Proposition de loi sur l’ostéopathie et la chiropraxie

28 juillet 2011 par pascal Laisser une réponse »

Le Député de Paris Bernard Debré, est sous le point de déposer une nouvelle proposition de loi  sur l’ostéopathie et la chiropraxie. Rappelons qu’une proposition émane des députés (ici une centaine), alors qu’un projet de loi est proposé par le gouvernement.

La nouvelle proposition du Professeur Debré garde la trame de celle de 2010 voir ici. Si la proposition 2010 n’était pas acceptable en l’état – voir l’analyse de Marianne Montmartin – présidente du ROF à cette époque – ici , il serait irresponsable de refuser le nouveau projet, tant les améliorations sont substantielles.  En effet :

  • Les professions d’ostéopathe et de chiropracteur sont instaurées par la loi et inscrites dans le livre V de la quatrième partie du code de la santé publique (IVème Professions de santé – Livre préliminaire : Dispositions communes – Livre Ier : Professions médicales – Livre II : Professions de la pharmacie – Livre III : Auxiliaires médicaux, aides-soignants, auxiliaires de puériculture et ambulanciers – Livre IV : Mayotte, îles Wallis et Futuna et Terres australes et antarctiques françaises, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française). On ne parlerait plus d’un titre d’ostéopathe mais d’une profession, ce qui, reconnaissons le, est une avancée majeure par rapport à la loi de 2002.
  • Le Livre V correspondrait aux « autres professions intervenant dans le domaine de la santé », donc hors prescription médicale et hors convention sécurité sociale. L’ostéopathie serait une profession de santé et non de bien être. Voir ici et ici
  • L’exercice de ces professions serait conditionné à l’obtention d’un master, ce qui réduirait le nombre d’école. Il ne serait plus possible d’utiliser des « perdreaux de l’année » pour faire cours.
  • Le « Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie», devient une autorité administrative indépendante. Voir ici et  ici. Il est composé de 10 membres (au lieu de 5 en 2010), dont les qualifications assureront un large spectre de compétence à ce haut conseil : un député, un sénateur, un conseiller d’Etat, un universitaire, un représentant des mutuelles, un médecin spécialiste de l’appareil locomoteur, ainsi qu’un médecin ostéopathe, un ostéopathe exerçant à titre exclusif, un ostéopathe diplômé en kinésithérapie, un chiropracteur,

Etant donné les missions de régulation de la profession de ce Haut Conseil, on imagine d’ors et déjà que certains syndicats vont critiquer ce projet de manière virulente afin qu’il n’aboutisse pas. En effet, si la proposition est votée, les syndicats vont perdre de leur utilité. Faisons confiance aux professionnels pour ne pas tomber dans le panneau d’une communication outrancière et continuons à travailler à l’amélioration du projet afin que cette proposition ait prochainement l’assentiment du gouvernement.

Consulter les propositions de loi déposées à l’assemblée nationale ici

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18 commentaires

  1. un étudiant dit :

    « Art. L. 4511-1. – Il est créé la profession d’ostéopathe et de chiropracteur.
    « Ces professions seront qualifiées d’“ostéopathe non professionnel de santé” ou de “chiropracteur non professionnel de santé”.
    « Les actes d’ostéopathie et de chiropraxie ne sont pas pris en charge par l’assurance maladie.
    « La création, l’organisation, la pratique de l’ostéopathie et de la chiropraxie dans le cadre d’un service à visée d’urgence ostéopathique ou chiropractique, sont interdits.« Les dispositions prévues à l’article L. 4511-1 et au présent article ne sont pas applicables aux médecins ni aux autres professionnels médicaux – chirurgiens-dentistes, sages-femmes – lorsqu’ils sont habilités à réaliser les actes visés par ces articles dans le cadre de l’exercice de leur profession de santé et dans le respect des dispositions relatives à leur exercice professionnel. »

    Doit on comprendre que les medecins et autres professionnels medicaux pourraient faire rembourser leurs actes « ostéopathique »?

