Mais où va le paysage ostéopathique français ?

20 octobre 2010 par pascal Laisser une réponse »

Les récents évènements auxquels nous avons assistés lors de la dernière assemblée générale du registre des ostéopathes de France (ROF) (voir ici) nous amènent à réfléchir sur l’évolution du paysage ostéopathique français (POF). Où va le POF ? A quoi ressemblera t’il ? Que seront les ostéopathes de demain ? La notion d’entropie apporte une réponse à ces questions.

Le paysage ostéopathique français peut être assimilé à un système inhomogène qui tente de trouver un équilibre. Il est composé d’individus qui lui apportent sa matière par leur diversité et son énergie à travers leur participation à la vie associative et leur cotisation. On appelle entropie le processus par lequel l’énergie disponible se transforme en énergie non disponible. Il s’agit d’une loi de la nature qui constitue une réponse à la question : où va le monde? Il va à l’équilibre, à ce qui pour la matière est l’équivalent de la mort. Et ce processus est irréversible. Par exemple, l’énergie que la vie a rassemblée pour l’abandonner à la postérité sous forme de pétrole, ne se reconstituera pas d’elle-même après avoir assuré le déplacement de nos véhicules. L’énergie libérée est utile à l’objectif recherché mais oblige à passer d’un état d’ordre à celui de désordre. L’essence contenue dans le réservoir est parfaitement identifiable. On la reconnaît. On sait ce qu’elle est. Mais elle ne se reconstitue pas à la sortie du pot d’échappement. Il faudrait une intervention extérieure accompagnée d’une grande dépense d’énergie pour remettre les choses en place ramener l’ordre. En l’occurrence, reconstituer un combustible susceptible de permettre à la voiture de se déplacer à nouveau. Il en est ainsi dans la nature.

Compte tenu de ce que nous venons de dire sur la dispersion, faut-il en conclure qu’il y a plus d’ordre dans le réservoir où les molécules se déplacent plus vite et s’entrechoquent davantage que dans le grand espace où elles vont à l’équilibre. La réponse est oui. Preuve qu’il faut éviter de prendre le mot ordre dans un sens trop étroit quand on associe le principe de l’entropie aux systèmes vivants.

Pourquoi un système ne peut-il alors fonctionner indéfiniment dans sa clôture, alors que rester dans cette clôture est synonyme d’ordre – principe considéré comme stabilisant ? Nous savons que toute énergie dans notre univers est soumise à son inexorable dégradation. Un système clos, où l’énergie est obligée de se recycler pour ainsi dire en « vase clos », tend vers un équilibre qui signifie sa mort. Tout effort de création et de développement se paye en entropie. Aucun système ne peut se régénérer – c’est à dire produire de la néguentropie – dans sa clôture. Il faut qu’il trouve de l’énergie en dehors. En fait, pour produire de la néguentropie à l’intérieur du système clos, il faut nécessairement  créer de l’entropie en-dehors de lui, c’est-à-dire dans les systèmes environnants. Le système peut alors essayer de prendre l’énergie de l’autre, dans « sa clôture », ce que font par exemple les systèmes vivants en s’alimentant ou partager cette énergie.

Ramenons ce raisonnement au paysage ostéopathique français et à ce que nous avons connu ce week-end. Le POF est constitué de plusieurs systèmes, eux même contenu dans un super système depuis 2002 : la République, ses lois et les concitoyens. Parmi les sous systèmes, nous avons celui des ostéopathes en exercice exclusif (OEE), des médecins-ostéopathes (MO), des masseurs-kinésithérapeutes ostéopathes (MKO)… Notons que chaque entité a ressenti le besoin d’accoler à sa dénomination d’ostéopathe, un quelque chose considéré comme de la valeur ajoutée aux yeux du super système. Il a fait entrer de l’énergie sous forme de notoriété. Donc de l’ordre : « je suis médecin donc.. », « je suis professionnel de santé donc… », « j’exerce exclusivement l’ostéopathie donc… » Sauf que cela est dorénavant considéré comme du désordre pour le super système. Cela est source des difficultés réglementaires pour le gouvernement, qui pour s’extraire de la difficulté, a choisi de partager le titre.  Il n’a toutefois pas pu assurer l’équilibre en affirmant « titre=profession », car cela aurait mis du désordre dans l’organisation du système de la santé. Cela est également source de difficulté pour les patients qui ne s’y retrouvent pas.

