L’invité du blog: Stéphane Royal

16 janvier 2011 par pascal Laisser une réponse »

Stéphane Royal est étudiant en ostéopathie et vice-président de l’Union Nationale des Etudiants en Ostéopathie depuis 2010. Fondée en 2006, l’UNEO est la seule organisation représentante d’étudiants en ostéopathie exclusive ; elle n’existe que par et pour ses adhérents et leur future profession.


Les Etudiants s’organisent et entendent bien passer à l’action

La période des fêtes terminées, trêves de discours politiquement correct et d’enrobage chocolaté récurrents. L’indigestion est proche. A l’heure où bons nombres de professionnels ont le sentiment de ne plus se reconnaître dans des associations socioprofessionnelles (ASP) peinant à trouver un accord commun en mettant égos et autres fourberies de côté, tous les étudiants tirent officiellement la sonnette d’alarme. Sans vouloir donner de leçon inappropriée à quiconque, les étudiants  s’organisent, UNIS et indépendants de toutes ASP, face au futur « nuageux » voire « orageux » que leur proposent certains de leurs aînés. Par ainés, nous ne ciblons aucune personnalité en particulier, mais bien l’ensemble des « Têtes pensantes et autres Sages de l’ostéopathie » omniprésents dans le paysage ostéopathique français.

Malgré le fait qu’aux yeux de certains responsables nous ne sommes pas assez « représentatifs » pour avoir un autre rôle que celui « consultatif » lors des réunions, sachez messieurs que l’UNEO compte actuellement plus de 700 membres étudiants répartis dans 8 établissements de formation initiale. Et ce n’est qu’un début… Nous n’oserons dégager quelconque forme d’ironie face aux effectifs officiels de certaines ASP et leur représentativité respective. Les centres de formation nous ayant déjà ouvert leurs portes sont : ISO Paris, ISOSTEO Lyon, ISO Lille, IDHEO Nantes, CEESO Paris, CEESO Lyon, CIDO Saint Etienne, COP Marseille ; et nous comptons très prochainement nous déplacer, si nos sollicitations sont prises en compte, dans d’autres établissements de formations initiales en 5 ou 6 ans. Il ne faut pas passer sous silence le fait que l’UNEO s’est vu refuser l’accès à certaines institutions telle que ITO et ATMAN Osteopathic Centre Sophia Antipolis. Pour ce dernier, sa récente position visant à sensibiliser leurs étudiants à des formations parallèles dans le domaine du « bien être » est plus que surprenante (qui a dit navrante ?); surtout à l’heure où l’on s’efforce de prôner une ostéopathie exclusive. Nous ne baissons pas les bras pour autant et espérons plus que jamais pouvoir sensibiliser les étudiants de ces écoles.

Nous avons été attentifs aux statuts des associations déposées par le SFDO en cette fin d’année : la « Fédération Française de l’Ostéopathie, Exclusivement Ostéopathe » et l’association « Usagers de soins et Déontologie des Ostéopathes exclusifs » (UDO). Comme M.Javerliat le signalait dans un article, nous ne savons toujours pas sur quel pied danser. Bien que l’article 2 exprime clairement le fait que « des organisations membres constituées principalement d’étudiants, d’établissements de formation ou de personnes physiques » seraient invité à participer aux discussions futures, l’UNEO souhaite des précision sur le rôle qui sera le sien : simple consultant, membre de la FFO ? de même au sein de l’UDO ?

Revenons maintenant au tendon d’Achille de l’Ostéopathie actuelle : la Formation. Messieurs les responsables qui, pour certains, ont semble-t-il oublié qu’ils étaient à notre place, sur les bancs de classe, il y a quelques années en arrière ; et qu’à cette époque, leur objectif était encore d’exercer la profession d’Ostéopathe et non d’être simple Rentier d’entreprise privée, certes très lucrative mais en nombre bien trop élevé. Car là est bel et bien le problème. Et ce ne sont pas quelques pirouettes avisées les jours de représentation devant étudiants, futurs étudiant ou autres « vaches à lait », qui nous voileront la face, NOUS ne sont pas dupes. Ces beaux robinets dorés, agréés tant bien que mal par le Ministère de la Santé en 2007, fonctionnent à pleins régimes pour larguer des milliers d’étudiants dans un avenir plus que douteux. Les étudiants le disent clairement, avec des mots moins fleuris mais plus en adéquation avec la situation, nous somme dans … une IMPASSE et il y a URGENCE ! Et ce, malgré ce que certaines écoles et ASP veulent bien laisser entendre lors de réunion, communiqué ou journée « portes ouvertes » : le petit monde merveilleux des Bisounours ostéopathes est mort et  il y a URGENCE, répétons le !

