Manifestation des étudiants en ostéopathie

17 mars 2011 par pascal Laisser une réponse »

Paris le 17 mars 2011

A l’appel de l’Union nationale des étudiants en ostéopathie (UNEO), les étudiants en ostéopathie manifesteront aujourd’hui à Paris.

L’UNEO souhaite placer cette action sous le signe de l’ostéopathie exclusive unie. Aussi, demande-t-elle « à tous les acteurs responsables de se contenir pour maintenir un discours clair et unitaire. La réussite au travers de la symbolique d’union souhaitée par l’UNEO en tant que maître d’œuvre de ce rassemblement se place dans cette capacité d’abnégation et d’humilité de chacun. » L’UNEO condamnera « toute intervention, quelle qu’en soit sa nature, faite par un dirigeant, un représentant ou un adhérent d’ASP ou d’OSP visant à mettre en avant l’identité de sa structure ».

L’UNEO demande :

  • un dialogue concret et s’inscrivant dans le long terme avec le Ministère de la Santé. Pas seulement le jour de la manifestation, mais de façon régulière, afin de rester en contact et de maintenir un échange.  Voir ici
  • La parution du rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales sur les formations.  Voir ici
  • Le maintien d’un minimum de 3520 h de formation initiale avec l’application des décrets pour ensuite obtenir les 4200H recommandées par l’OMS avec 1000h de pratique ! voir ici et ici
  • Une Union rapide et efficace des dirigeants et acteurs de l’Ostéopathie qui aujourd’hui peinent à trouver des solutions concrètes ! voir ici
  • Que chaque personne composant le paysage ostéopathique fasse acte de citoyenneté ostéopathique en s’exprimant, s’engageant et en s’unissant pour enrayer cette trajectoire subie dont l’issue est aujourd’hui hasardeuse!

Début de la manifestation à 10h30 Place Edouard Herriot. Trajet : rue de l’Université jusqu’au Boulevard Saint Germain, Boulevard Saint Germain jusqu’au boulevard Raspail, Boulevard Raspail jusqu’a la rue de Sèvres, Puis Avenue de Saxe, Place Breteuil, Re-Avenue de Saxe. Arrivée : Ministère de la Santé où les dirigeants de l’UNEO demanderont à être reçus.

Plus d’informations sur cette action au fur et à mesure de la journée.

La presse en parle: ici

EFFECTIFS DES ETABLISSEMENTS DE FORMATION : ETUDIANTS, ENSEIGNANTS, DIRECTEURS, INFORMEZ LA PROFESSION SUR LE NOMBRE D’ÉTUDIANTS EN OSTEOPATHIE. ADRESSEZ LES CHIFFRES QUE VOUS CONNAISSEZ À pascal@pascal-javerliat.fr

CONSULTEZ LA MISE A JOUR AU 22 MARS 2011.EFFECTIFS DES ETABLISSEMENTS DE FORMATION A L’OSTEOPATHIE (SESSION 2010-2011)

Manquent actuellement: COE Cergy, COPB Bayonne, CSO Toulouse, IPEO Pantin, ISO Gd Montpellier Béziers, ISO Paris EST ainsi que toutes les formations pour les professionnels de santé à l’exception de l’IFSO Vichy.

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29 commentaires

  1. Stéphane Royal dit :

    Plus de 170 étudiants lyonnais, ayant fait tomber la barrière des écoles en signe d’Union, sont partis en bus à 3h ce matin plus motivés que jamais pour défendre leur formation et future profession ….
    j’essaierai de vous tenir informés de l’évolution régulièrement sur cet article…
    Pour l’instant en direct des bus ^^ arrivée sur Paris prévue dans 1heure

  2. Stéphane Royal dit :

    D’autres Bus sont partis de St. Etienne, Nantes et Lille … Destination Paris !!

  3. Thierry Cajgfinger dit :

    Monsieur Javerliat,
    Dans votre tableau, serait-il possible d’avoir le total des effectifs par année pour quantifier les abandons en cours de formation ?
    Merci

    • pascal dit :

      Je peux faire cela mais ça ne sera pas d’un grand enseignement. La différence d’effectifs d’année en année n’est pas due aux abandons mais au fait que certaines écoles acceptent de plus en plus d’étudiants en première année. L’intérêt serait donc de voir l’évolution du nombre d’étudiants sur 5 ans. J’essaie d’intégrer cela.