Analysons maintenant les pérégrinations du système des ostéopathes en exercice exclusifs. Six sous ensembles le composent aujourd’hui: AFO, CNO, ROF, SFDO, SNOF, UFOF et l’ensemble des praticiens non affiliés. ROF, SFDO, SNOF, UFOF se considèrent comme des systèmes historiques du POF et tentent, sur la base de cette légitimité, de faire entrer de l’énergie –c’est à dire des cotisants. L’AFO tente d’imiter cette stratégie en évoquant une antériorité historique de l’étiopathie sur l’ostéopathie avec un moindre succès. La CNO quant à elle mise sur les déçus de ces systèmes historiques (auxquels ses dirigeants ont tous appartenu un jour) et sur l’attrait de cotisations peu élevées (donc sources de peu d’énergie). Parmi les systèmes historiques (et pour garder la métaphores automobile), l’AFO et l’UFOF fonctionnent avec des moteurs hybrides et essaient d’extraire de l’énergie des systèmes regroupant les ostéopathes qui n’exercent pas exclusivement l’ostéopathie (les fameux membres associés). La CNO procède de la même manière. Le  ROF, le SFDO et le SNOF constatant cela, ont envisagé d’ouvrir leur système et d’unir leur « énergie exclusive ». C’est ce qui devait être entériné samedi.

Pourquoi cela ne s’est-il pas réalisé ?

Le ROF, épuisé par les querelles internes de son bureau, n’a pas été capable d’ouvrir la porte de sa clôture. Pour prendre la place de président, Guy Villemain devait s’appuyer sur un autre équilibre que celui proposé par Marianne Montmartin. Son conservatisme lui a fait choisir le principe de l’ordre en vase clos plutôt que celui de l’équilibre du milieu ouvert. Cela est très porteur pour se faire élire mais source d’entropie majeure. Il s’est affiché en gardien du temple, positionnant le ROF comme « Observatoire de la déontologie / Conseil de sages ». En ne voulant pas partager la déontologie, il a donné comme message : je vous ouvre ma porte, soyez les bien venus mais respectez mes règles, mon ordre car je suis chez moi. L’énergie dépensée (on peut penser que les dommages collatéraux sont importants) pour obtenir le poste ne se reconstituera que si le ROF peut en puiser ailleurs. Pas sur que l’invitation soit particulièrement bien entendue dorénavant et que les adhérents affluent. Le nouveau président du ROF, estimant que dorénavant les allées sont bien gardées et tout est en bon ordre, nous propose de « continuer ce travail essentiel pour la profession (…) et que la poursuite des travaux est programmée le 4 novembre 2010 (voir ici) . On peut s’interroger en substance sur la nécessité  d’avoir à changer de président pour continuer à faire la même chose.  Comment pense-t-il pouvoir assurer la continuité alors qu’il vient de cliver et qu’il ne veut pas mettre en commun ce qui unifierait l’exercice de la profession sous un même dénominateur commun, à savoir la déontologie ?  Le mal est fait. La porte est refermée, d’un côté comme de l’autre. Le SFDO nous en apporte la preuve à travers son dernier communiqué : « Les adhérents du SFDO ont entendu le message de leurs confrères, ils le regrettent mais le respectent, car ils ont conscience que dans les périodes d’incertitude les craintes prévalent à la raison. De leur côté, les adhérents du ROF conscients de l’importance d’une déontologie – car ils ont adhéré à cette vénérable institution en partie parce qu’ils se reconnaissaient dans ses règles sociales – reconnaitront au SFDO la légitimité à vouloir se doter d’une déontologie propre. Le SFDO prend acte aujourd’hui de la volonté du Conseil national du ROF de ne pas partager sa déontologie avec les adhérents d’organisations tierces et de se positionner en « Observatoire de la déontologie / Conseil de sages ». Au regard de cette posture du ROF, les membres du  Conseil d’Administration du SFDO votent aujourd’hui la décision de proposer à la prochaine Assemblée Générale de modifier les statuts et l’organisation interne du syndicat avec pour objectif de faire naître une structure duale, de constituer une commission interdisciplinaire de rédaction d’une déontologie et de se doter à terme d’un véritable appareillage disciplinaire destiné à faire respecter les valeurs qui seront portées par la nouvelle déontologie. Eu égard à ses compétences, le ROF, représenté par un de ses adhérents dûment mandaté, sera membre de droit de la commission constituée. Le projet est ouvert à tous les professionnels susceptibles d’apporter une contribution active à la rédaction d’un texte tourné vers l’avenir reposant sur des conditions objectives d’adhésion – la cooptation ne constituant pas à nos yeux un critère objectif – afin de la rendre opposable à tous les ostéopathes qui souhaiteront y souscrire ». (plus d’info ici) . Quelle va être l’attitude des 188 adhérents du ROF qui sont également adhérents du SFDO ? Quelle va être celle des présents à l’assemblée générale qui ont vu se dérouler sous leurs yeux ce spectacle affligeant ? Vont-ils continuer d’apporter l’énergie à un système fermé, condamné à l’entropie ou vont-ils rejoindre le système des praticiens non affiliés ?