  2. Elodie dit :

    L’UFOF est déjà dans les rangs pour critiquer ce nouveau projet. Nous sommes une profession de râleurs, de mécontents et nous passons vraiment pour des guignols auprès des autorités, ce qui me navre. A quand des critiques constructives émanant de toutes ces assocations professionnelles qui se disent défendre la profession. Aucun projet de loi ne sera parfait du premier coup, il nécéssitera toujours des améliorations, mais au moins il aura le mérite d’exister. Si ces asscociations venaient à disparaître, nous pourrions investir le montant des cotisations exorbitantes que nous nous sentons obligés de payer pour soutenir la profession dans des formations, ce qui à mon sens est plus important.
    Ce message n’attend aucune réponse puisqu’il s’agit de la réflexion d’une ostéo qui aime son métier et qui se navre de ne pas le voir évoluer dans le bon sens.

  3. Guillaume Duflos dit :

    Pour le moment, nous n’avons rien concernant ce nouveau projet.

    Alors attendons ou alors que quelqu’un dépose ce nouveau projet!

  4. Jean-Pierre dit :

    Je viens de lire cette proposition de loi sur un forum kiné…
    Et de prime abord, je pense qu’il faut arrêter de rêver! Jamais une loi comme celle la ne passera.
    Et une autre chose m’a interpelé c’est le « ou » entre chiropracteur et ostéopathe.
    « L’usage professionnel du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l’ostéopathie ou à la chiropraxie »
    Il y aurait une différence entre chiro et ostéo dans la tête nos députés? Si oui, j’en suis bien content et espère que cela continuera. (cf: tous les pseudo ostéo qui demandent le titre de chiro… pitoyable!)

  5. thierry dit :

    Bonjour,
    Ou peut-on lire dans le détail ce nouveau projet de loi ?
    Merci

  6. pascal dit :

    MAJ : 28 juin 2011

    PROPOSITION DE LOI

    PORTANT CRÉATION D’UN HAUT CONSEIL DE L’OSTÉOPATHIE ET DE LA CHIROPRAXIE

    présentée par M. Bernard DEBRE,

    EXPOSE DES MOTIFS

    Mesdames, Messieurs,

    Pourquoi légiférer dans le secteur de l’ostéopathie?

    L’Etat est le garant de la préservation de l’intégrité de la personne physique. L’ostéopathie et la chiropraxie sont des domaines qui agissent sur le corps humain. Le principe de précaution et la nécessité d’assurer la sécurité sanitaire conduisent à édicter un certain nombre de règles permettant d’inscrire cette activité dans les principes précités.

    Jusqu’à 2002, la situation était simple : l’exercice de l’ostéopathie et de la chiropraxie était réservé aux seuls médecins, toute autre personne pratiquant ces disciplines relevait de l’exercice illégal de la médecine.

    La loi du 4 mars 2002 a reconnu, en son article 75 (version initiale) la légalité, sous certaines conditions, de la pratique de l’ostéopathie et de la chiropraxie par les non médecins et les décrets d’application, publiés au Journal officiel du 27 mars 2007, ont commencé à donner un cadre réglementaire à la formation, aux conditions d’exercice et à l’étendue du champ de compétences sur lequel il s’exerce.
    Le décret 2007-4325 du 25 mars 2007 a également prévu une période transitoire pour tous les praticiens en exercice au moment de la parution de ce décret. Etait ainsi prévu le dépôt d’un dossier de demande d’autorisation auprès du Préfet, afin de vérifier si les conditions de formation ou d’expériences professionnelles, telles que décrites par ces textes, étaient bien remplies par les postulants.

    L’intervention de la loi du 12 mai 2009, dont le contenu se rapportant à l’ostéopathie et à la chiropraxie a profondément modifié l’article 75 de la loi du 4 mars 2002. En effet, la version consolidée de l’article 75 permet désormais à tous, ou presque, d’accéder au port du titre professionnel, et donc au droit d’exercice, abolissant par là-même tout critère de sécurité. S’ajoute à cet état du droit, le terme de la période transitoire à partir des nouveaux diplômés de 2008 qui n’exerçaient pas encore lors de la parution des décrets alors même que les diplômes ou titres, privés, n’ont de valeur que celle de la formation dispensée par telle ou telle école). Cette confusion permet presque à chacun désormais d’ouvrir un cabinet d’ostéopathe ou de chiropracteur.

    En conséquence, actuellement, le patient éventuel ne peut pas connaître la qualification ou l’absence de qualification de l’ostéopathe ou du chiropracteur auquel il s’adresse. Il est du reste à craindre un accroissement du facteur de « sinistralité » dû en partie à la confusion du système en place, dans un secteur dont il faut rappeler ses conséquences potentielles sur la sécurité sanitaire.