    • Luc Thoby dit :

      Thierry,

      tu es toujours aussi bien informé.

      Merci pour ce mémoire que j’ai lu en diagonale, mais sur lequel je vais revenir.

      Confraternellement.

      Luc.

      • Sébastien Breuil dit :

        Pas mal dans l’ensemble.
        Un peu orienté parfois, et un peu loin de la réalité, maintenant que les nouveaux chiffres de l démographie sont tombés….

        Sinon, le Tableau 2, de la page 54, m’a un peu piqué les yeux.

  4. Maude dit :

    Il est dommage que certains manifestants n’aient pas compris que le but était diminuer les effectifs des premieres années et non de parler du débat des 3+2.

    Pour leurs informations , quasi aucun élève d’un établissement 3+2 n’arrete à l’issus des 3 ans

  5. Christophe ROBERT dit :

    Tu te trompe Maude. L’idée est bien d’uniformiser les formations en 5 ans comme le préconise le rapport de l’OMS.

  6. Baptiste dit :

    Le but n’est pas que de diminuer les effectifs des premières années, mais bien de supprimer les écoles en 3 ans, 3+2, ou 4+1. Le slogan étudiant tous uni ne peux plus s’appliquer, il faut une vrai prise de position contre ces écoles. Si les étudiants souhaitent réellement continuer sur 5 ans personne ne les empêchait de s’inscrire dans une formation de 5 ans quand ils ont fait leur choix d’école…

    • Maude dit :

      Les étudiants de ces écoles n’y entrent pas en se disant qu ils n’y resteront que 3 ans mais bien 5 années et c’est ce qu ils font.
      Pourquoi alors changer d’école ?

      Les 3+2 sont un fait , mais quand ils y sont cela ne change rien car les 5 ans et les heures sont respectés par les étudiants alors pourquoi tant les mépriser?

      Si même les étudiants ne sont pas unis entre eux..

      A bon entendeur

  7. Julia dit :

    Je ne peux que adhérer à ce que dis Maude… Réguler le nombre d’étudiants par année devient nécessaire mais pas au dépend des gens ayant déjà débuté leur cursus…!

  8. André dit :

    1- Chacun sait que le problème actuel est la démographie galopante, il est regrettable que la fermeture d’écoles ne figure pas dans les demandes de l’UNEO.
    2- Maude, pour parler comme ça, soit tu es étudiante dans une 3+2, soit tu es professionnelle et tu n’as pas de COS dans ton voisinage. Autour de moi les 3 qui n’ont pas fait +2 ne manquent pas.

    • Thierry Cajgfinger dit :

      Je pourrai dire l’inverse, j’ai eu une assistante formée au COS, a poursuivi en 5 ans, et qui avait une super patte et menait bien son suivi ostéopathique.
      J’ai également eu des stagiaires, qui pour moi, avaient une bonne approche.
      Tout comme vraisemblablement, certains choisissent de venir se former à l’ostéopathie en 3 ans pour y piquer les principes basiques.
      Il y a de tout et l’étudiant ne fait que prendre ce qu’on lui propose souvent sans avoir toutes les informations au préalable.
      Se revendiqueront-ils pour autant ostéopathes ?
      Je ne sais pas.
      Le COS état devenu une succursale de fonds de pension, je soute que quelqu’un puisse changer la donne du format.

  9. Luc Thoby dit :

    Nous y étions,

    Jean-Hervé, Jacques, Romain, Grégory, Philippe, Damien, Marc, Charles…… et tous ces jeunes étudiants

    Nous avons marché ensemble, en tant que compagnons de route.

    Le compagnonnage, c’est aussi faire ensemble, avoir des émotions ensemble, lutter ensemble;

    Les slogans mettaient en avant la Qualité, pas la Quantité des études, des praticiens.

    Bravo aux étudiants pour ces actions bien structurées.

    Je gage que, si d’aventure, d’autres manifestations sont nécessaires, les professionnels leur emboîteront le pas de façon massive.

    pour que Vive l’Ostéopathie.