Une chose est sure. Le super système que représente l’Etat n’a pas été perturbé par ces évènements. On peut même penser qu’il est conforté dans son point de vu, en constatant que le paysage ostéopathique français repart dans sa logique d’affrontement bloc contre bloc. Sera-t-il enclin dans ces conditions à publier spontanément des décrets qui correspondraient à l’exercice exclusif de l’ostéopathie ?

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31 commentaires

  1. Duflos Guillaume dit :

    Bonjour à tous,

    La plateforme a été rejetée pour des raisons de forme. L’idée d’une plateforme est acceptée par tous, y compris par les membres du ROF. Le problème est que lorsque nous votions la question de la plateforme, nous acceptions le protocole de pré accord qui fut signé avant l’AG.
    Pour rappel à l’AG du SFDO vous avez me semble t’il répondu à la même question ce qui implique que vous avez ratifié le protocole de pré accord. Très bizarre puisqu’il me semble que les adhérents du SFDO ne veulent pas d’un ordre or dans le protocole de pré accord il est énoncé le principe d’un ordre!!

    La question qui fut posée pendant l’AG du ROF est : »si l’on vote la question de la plateforme, est ce que cela implique que nous acceptons également le protocole de pré accord? » Malheureusement nous n’avons pas eu de réponse claire, ce qui a inévitablement posé problème puisque certains adhérents du ROF étaient prêts à faire annuler l’AG si la question passait donc Marianne a préféré annuler la question plutôt que de la garder.

    Pour le vote du bureau du CN je voudrais encore redonner les règles dans ce domaine. Le bureau après l’AG se réunit pour élire le président, le secrétaire général, le trésorier. Ce fait correspond au statut du ROF en ce moment. Si nous ne voulons plus de ce mode d’élection alors nous devons proposer quelque chose l’année prochaine lors de l’AG.

    Voilà je ne donne pas mon point de vue sur ce qui s’est passé volontairement mais juste des faits.

    Merci de m’avoir lu.

    Bonne journée

  2. Jean Vergnaud dit :

    « Le ROF, épuisé par les querelles internes de son bureau »

    Quelle suite d’évènements, quel type de management, quel type de relation interne et externe, depuis quand ? ont engendré cette situation.

  3. Edouard JOLY dit :

    Bonjour

    La guéguerre est repartie. Je dis bravo. J’ai malheureusement assisté à ce spectacle affligeant à l’AG du ROF.

    Permettez-moi d’ajouter que la question a été annulée pour vice de forme. Rien n’empêchait le bureau de se retirer quelques instants pour réétablir une question plus appropriée et une réponse plus claire pour tous. Cela se passe dans toutes les AG associatives et suis attristé de voir qu’assise à ce bureau, une avocate était présente. Elle aurait bien pu informer le bureau qui, apparemment, n’était pas bien au courant…
    M. Villemain par ailleurs, en tant que secrétaire de séance, devait gérer cette AG. Ses intérêts personnels sont passés bien avant les intérêts communs des adhérents du ROF et des ostéopathes exclusifs ayant les critères permettant d’adhérer à cette soit disant « institution » ou au SFDO (n’ayant pas connaissance des critères du SNOF). Je n’ose en dire plus de peur de m’emporter.

    Au SFDO, le système ordinal a été présenté. L’ordre en tant que tel, étatique et légiféré, est totalement rejeté. Mais tant que la profession (peut-on encore l’appeler ainsi après le cirque de l’AG ROF…) s’auto-gère, rien n’empêche de créer un système ordinal interne et non étatique. C’est là toute la différence. Nous serons alors complètement en autocratie d’où la nécessité d’un code déontologique commun, d’une structure disciplinaire etc…

    A ce jour, tout juste arrivé au ROF, je me demande déjà si le ROF a toujours une lettre de noblesse que beaucoup ont défendu. Après avoir assisté à la mise à mort programmée d’une présidente mais avant tout une consoeur qui n’est pas toute blanche certes mais qui souhaitait faire avancer le POF, je ne peux me permettre de mettre « les lettres de noblesse » car je crois, que cela ne serait véritablement pas juste…

    Bien à vous.

  4. Bricot Nicolas dit :

    Bonjour,

    Il convient ici de nuancer le propos la « porte est refermée, d’un côté comme de l’autre ».

