La requête du SNOF est rejetée.

7 février 2011 par pascal Laisser une réponse »

Conseil d’État - N° 337739 - 1ère et 6ème sous-sections réunies

M. Vigouroux, président - M. Alain Boulanger, rapporteur - Mme Landais Claire, rapporteur public - Lecture du vendredi 4 février 2011

Vu la requête, enregistrée le 19 mars 2010 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, présentée par le syndicat PROFESSION OSTEOPATHE – SYNDICAT NATIONAL DES OSTEOPATHES DE FRANCE (SNOF), dont le siège est Résidence la Closerie, 2, avenue Dunant à Nice (06100), représenté par son président ; le syndicat PROFESSION OSTEOPATHE – SNOF demande au Conseil d’Etat :

  1. d’annuler pour excès de pouvoir la décision implicite rejetant sa demande relative à l’édiction des textes nécessaires à l’entrée en vigueur des dispositions de l’article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 issues de l’article 64 de la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 ;
  2. d’enjoindre au Premier ministre de prendre ces textes dans un délai de six mois sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
  3. de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ; (…)

Considérant qu’aux termes de l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, dans sa rédaction antérieure à la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires : L’usage professionnel du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l’ostéopathie ou à la chiropraxie (…) le programme et la durée des études préparatoires et des épreuves après lesquelles peut être délivré ce diplôme sont fixés par voie réglementaire. ; que pour l’application de ces dispositions, le décret du 25 mars 2007 relatif à la formation des ostéopathes avait prévu que le diplôme d’ostéopathe serait délivré aux personnes ayant suivi une formation d’au moins 2 660 heures ou trois années ; qu’un arrêté du même jour avait précisé les programmes des enseignements théoriques et pratiques correspondants ;

Considérant que, par l’article 64 de la loi du 21 juillet 2009, le législateur a modifié les dispositions mentionnées ci-dessus de l’article 75 de la loi du 4 mars 2002, pour fixer la durée minimale des études préparatoires au diplôme d’ostéopathe à 3 520 heures ; que la requête du syndicat PROFESSION OSTEOPATHE – SYNDICAT NATIONAL DES OSTEOPATHES DE FRANCE doit être regardée comme dirigée contre la décision du 12 mars 2010 par laquelle le ministre chargé de la santé, sur le rapport duquel doit être pris le décret d’application des nouvelles dispositions de l’article 75 de la loi du 4 mars 2002, a implicitement rejeté la demande qui lui avait été adressée tendant à l’édiction de l’ensemble des mesures réglementaires nécessaires à l’entrée en vigueur de ces dispositions ;

Considérant que l’exercice du pouvoir réglementaire comporte non seulement le droit mais aussi l’obligation de prendre dans un délai raisonnable les mesures qu’implique nécessairement l’application de la loi, hors le cas où le respect d’engagements internationaux de la France y ferait obstacle ; qu’il ressort des pièces du dossier que l’édiction des mesures réglementaires d’application des nouvelles dispositions de l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 suppose la refonte des programmes d’enseignements théoriques et pratiques de l’ostéopathie, qui venaient d’entrer en vigueur à la suite de la publication du décret et de l’arrêté du 25 mars 2007 ; qu’eu égard à ces circonstances, aux difficultés inhérentes à l’élaboration de nouveaux programmes pour un enseignement devant désormais être dispensé sur quatre années, ainsi qu’au fait qu’une évaluation des premiers résultats de la formation spécifique à l’ostéopathie a été engagée par le Gouvernement, immédiatement après la promulgation de la loi du 21 juillet 2009, afin de l’éclairer sur la durée d’études à retenir pour en obtenir le diplôme, le délai raisonnable pour prendre ces mesures d’application n’était pas expiré à la date à laquelle le ministre chargé de la santé a opposé le refus litigieux ;

Considérant qu’il résulte de ce qui précède que le syndicat PROFESSION OSTEOPATHE – SYNDICAT NATIONAL DES OSTEOPATHES DE FRANCE n’est pas fondé à demander l’annulation de la décision qu’il attaque ; que sa requête doit être rejetée, y compris, par voie de conséquence, ses conclusions présentées à fin d’injonction et ses conclusions tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ;

D E C I D E :
————–
Article 1er : La requête du syndicat PROFESSION OSTEOPATHE – SYNDICAT NATIONAL DES OSTEOPATHES DE FRANCE est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée au syndicat PROFESSION OSTEOPATHE – SYNDICAT NATIONAL DES OSTEOPATHES DE FRANCE, au Premier ministre et au ministre du travail, de l’emploi et de la santé.

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34 commentaires

  1. EO RENARD dit :

    Cela était parfaîtement prévisible et même annoncé par les personnes en charge de ce dossier au Ministère de la Santé. Cela démontre également que, de recourir systématiquement à la seule action juridique s’avère pénalisante. Il serait temps que la ligne politique concernant l’ostéopathie ne soit plus jamais laissée à la seule volonté d’un avocat

  2. sebastien Demarcq dit :

    oui tout comme les decrets de 2007 pour les mêmes raisons
    A forcer la main de xavier Bertrand……..

  3. Thierry Cajgfinger dit :

    Je vous trouve bien médisant, vu son engagement à signer à la place du Président, il faut le considérer comme un ostéopathe engagé dans sa mission divine, en cela il mérite le respect d’une telle droiture.

  4. sebastien Demarcq dit :

    non je le connais pour l’avoir rencontré plusieur fois il ya quelques année. Il déteste qu’on lui force la main .
    et que l’on lui donne des leçons.
    il ne faut surtout pas le mettre au pied du mur

  5. Jean Vergnaud dit :

    3520 h c’est mieux que 2660h. 4000h serait encore mieux, mais ce n’est pas cela qui changera le devenir de l’ostéopathie. Bon nombre d’écoles de formation initiale sont déjà au dela de ce volume horaire.