    Confraternellement.

    Luc.

  10. Thierry dit :

    Bravo messieurs, gageons que pour la prochaine, nous pourrons être présents !

    • Francès Jean-Hervé dit :

      Thierry
      Gageons ? Pourquoi « gageons » ? Il ne s’agit pas d’un pari mais d’une volonté, ou en tout cas d’une intention.
      Aussi minuscule que fût notre présence en tant que professionnels hier…
      Bien confraternellement

      Jean-Hervé

  11. Jacques dit :

    Merci Luc pour ce commentaire plein de bon sens. J’y rajoute le mien pour bien appuyer. Outre que je déplore que les ASP n’aient pas appelé à se joindre aux étudiants, je pense que chacun aurait pu faire, à titre personnel et comme nous l’avons fait, l’effort d’y aller, parce que soutenir les futurs professionnels et la qualité de la formation c’est aussi éviter de se tirer une balle dans le pied à terme. La direction d’IdHEO était présente, mais bien seule … Il y aura une prochaine fois, et j’espère que vous tous ressentirez l’importance d’exister et de le montrer face à un gouvernement qui nous méprise.
    Vous vous en souviendrez j’espère au moment de glisser votre bulletin dans l’urne à l’occasion des prochaines élections cantonales, présidentielles, législatives etc. Et que vous saurez faire passer le message à vos patients, que le gouvernement méprise aussi en méprisant nos étudiants.
    Salut et fraternité.

  12. Romain Dargère dit :

    L’UNEO nous a fait une belle démonstration de mouvement.

    Je regrette l’absence des professionnels, qui plus est l’absence des jeunes professionnels qui manifestaient il y a 4 ans lorsqu’ils étaient encore étudiants. Ont-ils déjà oublié ?

    Dire « je ne peux pas venir, j’ai des rendez-vous » est un faux débat. Dès que j’ai appris la date de la manifestation, j’ai appelé mes patients et les ai informé de la situation.
    Les patients comprennent l’engagement de leur ostéopathe pour l’ostéopathie.
    Rien de plus facile : prendre son téléphone et rappeler ses patients pour décaler les rendez-vous.

    Dommage… et bravo aux étudiants pour leur travail.

  13. Bruno Vinatier dit :

    Pour en avoir discuté avec des membres d’ASP,comme le ROF;certains reprochent à l’Unéo de faire cavalier seul,et de ne pas avoir été mis au courant de la date du 17 mars ,non relayée par leur ASP.
    ceci dit il faut aussi savoir ce que l’on veut ,d’un côté exclure les étudiants de la plateforme et regretter d’autre part de ne pas être prévenu des manifestations organisées,encore un coup bas de certains bureaux d’ASP.
    Mais il est vrai qu’un détachement de la vie des ASP (OSP) se caractérise chez les professionnels et notamment les plus jeunes,et ça c’est un vrai drame pour la profession.

  14. Bertrand BOURIAUD dit :

    Arrêtons de critiquer sans cesse.

    Bravo à ceux qui ont réussi à se libérer, notamment aux représentants du SFDO (par l’intermédiaire de son président) et du ROF (par l’intermédiaire d’un de ses vice-président), sans leurs étiquettes associatives, mais bien en tant que professionnels, ce qui prouve que, comme en 2006-2007, le mouvement étudiant fédère.

    Plutôt que de jeter la pierre aux absents, quel bilan peut-on tirer de cette première étape d’hier?
    Quelles informations ont été ressorties du cabinet du ministre que le bureau d’UNEO a rencontré?
    Quels médias ont relayé l’information?

    Il faut du concret pour mobiliser…

  15. ROBERT Christophe dit :

    Pour répondre aux dirigeants d’ASP déçus de ne pas avoir été prévenus…

    Un mail avait été envoyé à tous les dirigeants d’ASP le 3 Mars, soit 14 jours avant la manifestation…
    En voici une partie : Bonsoir Messieurs,

    « Même si vous êtes surement tous au courant depuis notre publication internet d’hier soir, je voulais porter à votre attention que l’UNEO organisera une manifestation le jeudi 17 mars à Paris.