    Pour le SFDO, la porte reste ouverte, et pour preuve « Confronté à une urgence de situations et des déclarations d’intention ne reposant sur aucune réelle garantie, je ne fais le deuil serein de ce beau projet fédérateur que parce que je demeure néanmoins convaincu que seule la constitution d’une force unie et significative pourra peser dans le positionnement de notre profession. Ainsi, inlassablement j’en appellerai au rapprochement et à la mobilisation des forces ostéopathiques exclusives dans des relations droites de respect sincère et mutuel. Philippe Sterlingot, Président du SFDO. »

    Les conditions de collaboration avec le ROF restent inchangées, c’est-à-dire avant tout le respect des engagements réciproques : faire valider, cette année, par les membres des deux organisations la création d’une plate-forme de travail commune qui comprenait notamment la rénovation de la déontologie du ROF pour in fine la rendre opposable à un plus grand nombre (à ce sujet je vous encourage à lire l’article paru dans le magazine L’ostéopathe de Septembre/Octobre, je cite « Le code de déontologie du ROF… constitue une synthèse de plusieurs codes de déontologie médicaux et paramédicaux » ; je suis persuadé que nous pouvons transcender cet héritage. Car en définitive, ne serions-nous que cela ?), confirmer un accord politique sur les enjeux propres à notre profession (déterminants des professions de santé, organisation de la profession) développer une stratégie politique commune et mutualiser des ressources pour renforcer le poids des actions engagées ; en bref, la création d’une plate-forme fédérative au profit de l’émergence d’une force ostéopathique significative, donc crédible face aux pouvoirs publics.

    Il s’agissait d’une stratégie globale ambitieuse. Aussi, dans le cadre d’une remise en question des engagements par l’une des parties et d’une volonté d’en changer les termes préalables – à savoir : la consultation démocratique des adhérents -, une certaine réserve est donc légitime de la part du SFDO. Il devient compréhensible qu’il puisse exiger dorénavant de vraies garanties avant de poursuivre l’étude préalable qui avait été initiée ou toute renégociation des engagements initiaux.

    Confraternellement
    Nicolas Bricot, membre du SFDO

  5. Thierry Cajgfinger dit :

    A vous lire, les uns et les autres, on ne peut que regretter ce qui n’est pas encore un échec de l’union mais pourrait le laisser penser.

    Au-delà des stratégies des uns et des autres, des égos pernicieux, des désinformations voir des manipulations diverses, des essais de cardinalité, il ne faut pas perdre de vue que l’échéance du 04 novembre sera observée, non seulement, par les membres des ces 3 entités professionnelles mais aussi et surtout par tous les autres ostéopathes qu’ils soient exclusifs ou non, mais plus important les autres décisionnaires.

    Quelqu’en soient les suites, seuls les décisions immédiates seront les marqueurs de l’avenir de l’Ostéopathie en France.

    Cette fois, la main grandement tendue par le SFDO et le SNOF se doit d’être saisie par les instances du ROF, tout comme l’ont voulu une majorité des adhérents présents à l’AG, sans vouloir se cacher derrière des prétextes divers.

    L’heure est davantage au compromis essentiel qu’à la chasse gardée de ses prétentions.

    Tout le monde en sortira grandit, surtout le ROF au risque de s’étouffer dans sa propre étole…….

  6. Belot Geneviève dit :

    Bonjour,

    Les divergences d’opinion ce n’est pas que au sein du milieu ostéo, c’est toute la société qui evolue .

    Nous assistons à l’émergence d’un nouveau monde post pyramidal, post patriarcal post industriel, post moderne, avec un groupe important de ‘CREATIFS CULTURELS 30% de la population en France . Ce sont des personnes plus écolo, adeptes des médecines douces, qui sont pour le multicutulralisme, ils sont plus optimistes , actifs dans les associations….. ils lisent entre autre la revue nouvelles clés, écoutent Pierre Rhabi …

    Pour en savoir plus  » surgissement d’un nouveau monde  » Marc Luyckx Ghisi ou  » L’émergence des CREATIFS CULTURELS « Paul Ray Anderson. ( une étude sociologique qui a duré 15 ans au US )  » les créatifs culturels en France  »
    Utile pour comprendre ces changements

    BONNE LECTURE

    Geneviève Belot

  7. François THIMJO dit :

    Bonjour;