Notre maison brûle et nous regardons tous le drame arriver … mais il reste encore à prendre des extincteurs, appeler les pompiers s’il le faut et SURTOUT éteindre le feu ! Vos pseudo-silences et passivités actuels renvoient tous les étudiants à une autre question : Voit-on souvent des pyromanes éteindre leur propre feu ? L’UNEO propose des solutions mais il faut, vous nous le rappelez assez régulièrement, rester à notre place ; mais nous nous obstinons à agir à notre échelle tout de même. La sensibilisation estudiantine pourrait se limiter avec la publication de la démographie actuelle en France. Mais ce constat serait trop simplifié et n’apporterait aucune solution d’amélioration du contexte actuel qui est, rappelons le : TOUS LES 5 ANS, le nombre d’ostéopathes en France est doublé ! Les 25 écoles de formations, sans parler du nombre sensiblement identique de formations à temps partiel, accouchent de plus de 1500 diplômés tous les ans, sans compter les médecins-ostéo, kiné-ostéo et autres sage femme-ostéo ; saturant un marché français déjà densément peuplé. A titre d’exemple, les statistique publiées sur le site du ROF ont dénombrées plus de 2738 nouveaux ostéopathes entre janvier 2010 et janvier 2011.  Et tout ceci ne tient pas compte de l’explosion démographique qui arrivera en 2012. La situation actuelle n’étant pas viable, l’Etat se doit de mettre en place une régulation du nombre d’écoles, des formations, et par conséquence, du nombre d’étudiants.

  • L’UNEO s’oppose ouvertement à toute nouvelle ouverture d’école de formation ostéopathique, quelle qu’en soit sa nature.
  • L’UNEO souhaite la publication du rapport de l’IGAS avant  la distribution des nouveaux agréments de 2011. A l’inverse de son prédécesseur, le nouveau Ministre de la Santé Xavier Bertrand rendra peut être officiel ce rapport et prendra les mesures adéquates.
  • L’UNEO désire la mise en place rapide d’un cursus de formation initiale en ostéopathie de 3520h minimum, comme dictée dans la Loi HSPT ; et espère avoir à termes une formation initiale basée sur les 4200h recommandées par le rapport OMS, avec un grand nombre d’heures de formation clinique.
  • L’UNEO espère une analyse extrême du dossier de chaque établissement de formation d’ici la publication « unique et définitive » des agréments de 2011, en évitant que chacun des établissements soient finalement agréés après un énième appel.

Messieurs les responsables du gouvernement, messieurs les responsables des ASP, messieurs les responsables d’écoles ou futures écoles, arrêtez de vous gargariser, arrêtez vos communiqués à n’en plus finir, et surtout, arrêtez de vous contempler devant vos miroirs dorés et … Agissez ! Réunissez vous ! Proposez ! Soyez constructifs ! Ce monde étudiant, qui ne fait que s’accroitre de jour en jour, est en ébullition et est bien décidé à ne pas laisser la situation en l’état actuel…

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26 commentaires

  1. Ben dit :

    Enfin…des paroles honnêtes et qui ne manquent pas de franchise et de perspicacité…Merci à Stéphane, qui seulement étudiant, tout comme moi, ose publier ce que beaucoup pensent… Si seulement les représentants des ASP pouvaient en faire autant…laissant leurs égos de coté…si les ASP ne prennent pas les choses en main, sera t-il nécessaire, UNE FOIS DE PLUS, que ce soit les étudiants???? dommage, cela est tout de même un des rôles de ces associations….

