Digest de la Fédération Française de l’Ostéopathie

28 décembre 2010 par pascal Laisser une réponse »

Le syndicat français des ostéopathes de France (SFDO) a offert comme cadeau de Noël, un projet pour fédérer les ostéopathes. Il a pour cela déposé les statuts de deux associations :

  • La « Fédération Française de l’Ostéopathie, Exclusivement Ostéopathe » voir ici
  • L’association « Usagers de soins et Déontologie des Ostéopathes exclusifs » (UDO) voir ici

Ce double projet est ambitieux en ce sens qu’il prévoit d’associer tous les acteurs concernés par l’exercice de l’ostéopathie. Il est également difficile à comprendre, en témoignent les trente cinq pages des statuts. Je vous propose une lecture condensée de ceux-ci afin de vous faire une première idée. Libre à chacun d’apporter son éclairage ou ses interrogations afin que les ostéopathes puissent se faire leur opinion.

La « Fédération Française de l’Ostéopathie (FFO), Exclusivement Ostéopathe » a pour objet de regrouper et de représenter des personnes morales, c’est à dire des collectifs de personnes regroupées sous des entités reconnues par la loi française. Elle ne fédère donc pas des individus en tant que tels mais des groupes d’individus organisés. Bien qu’il soit indiqué dans l’article 4 que « la FFO est composée de groupements professionnels ostéopathes français », elle souhaite également (article 2) « regrouper autour de valeurs communes  des organisations membres constituées principalement d’étudiants, d’établissements de formation ou de personnes physiques ». Appelons cela « la famille des ostéopathes exclusifs ». Je n’ai toutefois pas trouvé d’indications (ou pas compris) dans les statuts, la possibilité qu’auraient les étudiants ou les établissements de participer ou non, aux décisions de la FFO (bureau, assemblée générale). Faut-il comprendre que l’UNEO ou le SNESO puissent être des membres à part entière  ou seraient-ils uniquement des satellites de la FFO?

Son but est de rassembler ce qui existe déjà et qui est épars, pour mieux défendre et promouvoir les intérêts des ostéopathes exerçant à titre exclusif et surtout de les représenter de manière unitaire. Comme elle ne fédèrerait pas que des ostéopathes mais aussi des étudiants et des représentants des écoles qui ne sont pas obligatoirement des ostéopathes, elle ne porte plus le nom de fédération des ostéopathes mais celui de fédération de l’ostéopathie. Son esprit fédératif est donc plus large qu’une plateforme ou une fédération d’ASP d’ostéopathes. Cette fédération, telle qu’elle nous est présentée, est d’emblée une évolution par rapport à ce qui était envisagé cet été et à propos de quoi les adhérents du SFDO et du ROF étaient appelés à se prononcer en assemblée générale (plus d’info ici )

Pour certaines missions, les organisations membres de la FFO, se « rassemblent autour d’une autre entité » : l’association « Usagers de soins et Déontologie des Ostéopathes exclusifs » (UDO), représentée par son instance décisionnelle : le Haut Conseil de la Déontologie des Ostéopathes (HCDO). La notion de se « rassembler autour » laisse penser que le HCDO est la pièce centrale du système. Pour preuve, c’est lui qui soumet à l’approbation de la FFO, les ASP qui peuvent en faire partie. De plus, l’UDO est membre de droit de la FFO (article 4). L’UDO s’ajoute donc aux organisations de la fédération. La fédération sera donc toujours composée de n+1 entités mais il faudrait plutôt dire 1+n. (voir par la suite les rôles de l’UDO). Se pose alors une question de sémantique ou de géométrie. Comment se rassembler autour d’une de ses parties sans que cette partie fasse partie du tout ? C’est comme si l’UDO était à la fois noyau et électron.

La composante « n » de la FFO est constituée « de groupements professionnels ostéopathes français composés majoritairement de professionnels au statut administratif unique d’ostéopathe » (ADELI 00), « dont la formation spécifique en ostéopathie est au minimum égale ou équivalente à 4 200 heures ». Les organisations membres de la fédération s’engagent à mettre à disposition du HCDO, la liste de leurs membres. La FFO n’a donc pas vocation à accueillir tous les ostéopathes en exercice exclusif et souhaite développer un « label qualité –ostéopathe exclusif » – sur des critères de formation et d’exercice.