    Je ne me suis jamais exprimé dans vos colonnes mais je souhaite rectifier au moins un point: Vous ecrivez au sujet de la CNO » La CNO quant à elle mise sur les déçus de ces systèmes historiques (auxquels ses dirigeants ont tous appartenu un jour) et sur l’attrait de cotisations peu élevées (donc sources de peu d’énergie).  »
    Je suis membre fondateur et vice président de la CNO et je n’ai jamais appartenu a aucun système historique dont vous parlez, sauf à la Coordination nationale en tant que vice président come tous les autres présidents d’associations de la cno de l’époque (2002-2004) D’ailleurs la CNO (chambre) était l’outil qui aurait permis de sortir du problème dès sa création et si nous sommes au point ou nous en sommes, c’est bien parce que seules quelques assos et syndicats ont acceptés de fusionner et de se fondre en une seule instance…Si toute la coordination avait fusionnée dans la CNO, tout serait très différent aujourd’hui…En ce qui concerne le montant des cotisations, c’est parce que tous les membres dirigeants de la CNO sont strictement bénévoles qu’elles sont si peu élevés,l’équilibre du budget le permet donc, ce n’est pas pour « attirer » des membres.A ce sujet, il m’arrive d’être surpris par le manque de volume d’information sur la CNO dans les blogs et autres médias, car son importance en terme d’adhérents est très comparables aux autres organisations.(autour du millier) On peut parfois s’en étonner, c’est également le cas pour d’autres initiatives qui passent souvent sous silence (intégration universitaire, code de déontologie et référentiel métier, etc) Il existe égalements des membres du ROF adhérents de la CNO,ce n’est pas cité.

    L’avenir nous dira comment va évoluer le POF, mais en ce qui concerne l’énergie qui le meut, j’aime cette phrase: « le meilleur moteur de l’action, ce n’est pas l’ambition, c’est l’enthousiasme! » Je suis persuadé qu’il est encore possible de créer un espace unitaire, fédérateur réunissant toutes les sensibilités pour défendre et promouvoir l’ostéopathie et les ostéopathes, quelle que soit leur origine, car leur communauté de destin est inéluctable, et la profession d’ostéopathe sera consacrée un jour, il ne tient qu’à nous de faire cesser les querelles pour atteindre ce but plus vite que dans la division et la surdité..Nous avons déja perdu bien du temps…

  8. Thierry Cajgfinger dit :

    Au travers de son édito, le Président de l’UFOF répond également :
    http://www.osteofrance.com/actualites/edito/

  9. Duflos Guillaume dit :

    Bonsoir

    Toujours dans un but informatif.

    http://www.osteopathie.org/media/render/index/id/643

    Bonne lecture.

  10. osteopathedomrof dit :

    Guillaume, je me demande le bien fondé de diffuser une newsletter interne aux adhérents du ROF.

  11. Thierry Cajgfinger dit :

    Surement par esprit de transparence, afin d’équilibrer ce qui s’est dit sur ce blog, pour en connaître la ligne de conduite de Mr Villemain ?
    Ensuite chacun jugera suivant sa lecture :)

  12. Thierry Cajgfinger dit :

    Je pense dans un premier temps qu’il est aussi, voir même plus important, d’ajouter ce lien trouvé sur le net à l’adresse préalable des membres du ROF :

    http://www.osteopathie.org/media/render/index/id/633

    Il permet de constater, chose primordiale, que Mle Montmartin, qualifiée par notre hôte de « Présidente débarquée », est vice présidente du ROF, et surtout porter notre attention sur le dernier paragraphe qui affirme la volonté ferme de Mr Villemain de poursuivre les travaux de plateforme….
    Laissons donc travailler ces messieurs, leurs actes permettront de juger.
    On remarquera malgré tout que 61 % des votants présents ou mandatés (438) à l’AG ne représenteraient que 20 % de la totalité des membres (1300) du ROF. C’est malheureusement le lot de beaucoup d’AG de ce type !
    La lettre N°2 ambitieuse du ROF laisse apparaître une volonté de recentrer les actions de politique externes et internes de celui-ci, notamment d’affirmer la poursuite de plate-forme mais peut laisser craindre un devenir telle celle de 2002…..si le ROF pense ou souhaite en être LE (seul) maître d’oeuvre !

    Dans un deuxième temps, à relire tout ce qui est écrit ici, que beaucoup d’éléments apparaitraient comme erronés sans s’étonner que d’autres soient purement orientés (normal pour un blog !)

    - la CNO compterait aux environs de 1000 membres au lieu des 350 indiqués, ce qui changerait la vision des choses. Quand bien même on pourrait faire valoir que cette liste n’est pas disponible au grand public, on ne peut en affirmer le contraire et faire confiance en ce qui a été précisé.
    - Je ne reviendrai pas sur les soi-disants « rebuts » du ROF qui y seraient présents
    - on fait valoir « la trahison » de l’exclusivité de la part de l’UFOF notamment comptant 20% de double compétence en oubliant de souligner que cela fait tout de même 80 % de praticiens exclusifs !!