  2. Boonaert dit :

    Vous voulez sauver l’ostéopathie ?
    Que les étudiants qui depuis plusieurs années maintenant savent que le marché est bouché etc… suivent une autre voie et ne viennent pas se plaindre qu’ils n’ont pas été prévenus.
    ce ne sont quand même pas aux professionnels deja en activité à ceder leur place !!
    les associations d’étudiants sont représentatives… des étudiants et c’est deja bien.
    vous dites vous même que le monde étudiant ne fait que s’accroitre, et ce malgrés votre communication , vous en portez donc une part de responsabilité, les directeurs d’école proposent des études, libre à vous de ne pas vous jeter dans la gueule du loup et de revendiquer tout et n’importe quoi par la suite.
    cela s’appelle de l’auto manipulation, ou comment essayer de justifier une mauvaise première decision (celle de commencer des études qui deboucheront sur une impasse) et ensuite de tout faire pour se donner raison . je vous conseille à ce titre la lecture du « petit traité de manipulation à l’usage des honnetes gens  » qui vous eclairera sur ce phenomene dit de spirale d’engagement..
    il est encore temps pour bon nombre d’étudiants de ne pas avoir depensé trop d’argent et donc de choisir autre chose… des maux choisir les moindres.
    N’y voyez là aucune animosité, la vérité est brutale et bien que passionné par l’ostéopathie , jamais je n’engagerai mes enfants à suivre cette voie.
    cordialement
    Frédéric Boonaert

    • Ben dit :

      Merci de lire le commentaire de « hage », 2 commentaires sous le votre…la réalité est bien celle que vous décrivez Monsieur Boonaert, mais il est inadmissible que des écoles puissent se construire aussi vite, aussi mal et que les étudiants sortants de ces écoles usent du même diplome que vous même…ne trouvez vous pas…ils faut bien des écoles pour l’avenir, pour la pérénité…il faut simplement que le nombre et l’enseignement soient encadrés… (PS : très bon ouvrage que le petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, proposé en cours de psychologie…)

    • PETIT Matthieu dit :

      Sans être en désaccord avec votre discours, je me permets d’apporter une petite précision:

      Lorsque j’ai effectué mes recherches afin d’entamer une formation en ostéopathie en 2000, j’avais conscience (peut être à moitié, je l’avoue) de m’engager dans une formation « non reconnue ». D’aucun ne parlait alors d’engorgement de la profession, de « démographie galopante » etc.

      Ce phénomène quelque peu exponentiel est réellement apparu avec les décrets et l’agrément massif d’écoles. Celles existantes, ou certes la position de l’UNEO était délicate et peut être discutable (l’heure est-elle aux regrets? Et pouvaient-ils vraiment faire quelque chose?), mais aussi de nombreux nouveaux établissements depuis. En tant qu’étudiant à l’époque de ces événements, et proche de « l’UNEO » (ne serait-ce qu’en tant qu’adhérent), je peux vous certifier que la démographie était déjà dans nos esprits et discussions.

      Vous dites « jamais je n’engagerai mes enfants à suivre cette voie », je n’ai pas encore d’enfants, mais, malheureusement, je tiendrais le même discours si c’était le cas…

      Je pense qu’il est grand temps d’arrêter de chercher à savoir qui est représentatif, qui a sa place dans les débats, qui à l’origine de tel ou tel problème, qui détient la vérité, etc. Et de se fédérer, tous, afin de préserver (sauver?) notre profession : l’Ostéopathie.

    • Renaudeau Pierre dit :

      C’est un peu facile comme réponse. Vous croyez que des étudiants qui ont commencé il y a trois ans pouvaient connaître le problème? Est-il juste qu’ils partent maintenant après avoir déboursé plus de 20 000 euros?
      La responsabilité majeure incombe tout de même aux directeurs d’établissement…

      • Renaudeau Pierre dit :

        Ma réponse était destinée à Boonaert.

        • Boonaert dit :

          la réponse est oui ils le savaient pour la pluspart
          l’UNEO existe depuis 2006 donc la prise de conscience etait antérieure, et la communication a suivi
          ou alors vous estimez aussi que l’UNEO est en echec …
          je vous conseille de lire le petit traité dont j’ai parlé cela vous evitera d’écrire des choses comme « Est-il juste qu’ils partent maintenant après avoir déboursé plus de 20 000 euros? » l’intelligence est définie par la faculté de s’adapter.
          le probleme est là monsieur Renaudeau, lorsqu’on a payé on pense que tout nous est dù. mais non cela s’appelle la loi du marché, nous sommes des professions liberales, au sens premier, je suis 00 depuis 2009 et je connais bien la difference d’avec mon ancien statut de kiné, « liberal » mais en fait salarié de la secu…
          donc ce n’est pas une réponse facile, et les directeurs sont dans leur droit puis que la loi les y autorise
          franchement vous iriez risquer 35000 euros dans une formation sans vous renseigner un peu ?? moi non
          Darwin en quelque sorte..