    Ce n’est pas le court terme qu’il nous faut travailler à défendre et à construire. Il est déjà en décrépitude. Mais l’avenir de notre profession dans 10 ans. Après la vague du trop plein de professionnels.

    Quel(s) type d’ostéopathie souhaitons nous valoriser ?
    Quelle (s) place dans le système de soin ?
    Quelle(s) évolution des concepts souhaitons nous voir?

    Et surement bien d’autres problématiques.

  6. Thierry Cajgfinger dit :

    Juste pour s’amuser un peu et en sourire, sur la base jurisprudencielle du Conseil d’Etat, du 19/05/2006 (N°280702) au 04/02/2011 (N°337739), huit actions juridiques, 2 ont obtenus satisfactions, 6 ont été rejetées…
    Sans commentaires !

  7. Matthieu PETIT dit :

    Quelqu’un pourrait, svp, me (re)dire combien le SNOF compte d’adhérents?

    Je demande ça, parce que ça m’ennuie (pour ne pas dire autre chose) de passer pour un c.. de part ces quelques actions ridicules… (Idem le SFDO qui s’attaque à certains agréments récents d’école… peine perdue!). Rien que le fait de décider de tenter une action sur tel ou tel sujet (perdu d’avance, suffit de savoir lire plus que de connaître le droit…. comme quoi « l’âge et l’expérience » ne font pas tout) qui concerne l’ostéopathie (en général) devrait être décidé collégialement, et non unilatéralement comme aujourd’hui…

    Alors, je repose la question (notamment poser par 2 fois à Monsieur Renard sur facebook et sur ce blog): Où est la si belle unité prônée depuis la réunion du 18 décembre? ou sont les RÉELS travaux de notre si chère élite représentatives?

    Réflexion générale (pas uniquement « ostéopathique »): pendant que certains crèvent la bouche ouverte, l’élite se gave… est-ce normal?

    Ps: Désolé, fatigué aujourd’hui, alors moins de diplomatie. Monsieur Renard, avec tout le respect que je vous dois, ne prenez pas ce commentaire pour une attaque envers vous, c’est juste que vous n’avez pas répondu à mon commentaire du 3 Fév à 15h10 dans le sujet concernant la reconnaissance des formations, et que vous y abordiez un sujet qui m’est sensible).

  8. EO RENARD dit :

    Alors, je repose la question (notamment poser par 2 fois à Monsieur Renard sur facebook et sur ce blog): Où est la si belle unité prônée depuis la réunion du 18 décembre? ou sont les RÉELS travaux de notre si chère élite représentatives?

    Je n’en sais absolument rien… Mais je me pose la même question que vous.

    Pour le SNOF ils sont 400 adhérents environ

    • Matthieu PETIT dit :

      Merci :-) (Pour la réponse: je vois que finalement non partageons un certain point de vue)

      400 adhérents… cela me laisse sans voix… Bien que le fond puisse être de bonne nature, le résultat de ces actions en justice m’apparaît tellement délétère pour la profession et le poids des ostéopathes dans le « débat politique » que je regrette à nouveau que de telles actions ne se fassent pas sous l’impulsion de l’ensemble et non d’une « minorité »…

  9. Stéphane Berthet dit :

    Juste pour partager avec ceux qui ne l’aurait pas lu, un texte de Pierre Tricot à propos d’un deal (source : http://www.approche-tissulaire.fr/le-blog/316-anais-anais?showall=1 ). A méditer…

    « Anaïs, Anaïs !

    Je ne te connais pas, mais si je prends la liberté (et le temps) de t’écrire aujourd’hui, c’est après consultation de la page Internet dans laquelle tu proposes le Deal du jour : « une séance d’ostéopathie d’une heure pour seulement 25 euros au lieu de 60, soit une remise exceptionnelle de 58% ! » Ma première réaction a été la surprise, a laquelle a rapidement succédé l’étonnement, puis l’indignation, laquelle a finalement conduit à l’abattement.

    Surprise et étonnement

    Surprise et étonnement sont venus face à l’incroyable, l’inconcevable : brader des séances d’ostéopathie (sur Internet ou ailleurs), voilà quelque chose qui, pour un vieux praticien comme moi (j’approche aujourd’hui les soixante-quatre ans) était, jusqu’à il y a peu, carrément inconcevable ; et voir la chose inconcevable réalisée devant moi m’a laissé sans voix. Face à cela, la tentation a été grande de « faire le vieux, » de m’indigner et de développer toute l’argumentation nécessaire pour démontrer qu’une telle proposition est absolument indécente. Mais j’ai moi-même suffisamment souffert dans ma vie (et bien au-delà de l’adolescence) des ces comportements de vieux (« Ah de mon temps, Madame… ») pour ne pas en rester à cette réaction somme-toute épidermique (pourtant normale face à certains parfums…).

    Indignation

    Alors, je me suis dit qu’il faudrait peut-être plutôt chercher à comprendre comment les choses ont pu en arriver là. Mais avant cela, je vais tout de même te faire part des éléments essentiels qui peuvent expliquer mon indignation.