    Fort est de constater que, malgré les tentatives de désinformations pour ne pas dire de manipulations, qu’une plate-forme unie est indispensable pour faire avancer l’Ostéopathie.

    Que celle-ci s’oriente de façon tripartite dans un premier temps peut simplifier les mises en place, mais elle ne pourra être douée d’efficacité que si tous les autres acteurs de l’exclusivité se joignent à ce projet commun, l’idéal étant à terme une entité pleinière, qu’elle soit ordinale ou non n’étant pas très important au départ….sans oublier que l’ensemble des adhérents (et tous les autres) ne manqueront pas de juger sur pièces.

  13. François THIMJO dit :

    Bonjour;

    Un syndicat professionnel ne peut rendre publique la liste de ses adhérents.Dans l’histoire du syndicalisme, c’était au départ pour les protéger des abus de pouvoir du patronat ou de l’éxécutif. Si bien sur les choses ont évolué, surtout en ce qui concerne les professions à majorité libérales (bien que nous ayons quelques salariés) il est de notre responsabilité de faire respecter cette donnée, c’est la raison pour laquelle la CNO n’émet pas de « répertoire », ce qu’une association, dont le statut diffère, peut éventuellement choisir de faire.
    Ceci étant posé, je confirme sans aucune ambiguité l’ordre de grandeur des adhérents ostéopathes à la Chambre, soit très près de 1000.Les infos lues ça et la évoquant quelques centaines , voire, comme je l’ai lu un jour sur un autre blog, 30 à 40 sont totalement farfelues.Tout comme l’est lidée qu’il y aie à la CNO une part non négligeable d’adhérents qui ne sont pas des exclusifs.
    Pour finir, je crois que les évènements relatés sur ce blog indiquent que nous sommes à un moment charnière ou il est possible, ou il FAUT réaliser l’unité au moins pour aboutir à des decrets et à un statut de véritable profession de première intention, de niveau MASTER minimal.Rappelons que seul le statut de profession de santé peut exclure le double exercice, ce qu’apparemment nous souhaitons tous!
    Je reste persuadé qu’à l’intérieur de chaque organisation, il existe une majorité silencieuse qui veut l’union sur des bases qui seront possibles à établir si la volonté est là!!
    Ne serait-ce pas à la base d’être le moteur de ce renouveau?

  14. Thierry Cajgfinger dit :

    et bien voilà un commentaire du Président du SNOF qui va également apaiser les esprits :

    http://www.snof.fr/actualite/Communique%20-%20snof%20-%2021%2010%202010.pdf

    A priori, tout le monde n’interprète pas les écrits de chacun de la même façon et avec la même distance.
    On finit, quelques fois, par regretter la célérité actuelle de l’information.
    Pas loin de la forfaiture, ni de la fracture….

    Si avec tout cela, l’Ostéopathie s’en sort, on finira par être agréablement surpris….
    Que la route va être longue et semée d’embûches !!!!

    Messieurs les Présidents, si vous mettiez un peu chacun vos mouchoirs dans vos poches et commenciez par un temps soit peu calmer les états d’âmes de chacun, tout le monde s’en porterait mieux, vous ne pensez pas ?

  15. Bruno Vinatier dit :

    Attention les garçons (et les filles ) à force de nous prendre pour des imbéciles (remarquez que je reste poli),et d’être incapable d’enterrer la hache de guerre de vos égos surdimensionnés et de vos querelles séculaires ;vous risquez de vous bruler les doigts tous autant que vous êtes.
    Car non seulement vous hypothéquez l’avenir de la profession à chaque occasion de rassemblement pour l’intérêt général,mais vous commencez à faire prendre conscience à la base d’un abus de pouvoir caractérisé pour certains, voir d’une incompétence à mener cette profession à l’autonomie et à la maturité.
    Nous n’oublions pas que seules nos cotisations sont votre faire valoir et que faute d’adhérents vous n’existez plus.
    Attention que ne germe pas dans l’esprit des exclusifs l’idée d’une COORDINATION nous représentant véritablement.(mince je l’ai dit !)
    Si vous vous montrez incapables de nous fédérer nous allons finir par le faire tout seul loin de toutes structures existantes.

    Un ostéopathe de base qui aimerait bien avoir à faire à des représentants responsables .