    • Stéphane ROYAL dit :

      Juste un petit rappel … qui me semble être une nécessité urgente !
      l’UNEO est une association ETUDIANTE qui fonctionne grâce aux ETUDIANTS grâce à des moyens ETUDIANTS !!
      Nous nous efforçons de diriger notre communication vers une cible d’étudiants en ostéopathie mais aussi de futurs étudiants. Ainsi nous intervenons dans les salons étudiants et lors de certaines portes ouvertes d’écoles, avec un discours est très honnête sur la situation actuelle (et future) !
      Je ne perdrais pas de temps à juger votre discours moralisateur et qui finalement, ne fait avancer en RIEN la situation actuelle … mise à part dire aux étudiants : »démerdez vous! » « c’est de votre faute si vous vous retrouvez dans ce marasme ostéopathique ! » …
      Nous ne demanderons absolument pas aux professionnels installés de céder leur place ou tout autre ineptie … nous demandons simplement une « régulation du nombre d’écoles, des formations, et par conséquence, du nombre d’étudiants. »
      Enfin, nous ne nous positionnons absolument pas en « sauveur de l’ostéopathie »… ni en moralisateur d’ailleurs …
      « N’y voyez là aucune animosité »
      ………

  3. sebastien Demarcq dit :

    monsieur le vice-president de l’uneo
    il y a quelques choses de bien choquant dans vos propos »:sans parler du nombre sensiblement identique de formations à temps partiel, accouchent de plus de 1500 diplômés tous les ans, sans compter les médecins-ostéo, kiné-ostéo et autres sage femme-ostéo ; saturant un marché français déjà densément peuplé.

    ces professions de santé qui vous gênent sont les premières à avoir importé et pratiqué l’osteopathie . elles sont soumises à quotas et numerus clausus. Avant l’inflation du nombre d’ecoles de 2002 ,dont vous faites parti ,je suis sur ,
    il n’y avait pas de problèmes de démographie.

    Merci de rectifier vos propos pour que l’on vous prenne au serieux .

    • Stéphane ROYAL dit :

      Monsieur Demarcq,

      Aucune rectification de mes propos, mais je chercherais plutôt à compléter nos pensées…
      Concernant les « médecins-ostéo, kiné-ostéo et autres », leur ancienneté et le fait qu’ils aient été (ou non d’ailleurs!!) « les premières à avoir importé et pratiqué » l’ostéopathie ne justifient en rien la crédibilité, la quantité ou la qualité de certaines formations à temps partiels…
      Mais contrairement à ce que certains pense, je ne désire pas mettre toute les formations à temps partiel dans le même sac. D’ailleurs, mes mots s’adressent tant aux établissements à temps plein qu’aux temps partiels.
      J’espère qu’avec cette précision, vous pourrez « me prendre au sérieux » … si ce n’est le cas, vous m’en verrez navré …

  4. hage dit :

    Le CEESO est une des rares écoles à jouer le jeu. Aux journées portes ouvertes, ils avisent les futurs etudiants de la situation de l’osteopathie et ne vendent certainement pas une « profession d’avenir ». Le probleme est que de toute façon les etudiants qui ne seront pas pris au CEESO iront dans une autre école qui les recevra avec plaisir…

  5. alex dit :

    monsieur le vice président
    trouvez vous cela normal d’être représenté dans des écoles ayant des promos de plus de 80 élèves (voir plus de 100 pour une, avec moins de place assises que d’etudiants), où il y a des groupes de pratique de plus de 35 élèves avec un seul professeur qui n’a pas le temps de voir tous les élèves.
    je suis d’accord qu’il faut limiter le nombre d’école, mais il faut aussi limiter le nombre de personne par promos, non?
    La plupart des écoles dans lesquelles vous êtes représenté sont avant tout des USINES où les dirigeant se remplissent les poches et rien est fait pour la qualité de l’enseignement (1 prof pour 40 élèves en
    pratique c’est inadmissible )
    et pourtant même les élèves se plaignent de cette situation et dans certaines écoles si ils ont le courage de faire part de leur mécontentement on leurs propose la porte ou de retaper leur année !
    l’UNEO fait il quelque chose pour ca,
    pour la qualité de l’enseignement, non l’UNEO ne fait absolument rien !!!
    il ne faut surtout pas blesser les actionnaires qui se remplissent les poches grâce à l’argent des parents d’élèves et les quelques malheureux élèves qui se payent leur scolarité

    pour moi c’est le réel problème !

