’hyper corparatisme signe la mort de l’ostéopathie en France. Une question à laquelle j’apprécierais que tu me répondes simplement et honnêtement : c’est quoi un ostéopathe en France en 2012 ? Rés0sté0 est une bonne idée. Je partage ses objectifs. Mais je suis PS, ostéopathe, praticien, … Rés0sté0 cherche à ce que les ostéopathes deviennent PS, mais je ne peux pas y participer parce que ostéopathe PS…. Quelle crédibilité espère tu ???

Cordialement, amicalement, confraternellement et ostéopathiquement. Stéphane.

L’invité du blog: Bertrand Bouriaud

15 septembre 2012 par pascal 17 commentaires »

 

 

 

Notre think tank a été reçu, mercredi 12 septembre, par le conseiller technique de François Hollande pour lui faire part de son analyse de la réglementation de l’ostéopathie et des solutions possibles pour améliorer le dispositif actuel.

 

 

 

Parfaitement conscient que la réglementation ne correspond pas, loin sans faut,  à ce que la loi Kouchner de 2002 envisageait, le nouveau gouvernement est décidé à se saisir du dossier. Il ressort que seules des dispositions législatives permettraient d’apporter les modifications nécessaires. Une loi dans le domaine de la santé sera proposée dans les prochains mois. La commission des affaires sociales y travaille déjà. Ne ratons pas le coche une nouvelle fois.

L’absence de consensus dans la profession, y compris au sein des organisations représentant les ostéopathes ADELI 00, demeure le problème qu’il faudra surmonter. Suite à l’échec des tentatives d’union auquel nous assistons, la seule possibilité est de dépasser cette représentativité, en laissant les ostéopathes afficher individuellement leur soutien à un projet.

Les objectifs du think tank sont à la fois simples et pragmatiques. Ils s’inscrivent dans les recommandations du rapport de l’IGAS. Ils ne nécessiteront pas de nombreux articles pour être traduits dans une loi:

 

  • Création dans le code de la santé publique d’un livre dédié aux nouvelles professions intervenant dans le domaine de la santé afin de reconnaître l’ostéopathie comme une profession.
  • Reconnaissance de la formation initiale à l’ostéopathie au niveau Master 2, ce qui limitera mécaniquement le nombre des écoles, fautes pour certaines de pouvoir répondre au cahier des charges d’un tel niveau d’enseignement
  • Création d’une autorité administrative indépendante chargée de faire appliquer et évoluer la réglementation de la profession, afin que notre ministère de tutelle ne soit plus seul décisionnaire.

 

 

 

Si vous adhérez à ce projet, faites le savoir en rejoignant Rés0sté0. Résostéo n’est pas une association. C’est un réseau social dont l’accès est gratuit. Son but est de recenser les ostéopathes ADELI 00 qui soutiennent les trois objectifs mentionnés ci-dessus. Ni plus, ni moins. Lorsque nous pourrons démontrer qu’une majorité se dégage dans la profession, le législateur acceptera de voter une loi. Sinon, nous pourrons continuer de palabrer et constater l’ouverture de nouvelles écoles.

 

Bertrand Bouriaud

 

Président

 

Le rapport de l’IGAS bientôt disponible

26 novembre 2011 par pascal 31 commentaires »

Jamais deux sans trois dit l’adage. Cela ne semble pas être la philosophie de la commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

Après deux tentatives infructueuses menées par Me Planchat, aux noms de l’AFO et du SNOF, la CADA estime que le Ministre en charge de la santé ne peut plus garder pour son seul usage, le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur l’évaluation d’ensemble des établissements de formation en ostéopathie.

Le rapporteur général d’indiquer que « plus de deux ans après commande du rapport sollicité, l’administration n’a pas adopté d’autre décision en vue de laquelle ii aurait été réalisé. Dans ces conditions, la commission considère que le ministre (…) doit être regardé comme ayant renoncé à adopter toute autre décision que le rapport de l’IGAS aurait préparé. Il en déduit que le document demandé a perdu le caractère préparatoire qu’elle lui avait reconnu par ses précédents avis (…) et qu’il est dès lors communicable à toute personne qui en fait la demande. »

On va enfin découvrir ce que ce rapport renfermait de si compromettant qu’il n’a pas pu être communiqué autrement que sur décision administrative. Nombreux vont être à demander ce document, à commencer par le président du think tank la double arche qui vient de diffuser son premier communiqué « il faut une révolution ostéopathique »  Voir ici

Voir l’avis de la CADA:  avis CADA

 

 

 

 

 

 

 

Naissance du réseau professionnel des ostéopathes ADELI 00

9 novembre 2011 par pascal 61 commentaires »

 

Suite aux nouvelles orientations décidées lors de l’assemblée générale du registre des ostéopathes de France, un certain nombre de professionnels a pris conscience que les associations socio professionnelles n’étaient plus en mesure de défendre les intérêts de la profession.