La FFO est financée à part égale par les organisations membres. Exemple : si la fédération est composée de 5 organisations, chacune d’elle finance la fédération sur ses fonts propres, à hauteur de 1/5. Elle est administrée par un bureau appelé conseil fédéral, composé de 2 à 9 membres obligatoirement affiliés au HCDO. Le Président du HCDO est membre de droit du conseil fédéral. Les autres membres du conseil fédéral sont des administrateurs élus par les assemblées générales des organisations constituant la fédération. Leur fonction est spécifique de représentant fédéral. Ils ne peuvent donc pas être également membre du conseil d’administration de leur syndicat ou association. Se pose la question de la représentativité au sein du bureau de la fédération, des personnes physiques qu’elle semble pourtant pouvoir accueillir.

Le conseil fédéral assure le bon fonctionnement de la fédération « sous la vigilance éthique et déontologique du HCDO » ; notion qu’il conviendrait de définir puisque le président du HCDO a un rôle uniquement consultatif ou de départage des votes au sein du conseil fédéral. Le conseil fédéral est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en son nom à l’exception des actes soumis à décision de l’assemblée générale (formulation classique des statuts des associations).  Les décisions internes au conseil fédéral sont prises à la majorité simple. Il semblerait donc qu’il faille l’assentiment de plus de la moitié des organisations pour agir.  Toutefois, il est indiqué par ailleurs que chaque représentant apporte le poids du nombre d’adhérents de son organisation, selon « la règle des millièmes ». Ces deux formulations se renvoient l’une à l’autre et introduisent une ambiguïté. Exemple : si la fédération est composée 5 organisations représentant 2000 personnes physiques. La majorité décisionnelle est-elle de 3 voix ou l’équivalent des voix de 1001 personnes physiques ?

  • Dans un cas, des associations minoritaires en représentativité de personnes physiques peuvent s’entendre et décider pour l’ensemble, quand bien même elles ne représentent pas 1001 ostéopathes.
  • Dans l’autre cas, si aucune association ne recense 1001 adhérents, les décisions devront obtenir l’accord d’une ou plusieurs associations qui représenteront au moins 1001 adhérents.  Mais si une association possède à elle seule 1001 adhérents, elle fait la pluie et le beau temps au sein de la fédération. Je n’ai pas trouvé dans les statuts une clause indiquant qu’une décision devait obtenir l’aval d’au moins X membres (organisations).

Le président représente la FFO dans tous les actes de la vie civile, politique et sociale. Il devient donc LE représentant des ostéopathes en exercice exclusif. Comme il ne peut pas être également président d’une organisation membre de la FFO, le choix DU président des ostéopathes exclusif risque de donner lieu à des batailles épiques…

Les assemblées générales comprennent tous les représentants des organisations membres de la fédération. Leurs missions et décisions sont celles classiquement dévolues aux assemblées générales. Ce ne sont donc pas les ostéopathes eux-mêmes qui interviennent lors de l’assemblée générale mais leur représentant, porteur de leur voix. Quid à nouveau des ostéopathes non adhérent d’une ASP ?

Voyons maintenant l’organisation de l’association «Usagers de soins et Déontologie des Ostéopathes exclusifs (UDO) ». Elle a pour objet de « représenter les intérêts des usagers de soins et les défenseurs d’une pratique dûment normée de la médecine complémentaire dite « l’ostéopathie » ». Elle rassemble des personnes physiques ou des personnes morales (organisations) :

  • Patients en tant qu’individus ou à travers leur organisation de patients.
  • Ostéopathes avec un n° ADELI 00, en tant qu’individus ou à travers leur organisation, qui s’obligent à respecter des règles éthiques et déontologiques.
  • Organisations de promotion identitaire de l’ostéopathie exclusive.

Les organisations membres doivent donc accepter le principe d’une vérification de leur liste de membres pour déterminer le nombre de personnes physiques susceptibles d’être régulièrement enregistrées par l’UDO. Ce qui semble déjà difficile à obtenir pour les ASP d’ostéopathes paraît improbable pour des associations d’usagers.