    Je tenais à vous informer pour que vous puissiez,si cela vous dit, faire passer l’information à vos membres. »

    Nous ne faisons pas cavalier seul, notre porte est ouverte aux ASP. Des contacts perdus commences à renaître… les mentalités évolues…

    Concernant le retour suite à la manifestation :

    -Un compte rendu détaillé de notre entretien sera en ligne dès Lundi sur le site de l’UNEO.

    -Nous avons diffusé largement un communiqué de presse, comme pour la manifestation de Lyon où les retombées médiatiques ont été riches. Malheureusement, le drame du Japon monopolise l’information (à juste titre) et nous n’en avons eu que de très faible retombées pour l’instant, des actions de communications devraient rattraper en partie ce point.

    Nous allons continuer dans la même direction sans perdre une once de courage et d’abnégation dans notre tâche.

    Merci pour vos messages de soutien, il favorise notre envie !

  16. Sébastien Breuil dit :

    « Nous ne faisons pas cavalier seul, notre porte est ouverte aux ASP. Des contacts perdus commences à renaître… les mentalités évolues… »

    Méfiez vous des opportunistes, qui voient le mouvement étudiant important et fédérateur.

    Il faudra à mon avis poser vos conditions, avant qu’une quelconque OSP, se rapproche de trop du mouvement.

    Le risque étant comme d’habitude de tirer à eux toutes les éventuelles gloires futures initiées par l’Uneo

    • Thierry Cajgfinger dit :

      Cela fait partie du jeu politique ou politicien, comme on veut.
      L’essentiel étant de ne pas être dupe puisque l’objectif est tout de même un rassemblement unitaire, il est nécessaire de faire avec toutes les humeurs mais pas à n’importe quel prix.
      L’UNEO a su prendre des initiatives qui la replace sur l’échiquier du POF, tout en sachant que certains ostéopathes responsables verraient d’un bon oeil une certaine glissade !…..
      Cependant, il y a dans chaque ASP des compétences indéniables qui pourraient être utiles pour peu que l’on sache les convaincre.
      Un gros travail de fond.

  17. Christophe ROBERT dit :

    Nous voulions initier un mouvement d’unification… Sans aucune idée d’ambition mal placé et nous avons officiellement et publiquement que personne ne cherche a en tirer profit. Cette énergie émergente doit servir a la profession.

    Nous surveillons de prêt les différentes publications, nous voulons éviter la mise en avant de telle ou telle structure, y compris l’UNEO car nous ne voulons pas être le représentant de l’Osteopathie a terme.
    Nous croyons en 1 projet, le FFO. Mal vu parce qu’il est né d’un syndicat… nous avons décidé de soutenir ce projet (pas le syndicat car comme nous le rappelons, nous sommes indépendant).
    Nous pensons que cette Federation peut devenir l’outils de communication de l’osteopathie. Neutre, indépendante, dans laquelle les syndicats peuvent avoir un rôle, mais régulé par une neutralité indispensable.
    Nous veillerons très sérieusement a l’optention de cette neutralité.

    nous devons tous y croire, meme les plus pessimiste doivent de pencher dessus afin s’équilibrer la balance phasico-tonique des ambition de chacun.

    Nous en reparlerons très bientôt sur le site de l’UNEO.

  18. Bruno Vinatier dit :

    Contenu de la réunion le jeudi 17 Mars du Bureau de l’UNEO avec le Ministère de la Santé

    Présents :

    -Mme LENOIR SALFATI (Adjointe sous-directeur ressources humaines système de santé, Ministère de la Santé) Mme L.S.

    -M. VAYNE (Direction Générale de ‘lOffre de Soin, Ministère de la Santé) M. V.

    -Bureau de l’UNEO (Président – Vice-président – Chargé Communication – Secrétaire) B.U.

