Rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé sur l’enseignement de l’ostéopathie

14 novembre 2010 par pascal Laisser une réponse »

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de publier un document intitulé « benchmarks for training in osteopathy – repères pour l’enseignement de l’ostéopathie ». Ce document est l’aboutissement d’une large et longue consultation. J’ai souvenir d’avoir assisté à la première réunion en 2004 en compagnie de Juliette de Crozals. Marianne Montmartin prit en charge ce dossier par la suite pour le ROF.

Pour réaliser la première étape, l’OMS a sélectionné les « autorités représentatives » officielles ou de fait de pays répartis sur les cinq continents. Pour la France, on été retenus le registre des ostéopathes de France (ROF) et le syndicat français des ostéopathes (SFDO). Ces différentes autorités ont transmis au coordinateur du projet, les textes de lois lorsque l’ostéopathie est réglementée dans leur pays ou les usages en la matière lorsque celle-ci n’est toujours pas réglementée.  Un premier jet a été rédigé pour évaluation auprès de 300 superviseurs répartis dans 140 pays. Une dernière consultation « plénière » s’est tenue en février 2007. Ce document présente ce que la communauté internationale des praticiens, des experts et des organes de régulation de l’ostéopathie considère comme modèle adéquat pour enseigner l’ostéopathie et l’exercer en sécurité.

Pour l’OMS, l’ostéopathie, également appelée médecine ostéopathique, s’appuie sur le contact manuel pour diagnostiquer et traiter. Elle respecte les relations entre  le corps, la pensée et l’esprit dans le maintien de la santé et la genèse des maladies. Elle accorde une importance toute particulière à l’intégrité structurelle et fonctionnelle du corps qui présente une tendance intrinsèque à l’auto régulation. Une des composantes essentielles de l’approche ostéopathique est la thérapeutique manuelle classiquement appelée traitement manipulatif ostéopathique (TMO). Le TMO comprend une palette de techniques manipulatives qui peuvent être associées à d’autres traitements ou recommandations : régime, activité physique, ergonomie…

Les ostéopathes utilisent leur compréhension de la relation entre la structure et la fonction pour optimiser les capacités du corps à s’auto réguler et s’auto entretenir. L’exercice de l’ostéopathie est distinct des autres professions de santé qui utilisent la thérapie manuelle comme par exemple les physiothérapeutes ou les chiropraticiens, en dépit du fait que certaines techniques se chevauchent.  Les ostéopathes ont la responsabilité de diagnostiquer si les symptômes nécessitent une intervention qui sort de leur champ de compétence et d’orienter le patient. Ils doivent également déterminer quand leur approche ou leurs techniques sont contre indiquées. Dans ce but, l’OMS liste les contre indications relatives ou absolues aux TMO

Le format d’enseignement recommandé pour la formation initiale devrait comporter 4200 heures dont 1000 heures de pratique et clinique supervisées.  La pratique et la clinique ostéopathiques doivent être délivrées en contact direct tandis que les matières fondamentales et/ou théoriques peuvent l’être sous différents formats.

Un programme adapté doit permettre aux professionnels de santé de devenir des praticiens de l’ostéopathie qualifiés. Il doit s’adapter au pré requis de ces professionnels dès lors que la qualification finale en ostéopathie est identique à celle acquise avec l’enseignement initial. Pour cela, le format préconisé est classiquement de 1000 heures, à majorer selon la formation et les connaissances initiales.

Pour consulter le rapport, cliquer ici

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3 commentaires

  1. Jean Vergnaud dit :

    Quelqu’un l’a t’il traduit en français pour les les gens comme moi qui sont pitoyables en anglais ?

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