Les actions menées par l’UDO embrassent tous les domaines possibles. C’est le « faitout » de l’ostéopathie exclusive. Je ne citerai que les plus révélatrices :

  • communiquer sur le label qualitatif, identitaire et différencié porté par la fédération française des ostéopathes
  • dresser une liste de ses membres, la diffuser et communiquer à leur sujet
  • contribuer à travers la fédération française des ostéopathes à la promotion et la défense de l’ostéopathie exercée à titre exclusif ;
  • informer les usagers sur les obligations déontologiques encadrant l’exercice de l’ostéopathie exclusive
  • dialoguer avec des organisations appartenant ou non à la fédération française des ostéopathes dans le but de faire évoluer qualitativement les soins prodigués par les ostéopathes exclusifs ;
  • dialoguer avec les pouvoirs publics
  • émettre des avis et recommandations pour faire évoluer les pratiques professionnelles en vue de sécuriser l’exercice de la profession ;
  • collaborer avec les administrations, la justice, les organisations qui représentent les professionnels de santé
  • participer à l’évolution de la profession par le suivi d’études qualitatives et démographiques.
  • accompagner les ostéopathes exclusifs dans leur activité professionnelle ;
  • contribue à faire évoluer qualitativement les connaissances et pratiques professionnelles des ostéopathes exclusifs ;
  • réguler les pratiques professionnelles des ostéopathes exclusifs via un code d’éthique et de déontologie ;
  • veiller au respect, par les ostéopathes exclusifs, des fondements et principes inscrits dans le code  et de déontologie ;
  • participer à l’évaluation des pratiques professionnelles ;
  • arbitrer les différends entre membres ou entre membres et usagers.

Notons que l’association comprend également des membres représentatifs et des membres d’honneur qui participent aux travaux sans toutefois pouvoir voter lors des assemblées générales.

L’acquisition du statut de membre est subordonnée au versement d’une cotisation qui permet d’être inscrit dans le registre de l’association. Il semblerait donc que ce registre ne soit pas uniquement un annuaire de professionnels mais un who’s who de l’ostéopathie exclusive. Cette cotisation serait de :

  • 12 € pour les patients
  • 120€ pour les ostéopathes « non membre d’une ASP»
  • entre 8€ et 12€ (selon la taille de l’ASP) pour les membres d’une ASP adhérente de la FFO.

Ce différentiel de cotisation entre les ostéopathes non affiliés et les autres, s’explique par le fait que la FFO finance le HCDO au prorata du nombre de personnes physiques qu’elle « apporte ». On peut penser que chaque ASP de la FFO apportera 108€ par ostéopathe au HCDO.

Le bureau et le HCDO sont les instances fonctionnelles qui agissent et décident au nom de l’association. Le bureau a un rôle administratif classique d’une association. Le HCDO est la commission de réflexion et de discipline. C’est la tête pensante. Mais il ne peut être responsable en regard de la loi puisqu’il n’est pas le bureau.

Le bureau est composé de 2 à 6 membres obligatoirement membres de l’association. Elles ou ils peuvent donc être des patients, des ostéopathes et des représentants d’ASP (directeurs, enseignants, étudiants). Le bureau assure le bon fonctionnement de l’association sous la vigilance éthique et déontologique du HCDO. Notion qu’il conviendrait là aussi de définir puisque les membres du bureau sont également membres du HCDO. Le bureau est composé par :

  • Le président (qui semble-t-il est également président du HCDO. Si c’est le cas, cela règlerait la question de la responsabilité en regard de la loi)
  • un vice-président
  • un secrétaire général
  • un trésorier
  • un ou des administrateurs

Ils sont élus au scrutin secret par les membres présents ou représentés à l’assemblée générale. Le bureau est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de l’association à l’exception des opérations soumises à décision de l’assemblée générale. Le président du HCDO siège de droit au conseil fédéral de la FFO. Son rôle est représentatif et consultatif. Toutefois, il peut s’associer de plein droit à toutes les actions de la vie civile, politique et sociale menées par le président de la FFO. J’imagine que c’est lui qui accompagnera le président de la FFO dans ses démarches avec les autorités de tutelle.