    L’essentiel tient au fait de présenter une séance d’ostéopathie comme un vulgaire produit commercial sans valeur. Il faut me comprendre Anaïs. Je fais partie de la génération qui a dû lutter pour obtenir le droit de pratiquer légalement cette merveilleuse approche de la santé. Je comprends que pour les jeunes qui commencent aujourd’hui leur formation en ostéopathie, cela ne représente rien : lorsque j’ai pris mon statut d’ostéopathe démarqué totalement, en 1985, la plupart de celles et ceux qui commencent aujourd’hui leur carrière d’ostéopathe n’étaient pas nés ou encore dans les couches. Alors, cela ne représente pour eux pas grand-chose. Comment pourraient-ils imaginer cette époque où l’ostéopathie n’était quasiment pas connue et comme tout ce qui n’est pas connu, très décriée. Comment pourraient-ils imaginer que certains d’entre-nous furent traités comme de vulgaires malfaiteurs, traînés en justice et jugés entre la petite frappe trafiquant les chèques volés et l’agresseur de vieille dame sans défense, alors qu’ils passaient leur vie à soigner et à aider les gens ?

    Dieu merci, je n’ai pas eu à affronter cela, mais j’ai pu voir avec quelle désinvolture la justice traite les gens qui ont le malheur de tomber dans ses filets. Pour les gens de ma génération donc, qui ont eu tant de mal à tracer la route, l’ostéopathie présente une très grande valeur. Je comprends bien que lorsque l’on n’a pas soi-même expérimenté une situation, il puisse être bien difficile d’imaginer réellement ce qu’elle fut… Mais pour ce qui me concerne, il me semble tout à fait normal de m’indigner à voir présenter l’ostéopathie comme un vulgaire produit commercial, reléguée au rang d’un paquet de lessive ou d’une connexion Internet. Tu n’as peut-être pas conscience que les choses ont souvent une valeur proportionnelle à la difficulté rencontrée pour se les procurer ? Il est vrai sans doute que comme la plupart des jeunes de ta génération, tu n’as pas eu à souffrir beaucoup pour obtenir tout ce dont tu avais besoin ou envie, y compris, peut-être, l’ostéopathie…

    Même si j’ai toujours reconnu la valeur de l’ostéopathie, il m’a fallu traduire Still pour en prendre toute la mesure. J’ai alors pu me rendre compte (en partie seulement) des difficultés rencontrées pour la développer. La lecture de l’Autobiographie de Still ou Naissance de l’ostéopathie de Carol Trowbridge suffisent pour évaluer que les difficultés que nous avons rencontrées à notre époque n’étaient rien par rapport à celles que lui-même rencontra. Cela recadre…

    Mais sais-tu seulement qui est Still ? Sans doute as-tu entendu plusieurs fois parler de lui, mais la plupart du temps, pour le dénigrer, comme dépassé, et finalement non présentable et bien encombrant pour des gens sérieux cherchant la reconnaissance.

    As-tu pris la peine de lire l’Autobiographie et Trowbridge ? Cela force tout de même un peu le respect, voire l’admiration pour l’ostéopathie et son fondateur ! Je me rappelle ce passage de Trowbridge où elle rapporte le témoignage d’un certain Abbott, ami de Still, sur la vie des gens du Middle West américain de l’époque : « […] Avec un territoire immense – peu peuplé, par des gens non acclimatés [sic] dont beaucoup habitent des cabanes où nos amis de l’Est ne mettraient même pas leurs chevaux, vivant dans la vulgarité, [sic] mais pire encore, pauvrement habillés, luttant contre toutes les difficultés d’une vie de pionnier, coupés de leurs amis. » (Trowbridge, pp. 96-97).

    Et celle-ci, tirée de l’Autobiographie : « Quatre-vingt-dix pour cent des gens vivant en Amérique n’ont aucune idée des difficultés et des réalités inhérentes à la vie d’un pionnier de l’Ouest. C’est une occupation profitable que de lire leur histoire lorsqu’elle est écrite par quelqu’un ayant passé son enfance, sa jeunesse ou sa vieillesse dans l’Ouest, à l’époque où tant d’épreuves furent nécessaires pour établir et civiliser une région dans laquelle vos gentilles maisons se dressent aujourd’hui comme des monuments de civilisation. L’esprit et l’énergie de cette époque sont aujourd’hui totalement oubliés mais ils remplissent les tombes des plus grands esprits de l’Amérique parmi lesquels Boone, Benton et plein d’autres de même valeur. Leurs voix se sont tues, mais leurs actes jalonnent les voies de la renommée. Ce sont les hommes et les femmes qui apprivoisèrent le Sauvage, nettoyèrent et cultivèrent les champs, éliminant ainsi difficultés et dangers. Ils renoncèrent à leurs conforts pour le bénéfice des générations suivantes, vivant peu, toujours sur leurs gardes jusqu’à ce que les écoles et la civilisation soient établies dans notre contrée sauvage et que commence le travail d’éducation des esprits permet-tant une autre sorte de vie. Vous êtes aujourd’hui riches de l’héritage légué par le sang et la sueur du pionnier et, bien que vous puissiez maintenant sourire de ses superstitions et de sa mélancolie, vous devez respecter sa mémoire. »(Autobiographie, pp. 30-31)

    Évidemment, à l’heure de l’Internet et des téléphones portables, tout cela semble certainement bien irréel.

    Ethique ; Connais-tu seulement ce mot là ?