    L’agrément des établissements de formation est uniquement fondé sur une déclaration préalable et ne comporte aucune garantie en l’état actuel du droit. Entre 1960 et 1980, seules 4 écoles ostéopathiques non médicales étaient présentes en France, dans les années 1980, elles étaient 10 à 15, avant qu’une croissance exponentielles depuis 1990 n’aboutisse au chiffre stupéfiant d’une soixantaine d’établissements dans les années 2000. Parallèlement, le nombre d’élèves est pléthorique, résultat des démarches attractives des écoles malgré des frais de scolarité exorbitants (50 000 à 70 000* pour six années de formation). Il arrive que la qualité de l’enseignement soit médiocre, les diplômes, quand bien même la formation aurait été effectivement suivie ne représentent alors qu’un certificat privé attestant d’un suivi d’heures. Il existe 17 000 ostéopathes non médecins dûment agréés selon la législation actuelle, les médecins ostéopathes, quant à eux,doivent détenir un DU ou un DIU de médecine manuelle ostéopathique, reconnu par le Conseil de l’Ordre des médecins et le Ministère de la Santé, d’après un avis du Conseil d’Etat du 23 janvier 2008.
    La démographie actuelle doit être comparée à d’autres pays comme le Royaume Uni où seules 8 écoles sont validées et 3500 praticiens ostéopathes agréés. En France, 5 500 étudiant sont inscrits en première année. Dans une projection à dix ans, 60 000 ostéopathes exerceraient en France malgré 4100 départs à la retraite. Les consultations passeraient alors de 20 millions par an actuellement à 100 voire 180 millions de consultations avec un risque de « sinistralité » accru, comme il a été démontré.

    La présente proposition de loi a donc pour objet la création d’un Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie afin de répondre à ces objectifs essentiels:
     permettre au patient de connaître le type de formation ou l’absence de formation de l’ostéopathe ou du chiropracteur auquel il s’adresse.
     permettre la préservation de la sécurité sanitaire et d’observer l’évolution de la sinistralité
     créer une profession réglementée
     assurer le contrôle des écoles et des praticiens
     s’assurer d’une réelle qualification des praticiens non médecins par la création d’un diplôme d’Etat obtenu à l’issue d’un cursus d’études auquel on accède par concours
     diffuser les bonnes pratiques
     veiller au respect des principes fondamentaux de chacune des disciplines

    PROPOSITION DE LOI

    Article 1er

    Après larticle L. 4443-6 du code de la santé publique, il est inséré un livre V ainsi rédigé :

    « Livre V : Autres professions intervenant dans le domaine de la santé

    « Titre unique

    « Chapitre I : « Titre et Formation »

    « Art. L. 4511-1. — L’usage professionnel du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l’ostéopathie ou à la chiropraxie délivrée par un établissement de formation agréé dans des conditions fixées par décret.

    « Art. L. 4511-2 — Sont créés les masters d’ostéopathie et de chiropraxie, délivrés après un examen national de sortie, organisé par les établissements de formation, dont les modalités seront définies par voie réglementaire.

    « Art. L. 4511-3 – Sont créés les doctorats d’ostéopathie et de chiropraxie dont les modalités seront définies par voie réglementaire.

    L’accès à cette formation est réservé aux titulaires d’un diplôme de niveau master dont la spécialité ou la mention est l’ostéopathie ou la chiropraxie.

    « Art. L. 4511-4 – Un décret en Conseil d’Etat définit les conditions dans lesquelles les titulaires d’un diplôme de docteur en médecine, de docteur en pharmacie, de docteur en chirurgie dentaire, de sages-femmes, peuvent bénéficier d’une dispense totale ou partielle pour leur formation en ostéopathie ou en chiropraxie.

    Un décret en Conseil d’Etat définit les conditions dans lesquelles les titulaires d’un diplôme d’état sanctionnant des études paramédicales, peuvent bénéficier d’une dispense partielle pour leur formation en ostéopathie ou en chiropraxie.

    Ces décrets en Conseil d’Etat précisent également les dispositions transitoires dont peuvent bénéficier les professionnels justifiant d’au moins cinq ans de pratique de l’ostéopathie ou de la chiropraxie à la date de publication du décret.