Tous les membres se rassemblent autour du HCDO, dont les actions visent à améliorer globalement et  durablement la pratique des soins ostéopathiques en France.  Le HCDO a pour missions :

  • de mettre à jour et d’appliquer l’éthique et la déontologie des ostéopathes exclusifs;
  • de défendre les intérêts des patients (qui sont autorisés à saisir le HCDO pour tout litige l’opposant à l’un de ses membres;
  • de contrôler les pratiques professionnelles et de leur évolution ;
  • de garantir et de promouvoir l’identité qualitative des ostéopathes exclusifs ;

Le HCDO définit donc les règles d’exercice, les bonnes pratiques et les faits appliquer. Il possède des missions de régulation et de conciliation en cas de litige avec un consommateur de soins, ou de différends entre professionnels. Enfin il communique. Il est composé des membres du bureau de l’UDO auxquels s’adjoignent les représentants des membres représentatifs. Au sein du HCDO, chaque organisation membre est porteuse d’une voix non proportionnelle au nombre de ses adhérents.  Les décisions sont prises à la majorité simple des membres présents ou représentés dans la limite d’un pouvoir par membre. En cas de partage, la voix du président du HCDO est prépondérante.  Se pose la question de la possibilité d’influer sur ses décisions lorsqu’on est un ostéopathe non adhérent d’une ASP.

Les assemblées générales comprennent tous les membres de l’association. Les résolutions de l’assemblée générale sont votées à la majorité absolue des membres présents ou représentés sur les questions mises à l’ordre du jour. Se pose la question de la représentativité des membres individuels. Le représentant d’une ASP ou d’une association d’usagers  porte-t-il le même nombre de voix qu’un patient ou un étudiant ou encore un ostéopathe non affilié à une ASP, membre de l’UDO ? Une personne physique peut-elle voter lors des assemblées générales ?

Afin d’illustrer mon projet, utilisons ce qui existe déjà et envisageons que tout le monde soit d’accord pour intégrer la FFO et l’UDO. Cela donnerait :

La FFO rassemble AFO, CNO, ROF, SFDO, SNOF, UFOF (la plateforme du 18 décembre) et peut être également le SNESO, l’UNEO …..L’UDO rassemble des :

  • Des patients en tant qu’individus ou à travers leur organisation comme par exemple Aujourd’hui Santé Ostéopathie. Voir ici
  • Des ostéopathes qui s’obligent à respecter des règles éthiques et déontologiques (n° ADELI 00 et 4200H de formation), en tant qu’individu (professionnels  non affiliés à une ASP ou professionnels dont l’ASP n’a pas rejoint la FFO) ou à travers leur organisation (AFO, CNO, ROF, SFDO, SNOF, UFOF).
  • Organisations de promotion identitaire de l’ostéopathie exclusive : par exemple l’Académie d’Ostéopathie de France et pourquoi pas, des syndicats de directeurs d’écoles d’ostéopathie, d’enseignants de l’ostéopathie, d’étudiants en ostéopathie si l’on entend la notion de promotion identitaire de l’ostéopathie au sens large.

Le HCDO serait un « ROF élargi » par l’intégration dans ses décisions, de patients, voire de directeurs d’écoles, d’enseignants et d’étudiants.

Malgré une étude attentive, le projet du SFDO m’apparaît toujours complexe. Correspond-il à ce qu’attendent les ostéopathes ? Quelle place est véritablement prévue pour les très nombreux ostéopathes qui à ce jour n’adhèrent à aucune ASP ? Ne leur propose-t-on pas de payer 120€ par an pour avoir le droit… de se taire et de subir en spectateurs les décisions prises par les ostéopathes adhérents d’une ASP. Il me semble nécessaire que le SFDO nous apporte de plus amples informations s’il souhaite que les ostéopathes adhèrent en masse à la FFO. Et pourquoi pas, reformuler le projet en ne proposant qu’une seule association plutôt que deux.

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18 commentaires

  1. Duflos Guillaume dit :

    Non mieux pourquoi ne pas discuter avec ceux qui ont signés le communiqué du 18/12 pour faire un truc commun.
    Ce serait pas mal ca, non?

  2. Sébastien Breuil dit :

    Faudrait-il encore que ceux qui ont signés ce communiqué veuillent bien discuter de la F.F.O :)
    Apparemment, malgré plusieurs tentatives, les personnes présentes le 18/12 ne le souhaitaient pas !

  3. Guillaume Duflos dit :

    ou ne le pouvaient pas vu que l’ordre du jour était prévu depuis longtemps!

    En tout cas cette analyse fait réfléchir.

    • Sébastien Breuil dit :

      Je pense que 15 minutes, pour en parler, compte tenu que les membres du SFDO et du ROF étaient à majorité favorables pour un rapprochement, n’auraient tuées personnes.

      Mais apparemment 3h30 de réunion au sommet, c’est trop pour certains.