    Première rencontre dans le hall du bâtiment avec les deux représentants du Ministère de la Santé où le Bureau a exposé le fait que Mme Clara de Bort avait le matin même annoncé quelle allait nous recevoir. Donc nous souhaitions comme prévu obtenir un entretien avec elle. A cela on nous a répondu quelle se trouvait en ce moment à lAssemblée Nationale. Le Bureau a alors répondu que nous allions nous y rendre Puis finalement, cet entretien a été accepté par le Bureau dans la mesure où Mme Lenoir Salfati sest engagée moralement pour que l’UNEO rencontre de nouveau le cabinet du Ministère de la Santé pour continuer ce travail initié le jeudi 17 mars. A suivre…

    Début : 15h10

    L’échange a commencé par une toute première interrogation de la part du Ministère de la Santé au travers de ses deux représentants : « dans la suite de la discussion pourriez-vous nous expliquer tous les sigles que comptent vos syndicats ? »

    Mme L.S. : « quest-ce que l’UNEO ? »

    Le Bureau explique l’historique de l’association étudiante pour terminer sur la situation actuelle de l’année 2010-2011.

    M. V. : « quelles sont les proportions d’écoles en 3 et 5 ans en France ? »

    Réponse du Bureau sur les différents chiffres en insistant sur le fait que les établissements délivrant un titre au terme des 3 années communiquent sur leur « éventuelle » capacité à passer sur un format de 5 années.

    M.V. : « quel est votre message aujourd’hui au Ministère ? »

    B.U. : nous souhaitons un minimum de 5 années de formation pour élever le niveau de formation, comme les recommandations de l’OMS, qui sont de 4200 heures. Nous souhaitons une régulation numérique au travers des agréments, donc durcir les agréments.

    B.U. : Nous sommes des thérapeutes de 1ère intention d’où notre demande de maintenir un seuil de formation suffisant pour la sécurité des patients. Les formats en « 3+2 » par exemple n’attestent pas de ce seuil et n’œuvrent pas pleinement pour former des professionnels de première intention.

    B.U. : La décision du Conseil Constitutionnel concernant le nombre minimal d’heures a entrainé un retour en arrière de 3520 à 2650H

    Mme L.S. : « effectivement le Conseil Constitutionnel a déclassé la disposition de la loi HPST, c’est toujours dans la loi mais la valeur législative perdure alors que la valeur réglementaire non. Aujourd’hui votre situation juridique nécessite la mise en place de décrets ».

    Le B.U. revient alors sur l’importance de nos revendications aux yeux du constat que les étudiants font et insiste sur les raisons de notre entretien avec le Ministère vis-à-vis de ces décrets que nous souhaitons.
    Le Bureau souligne de nouveau l’importance des critères dagrément.

    M. V. : « est-ce que le marché de l’ostéopathie se sature vraiment ? »

    B.U. : nos revendications s’inscrivent dans ce contexte. 14 800 ostéos avec 2 600 personnes titrées l’année dernière. A ce rythme, tous les 5-6 ans la population d’ostéos français va doubler.

    M. V. : « cela ne se sait pas ? »

    B.U. revient alors sur le lobbying de certains chefs d’établissements, qui sont à la tête d’entreprise où le chiffre d’affaire compte pour beaucoup dans leur gestion.

    B.U. demande ensuite où en est le rapport de l’IGAS ?

    Mme L.S. : « l’IGAS à la charge de rapports publics et d’autres demandés par certains services administratifs, ces derniers restant alors en interne, donc non publiés. Je me renseignerai sur le statut de ce rapport ».

    B.U. revient sur le fait que lors des audits des écoles par l’IGAS, il a bien été dit par ses experts que ce rapport serait rendu public…

    Mme L.S. : « si je résume : vous dites que vous souhaitez un rallongement des études et une régulation de l’offre car des écoles forment des chômeurs en puissance ? »

    Le Bureau acquiesce en soulignant ce point de projection, à court terme, de l’entrée des étudiants dans le monde professionnel libéral.

    B.U. : d’où notre première revendication d’instaurer un dialogue avec vous pour enrayer cette trajectoire.

    Mme L.S. : « l’ostéopathie nest pas une profession de Santé, à ce titre le Ministère na pas le droit de réguler les places comme les médecins par exemple. Vous êtes dans un libre commerce. De nombreuses écoles se créent pour des attraits financiers. Selon moi la façon de réguler peut se faire via les agréments comme vous l’annonciez. Il vous faut donc une consolidation des bases juridiques de ces agréments ; agréments qui sont d’ailleurs beaucoup contestés et font l’objet de contentieux. »

    Le B.U. interroge sur l’existence ou non d’un texte de ce type qui pourrait représenter une solution durable.