En effet, le ROF a décidé que la promotion de la profession ne ferait plus partie de ses prérogatives. L’assemblée générale a rejeté la motion qui proposait que « le conseil national milite pour une ostéopathie profession de santé, mette en conformité notre code de déontologie avec le cadre légal, oeuvre pour la mise en place d’une voix unique constituée d’associations rassemblant uniquement des ostéopathes exclusifs enregistrés auprès du répertoire ADELI avec le code 00. »

Face à cette sclérose, des idées nouvelles ne pouvaient qu’émerger. C’est chose faite à travers la création sur la toile d’un réseau professionnel d’ostéopathes ADELI 00 : rés0sté0.  Le réseau sera ouvert à tous les ostéopathes de France dont le code professionnel du numéro ADELI est 00, soit à ce jour 7400 personnes environ. Son adhésion sera gratuite.

plus d’info ici

Qu’est devenue l’indépendance du ROF ? bis repetita placent

7 octobre 2011 par pascal 23 commentaires »

Les choses répétées semblent plaire au président du ROF. Dans mon dernier article, voir ici;  je m’étonnais que l’UFOF  puisse donner des consignes de vote pour l’assemblée générale du ROF. Il faut croire que l’appui n’a pas été suffisant puisqu’aujourd’hui, c’est la Chambre nationale des ostéopathes qui  invite « les Ostéopathes membre du ROF qui vont décider par leur vote, lors de leur prochaine AGO et AGE de l’orientation de leur association, à prendre en considération que ce climat de franche et complète collaboration au seul service de notre avenir à tous, a été initié par leur Président Guy VILLEMAIN et de lui renouveler leur confiance par leur vote. » parce que « avec Guy VILLEMAIN, Magali PERIS, François OTTAVI-MENAGER, Stéphanie DURANTET-PENAUD est née une véritable confraternité amicale et constructive ». Que Hervé Godfrin, également membre du bureau du ROF n’en prenne pas ombrage, il ne fait pas parti de la construction amicale.

Nul ne doute que les relations soient courtoises. Toutefois, cette ingérence des partenaires du  GFIO est inquiétante quant à l’avenir du ROF. Comme si les adhérents du ROF n’étaient pas assez intelligents pour se faire leur propre opinion. Posons-nous la question légitime au regard de ces communications ? Pourquoi un tel matraquage ? Qui décide de quoi dorénavant au ROF?  Le SNOF dont le président est plus subtil n’est pas tombé dans le panneau de cette surenchère de communiqués qui donnent véritablement l’impression de vouloir masquer l’absence de résultats factuels.

Voir la communication de la CNO ici

 

Qu’est devenue l’indépendance du ROF ?

29 septembre 2011 par pascal 9 commentaires »

Dans un récent article publié sur son site le 28 septembre (voir ici), l’Union fédérale des ostéopathes de France nous informe que « à la veille de l’Assemblée Générale du ROF, nous apprenons que des ostéopathes, visiblement pas exempts de mauvaises intentions et souvent dépendants de sociétés commerciales, souhaitent mener un combat contre le bureau démocratiquement élu l’an dernier et mettre en minorité le Président du ROF. »

Est-il normal que de telles informations, propres à la vie interne du ROF, soient connues par le Président de l’UFOF (qui n’est pas membre du ROF), avant que les adhérents du ROF eux mêmes en aient été informés ? En effet, le livret pré AG qui contient tout le programme de l’assemblée générale, et par conséquence, les candidatures à un poste d’administrateur, n’a toujours pas été reçu par les adhérents.