    Il semble un grand mot. Il sonne ringard et philosophico-grandiloquant. Oui. D’ailleurs, au train où vont les choses, il sera bientôt retiré des dictionnaires comme totalement obsolète et désignant des valeurs du passé, tout à fait révolues. Que veut-il dire ? Entre-autres qu’il ne faut pas faire à son voisin ce qu’on n’aimerait pas qu’il nous fasse. Imagine un peu que tous tes voisins ostéopathes – et je parie qu’ils sont nombreux –, se mettent à faire la même chose, c’est-à-dire de la pub directe sur Internet ou ailleurs, et proposent des soins ostéopathiques encore moins chers que les tiens ? Que se passerait-il ? Soit les patients iraient les voir eux, parce qu’ils sont moins chers, soit cela t’obligerait à surenchérir et à diminuer tes propres tarifs ou à offrir d’autres avantages clients que ceux de tes concurrents, qui eux aussi seraient immédiatement amenés à surenchérir…

    Cela placerait l’ostéopathie dans une logique produit, laissant croire qu’une séance d’ostéopathie est un produit standard, identique pour tous les praticiens et que plus il est bon-marché, mieux ça vaut. Cela place évidemment les choses dans une logique de quantité, aujourd’hui la plus courante, une logique purement et simplement commerciale. Vois-tu vraiment l’ostéopathie de cette manière ? Je n’ose le croire et pourtant, un tel agissement semble le démontrer.

    Dans l’ostéopathie, c’est bien évidemment la qualité qui doit (devrait) être la logique dominante. Et là encore, nous rejoignons l’éthique : te viendrait-il à l’idée d’aller te faire soigner par un ostéopathe, uniquement parce qu’il propose le tarif le moins élevé ou les meilleurs avantages annexes (un porte-clé, un stylo, un DVD ou quelque autre objet gratuit) ? Je suis bien certain que non, Anaïs. Alors ne te lances pas là-dedans, tu dévalorises l’ostéopathie et du même coup, tu te dévalorises toi-même. Un peu de respect ne nuit pas, au contraire. Comment peut-on respecter autrui si l’on se respecte pas soi-même et comment peut-on réclamer d’autrui le respect que l’on ne lui accorde pas nous-même ? La réciprocité est une loi fondamentale de la vie.

    Publicité mensongère

    Une autre chose m’a indigné, Anaïs, qui, elle aussi ressortit à l’éthique ; c’est qu’en plus, tu fais de la publicité mensongère. Dans ta page Internet, tu écris ceci : « Un résultat immédiat et sur du long terme. » Quel thérapeute peut se vanter d’une telle chose ? Je sais que beaucoup d’étudiants en ostéopathie ont été entretenus dans l’idée qu’ils étaient la crème des thérapeutes, tellement bien formés et tellement compétents que rien ne saurait leur résister. Si j’ai moi-même pu croire un jour une telle chose, la vie de praticien s’est vite chargée de m’en dissuader. Et aujourd’hui, j’ai vraiment la certitude que la guérison du patient, sa santé même, n’appartiennent en rien au praticien quelle que soit sa méthode.

    Anaïs, on a sans doute oublié de te dire qu’aucun praticien n’a jamais guéri personne. La médecine, qui développe cette idée se ment à elle-même et nous ment par la même occasion. Elle entretien le mythe du praticien démiurge, ce qui ne fait que renforcer son égo. Certes, l’intervention d’un praticien peut s’avérer déterminante dans la lutte d’un patient pour recouvrer sa santé. Je ne le nie absolument pas. Mais au final, c’est tout de même du patient et de lui-seul que cela dépend et nous n’avons là-dessus qu’un très petit pouvoir. Nous ne pouvons, au mieux que recruter les forces vives du patient. Si elles ne sont pas présentes, il n’y a rien à recruter… Cela force l’humilité.

    Cherchons à comprendre

    Maintenant, essayons de comprendre comment un tel agissement est possible ? Là, j’ai franchement du mal. Je vois plusieurs explications. La première est celle d’un jeu, que l’on joue parce qu’on le trouve rigolo, sans en mesurer les conséquences et les implications, ou le résultat d’un pari peut-être ? Pari du style « T’es pas cap… » Cela est assez typique de l’immaturité de la jeunesse et pourrait à soi seul nous faire regretter d’avoir mis l’ostéopathie entre des mains si inconséquentes…

    La seconde, c’est l’ignorance de ce qu’est l’éthique, dont je parlais plus haut. Il se peut que tes parents n’aient pas vécu ces valeurs et donc ne te les aient pas transmises. Il se peut aussi qu’ils aient essayé de les vivre et de te les transmettre, mais que tu ne les aies pas reconnues comme valides, soit parce que venant de « vieux » donc, ringardes, soit parce que l’observation du monde dans lequel nous vivons semble montrer que les plus grandes réussites apparentes s’en affranchissent allégrement, ce qui peut, évidemment, laisser penser qu’elles sont sans valeur réelle. Nous vivons en effet un monde particulièrement hypocrite dans lequel seules comptent les apparences et une fois que celles-ci sont sauves, peu importe le reste.

    Une autre raison, ce peut être le besoin (peut-être vital) de se procurer des patients. J’ai aujourd’hui le retour de jeunes praticiens débutants qui ont bien du mal à démarrer leur clientèle. Les choses ne se passent souvent pas comme ils les ont rêvées ou comme on leur a fait croire : « tu poses ta plaque et les gens viennent en foule voir le génie fraîchement installé. » Alors lorsque la plaque est posée et que les gens ne viennent pas, on cherche des solutions pour les faire venir. Une solution consiste à augmenter la taille de la plaque. Cela peut aller jusqu’au panneau publicitaire clignotant. Certains l’ont fait. Ta solution est autre, inhabituelle et franchement incongrue, mais c’en est une. Ta page Internet dit que 16 personnes ont répondu. Bravo ! Voilà au moins de quoi vivre une petite semaine (petite tout de même, parce qu’à 25 € la séance, on ne peut espérer vivre sur un grand pied…). La BM et l’Audi sont encore loin…