  4. Parmi les signataires du 18 on trouve pourtant le président du SFDO non? J’aimerai comprendre…

    • Bruno Vinatier dit :

      Voilà ta réponse Barnabé,trouvée sur la page d’accueil du site du SFDO.

       » Syndicat Français des Ostéopathes

      La Fédération Française de l’Ostéopathie (statuts), ainsi que l’association support (statuts) « Usagers de soins et Déontologie des Ostéopathes exclusifs » destinée à porter la déontologie et permettre l’adhésion des membres individuels possèdent dorénavant une existence juridique.
      Le dispositif complet de la Fédération (lien) n’a pas pu être présenté le 18 décembre, le SFDO réitère sa demande à l’ensemble des organisations professionnelles pour la réunion du 19 février 2011. Le Code de déontologie des ostéopathes exclusifs est en cours de rédaction, le ROF est à nouveau appelé à se joindre aux travaux, ainsi que toute les organisations incluant des ostéopathes exerçant à titre exclusif.
      Les ostéopathes exclusifs peuvent, dès à présent, adhérer à l’association « Usagers de soins et Déontologie des Ostéopathes exclusifs », association qui confère le statut de membre de la Fédération Française de l’Ostéopathie. Le site Internet de la Fédération sera actif début janvier, mais vous pouvez d’ores et déjà obtenir des informations par courriel. »

      Adhérent ou pas d’une ASP vos pouvez vous retrouver dans la FFO.

  5. Thierry Cajgfinger dit :

    La plateforme a eu l’avantage de réunir tout le monde tout du moins pour l’instant en façade puisque rien n’y a été décidé excepté de se revoir dans 2 mois….
    Suivants les différents compte-rendus, lorsqu’ils sont connus, les discours peuvent variés, on appréciera au passage celui du ROF politiquement mesuré, on peut regretter un manque d’engagement formel pour la réunion suivante…
    Aucune ASP n’est « contrainte » de revenir en février 2011….et les relations sont fragiles.
    Cette « entité » technique a l’avantage de pouvoir être construite et deconstruite à demeure, c’est aussi sa fragilité actuelle.

    La Fédération, c’est vrai, apparaît pour l’instant comme une usine à gaz, au projet ambitieux, mais qui ne contient à ce jour, que le SFDO puisqu’aucune autre ASP ne semble vouloir y adhérer ou pire en parler….c’est bien dommage.

    Ce qui est certain, est que le POF est saturé à la fois d’écoles et d’ASP, chacune trop faible en nombre pour avoir un poids politique suffisant, même si certaines crient très fort et le revendiquent dans le haut parleur juridique.

    Pour l’instant, nous vivons un arrêt sur image, perturbé par un embroglio professionnel où personne n’est prêt à sacrifier sa position au profit de l’ensemble.

    Même utopique, sous quelque forme que ce soit, ces ASP devront, un jour où l’autre fusionner pour ne faire qu’un !

  6. CRAMPE Henri dit :

    Que d’imbroglios ! quand je pense qu’il y a 11 ans je me décidais (enfin !) à quitter l’exercice mixte Kiné/Ostéo pour fuir les querelles et rentrer dans l’exercice exclusif de l’Ostéopathie via le ROF…..Depuis, ce n’est qu’un paniers de crabes en conflits duquel l’Ostéopathie a de la peine à ne pas se faire dévorer (et moi aussi d’ailleurs!).

  7. Thierry Cajgfinger dit :

    et c’est reparti pour un tour, on a failli être surpris mais cela n’a pas duré longtemps :

    http://www.osteopathie-france.net/essai/les-associations/snof/1246-ouva

  8. Thierry Cajgfinger dit :

    Moi, ce qui m’étonne un peu c’est de constater que c’est l’avocat du SNOF qui signe cette fameuse bafouille « consensuelle » en lieu et place….!!!!

  9. Sébastien Breuil dit :

    Moi c’est la dernière ligne qui me gêne également.
    Je ne suis pas le seul à l’avoir remarqué !
    Ouf…

    Surtout lorsqu’on regarde les courriers entre ROF et SFDO, les deux présidents semblent d’accord sur ce qui s’est passé le 4 Novembre…

    Et par contre le SNOF, ne précise pas que SFDO et UFOF, (source UNEO) sont contre la démarche juridique du SNOF.
    D’ailleurs l’analyse de l’UNEO de cette réunion est intéressante :
    http://uneo.free.fr/

  10. Sébastien Breuil dit :

    Oups, ma première phrase doit arriver en troisième position, après le « Ouf… », désolé

  11. Matthieu PETIT dit :

    Bonjour à tous!