    ne pensez vous pas que le fait de limiter le nombre d’écoles (chose que j’aimerais beaucoup aussi) a une dizaine, ne ferait pas augmenter le nombre d’élèves par promos et ne ferait pas aussi exploser le prix de la scolarité !,
    donc nos futurs ostéo seraient issus de catégories de personnes très aisées comme cela est déjà trop souvent le cas

    il y a encore beaucoup trop de chose à dire, le combat de l’uneo a un sens, mais il est trop limité et surtout il ne veut pas aller à l’encontre des chefs d’établissement. et tant que nous seront dans un système privatif ces chefs régneront toujours de la même façon dans leur établissement !

    • Stéphane ROYAL dit :

      Afin de répondre à vos questions, voir accusations …
      - non je ne trouve absolument pas normal d’avoir des promos surchargées. C’est bien pour cela que nous demandons une « régulation du nombre d’écoles, des formations, et par conséquence, du nombre d’étudiants. »
      - concernant la qualité de l’enseignement, sachez monsieur, que l’UNEO participe à la rédaction d’un référentiel de formation. Donc votre phrase : « pour la qualité de l’enseignement, non l’UNEO ne fait absolument rien !!! » me parait totalement déplacée… sans doute par manque d’information.
      - enfin, comment pouvez vous écrire que je désire « surtout pas blesser » les responsables de formation ou « pas aller à l’encontre des chefs d’établissement » ?? alors que l’essentiel de mon texte a cet objectif … ? relisez ou plutôt … lisez entre les lignes !

  6. Luc thoby D.O.mrof dit :

    Bonjour à tous,

    soyons brefs et concis : une école qui a 100 étudiants par promotion et 5 promotions a un chiffre d’affaires annuel de 3 millions 500 000 € avec plus ou moins des montages immobiliers associés non comptabilisés.

    On peut comprendre que les contraintes économiques des responsables d’écoles peuvent les priver du recul suffisant pour prendre des décisions allant dans le sens de la pérennité et de l’évolution de l’Ostéopathie.

    C’est pourquoi, il est nécessaire, pour empêcher les conflits d’intérêts, que les professionnels ostéopathes qui interviennet dans les écoles ne puissent avoir de mandat électif dans les ASP.

    Par contre, il est tout à fait intéressant que le groupement des écoles existe ( SNESO ) et qu’il rassemble largement , de manière à ce que les ASP puissent dialoguer avec les responsables de l’enseignement, notamment pour envisager une régulation des étudiants en formation.

    Pour ce qui est du Ministère de la Santé, il me semble malheureusement que son action est irresponsable et qu’il ne laisse pas innocemment former une multitude de professionnels ostéopathes qui prendront en charge des patients risquant de moins  » consommer  » des soins remboursables par la Sécurité Sociale, formation d’étudiants qui ne coûtent rien à l’Etat.

    Il existe bien sûr d’autres tenants et aboutissants des positionnements des uns et des autres, mais ceux développés plus haut me semblent nécessaires à prendre en considération.

    les responsables d’ASP ont intégré depuis longtemps la démographie galopante de la profession, mais n’ont aucun moyen juridique pour la juguler.

    L’unité des ASP, des étudiants et du SNESO pourrait permettre déjà une communication nationale pour alerter les futurs étudiants de la situation.

    La démarche juridique du SNOF et l’AFO est une autre voie possible.

    Pour le reste, on peut toujours émettre des voeux pieux……

    L’Unité est plus que jamais nécessaire.

    Je vais réadhérer au ROF cette année, après avoir longtemps hésité, mais j’attends que le ROF participe à la FFO et pas seulement à une plateforme qui risque de ne pas être assez réactive.

    La FFO ne sera sans doute pas parfaite. Il serait bon que son futur président soit quelqu’un qui fasse l’unanimité ( pourquoi pas Robert Perronneaud -Ferré…. ), car il y aura sans doute des freins à la réalisation de cette Unité.

    J’aimerais tellement que mes petits enfants et arrière- petis enfants et les vôtres puissent se faire soigner par de bons ostéopathes en France !