Comment se fait-il alors que monsieur Dominique Blanc soit suffisamment au fait des candidatures ? Qu’il possède suffisamment d’informations sur les « mauvaises intentions » des candidats ? Pour affirmer cela publiquement, étant donné le risque de subir un procès pour diffamation si les faits ne sont pas avérés, il faut avoir reçu de fortes garanties sur les ambitions des candidats. Il faut donc que les membres du conseil national du ROF, qui pour l’instant sont les seuls à connaître les candidatures déposées, qui sont sensés garantir l’indépendance de l’association et l’équité des chances des candidats, aient apporté des preuves factuelles à monsieur Blanc. Autrement dit, l’UFOF a eu connaissance des professions de foi des candidats, avant même les adhérents du ROF.

C’est proprement scandaleux. Nous sommes revenus 10 ans en arrière quand les assemblées générales du ROF se jouaient la veille, puisque la veille, se tenaient les assemblées du SFDO et de l’UFOF. Assistons-nous à une fusion-acquisition du ROF par l’UFOF via le GFIO? Quand je pense que l’an dernier, il a été fait le procès d’intention à Marianne Montmartin de « vouloir vendre le ROF au SFDO – sic », lorsqu’elle présentait le projet de Fédération française des ostéopathes.

Ne nous étonnons pas qu’avec de tels agissements, nous n’ayons aucune crédibilité aux yeux des pouvoirs publics et qu’aucune ASP d’ostéopathes n’ait été reçue par le cabinet de monsieur Bertrand cette année!

 

L’ostéopathie: efficace contre le mal de dos

28 septembre 2011 par pascal 1 commentaire »

 

 

Article publié le 26 septembre sur Le Point.fr. Voir ici

 

 

Proposition de loi de M. Bernard Debré portant création d’un Haut conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie.

22 septembre 2011 par pascal 22 commentaires »

La proposition de loi du Professeur Debré a été validée hier par la Délégation chargée d’examiner la recevabilité des propositions de loi. Elle est déposée sous le numéro 3752 et renvoyée à  la commission des affaires sociales.

Plus d’info: ici

consulter la proposition ici

 

 

Liste des 112 députés présentant la proposition:

M. Bernard Debré

M. Alfred Almont

M. Jean-Paul Anciaux

Mme Martine Aurillac
M. Patrick Balkany
Mme Brigitte Barèges
Mme Sylvia Bassot
M. Jacques Alain Bénisti
M. Jean-Louis Bernard
M. Marc Bernier
M. Philippe Boënnec
M. Marcel Bonnot
M. Jean-Claude Bouchet
M. Bruno Bourg-Broc
Mme Chantal Bourragué
M. Loïc Bouvard
Mme Françoise Briand
M. Philippe Briand
Mme Chantal Brunel
M. Patrice Calméjane
Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud
M. Gérard Cherpion
M. Jean-Louis Christ
M. Dino Cinieri
M. Louis Cosyns
M. Jean-Michel Couve
M. Olivier Dassault
M. Jean-Pierre Decool
M. Bernard Deflesselles
Mme Sophie Delong
M. Bernard Depierre
M. Michel Diefenbacher
M. Dominique Dord
Mme Marianne Dubois
M. Nicolas Dupont-Aignan
Mme Jacqueline Farreyrol
M. Daniel Fasquelle
M. Alain Ferry
M. Daniel Fidelin
M. André Flajolet
Mme Marie-Louise Fort
M. Marc Francina
M. Sauveur Gandolfi-Scheit
M. Gérard Gaudron
M. Jean-Jacques Gaultier
M. Guy Geoffroy
M. Alain Gest
M. Franck Gilard
M. Jean-Pierre Giran
M. Claude Goasguen
Mme Anne Grommerch
Mme Arlette Grosskost
M. Jean-Jacques Guillet
M. Francis Hillmeyer
Mme Françoise Hostalier
Mme Maryse Joissains-Masini
M. Marc Joulaud
Mme Fabienne Labrette-Ménager
M. Jacques Lamblin
M. Pierre Lang
M. Jean-Marc Lefranc
M. Michel Lejeune
M. Claude Leteurtre
Mme Geneviève Levy
M. Gérard Lorgeoux
M. Lionnel Luca
M. Daniel Mach
M. Guy Malherbe
M. Alain Marc
M. Jean-Pierre Marcon
Mme Muriel Marland-Militello
M. Philippe Armand Martin (Marne)
Mme Henriette Martinez
M. Patrice Martin-Lalande
M. Jean-Claude Mathis
M. Christian Ménard
M. Damien Meslot
M. Pierre Morel-A-L’Huissier
M. Étienne Mourrut
M. Alain Moyne-Bressand
M. Jacques Myard
M. Yanick Paternotte
M. Jacques Pélissard
M. Bernard Perrut
M. Axel Poniatowski
Mme Josette Pons
M. Jean Proriol
M. Didier Quentin
M. Michel Raison
M. Éric Raoult
M. Frédéric Reiss
M. Jacques Remiller
M. Franck Reynier
M. Jean Roatta
Mme Valérie Rosso-Debord
M. Max Roustan
M. Paul Salen
M. André Schneider
M. Fernand Siré
M. Daniel Spagnou
M. Éric Straumann
M. Guy Teissier
Mme Marie-Hélène Thoraval
M. Jean Tiberi
M. Alfred Trassy-Paillogues
M. François Vannson
Mme Isabelle Vasseur
M. René-Paul Victoria
M. Philippe Vitel
M. Gérard Voisin
M. Michel Voisin
M. André Wojciechowski