    Bon, et après ? T’as-t-on seulement dit que le seul véritable moyen de se procurer des patients, c’est d’être efficace ? Que la seule véritable publicité dans nos professions, c’est essentiellement le bouche-à-oreille qui permettra la propagation de l’information concernant ta compétence ? Et que cela demande du temps ? D’autant plus de temps que l’on s’installe dans une grande ville, où les gens ne se parlent plus guère…

    Peut-être es-tu acculée par un emprunt à rembourser… Je comprends que tout cela ne soit ni simple, ni facile, en tout cas pas aussi facile que certains se sont plus à te le faire croire. C’est facile de promettre la lune pour recruter du client… D’autant plus facile que ledit client est jeune et inexpérimenté. Mais comme dit le proverbe lyonnais, « les conseilleux ne sont pas les payeux. »

    Un peu abattu, tout de même, mais avec espoir…

    Pour terminer, l’abattement. À tous ceux qui pleurent depuis la reconnaissance sur le sort futur de l’ostéopathie et qui prédisent sa fin prochaine, j’ai coutume de répondre qu’il ne faut pas compter sur nos associations de défense, incapables de s’entendre pour nous défendre, ni sur certains collèges dont les préoccupations sont autres (comment peut-on raisonnablement penser former de véritables ostéopathes lorsqu’on s’adresse à des effectifs de près de 100 étudiants par promotion, quand ce n’est pas plus ?), mais sur nous autres praticiens qui délivreront les soins d’ostéopathie et finiront par la rendre indispensable aux gens du public.

    J’y crois toujours, mais là, Anaïs, tu me rends la tâche difficile. Mon moral vient d’en prendre un sale coup. Difficile de rester indulgent devant ce type de comportement. Je pense que tu as dû recevoir beaucoup de courriers indignés (peut-être aussi des courriers enthousiastes ?) Ta page Internet fournit en tous cas à ceux qui « font le vieux » un argument de poids pour douter de la jeunesse et de l’avenir de l’ostéopathie. Pourtant, de par mon activité de formateur, je rencontre très fréquemment de jeunes ostéopathes qui, malgré les difficultés parfois insoupçonnées qu’ils rencontrent, tiennent haut l’étendard de l’ostéopathie et s’en montrent particulièrement dignes. C’est donc à eux que je préfère penser. Je suis certain qu’en eux réside l’avenir de l’ostéopathie. Ils ne font la plupart du temps pas beaucoup de bruit. Ils travaillent, aident leurs patient, à la mesure de leurs capacités. Ce sont eux qui, finalement rendent le mieux hommage à l’ostéopathie. Alors, je garde espoir, malgré tout.

    Une chose est sûre en tout cas, Anaïs. C’est que si me prend un jour la fantaisie de créer un ostéo discount, style Lidl-Osteo ou Leader Price-Osteo (on ne sait jamais, avec l’âge, les principes s’effondrent parfois), à coup sûr, je ferais appel à toi. Allez, sans rancune, et le meilleur pour toi. »

  10. sebastien Demarcq dit :

    100% d’accord avec l’analyse de pierre tricot

    pour votre information le site groupon prend une commission de 50% du montant réduit

    c’est proche de la prostitution :-)

  11. Xavier dit :

    Bonsoir,

    merci de nous faire profiter de ce très beau texte de Pierre (Tricot), qui force le respect, et nous incite à repenser nos propres valeurs, à nous recentrer sur l’essentiel.

    Mais cela dit quel est le rapport avec la décision du CE de rejeter le recours du SNOF ?
    L’édiction des décrets rendrait-elle ce type de pratique moins fréquent?
    Sait-on au moins si les décrets attendus comportaient (comporteront) une part sur la réglementation des écoles, dans une optique de régulation?

  12. Stéphane Berthet dit :

    « repenser nos propres valeurs » (… ) « nous recentrer sur l’essentiel »… ça c’est un vrai projet !!!

  13. Pierre RENAUDEAU dit :

    Communauté de point de vue totale. Voici le message que j’avais adressé à un autre « Deal » de Monsieur Truchot.

    Lettre ouverte à M. Truchot, Pierre Renaudeau, Ostéopathe

    Monsieur Truchot,

    Face à ce qu’il est bien convenable de nommer du point de vue commercial une braderie, je souhaiterais en tant que « vieil » Ostéopathe apporter quelques précisions liées à l’expérience.

    Tout d’abord, sur l’idée de faire cadeau d’une partie du prix de la séance pour se faire connaître, cela ne peut qu’engendrer un questionnement de la part des patients qui est : Pourquoi ?

    Vous n’avez pas idée du nombre de rumeurs malsaines qui démarrent comme ça, suite aux innombrables réponses imaginaires des patients face à ce qui est inhabituel, surtout si vous recevez pendant ces 601 heures quelques-uns de ces patients qui « connaissent tout le monde », et que vous n’arrivez pas à les améliorer. Car, bien que vous parliez de bien-être, des patients avec de vraies pathologies vont pointer le bout de leur nez. Et, avec un D.N.O qui est composé, si je ne m’abuse des trois ans de musculo-squelettique, comment viendrez-vous à bout d’une sacro-iliaque en lésion si l’occipito-mastoïdienne est primaire ? Comment viendrez-vous à bout d’un syndrome de reflux gastro-oesophagien (de plus en plus fréquent) sans connaître une technique de hernie hiatale ou la libération du foramen jugulaire du côté impliqué ? (viscéral et crânien), et que ferez-vous d’une migraine ayant suivi une extraction dentaire mouvementée ? Et je ne parle pas des pincements discaux, sources de névralgies tenaces, dont le traitement n’est qu’effleuré en collège… et que l’on découvre en étudiant encore après le D.O.