  7. Duflos Guillaume dit :

    Regroupons nous déjà avec les syndicats dit representatifs c’est à dire SFDO, UFOF, AFO et SNOF, ensuite une fois cette union faite essayons d’associer d’autres instances comme ROF, CNO, UNEO et une fois que les écoles se seront regroupées nous pourrons peut être commencer à voir plus loin mais en l’absence d’une union de chaque partie du POF, il me semble illusoire de demander un regroupement large de suite. Commencons par la base avant de créer le sommet sinon la construction va s’effondrer!

    • Luc thoby D.O.mrof n° 393 dit :

      Jai assisté à la réunion de toutes les ASP à Rennes le 16 décembre dernier. Je suis pûtôt quelqu’un de patient, mais là, j’ai touché du doigt les freins multiples des uns et des autres à se fédérer.

      Pour ne prendre comme exemple que le ROF, comment peut-on nier le vote massif officieux des adhérents lors de la dernière AG en faveur du projet de Fédération ?

      Il y a urgence.

      L’image de marque de l’Ostéopathie est en cours de dégradation en France. Or, nous sommes les héritiers des anciens et notre devoir à tous est de servir l’Ostéopathie qui nous le rendra au centuple ainsi qu’aux patients.

      La qualité des soins ne se décrète pas, elle est le résultat d’ un travail quotidien de réflexion et de remise en question à partir d’une formation initiale solide.

      Il y a urgence !

      Bien à vous tous.

      Confraternellement.

  8. Guillaume dit :

    Merci à l’UNEO de soutenir la cause étudiante ! Il est vrai que si l’ostéopathie continu sur ce chemin, nous nous tuons à petit feu. Les nombres d’ostéopathes exclusifs et non exclusifs explosent et même si je ne suis qu’en 3ème année, je me pose la question de comment ce passera mon entrée dans le monde du travail !
    Unissons-nous et défendons notre cause

  9. dubois dit :

    Bonjour,
    2 simples questions:

    - Vous représentez 700 membres sur 8 établissements. Combien y a t-il au total d’étudiants dans ces 8 centres?

    _A combien estimez vous le nombre maximum d’étudiants, par an, qui doivent sortir de la formation en France?

    Merci de votre réponse.

  10. Jeremy dit :

    Je tiens à remercier Stéphane pour son engagement et l’UNEO pour nous représenter (« nous », étudiants) et ainsi tenter de nous assurer un avenir!

    Certes le premier tort nous incombe surement. Au vue de la surpopulation ostéopathique, nous aurions peut être du envisager une autre voie. Mais vous professionnels, comme nous étudiants, c’est la même vocation qui nous a attirée, à savoir soigner l’autre!

    Alors oui on doit se remettre en cause si ce n’est pas cette motivation là qui nous à poussé à choisir cette profession.
    Mais vous, professionnels vous ne pouvez pas rester sans soutenir notre cause (en pensant que la faute nous est due) qui est la votre aussi (cause)!!!

    On cherche à assurer un avenir à la profession mais aussi un crédit en refusant que soit donnés des agréments à des écoles ne formant pas correctement.

    La survie de la profession passe par son crédit auprès de ses futurs patients, cela doit intéresser étudiants et PROFESSIONNELS!

    • delmas dit :

      Il fut un temps (pas si lointain….on va dire 2 ans), lorsque certains professionnels tiraient la sonnette d’alarme en disant à certains que certaines écoles n’avaient pas lieu d’être la seule réponse envers les professionnels a été : « vous dites ça car vous avez peur de perdre vos patients avec tous les nouveaux installés…vous voulez limiter les écoles pour vous et pas pour l’avenir de la profession ». Combien de fois j’ai entendu ça….. Bilan, et c’est cruel mais « c’est la loi du marché » qui va maintenant rentrer en jeu.

  11. Romain Dargere dit :

    Les debats sont passionnants !

    Je félicite l’UNEO pour le maintien du cap tenu jusqu’alors. Ce n’est pas chose aisée.
    Comme d’habitude des intervenants pertinents et justes permettent d’animer le debat qui heureusement existe.
    Jeter l’anathème sur des étudiants qui défendent notre profession me parait fort, surtout connaissant l’énergie que cela nécessite.

    Continuez à defendre vos convictions, en restant justes. La justesse est la plus grande des vertues dans le monde dans lequel vous intervenez.
    Bravo les p’tits gars !

    • dubois dit :

      toujours pas de réponse?
      vous ne voulez pas répondre ou vous ne savez pas?
      La premiére quand même!