L’invité du blog: Baptiste Fernandez

18 septembre 2011 par pascal 53 commentaires »

A quoi joue le ROF ?

Suite à l’obtention de notre diplôme d’ostéopathe au CEESO Paris, en juin 2011, nous avons décidé d’adhérer au Registre des Ostéopathes de France, association à vocation ordinale, garant de l’éthique et la déontologie de notre profession. En effet, ce sont des valeurs auxquelles nous avons été sensibilisés et qui sont importantes pour nous qui entrons dans la vie professionnelle.

Indépendamment de notre volonté, certaines pièces administratives ont pris plus de temps que prévu pour nous être adressées (attestation CIPAV, enregistrement URSSAF). Malgré nos attestations sur l’honneur nous engageant à fournir ces pièces dès leur réception, nos candidatures ont été refusées pour la première fois lors du conseil national de fin juillet. Ce refus de cooptation était d’autant plus surprenant que de la voix même du secrétariat que nous avions contacté au préalable, on nous expliquait qu’ « il n’y a jamais de souci avec les étudiants du CEESO, même lorsqu’il manque des pièces, nous savons qu’elles seront fournies ensuite ».

Suite au Conseil national de mi-septembre, lors duquel  nos dossiers complets cette fois ci ont été de nouveau étudiés, notre adhésion, à notre grand étonnement fut de nouveau refusée un seconde fois par le conseil national. Par ailleurs, aucune demande d’adhésion d’ancien étudiant du CEESO Paris n’a été satisfaite. La raison invoquée ? Aucune pour le moment. Le secrétariat du ROF nous renvoie vers madame le Secrétaire Général du ROF, responsable des admissions, qui doit toujours être dans une phase de réflexion pour nous donner des raisons valables concernant ce choix surprenant. En effet, à ce jour nous n’avons aucune nouvelle de sa part malgré nos appels, courriels… Ceci est d’autant plus surprenant de la part d’une représentante d’organisation qui se veut prôner une déontologie et un respect irréprochable et qui n’hésite pas à mettre en avant sa disponibilité envers les adhérents. Mais il est vrai que nous ne sommes pas adhérents.
Cette décision nous semble d’autant plus surprenante et injuste qu’il nous avait été précisé que nos dossiers étaient complets et ne poseraient aucun problème lors du prochain CN.

Qu’a-t-il bien pu se passer entre temps ?

Puisque nous remplissons bien les critères d’admission, nous ne pouvons imaginer que nous n’ayons pas été cooptés pour des critères subjectifs. Il nous est inimaginable que le ROF ne veuille pas accueillir en son sein de jeunes ostéopathes exclusifs, issus d’une formation à temps plein et souhaitant s’investir dans le paysage ostéopathique. Il nous est inconcevable que le ROF ne souhaite pas voir de jeunes professionnels motivés pour faire évoluer les choses, venir chercher leur carte professionnelle et assister à leur première assemblée générale. Nous nous interdisons de penser que ce refus pourrait être basé sur d’autres raisons comme l’origine de notre établissement de formation dont une majorité des enseignants a démissionné du Registre.

Nous ne pouvons nous empêcher de penser tristement que le ROF ne semble pas être dans une logique de fédération du plus grand nombre d’ostéopathes EXCLUSIFS et refuse de nouveaux adhérents ayant la volonté de faire progresser la profession et répondant pourtant aux critères d’adhésion.

Nous attendons des réponses précises face à cette attitude de fermeture du conseil national du ROF. La moindre des choses quand on refuse un dossier est d’expliquer pourquoi.