    Mme L.S. : « nous travaillons effectivement en ce moment avec le cabinet du Ministère sur de nouveaux critères d’agréments. En voici quelques éléments sans rentrer dans les détails. Il est demandé un projet pédagogique cohérent, un certain bagage pour le chef d’établissement, une adéquation en nombre et en qualité de l’équipe pédagogique (un enseignant ayant fait de la recherche par exemple pour 25 étudiants). Il est aussi demandé la liste des qualifications des enseignants spécialistes ou non : titulaire dun titre d’ostéopathe ou d’un titre universitaire. Il est aussi avancé dans ce de texte, une adéquation entre la capacité d’accueil et la capacité de proposition de clinique aux étudiants. Idem avec le matériel pédagogique et l’aménagement des locaux par rapport à la quantité des étudiants. Il est aussi demandé un engagement dans une démarche de formation continue des enseignants et une démarche de publication et de recherche de leur part. »

    Le Bureau cherche à avoir d’autres précisions sur le contenu et l’état davancement de ce texte. Le Ministère ne nous donne alors pas plus de précisions pour l’instant.

    Mme L.S. : « je souhaite rappeler qu’un projet de demande d’agrément qui n’est pas étudié dans les deux mois qui suivent son dépôt, cela entraîne une décision implicite de rejet et donc un contentieux. Cela oblige donc le Ministère à examiner ces dossier de remise d’agrément ».

    B.U. revient alors sur la symbolique des syndicats qui refusent de siéger à la Commission Nationale des Agréments qui se réunie le 22 mars. Démarche qui fait suite aux avis négatifs que ces ASP avaient émis lors de précédentes commissions.

    Mme L.S. : « si nous n’avons pas suivi la démarche des ASP c’est que les critères étaient remplis. »

    B.U. revient sur le sujet en donnant les conditions, sur le terrain, d’ouverture d’une école. Puis propose un critère concret : demander la rentabilité d’une clinique et la mettre en rapport avec le nombre d’étudiants.

    Mme L.S. : « Effectivement cela pourrait être intéressant ».

    B.U. souligne le fait quil semble aujourdhui vraiment très facile d’obtenir ces fameux agréments.

    B.U. demande alors s’il serait possible d’élever vraiment les critères d’agréments.

    B.U. pousse le scénario de la fermeture de certaines écoles en rappelant l’importance des étudiants qui se trouvent dans ces établissements.

    Mme L.S. : « effectivement, il faut élever le niveau de formation en prenant en compte le devenir des étudiants qui se verraient fermer leur établissement car celui-ci ne répond pas au critères ».

    B.U. revient sur l’épisode 2007 où des écoles ont pu absorber certains étudiants restés sur le carreau.

    B.U. résume l’ambigüité de notre situation en expliquant que plus le problème du nombre d’écoles effectives grossit plus la « pseudo solution » de décider d’élever le niveau de formation et donc de faire fermer des écoles devient un problème en soi.

    Mme L.S. : « où se situe votre intérêt dans cette démarche ? »

    Le Bureau annonce qu’il s’agit bien de l’employabilité future des étudiants, professionnels demain et de nouveau de la sécurité des patients ainsi que de l’identité de l’Ostéopathie.

    M. V. : « si on tendait vers une démarche où on laisse les étudiants en cours de formation, terminer leur cursus et ensuite fermer l’école ? »

    B.U. détaille ce scénario en expliquant que l’inertie, notamment des étudiants en première année, alimentera le problème pendant encore plusieurs années. Cela revient presque à alimenter pendant 5 années le problème.

    M. V. : « autre scénario, et si nous donnions « x » temps aux écoles pour être aux normes ? »

    B.U. : l’objectif est de monter les critères le plus rapidement possible car l’inertie est très forte et surement trop forte par rapport à la capacité d’accueil du marché.

    Mme L.S. : « Augmenter le niveau de formation pour ne pas être dangereux pour les patients, oui. Mais que fait-on sur la quantité ? Sur ce problème d’employabilité ? »

    M. V. : « comment gère-t-on cette phase de transition ? »

    B.U. : le critère de clinique pourrait résoudre le problème de la quantité car un certain nombre d’établissements ne pourrait adapter leur fonctionnement pédagogique en clinique et donc fermerait. En plus ces critères de clinique pourrait bien entendu alimenter le problème concernant la qualité de formation pour la sécurité des patients puisque cette étape de clinique est essentielle pour nous qui sommes de futurs thérapeutes de première intention.