    « Chapitre II : «Assurance»

    « Art. L. 4512-1. — Les ostéopathes et les chiropracteurs sont tenus de souscrire une assurance spécifique auprès d’une compagnie agréée par l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles. Cette assurance est destinée à les garantir pour leur responsabilité civile susceptible d’être engagée en raison de dommages subis par des tiers et résultant d’atteintes à la personne survenant dans le cadre de leur activité.

    Un décret en Conseil d’Etat définit les conditions de garantie de cette assurance.

    « Art. L. 4512-2. — Le manquement à l’obligation d’assurance prévue à l’article L. 4512-1 est puni de 15 000 euros d’amende. Les personnes physiques coupables de l’infraction mentionnée au présent article encourent également la peine complémentaire d’interdiction, selon les modalités prévues par l’article 131-27 du code pénal, d’exercer l’activité professionnelle ou sociale dans l’exercice de laquelle ou à l’occasion de l’exercice de laquelle l’infraction a été commise.

    « Chapitre III : «le Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie»

    Art. L. 4513-1 — Il est créé un Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie.

    Le Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie est une autorité administrative indépendante.

    Son installation intervient au plus tard deux mois après la promulgation de la la loi n° du portant création d’un Haut Conseil pour l’ostéopathie et la chiropraxie.

    Le Président du Haut Conseil est désigné par le Président de la commission des Affaires sociales du Sénat et le Président de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale.

    Outre le Président, le Haut Conseil est composé de 10 membres : un sénateur nommé par le président de la Commission des Affaires sociales du Sénat, un député nommé par le Président de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, un conseiller d’Etat nommé par le Vice-Président du Conseil d’Etat, un universitaire nommé par la Conférence des Présidents d’Universités, un représentant des organismes payeurs désigné par l’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire, un médecin spécialiste de l’appareil locomoteur désigné par la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique, d’une part et un médecin ostéopathe, un ostéopathe de formation initiale exerçant à titre exclusif, un ostéopathe diplômé en kinésithérapie, un chiropracteur, d’autre part, nommés par les six autres membres du Haut Conseil, sur proposition des organisations professionnelles.
    Le Président et les membres du Haut Conseil sont désignés pour 6 ans renouvelables.

    « Art. L. 4513-2— Les missions du Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie sont :

    1° – De contribuer, par un avis conforme, à élaborer les conditions de formation et d’exercice de l’ostéopathie et de la chiropraxie.
    2° – De réaliser les référentiels de formation et de pratique selon les principes fondamentaux de lostéopathie.
    3° – De veiller au respect de la réglementation en vigueur relative aux ostéopathes et aux chiropracteurs.
    4° – D’accorder les agréments et organiser le contrôle des établissements de formation et des praticiens.
    5° – D’élaborer un guide des bonnes pratiques et de recommandations relatives à l’exercice professionnel de l’ostéopathie et de la chiropraxie et de définir le champ de compétences des ostéopathes et des chiropracteurs.
    6° – D’élaborer un rapport annuel d’activité du Haut Conseil, concernant notamment l’observation de la profession.
    7° – D’assurer la représentation de l’ostéopathie et de la chiropraxie française aux plans national et international.
    8° – De promouvoir les différents axes d’études et de recherches nécessaires au développement scientifique de la profession.

    « Art. L. 4513-3 — Les moyens de fonctionnement du Haut Conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie sont déterminés chaque année par la loi de finances.

    Chapitre IV : Dispositions relatives aux collectivités doutre-mer

    « Art. L. 4514-1 — Les dispositions du présent titre sont applicables à Mayotte,aux îles Wallis et Futuna, aux Terres australes et antarctiques françaises,à la Nouvelle-Calédonie,ainsi qu’à la Polynésie française.

    Article 2

    I – Le dernier alinéa de l’article L.4383-1 du code de la santé publique est supprimé.

    II — L’article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, devenu sans objet, est abrogé.

    Article 3

    Les charges qui pourraient résulter pour l’Etat de l’application de la présente loi sont compensées,à due concurrence,par la création d’une taxe additionnelle aux droits sur les tabacs prévus par les articles 575 et 575 A du Code général des impôts.

    • nico66 dit :

      C’est malheureux que Mr Debré se mélange les pinceaux en ce qui concerne la chiro et l’ostéo, les différences tant au niveau formation (nombre d’écoles, critères accréditation, …), je crois qu’il pense que notre diplôme de chiro s’acquière dans des écoles ostéopathiques …

  7. Guillaume Duflos dit :

    L’ordre des infirmiers n’est plus….!