      • dubois dit :

        Sans aucune réponse de votre part je vais avoir mes conclusions.

        Si l’on considére qu’il y a 350 étudiants par centre soit 2800 élèves. Vous ne représentez que 25% des étudiants des centres où l’UNEO est présente!
        Donc une infime partie des étudiants en général et vous estimez être plus représentatif que les ASP?
        Pourquoi si peu d’étudiants, pourquoi les autres jeunes ne veulent ils pas adhérer?

        Vous réclamez moins d’étudiants par an mais il faut avancer des chiffres. Combien pouvons nous absorber raisonnablement de nouveaux jeunes sur le « marché » par an, 300 ,400, 500. Cela veut dire déjà que les centres où vous êtes présents sont hors norme! Quelle action comptez vous mener dans votre école? Alors combien par an????

        Ne faut il pas faire une action auprès du grand public pour expliquer que la profession est bouchée en étant présent dans les forums étudiants et dans les lycées et surtout au niveau des médias?

        Enfin pour finir, vous voulez agir et vous faites des propositions théoriques très intéressantes, mais je ne vois pas de différence avec les conclusions des ASP de la dernière réunion de Nimes! Rapport de l’IGAS, 3520h, agréments.
        Vous voulez agir, allez y, votre première cible les écoles! c’est maintenant qu’il faut informer les futurs jeunes ostéopathes et couper l’herbe sous le pied des directeurs d’école.

        Je vais peut être avoir une réponse avec tout cela!!!!!!!!!!!!!

  12. Mr Dubois,
    Merci pour vos calculs qui bien qu’approximatifs permettent de mettre en évidence un fait.
    L’équipe actuelle de l’UNEO est toute récente puisque élue depuis le mois de Septembre 2010 seulement. Nous avons effectivement dans notre association, réunis en 5 mois 25% des étudiants issus des écoles dans lesquelles nous sommes « acceptés » , ce qui je trouve, est un bon chiffre, sachant qu’il ne cesse de grandir.

    Pour ce qui est des actions de l’UNEO, nous agissons en nous rendant dans les écoles qui nous acceptent… et croyez nous, beaucoup ne nous ouvrent pas leurs portes car nous ne sommes pas là pour leur passer de la pommade dans le dos !!!
    Nous avons des projets en cours, qui concernent le grand public, les élèves de Lycée, les étudiants de santé ou autres afin d’informer tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à l’Ostéopathie.
    Vous les découvrirez prochainement sur notre nouveau site : http://www.uneo-net.com ou dans une Newsletter réservée aux membres, savez vous que vous pouvez aussi adhérer à l’UNEO ? :-)

    Certains nous reprochent notre engagement dans une voie saturée !!! Nous sommes traités d’inconscients !
    Moi, je pense que nous sommes passionnés ! Ne l’étiez vous pas à l’époque, lorsque vous avez entamés des études menant à une profession illégale !!???

    Une chose est sûr, nous sommes là et nous comptons bien agir pour l’avenir de cette profession dont nous seront demain, les acteurs principaux !

  13. Kévin DUMAY dit :

    Boonaert: « l’intelligence est définie par la faculté de s’adapter » => en êtes vous?
    Je ne croit pas que rejeter la faute sur les étudiants qui choisissent l’ostéopathie c’est s’adapter. Si je comprend bien, c’est aux jeunes bacheliers, qui dans leur choix d’orientation, doivent avoir assez de jugement pour ne pas s’inscrire en Ostéopathie (où les portes sont grandes ouvertes, que ce soit en quantité ou en qualité d’ailleurs) pour permettre ainsi la régulation du nombre d’ostéopathe?
    Mais la régulation ne doit-elle pas venir du haut plutôt que du bas? Le « haut » qui lui est bien conscient de la conjoncture et qui a toutes les cartes en mains pour agir. Comment demander à un élève moyen qui se voit accepté en Etudes « supérieure » refuser cette entrée « car il paraitrait que c’est bouché »?
    Il me semble qu’il faut améliorer, augmenter la communication sur la situation actuelle, et heureusement que l’UNEO est là pour ça! Enfin, en plus de diminuer le nombre d’écoles, il faudrait à mon sens mettre l’accent sur la sélection, qui me parait encore bien trop approximative…

    Félicitation à l’UNEO, qui fait du bon boulot, continuez!

    Cordialement

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