Le syndicat français des ostéopathes (SFDO) ouvre la voie de l’union

28 septembre 2010 par pascal Laisser une réponse »

Les adhérents du SFDO ont reçu dernièrement un courrier dans lequel il leur est proposé de ratifier lors de leur assemblée générale du 9 octobre 2010,  un accord d’union entre ce syndicat, le registre des ostéopathes de France et le syndicat national des ostéopathes de France. Ces trois associations socioprofessionnelles sont les seules actuellement à pouvoir garantir par leurs statuts et leur politique, que leurs membres exercent exclusivement l’ostéopathie (voir les articles ici, ici, ici et ici).

« Cette union, dont les modalités ne sont pas encore définies, permettrait » selon le président du SFDO Philippe Sterlingot, « de rassembler sous une même bannière commune la moitié des ostéopathes exclusifs, lui conférant ainsi une taille critique la rendant incontestable et incontournable. Outre une prise de parole unifiée, elle contribuerait également à mutualiser et optimiser de nombreux moyens et actions, parmi lesquels la représentation nationale et internationale, l’action judiciaire –coûteuse en ressources humaines et financières – ainsi que la communication vis à vis du public. Elle permettrait enfin la rédaction d’une déontologie commune, dès lors opposable à une partie très significative de notre profession. La représentativité conférée par ces règles professionnelles, crédibiliserait considérablement les ostéopathes exclusifs à l’endroit des institutions et du public et favoriserait  l’évolution de leur statut. »

« La seconde étape envisagée consisterait en la constitution d’une fédération (…) qui rassemblerait le syndicat national de l’enseignement supérieur en ostéopathie  et l’union (…) et viserait à renforcer la cohérence qui existe entre profession et exercice. »

Selon nos estimations, cette union représenterait un peu plus de 2500 praticiens (188 adhérents du SFDO sont également adhérents du ROF en 2010 et ne peuvent être comptabilisés deux fois). La masse critique serait donc atteinte. On peut parfaitement imaginer que cette structure puisse également accueillir des ostéopathes de manière individuelle, si l’association à laquelle ils adhèrent ne répond pas totalement aux critères d’exercice exclusif ou ne veut pas rejoindre l’union.

L’existence du fichier ADELI permet de connaître le statut professionnel des ostéopathes, ce qui n’était pas possible préalablement. C’est en partie ce qui a pu expliquer l’échec des tentatives précédentes (cf plateforme commune 2002 ) ou coordination nationale des ostéopathes. L’hétérogénéité des acteurs conférant à cette dernière, plus une image d’auberge espagnole  que d’union objective.

Le projet qui est proposé aux adhérents du SFDO présente la qualité de parfaitement définir les acteurs et les objectifs à court terme :

  • proposer aux ostéopathes en exercice exclusif une entité représentative,
  • mutualiser les actions et
  • déterminer une déontologie commune opposable.

Aux acteurs de ce projet de proposer un mode de fonctionnement qui ne soit ni une usine à gaz ni une tentative d’annexion, afin que chaque entité puisse apporter ses compétences propres sans craindre d’y perdre son identité, pour le plus grand bénéfice de la profession.

Ce changement de stratégie ainsi que le récent positionnement du Conseil d’Etat sont peut être les prémices  d’un nouveau départ pour la profession.

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3 commentaires

  1. pascal dit :

    Suite à la proposition de regroupement entre SFDO SNOF ROF que fait on avec les ostéopathes membre de l’UFOF et du ROF ?
    On les décompte du nombres total d’ostéopathes de ce groupe, on leur demande de quitter le ROF?

    Je suis adhérente à l’UFOF et au ROF depuis plus de 20 ans.
    bien à vous
    Belot Geneviève

  2. BOURIAUD Bertrand, DO MROF dit :

    Enfin les pouvoirs publics pourront avoir un interlocuteur commun, représentatif des ostéopathes exclusifs!
    J’espère ne pas être trop utopiste en disant que ce regroupement aura plus de poids lors des prochaines réunions, pour que de « titre » nous passions à « profession ». Dans un premier temps…

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