  8. Ed'O dit :

    Bonjour,
    D’accord avec Nico, je trouve malheureux de tout mettre dans le même sac. Les deux professions sont intrinsèquement respectables, mais il serait bon de réaliser qu’elles n’ont pas fait les même choix concernant la formation…

    Concernant l’ouverture de la formation Chiro aux infirmiers ou kinés ou médecins… ou comment se faire phagocyter?

    Quant à l’organisation du haut conseil… 3 ostéos pour un chiro? vous vous asseyez à une table de poker quand trois des joueurs se lancent des clins d’oeil, vous?

    Bien sûr il est urgent que la profession régule sa démographie galopante, mais que ça ne se fasse pas au détriment d’une profession qui s’auto régule déjà avec succès… l’obtention de l’accréditation internationale pour une école chiro est en elle-même assez ardue pour avoir jusqu’à maintenant limité la prolifération des formations mercantilistes et ainsi le nombre de chiros actuellement en exercice.

    Mon dieu! tout ça pour dire que je frémis d’avance de voir des écoles ostéos ouvrir des « formations chiro », ou un patient me demander si je suis chiro-kiné « paskec’estremboursé »…

    Ce n’est pas avec animosité que j’écris cela, j’adore ce blog car il me tient informé dans cette période clé de notre évolution, mais je tenais ici à partager mes craintes.

    Au plaisir de vous lire,
    Edouard

  9. un étudiant dit :

    moi je trouve quand meme que c’est un bon début…
    meme si tout n’est pas parfait, ce projet a le mérite de faire avancer les choses.
    Ai-je tord?

  10. Camilla dit :

    il n’existe en France qu’un seul établissement de formation chiropratique (2 sites, Toulouse et Ivry) délivrant un diplôme de Dr of chiropractic reconnu à l’international.

    tout le problème de démographie, d’hétérogénéité, d’indélicatesse vis à vis des remboursement par la sécu, de défaut d’assurance concerne uniquement ceux qui revendiquent la pratique de l’ostéopathie.

    Pourquoi essayer de plonger artificiellement la profession chiropratique dans ce magma ?

  11. Camilla dit :

    pendant ce temps voilà avec quel « sérieux » les médecins se forment à a médecine manuelle-ostéopathie
    Enseignement : le jeudi de 9h à 10h
    total d’une année = 23heures de cours incluant l’accueil des étudiants

    PROGRAMME 2011-2012

    Pavillon 2B du Centre Hospitalier Lyon-Sud dans la salle de cours à l’Entresol

    Enseignement : le jeudi de 9h à 10h

    Consultations commentées : le jeudi de 10h à 12h30

    6 octobre 2011

    Accueil des étudiants ; historique, buts et validité de la médecine manuelle

    13 octobre 2011

    La pathologie rachidienne mécanique : Généralités

    20 octobre 2011

    Anatomie et biomécanique vertébrale 1 : Rachis thoracique et lombaire, muscles abdominaux

    3 novembre 2011

    Anatomie et biomécanique vertébrale 2 : Rachis cervical

    10 novembre 2011

    Anatomie et biomécanique vertébrale 3 : Ceinture pelvienne, sacro-iliaques

    17 novembre 2011

    Seméiologie métamérique

    24 novembre 2011

    Anatomie palpatoire du rachis : examen segmentaire et projeté

    1er décembre 2011

    Examen palpatoire de la région lombo-pelvienne et des articulations sacro-iliaques

    8 décembre 2011

    Techniques de massages du rachis

    15 décembre 2011

    Techniques de mobilisations du rachis

    5 janvier 2012

    Les manipulations vertébrales 1 : principes, mode d’action, concept de « Tenségrité »