    M. V. : « oui mais si les critères d’agrément stipulent trop de clinique, toutes les écoles pourraient fermer ? »

    Le Bureau explique alors, en donnant des exemples concrets, que le juste milieu est tout à fait possible.

    M. V. : « vous avez en tête un nombre d’écoles souhaitable pour la France ? »

    B.U. revient sur la première vague d’agréments en 2007 en mettant en exergue le fait que nous n’avons pas de nombre précis d’écoles.

    Mme L.S. : « il faudrait faire de la communication auprès des lycéens, cela pourrait être intéressant ? »

    Le Bureau répond que ce travail a été initié depuis quelques temps de notre côté et donne les détails de cette démarche bientôt effective.

    M. V. : « habituellement, le marché arrive à s’autoréguler. Dailleurs, est-ce qu’il y a de la perte pendant un cursus ? »

    Le Bureau n’avance pas de chiffres mais répond que oui et cela dépend des écoles.

    M. V. : « cela pourrait être un indicateur pour différencier le sérieux de l’intérêt financier ».

    Le dialogue se poursuit alors, à la demande des représentants du Ministère, sur la notion de « Titre partagé ». Le Bureau explique alors que notre démarche ne soppose pas aux professionnels de santé formés à l’ostéopathie mais œuvre pour l’ostéopathie exclusive. La problématique n’étant pas tout à fait la même.

    B.U. présente alors les volumes horaires demandés pour les formations à temps partiels : exemple des 1225 h pour un masseur kinésithérapeute rééducateur.

    Mme L.S. : « nous travaillons à la réingénierie de la formation des kinés. »

    Le Bureau souligne que les bases d’apprentissage ne sont pas identiques dans les formations initiales et à temps partiel.

    B.U. présente l’idée dune pratique exclusive permettant de poursuivre l’objectif identitaire de l’ostéopathie et surtout plus garant, au même titre que les formations en 5 ans, d’une pratique sécuritaire et complète.

    Mme L.S. : « vous souhaiteriez que les professionnels de santé ne puissent pratiquer l’ostéopathie que’n réalisant une formation initiale ? »

    B.U. répond négativement en énonçant le contexte de transversalité et d’évolution professionnelle du marché français, non spécifique à la santé ou l’ostéopathie dailleurs. Puis redit que l’UNEO cherche à légitimer et promouvoir l’ostéopathie exclusive et non enlever la possibilité à un professionnel de santé de devenir ostéopathe. Le seul point à souligner étant les modalités de formation permettant cette reconversion et que cette reconversion soit soumise à terme à un exercice exclusif de l’ostéopathie

    Le Bureau détaille le fait que cette recherche didentité de formation initiale qui fonde nos revendications aura bien sûr un retentissement sur les formations à temps partiel.

    Mme L.S. : « si je résume, est-ce que vous vous revendiqueriez professionnel de santé ? Vous nous parlé de régulation, d’exercice exclusif, etc., mis bout à bout cela donne l’impression que vous souhaiteriez ceci. »

    Le Bureau répond par le fait qu’aujourdhui nous navons pas de projection sur cette dynamique. Clairement nous ne pouvons nous placer sur ce type de réponse.

    M. V. : « il existe des revendications de type ordinale provenant de syndicats. »

    De nouveau le Bureau avance qu’à l’heure où nous parlons cela nest pas notre sujet. L’UNEO n’est pas un syndicat et ne dispose pas de leur lisibilité sur ce type d’évolution.

    B.U. revient sur le titre partagé : nous proposons la mise en place de passerelles sérieuses et ensuite il reste le choix de l’exercice exclusif ou non. Aujourd’hui, peu de jeunes ostéopathes professionnels de santé exercent exclusivement l’ostéopathie et ce phénomène va samplifier avec la démographie galopante. Difficulté à quitter un métier de santé où l’activité est beaucoup plus facile qu’en tant qu’ostéopathe.