    Tout ceci se soigne grâce à une compétence acquise en collège d’Ostéopathie, au cours de ces cinq années qui nous amènent au clinicat puis au mémoire. Sans cette compétence, vous allez être limité même si votre Titre d’Ostéopathe est tout aussi légal que le mien.

    D’égal à égal, c’est ainsi que je souhaiterai m’adresser à vous. Je ne vois pas l’intérêt de démolir un confrère, mais critiquer une pratique pourquoi pas ? Car je comprends fort bien que dans le contexte actuel, l’on puisse s’égarer dans ce genre de raisonnement. Mais ce n’est pas ce genre de démarche commerciale qui construit une patientèle.

    Je pense que les jeunes Ostéopathes s’imaginent que les patients viennent en nombre dans les cabinets des anciens parce qu’ils sont Ostéopathes. Mais c’est une erreur qui m’est confirmée tous les jours par les patients : ils viennent parce que nous sommes efficaces, parce que nous avons soigné avec succès leur ami, leur père, etc. Et ceci a été possible grâce à une démarche de qualité approfondie (qui trouve son expression dans le programme de cinq ans, complet), pas grâce à un Titre, qui n’est que le reflet de cette démarche, amputé dans le cas du D.N.O du crânien et du viscéral.

    La seule démarche qui construise depuis des années des patientèles solides , c’est la qualité de soins qui apporte l’efficacité, ce n’est rien d’autre, et rien d’autre ne peut apporter des patients nombreux et fidèles à un praticien dont les soins sont chers et non remboursés.

    Je n’en veux pour preuve que la situation de ma petite ville de 12 000 habitants. Deux Ostéopathes jusqu’en 2010, nous sommes aujourd’hui cinq Ostéopathes grâce à trois jeunes qui se sont installées (trois femmes). Contrairement à mon attente, mon chiffre d’affaire n’a pas baissé, et non seulement cela, mais l’activité de ces trois jeunes a décollé assez vite. J’ai pu m’en rendre compte en allant en saluer une et me faire soigner chez une de ces jeunes Ostéopathes D.O. J’ai pu constater au numéro de sa facture qu’elle avait un rythme de consultations déjà bien établi, lui permettant de gagner correctement sa vie en cette première année d’exercice. Et pourquoi est-ce ainsi ? Tout simplement parce qu’après son D.O, elle s’est penchée sur la fasciathérapie et l’a intégrée à sa pratique, elle se forme. J’ai ainsi pu bénéficier (sans rabais) d’une séance de soins d’Ostéopathie déjà étoffée qui m’a convaincu en une fois et débarrassé de douleurs rebelles. Je la conseille d’ailleurs maintenant à mes patients lorsque je suis débordé ou en cas d’absence. Chaque Ostéopathe qui s’installe et réalise des soins de haute qualité commence à constituer un cercle autour d’elle (ou de lui) de patients « réussis » qui en parlent à leurs parents, à leurs voisins, etc. C’est cela et uniquement cela qui les fait connaître. Et au final, ce sont des patients de plus pour l’Ostéopathie, pour tous les Ostéopathes. Et ça, c’est le message positif que je voudrais adresser aux jeunes Ostéopathes. Bien formés(D.O), vous démarrerez grâce à votre efficacité, sans avoir besoin de vous faire connaître en offrant votre temps et vos honoraires en pâture.

    La Qualité, tout simplement…

    Alors la vraie question, c’est pourquoi avez-vous besoin de faire un tel rabais ?

    Et les patients, clients plutôt, les 601, se souviendront-ils de l’Ostéopathe ou du Rabais ?

    Et pour finir, un cabinet moyen coûte, une fois un roulement établi, en charges, entre 25 et 30 euros par séance. Vous travaillerez à perte pendant 601 heures…

    Pourquoi ne pas plutôt tenter de repasser le D.O, si vous avez déjà effectué 4° et 5° année, car il était d’usage de mon temps dans les collèges d’Ostéopathie de laisser les élèves suivre à nouveau des cours des années déjà effectuées sans les faire re-payer. Je serais même prêt à plaider votre cause auprès du C.O.S pour un tel cas de figure.

    Car il ne faut pas s’y tromper, le D.N.O sera bientôt une exception, une parenthèse, avec le passage aux 3520 heures, et seuls une poignée d’Ostéopathes seront formés avec 2660 heures, dans lesquelles il manque le crânien, et le viscéral. Ce sont des lacunes qui vous enlèveront toute possibilité d’efficacité dans la moitié des cas, et vous laisseront toujours en marge de ce que peuvent réaliser les Ostéopathes D.O.

    Alors je crois qu’il y a matière à réflexion.

    Professionnellement.

    Pierre Renaudeau.

    Visible sur le Site de l’Ostéopathie.

  14. Pierre RENAUDEAU dit :

    Pour se recentrer sur le sujet, en ajoutant à titre personnel, que j’ai démissionné du SNOF il y a deux semaines, la base n’y étant plus, à ma connaissance, consultée. A moins que j’ai raté des courriers…

    Le SNOS est reçu au Ministère de la Santé et pas le SNOF ! Pourquoi ? Peut-être parce que le SNOS a travaillé à établir un diplôme universitaire, valeur transversale (pour reprendre une notion en vogue actuellement au sein de la « plate-forme ») reconnue par la Société constituée par les Citoyens que sont nos patients, nombreux, et dont le Gouvernement représente les Elus. Peut-être parce que l’envie de discuter et de présenter des projets sérieux anime ce jeune syndicat, avec qui la vieille génération partage la passion du métier.
    Mais peut-être aussi que certains ne sont plus reçus par le Ministère parce que l’agressivité, même si l’on assume le rôle du méchant, n’a rien à faire dans un cheminement démocratique. Le Gouvernement n’est pas l’ennemi aux frontières, chargé de toutes les peurs et de tous les vices, mais plutôt une entité dont le rôle premier est de représenter et protéger les Citoyens. Partant de là, soigner les Français doit se négocier avec les gouvernants, pas contre eux. A nous de venir au Ministère avec des projets qui tiennent la route, et pas systématiquement avec des menaces, ou les uns après les autres (sommet du ridicule) pour tirer la couverture à chaque syndicat. La voie ouverte par le SNOS est un refuge sûr, même si les responsables du ministère ont fortement déploré la division des OSP d’ostéopathes exclusifs, handicap majeur selon eux de l’avancée du dossier….(Article SNOS sur le Site de l’Ostéopathie).