    12 janvier 2012

    Les manipulations vertébrales 2 : indications et contre-indications

    19 janvier 2012

    Techniques myotensives 1 : généralités et anatomie des muscles impliqués

    26 janvier 2012

    Techniques myotensives 2 : cervico-thoracique

    2 février 2012

    Techniques myotensives 3 : lombo-pelvien

    9 février 2012

    Troubles musculo-squelettiques d’hypersollicitation professionnelleou domestique

    1er mars 2012

    Imagerie interventionnelle et rachis

    8 mars 2012

    Prise en charge chirurgicale des pathologies rachidiennes dégénératives

    15 mars 2012

    Mobilisations et manipulations périphériques 1

    22 mars 2012

    Mobilisations et manipulations périphériques 2

    29 mars 2012

    Mobilisations et manipulations périphériques 3

    5 avril 2012

    Hypercyphoses, scheueurmann, scolioses

    26 avril 2012

    Diagnostic d’une dorsalgie

    3 mai 2012

    Dermalgies et traitement par palper-rouler

    10 mai 2012

    Révisions Techniques myotensives

    31 mai 2012

    Révisions Manipulations périphériques

  12. Christophe ROBERT dit :

    Bonjour,
    que les chiros soient fachés par la tentative de certains ostéos (non majoritaire) à demander le titre de Chiro, d’accord.
    Mais de là à tenir des propos aussi virulent sur l’ostéopathie, d’une manière publique et officielle, ça frôle la diffamation !

    De ma trop jeune expérience, je ne peux juger l’efficacité de l’ostéopathie face à la Chiros, et quand bien même j’aurai de l’expérience, je ne pense pas qu’on puisse le faire !
    Ce sont 2 disciplines distinctes, qui ont toutes les deux leurs adeptes et leur efficacité.
    Je soutiens les chiros dans leur combat qui consiste à dire qu’un ostéo ne doit pas demander le titre de Chiro sans en avoir suivi la formation, mais je ne peux pas adhérez à un tel discours !!!

  13. Thierry dit :

    Personnellement, en comparant les 2 PPL, il y a beaucoup plus que la simple « connivence » avec les chiropracteurs, par ailleurs terme déjà présent en PPL1 ou le nombre augmenté des membres du Haut Conseil.
    Entre autres, une certaine pondération par le changement de mots choisis, la suppression des paragraphes faisant objets des fraudes et publicités, le HC veille mais n’assure plus de promotion
    ni la représentation administrative ( tiens donc ?), pas plus que ne pilote !!!
    Quelle entité va donc s’en charger ?
    La notion de champ de compétence a disparu..
    La notion de non prise en charge par la S.S a disparu…
    L’interdiction de service d’urgence a disparu …
    Notion de master
    …sous condition
    Un examen national, un doctorat ouvert…ou fermé, des références au C.E pour les conditions de pratique, de fait la suppression du chapitre 2 sur la formation.
    Un élément important à mon avis, la qualification de « …non professionnel de Santé » a été systématiquement gommé !!!
    Le HC est sous la coupe des affaires sociales non plus du gouvernement du moins en direct.
    Dans sa composition, entre autres, celui-ci ne comporte plus le medecin généraliste, et en dehors des corps administratifs de haut rang, place un représentant par « type » d’ostéopathe.
    Même si on compte 2 médecins et se méfier du titre Medical potentiel de certains membres, cela reste logique au regard des textes en cours….mais peut laisser croire à léser les exclusifs.
    Quels sont les principes fondamentaux de l’osteopathie ??
    Disparition du paragraphe « période transitoire », normal, mais alors quid des ostéopathes en activité et « non master » ??

    C’est surement imparfait mais cela semble être le prémisse à une étape suivante puisque ouvrant la porte à une ou d’autres structures d’élaborations techniques ou…réglementaires.

  14. étudiant en Chiro dit :

    Bonjour,
    Je partage vos vues quand á l’amélioration que représente ce PPL.
    Je regrette qu’on ait recours á un concours. Je ne pense pas que ce soit le role du législateur de l’imposer. Au contraire, le risque de redoublement chaque année est beaucoup stimulant qu’un gros concours d’entrée puis rien avant 5ans.

    Je partage aussi le point de vue de Camilla bien que ce soit un médecin-Chiro qui m’ait donné l’envie de suivre cette profession. Il me semble d’ailleurs que la PPL enjolive voire traite un peu religieusement le DIU dés lors qu’il est validé par l’ODM.

    Je réagis enfin á la lettre ouverte de l’AFC que je découvre comme vous. Quelque soit les demandes qui ont été faites (et indélicates), je trouve cette lettre totalement disproportionnée et contre-productive. Particulièrement au moment ou le législateur ne fait guère de distinction entre nos professions et ne veut pas prendre la responsabilité de réguler le nombre (permettez moi de dire cela) effarant de diplômes formés chaque année.

    Cordialement
    Confrères?: je n’y vois aucun inconvénient

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