    Mme L.S. : « en fait il faut faire principalement de l’ostéopathie pour être ostéopathe. »

    B.U. appuie cette idée de l’ostéopathe exclusif qui cultive ses savoir-faire au contact des patients. L’ostéopathie est un soin à part entière qui prend notamment une partie de son sens dans la complémentarité avec les autres offres de soin comme la kinésithérapie.

    Mme L.S. : « si je résume de nouveau, vos revendications sont la régulation de l’offre de formation au travers de l’augmentation des critères d’agrément et de leur remise ; la mise en place de passerelles plus exigeantes qui resteraient fidèles à la mouvance professionnelle inhérente en France aujourdhui. »

    B.U. intervient pour avancer que nous espérons être écoutés voire faire partie de cette première revendication en évoquant le travail de l’UNEO sur les critères dagréments.

    Mme L.S. : « noubliez pas que l’ostéopathie est un libre commerce, on ne peut pas empêcher des étudiants de s’inscrire mais de votre côté il faut dire que c’est une formation longue, couteuse, dont les débouchés sont risqués. »

    Le Bureau redit et re-détaille ce travail en cours sur ce sujet, en expliquant notamment notre démarche auprès des syndicats pour qu’ils donnent plus de poids à cette communication : démarche globalement rejetée.

    B.U. dit que les solutions existent mais nous souhaitons vraiment instaurer un travail constructif et soulager certains freins comme les recours ou contentieux.

    Mme L.S. : « pourriez-vous dans ce sens, nous envoyer vos critères en matière d’agrément ? »

    Le Bureau répond que oui.

    B.U. interroge les interlocuteurs sur la situation syndicale de l’ostéopathie française :

    Mme L.S. : « cela ne sert à rien de notre côté de faire un pas en avant car ce pas ne sera jamais un vrai pas en avant pour tous vos syndicats. Il y a beaucoup trop de problèmes, d’histoire dexclusion, etc.

    B.U. présente la position de l’UNEO par rapport aux syndicats. Nous cherchons déjà dans nos rangs à installer une union, un dialogue. Nous cherchons à faire avancer certaines mentalités.
    B.U. reprend l’exemple de la réunion du 18 décembre avec notre présence consultative à cette réunion intersyndicale. Puis refus à la suivante, celle du 18 février. L’UNEO a continué dans cette logique et aujourd’hui certains prémices donnent confiance et poussent à persévérer. Le But de l’UNEO est en premier lieu de fédérer les étudiants entre eux et préserver leur avenir, et en trame de fond, fédérer les ostéopathes entre eux : levier non négligeable face à la situation que l’ostéopathie française vit en ce moment.

    Mme L.S. : « quand on s’exprime avec les syndicats nous ne savons pas à qui nous nous exprimons. »

    Le Bureau revient sur l’engagement de cette force vive étudiante en donnant l’exemple d’étudiants présents lors de la manifestation qui arboraient une banderole de formation en 5 années alors qu’ils sont actuellement dans un établissement en 3 ans. De plus, le vecteur d’union, de neutralité et de responsabilité dont plus de 1000 étudiants font preuve en ce moment même ne fait qu’abonder dans le sens d’un travail rapide et efficace entre lles acteurs de l’ostéopathie et le Ministère de la Santé.

    Mme L.S. : « Nous allons traiter ce dossier. Nous allons réaliser un compte-rendu au cabinet du Ministère de la Santé qui a la capacité d’arbitrage de ce dossier. De votre côté vous nous envoyé par mail les critères d’agrément qui vous semblent important. Personnellement je regarde où en sont les textes pour voir quelle est la marge de manœuvre. Enfin nous voyons pour organiser une rencontre avec le cabinet. »

    M. V. : « nous mettrons en exergue les points à arbitrer par le cabinet. »

    Les représentants du Ministère avancent alors lors d’échanges moins formels que les critères d’agrément semblent être basés sur les préconisations du rapport de l’IGAS.

    Fin : 16h35″

    bravo les jeunes,mais on constate qu’en face de vous un interlocuteur ne semblant pas au fait de nos préoccupations qui transmettra….
    Deuxième constat,le rôle prédominant et indispensable d’une union professionnelle pour crédibiliser nos discours auprès du ministère…

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