    Je viens de lire les « réflexions » de Monsieur Berthenet (voir site de l’ostéopathie http://www.osteopathie-france.net/essai/les-associations/cnosteo/1247-reflex ) … Qu’en pensez-vous?

    Pour ma part, je dirai que je suis presque choqué: aucun argument (à part peut être celui de l’ancienneté, 35 ans, tout de même!), des remarques graves (« Nous constatons aussi que même des diplômés des formations initiales ne s’installent pas. » -> Ce gentil Monsieur ne s’est-il pas posé la question de savoir pourquoi les jeunes ne s’installent pas?), et un certain nombre d’imprécisions, notamment sur la notion de « syndicat »: dois-je rappeler que la nature des syndicats est définie par le code du travail, et que ce code du travail parle bien de syndicats ou d’associations (Si vous voulez les articles, je les préciserai, mais là, je n’ai pas le temps, désolé).

    Bref, pour reprendre les mots de Monsieur Cajgfinger: « et c’est reparti pour un tour »… Chacun y va de son analyse nombriliste, fumiste, à la « c’est pas moi, c’est lui »…

    Catastrophe… Quand tu nous tiens!

  12. Matthieu PETIT dit :

    Et le communiqué du SNOF n’est pas beaucoup mieux…

    Triste France, où chacun, à notre échelle, reproduisons les frasques politico-comiques « droite-gauche »… Sauf que la dans l’histoire, y’a des centaines de jeunes qui investissent du temps, de l’argent, de l’intérêt (quand ce n’est de la passion) pour une profession qui ne les nourrira peut être jamais…

    Et bien,… J’espère que 2011 sera sous de meilleurs cieux… j’en doute!

  13. Marco Gabutti dit :

    Au risque de me répéter, une association n’est rien sans ses adhérents. Si le bureau ne reflète pas vos convictions, changez d’association !

  14. dubois dit :

    Bonsoir,
    Toujours non syndiqué! (j’attend de voir l’évolution du dossier pour prendre une décision)

    Je n’ai pas l’impression de faire la même lecture des différents écrits et les réponses restent, à part celle de Monsieur CAJGFINGER ,plutôt des états d’âmes.

    Monsieur JAVERLIAT pose la question de savoir si la FFO est bien la même que celle proposée au début aux adhérents du SFDO et du ROF ?
    Il y a t’il réellement une différence entre ce projet « ostéopathie » et le projet initial « ostéopathe »?

    Où en sommes nous du nombre de votants pour une fédération des ostéopathes? (le nom a changé!)

    Je réitère mon intervention précédente je ne veux pas personnellement des étudiants et des écoles dans une même structure. On ne voit jamais des étudiants voter dans des structures professionnelles.

    Les étudiants se plaignent de la surpopulation et ils sont prêts à rentrer dans une association avec les directeurs d’écoles.
    Ils se trompent de cible en s’attaquant aux professionnels et aux ASP, se sont les écoles qui gagnent de l’argent et le commentaire de Monsieur BERTHENET ne me choque pas du tout!

    Les étudiants nous disent qu’ils sont « l’avenir », d’accord, mais nous sommes « le présent » et il faut le gérer quotidiennement.

    La lecture de ce dossier FFO donne mal à la tête, je sais qu’il faut prévoir tous les cas lors de la constitution d’une association, mais là, franchement celui qui a pensé ce texte est tortueux!
    C’est pire que le code des impôts. Je vous félicite Monsieur JAVERLIAT d’avoir réussi à faire une synthèse et une critique positive de ce dossier.

    Le SNOF est très clair, il est pour une plate-forme commune et contre la FFO, cela a le mérite d’être précis. Il est pour une action juridique: est ce la meilleur solution, à voir? Si nous pouvions avoir des positions aussi claires des différents acteurs de l’ostéopathie.
    Je pense que Monsieur FANCELLO est le président du SNOF et non l’avocat.

    J’attend avec intérêt les conclusions des autres partenaires du 18 décembre et surtout de Madame MONTMARTIN au sujet de cette FFO !

    Bonne année à tous les ostéopathes!

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