  16. Le manque de clarté sur les ambitions et la coupure avec la base ont mené à ce résultat. Tout cela est navrant mais complètement prévisible si l’on s’en donne les moyens…

  17. Thierry Cajgfinger dit :

    Si cela vous dit, vous êtes les bienvenus….:

    http://forum.osteopathe.com/petition/

  18. Grégory Landurier dit :

    Plateforme, plateforme… Vous avez dit plateforme ?

    Allons-nous assister à l’accouchement d’une souris dans quelques jours ?
    La prochaine réunion de travail sur le thème de la plateforme entre les associations du ROF, SFDO et SNOF se déroulera le 4 Novembre 2010. Plus qu’une simple réunion de travail, il est impératif que cet entretien entre conseils d’administration débouche sur la création d’une vraie Fédération de notre profession (loi 1901). L’ostéopathie Française en a besoin !

    La mutualisation de nos forces est impérative sur différents domaines :
    • Création au sein de cette fédération d’une commission Ethique et Déontologie, car une profession ne pourra pas se construire sans ! Cette nouvelle déontologie devra être transversale et permettre à l’ensemble des ostéopathes de se regrouper sous une seule et même déontologie.
    • Création d’une commission Politique, pour que la voix des ostéopathes soit enfin unie ! Pour que l’on n’assiste plus à plusieurs recours alors qu’un seul, uni, aurait suffit !
    • Création d’une commission communication, car parler d’une même voix évitera les dispersions !
    • Création d’une commission finances, car la mutualisation des moyens permettra enfin de grands projets ostéopathiques.

    Nous n’avons plus le choix, il ne faut plus se regarder dans le blanc des yeux, mais bien dans la même direction.
    Il ne faut pas simplement mutualiser quelques petits projets politiques, mais bien créer une vraie structure qui pourra regrouper 2000, 3000 voire plus d’ostéopathes sous une même bannière politique, éthique et déontologique.
    Ensemble, nous serons plus forts !
    Chaque association a ses spécificités, ses points forts, mais aussi ses points faibles… Si nous arrivons à regrouper tous nos points forts au sein de cette plateforme, nous avancerons plus vite.
    A plus de 92% pour le SFDO et plus de 75% pour le ROF vos adhérents soutiennent ce projet, nous ne savons pas encore ce que souhaite le SNOF. Mais, n’oubliez pas que ce grand pas en avant, personne ne l’oubliera…

    Grégory Landurier
    Ostéopathe D.O. mROF Membre du SFDO.

  19. vargues dit :

    Je n’étais pas à l’AG cette année, mes obligations liées à une vacation en qualité d’Ostéopathe au sein d’un club de rugby ne me l’ont pas permis. A la lecture de divers commentaires, je me revois transporté quelques années en arrière, en 2002 très exactement. A la différence notable que la tentative réussie de putsch est venue de l’intérieur même du Conseil National. Comment expliquer autrement qu’une Présidente officie es qualité toute la journée avec un rapport moral voté largement et qu’en fin d’aprés-midi elle se trouve « débarquée » par l’équipe avec laquelle elle présentait les différents rapports et projets. Y-a-t-il eu information ouverte et claire aux membres présents à l’AG, des intentions des uns et des autres quant aux postes qu’ils entendaient occuper? Je l’ignore,étant absent, mais la démission de notre Conseil ressemble trop à celle en son temps de Maitre Laurent Houdart, écoeuré du torpillage en règle dont il avait été le témoin et qui fait pour le moins désordre dans un organisme de déontologie où la confraternité et l’honnêteté devraient être la Règle absolue.
    Sur un plan plus politique, pouvons nous raisonnablement nous permettre encore une fois de nous tirer une balle dans le pied en démontrant encore notre incapacité à nous réunir autour d’un dénominateur commun évident et rassembleur. Celui-ci est notre statut d’Ostéopathe Exclusif et ce particularisme impose un Code de Déontologie commun, première pierre commune à cette plateforme dans laquelle chacun des « partenaires » doit rester dans ses attributions.
    Sur un plan associatif, et là je m’exprime en tant que D.O.MROF, avec tout l’attachement indestructible que j’éprouve pour le ROF, il n’est plus possible de continuer avec ce mode de fonctionnement électoral. Une ou un Président doit être l’élu de tous les membres en se soumettant au vote de tous démocratiquement et non dans un huit-clos tel qu’il se fait encore. En tout cas cela mérite une réflexion urgente en considérant que ce qui fonctionnait bien jusqu’à aujourd’hui peut s’avérer obsolète. C’est un point sur lequel le ROF doit visiblement évoluer…
    Les déclarations des différents Présidents de Syndicats ne vont surement pas apaiser les choses. On ne peut que le regretter, les fonctions qu’ils occupent devraient leur imposer plus de mesure et de discernement.
    Bien confraternellement.
    Bernard VARGUES

  20. Thierry Cajgfinger dit :

    Il serait également judicieux, afin d’éviter les suspicions diverses, de ne plus autoriser les adhésions à d’autres organismes représentatifs (syndicales ou associatifs) un certain délai avant d’être appeler à des responsabilités de bureau ou de région.
    Le plus simple ne serait-il pas de ne plus accepter les doubles adhésions…?