    Donc là aussi, Union demandée SVP ! Des référentiels nationaux seraient les bienvenus.

  15. Frédéric Boonaert dit :

    HS on
    c’est bien mais en même temps la consultation d’un généraliste est à 23 euros et un spécialiste à un peu plus de 30 euros…
    ne profitons nous pas un peu non plus ?
    je suis à 50 euros, et quand je vois des consultations à 60 euros et plus cela me fait également bondir !!! ce qui m’étonne c’est que l’on puisse prendre des gens 1 heure… on ne fait pas du tarif horaire et c’est un acte intellectuel qui est rémunéré avant tout, au delà de la demi heure je me demande si cela ne commence pas à être une séance de papouilles/confort !!
    Mon maitre, prends également 50 euros, et pourtant il exerce à paris intramuros… dans de beaux quartier et a près de 40 ans de métier.
    donc brader la consultation, notion toute relative, à partir de quel tarif ?

    désolé pour le HS

  16. Julie dit :

    MERCI INFINIMENT pour ce très beau texte de Pierre Tricot, une inspiration pour nous tous, ostéo, étudiants en ostéo, mais pas seulement…
    Il est bon de rappeler une profession à ses propres valeurs, de temps en temps, et pour moi qui suis fille d’ostéo, qui ai pu constater le combat de mon père, durant 25 ans, pour exercer ce métier merveilleux dans lequel il croit tant, et qui étudie désormais l’ostéo, à mon tour, je ne peux que déplorer le manque cruel d’humilité dont beaucoup pâtissent dans leur approche…
    Quant à ce fameux deal Groupon, ce fut un choc, assurément!
    MERCI tout-plein pour la vitalité de ce blog, quoi qu’il en soit! Il porte haut les couleurs et les valeurs de l’ostéopathie, et en ces temps de formation pléthorique, nous en avons bien besoin!

  17. sebastien Demarcq dit :

    on parle de régulation des osteopathes par le marché.
    Ca commence donc par une bataille tarifaire .
    j’ai compté environ 19 deal sur groupon.fr
    Ca fera des émules et les consultations à 60 euros vont baisser.
    si c’est vraiment la loi du marché je pense que ca ne fait que commencer

  18. sebastien Demarcq dit :

    je vais peut être me faire huer. Mais je pense qu’à terme il y aura d’un cote les ostéopathes professionnels de santé, embrigadés , dominés par un ordre . et de l’autre , les plus nombreux, de formation hétéroclite, ou éthique n’existe pas bref la jungle…
    Qui gagnera la partie ?

    on devrait rapidement savoir si ma vision des choses est juste.

  19. Ta vision des choses m’a l’air très juste. Va se poser le problème du nombre. Les nouveaux ostéopathes qui ne peuvent entrer dans un syndicat ou le ROF, vont devoir se créer une nouvelle association et à terme, seront plus nombreux que nous.

    A méditer…

    • sebastien Demarcq dit :

      la question que tu devrais te poser est « pourquoi dépenser de l’argent pour adhérer à une asp »

      Est ce obligatoire????????
      Elles ne sont pas des ordres ou il y a obligation de cotiser pour exercer

      alors?

      • Renaudeau Pierre dit :

        Le problème n’est pas de cotiser ou non à une ASP, le problème est d’être représentés le jour où le gouvernement a quelque chose à faire de notre cas. Si vous n’adhérez à aucune ASP, qui ira discuter avec le ministère le jour où ils demanderont les Ostéopathes? Vous, votre associé? Le voisin ou le mec de la ville à côté? Lorsqu’on n’est pas syndiqué, a-t-on le droit de se plaindre ou de faire autre chose que d’accepter ce que les autres, par leur engagement, ont obtenu, en y consacrant des heures, des jours?
        Non le vrai problème et que nous sommes sur représentés par six associations et que le maximum utile serait de deux, pour pouvoir obtenir un dialogue fructueux avec les autorités. Alors, au lieu de se non syndiquer, ce qui revient à ne rien faire, rassemblons nous plutôt avec la Fédération Française des Ostéopathes, ou l’UDO pour les individus. Sans cela, pas d’action et ce sont d’autres personnes qui décideront. Et je suis d’accord, ne versons plus notre argent aux ASP qui ne font rien…

  20. sebastien Demarcq dit :

    Oui peut etre pierre . Une seule organisation représentative aurait du être la règle pour les négociations a l’exemple des chiros.

    Mais ce qui m’inquiete ce sont les conditions d’adhesion à ces ASP
    adeli 00 , telle ou telle ecoles, tel ou tel diplome.

    si l’etat donne le titre . ces asp doivent les prendre. car elles ont toutes , sauf erreur le statut associatif de la loi de 1901.
    Qui interdit la seule distinction de ces membres : le membre honoraire et pour des conditions qui sont imposés par des statut propre de l’associations . ex association des tetes rousses. ou association de défense des chauves .

    mais enFrance l’osteopathie est plurielle.