  21. osteopathedomrof dit :

    A l’ordre des kinés, non ?

  22. Thierry Cajgfinger dit :

    Allez, puisque je vous vois venir avec vos gros sabots sympathiques…

    Pour répondre au jeune homme courageux qui se cache derrière un pseudo, cela fait quelques temps déjà que je ne pratique que l’ostéopathie au cabinet, depuis le 01 septembre pour être précis.

    Pour répondre à Monsieur Javerliat, oui je suis membre d’une ASP,ce n’est pas le ROF ;)

  23. Thierry Cajgfinger dit :

    et je n’ai surtout aucun lien direct ou indirect avec une entité quelconque de kinésithérapeutes mis à part une société de recherches en pelvipérinéologie..

    • Christian Loiseau dit :

      monsieur Cajgfinger, puisque vous ne le faites pas, je vais répondre à votre place, lors d’une formation où nous nous sommes croisés l’an passé, lors de la présentation de chacun vous avez fièrement revendiqué votre double casquette de kiné et ostéopathe, ceci était confirmé par la présence sur le pare brise de votre auto du caducée de kine et de celui de la CNO, vos choix ne nous concernent pas, mais il est inutile de brouiller les pistes, surtout en ce moment.

      • Thierry Cajgfinger dit :

        Mon cher Christian,

        il ne suffit pas de lire un caducée posé sur le véhicule du cabinet,….en regardant mieux, tu aurais pu également constaté qu’il y avait celui de sage-femme, je n’ai pas le don de multiplicité :) !!!

        il aurait préférable de porter une attention plus particulière à notre enseignante qui exigeait que cette situation ne soit plus puis de la réponse qui fût faite à l’époque….

        Donc et de fait, ce qui était n’est plus, et de toutes les façons ne changent pas le débat de fond de ce post concernant le POF ?

        D’autre part, j’ai répondu de façon plus qu’exhaustive lors de ta question précédente, il te suffit donc de relire….

        En résumé, j’ai été kiné, puis kiné-ostéo et aujourd’hui ostéopathe exclusif en mon cabinet, la kinésithérapie étant réalisée par ma collégue au sein du même cabinet, pour le reste tu peux relire plus haut…
        L’exclusivité de pratique étant pour moi incontournable à terme.

        Malgré tout, j’admire là ton, votre sens de l’érésie astucieuse.

        Quoiqu’il en soit aucune piste n’est brouillée sauf par toi et tant d’autres qui cherchent à orienter les choses différemment, éléments tant soi peu habituels à l’heure actuelle emmenant tout le monde dans un nuage de fumée.

        Maintenant, jouer la focalisation sur moi pour des raisons inavouées fait partie du jeu, mais ce serait une grave erreur que de penser que je sois le seul ostéopathe à avoir cette réflexion.

        En cela, la plateforme d’union, que bien peu souhaite officieusement est à mettre en place.

        En espérant avoir été assez précis pour tout un chacun.

        PS : J’oubliai, une chose importante, la CNO n’a rien à voir là dedans, mes initiatives étant uniquement personnelles…

  24. Bruno Vinatier dit :

    La situation de Thierry Cajgfinger a pu évoluer,comme un certain nombre d’entre nous il a pu après une période de double exercice opter pour un exercice exclusif et être encore membre de la CNO comme un certain nombre d’exclusifs,même si c’est loin d’être mon choix personnel (puisque je suis membre du SFDO).
    Donc n’accablez pas Thierry Cajgfinger sans connaitre exactement sa situation du moment pour discréditer son action ,qui peut effectivement en gêner quelques uns dans leurs sombres petits calculs hégémoniques au dépens de l’intérêt général.
    Ceci étant dit il sera assez grand pour clarifier ce point de détail qui semble vous chagriner.

  25. François THIMJO dit :

    Bonjour,

    A titre d’information (puisqu’il semble que cela soit nécessaire) la grande majorité des membres de la CNO sont des exclusifs, et les « double exercice », minoritaires, n’exercent l’ostéopathie que dans un cabinet séparé .

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