    Ici dans les conditions que tu édictes sur le site de jean louis Boutin . Aucune de ces aspà part le chambre, sauf erreur , ne remplissent ces conditions.

    commencons par creer une association qui prennent tous les osteopthes . Et je pense que ca ira mieux .

    enfin c’est juste mon avis .

    • Mathieu Desormières dit :

      Sauf que la réciproque n’est pas vraie : tous les ostéopathes ne veulent pas d’une asso qui prenne…tous les ostéopathes.

      Tu n’y peux rien, on a les assos qui nous re(ra)ssemblent.

      • Thierry Cajgfinger dit :

        ils veulent quoi « tous les ostéopathes » ?

        Si c’est scier la branche sur laquelle ils sont assis, qu’ils se rassurent, ça c’est fait, tout le monde s’en charge, les ASP comme nous tous !

        Est-ce que les ASP nous ressemblent,…plus le POF avance et moins j’y crois…?
        D’ailleurs le mal vient surement en partie de là.

        Est-ce que les ASP nous rassemblent,….vraiment à ce jour on se le demande, toutes tirent à vue ?
        Combien de membres sans doublons pour combien d’ostéopathes actifs…et l’heure tourne.

        Il y a une trame, un fond, c’est certain mais l’heure est à l’union non à la désunion.

        On se fiche de l’intérêt particulier de chaque ostéopathe, c’est l’intérêt général qu’il faut primer et on s’en éloigne de jour en jour.

        Aujourd’hui, le SNOF n’est que la caricature du comportement ostéopathique, il l’assume, parfait !
        Que d’autres le revendiquent également comme Monsieur Dubois, après tout, nous sommes en démocratie et les comportements en extrêmes font partie des valeurs de la République.

        A nous de savoir vers qui nous souhaitons aller et qui nous voulons soutenir, mais comme partout ne pas voter ou voter blanc, c’est renforcer les extrêmes.

        Alors par vos adhésions, manifestez votre volonté quelle qu’elle soit, ensuite on pourra pleurer ou éventuellement sourire, s’il n’est pas déjà trop tard.

  21. pascal dit :

    Merci de rester courtois. Il y a d’autres blogs pour ce genres de harangues. J’ai supprimé les 3 derniers posts.

  22. Thierry Cajgfinger dit :

    suite….

    http://www.sfdo.info/media/Analyse%20decision%20du%20CC-0209.pdf

    Le SFDO a surement raison, mais est-ce le rôle aujourd’hui d’une ASP telle qu’elle, à l’origine d’un projet unioniste, de vouloir à tout prix publiquement montrer l’erreur fondamentale d’une autre entité, même critiquable en tout points de vues ??

  23. sebastien Demarcq dit :

    c’est ce que je disais plus haut . il ne faut pas mettre le politique au pied du mur et surtout pas xavier bertrand.

    les chiros ont joué fin. Pas de procès, pas 8 organisations professionnelles  » nous nous sommes compétents sur la colonne vertebrales. »regardez nos études scientifiques remarquables et reconnu scientifiquement dans le monde entiers.

    il aurait fallu commencé par là . puis une union de tous les ostéopathes.

    Maintenant il est trop tard !!!!
    faire Bouger une loi en France c’est impossible . ce fut déjà un miracle la loi de 2002.
    Si vous ne me croyez pas , il y encore des lois de Napoleon I et III en fonction.
    La loi bioéthique qui avance au pas de fourmi arthritique

    Mais essayons quand même et regroupons tous les ostéopathes sans distinctions, sinon ca ne verra jamais le jour

    Enfin c’est jute mon avis .

  24. Pierre RENAUDEAU dit :

    Je répète souvent aux patients « qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire! » C’est également vrai pour nous. Il est une chose importante de détailler les problèmes, et il en est une autre de se bouger. Nous avons la chance d’avoir une structure qui peut permettre à TOUT LE MONDE d’adhérer? Que demander de plus? Attendre une perfection illusoire? Adhérez à la FFO, je n’y ai aucun intérêt, c’est seulement une occasion unique , jamais vue avant, alors qu’est-ce qui vous retient? Sur le sujet de rassembler tous les Ostéopathes(exclusifs et kinés), je n’y crois pas trop, mais pourquoi pas? Mais un préalable indispensable est de rassembler les exclusifs d’abord. Ensuite on verra. Mais en face( chez les Kinés) ça bouge: préparation d’un diplôme universitaire de thérapie manuelle ostéopathie, préparation d’un statut d’Ostéopathie thérapeutique…
    (qui sonne dur à mes oreilles après les deals de confort vus sur Groupon…) Nous, on est encore sur les starting-blocks!
    Pourquoi ne pourrions-nous pas écrire au Premier Ministre? Aux députés?

  25. sebastien Demarcq dit :

    pierre ou as tu trouver le « statut d’Ostéopathie thérapeutique  »
    je voudrais creuser un peu la question s’il te plait
    car tu as raison moi aussi ça « sonne dur à mes oreilles après les deals de confort vus sur Groupon »…

    • Pierre RENAUDEAU dit :

      Le statut d’Ostéopathie thérapeutique est sur le Kiné Point Presse n°23 janvier 2011 page 14.
      Le diplôme universitaire est sur un dépliant de formation continue du CEVAK 28 rue Guillaume de Machaut
      85000 La Roche sur Yon ( formation kiné que je reçois toujours envers et contre tout, et que j’épluche pour voir ce qui se passe.)

  26. sebastien Demarcq dit :

    merci pierre

    j’ai reçu la revue ce matin

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