Ouvrons le débat

28 septembre 2012 par pascal Laisser une réponse »

Stéphane Berthet a posté un commentaire suite à la discussion  qu’il a eue avec Bertrand Bouriaud, président du think tank la double arche. Il s’interroge sur la politique de resostéo de n’accepter que des n° ADELI 00. A l’heure où la position des représentants des kinésithérapeutes semblent rejoindre celle de notre think tank:

  • « Les professionnels de santé, dont les masseurs-kinésithérapeutes, qui sont à l’origine des historiques de l’implantation de l’ostéopathie en France, exigent le maintien d’une formation spécifique à l’ostéopathie dans le cadre d’une filière de formation continue « en alternance ». Nous n’avons aucune opposition sur ce sujet. Bien au contraire. Nous pensons, sans emphase, que la République doit permettre à chacun d’évoluer, de pouvoir s’il le souhaite, changer de métier grâce à la formation professionnelle continue. Une grande partie des ostéopathes actuellement n’ont ils pas eu ce parcours?
  • Ils demandent qu’une séparation claire soit établie entre les ostéopathes de santé et non-professionnels de santé. Nous demandons la même chose pour une parfaite information et protection des usagers: création dans le CSP d’un livre dédié aux nouvelles professions intervenant dans le domaine de la santé afin de reconnaître l’ostéopathie comme une profession
  •  À cet effet, ils souhaitent que les conditions d’agrément des instituts de formation en ostéopathie pour les professionnels de santé soient distinguées et précisées de telle sorte qu’ils soient expressément qualifiés dans les textes d’établissements de formation continue, dépendants à ce titre du ministère du travail, de l’emploi et de la santé et donc dispensés des procédures liées au rectorat. Les ostéopathes professionnels de santé réclament un cursus spécifique et adapté aux masseurs-kinésithérapeutes, suivant en cela les recommandations de l’OMS en la matière qui retient une base de 1 000 heures de formation. » Là aussi, aucune opposition dès lors que le contenu final de la formation est le même et que les établissements délivrent un master en ostéopathie.Voir la totalité de la question écrite ici

J’ai trouvé intéressant d’ouvrir le débat. Res0stéo doit-il s’ouvrir à tous les professionnels puisqu’un réseau n’a pas vocation de représenter des personnes mais des idées? L’approche n’est pas orthodoxe mais n’est-il pas temps de changer de logiciel?

Ci dessous un résumé de la réflexion de Stéphane Berthet:

Bertrand, merci pour ta réponse. A l’évidence, tu sembles refuser la discussion avec les ostéopathes. Tu continues à défendre un numéro plutôt que l’ostéopathie. c’est un choix. Tu as sans doute tes raisons. Personnellement, je préfère défendre l’ostéopathie plutôt qu’un simple numéro qui ne veut rien dire. Tu es ostéopathe ? Vraiment ? Moi je le suis à 200% !!! Pourquoi donc ne pourrions nous pas nous entendre pour l’ostéopathie ? Que cherche un ostéopathe français aujourd’hui ? La reconnaissance, la reconnaissance de l’ostéopathie, une meilleure réglementation de l’ostéopathie avec un numerus clausus (ou tout autre moyen qui permettrait une régulation des flux), que l’ostéopathie en France puisse avoir un avenir digne de ce nom ? alors, STP, arrête d’être optu comme tu peux l’être. D’un côté, tes convictions sont respectables; mais si tu réfléchis un peu, réalise que ce qui tue l’ostéopathie en France à petit feu c’est cet hyper corporatisme incontrolable dont tu es une victime. Ouvre toi un peu. Réalise que seule l’union des ostéopathes (des vrais, des praticiens, des amoureux, … qu’ils soient nini, kinés ou toubibs) peut nous permettre de sortir du merdier dans lequel nous sommes. Combien d’heures par semaine pratiques-tu ? Perso c’est environ 30 heures. Je continue à faire de la MK à côté ? Et alors ? C’est pire que de ne rien faire ou que de bosser au Mac DO ? En quoi suis-je moins exclusif que d’autres (une majorité malheureusement aujourd’hui…) ? Je suis professionnel de santé, passionné par l’ostéopathie, praticien, ouvert à une union PS/NPS et en plus déjà connu chez les PS de part mes anciennes fonctions. Profitez en, bon sang ! servez vous-en comme argument.. Utilisez moi pour essayer de faire évoluer l’ostéopathie en France plutôt qu’elle ne meure à cause de l’hyper corporatisme… Le ridicule ne tue pas, il paraît… J’ai bien peur que si cela continue ainsi, le ridicule lié à l’hyper corparatisme signe la mort de l’ostéopathie en France. Une question à laquelle j’apprécierais que tu me répondes simplement et honnêtement : c’est quoi un ostéopathe en France en 2012 ? Rés0sté0 est une bonne idée. Je partage ses objectifs. Mais je suis PS, ostéopathe, praticien, … Rés0sté0 cherche à ce que les ostéopathes deviennent PS, mais je ne peux pas y participer parce que ostéopathe PS…. Quelle crédibilité espère tu ???

Cordialement, amicalement, confraternellement et ostéopathiquement. Stéphane.

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15 commentaires

  1. Yeepee ! Le blog de Pascal est de nouveau en route.

    Y a-t-il trop d’ostéopathes en France ou trop d’ostéopathes non-exclusifs ?

    Je ne comprends pas le terme de « professionnel de santé » (PS) associé à « ostéopathe ». Cela fait un moment que je relève cette incohérence et je n’ai toujours pas eu de réponses qui m’ont convaincu. En effet le code de déontologie des kinés et des médecins interdit l’utilisation d’approches non prouvées scientifiquement. Voici 2 articles tirés du code des kinés:
    _« Art.R. 4321-80.-Dès lors qu’il a accepté de répondre à une demande, le masseur-kinésithérapeute s’engage personnellement à assurer au patient des soins consciencieux, attentifs et fondés sur les données actuelles de la science. » et ici
    _« Art.R. 4321-87.-Le masseur-kinésithérapeute ne peut conseiller et proposer au patient ou à son entourage, comme étant salutaire ou sans danger, un produit ou un procédé, illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanisme est interdite. »
    On comprend l’utilité de tels articles: qui voudrait voir un médecin avoir recours à l’astrologie pour savoir quelle pilule donner…

    Or l’ostéopathie est bien loin d’être prouvée scientifiquement. Et si elle l’était, de quel protocole parle-t-on ?

    Alors oui la loi autorise aux kinés et aux médecins de pratiquer l’ostéopathie, mais vu le code de déontologie, le cumul serait interdit. Donc pas de titre « kiné-ostéo » ou « Dr ostéo » sur la plaque car c’est un non-sens par définition. La conclusion serait donc bien 2 titres séparés et 2 cabinets séparés. Nombre de nos professeurs ont courageusement abandonné leur titre de kiné notamment à cause de ces conflits déontologiques.

    L’application d’un tel scénario réduirait de manière importante le nombre d’ostéopathes en France; 20-30% ? Et réduirait aussi les arnaques à la sécurité sociale de ce type:
    http://www.osteopathie-france.net/essai/association/assoprof/assoprof-cnosteo/1786-fraude01

    Personnellement le terme péjoratif « nini » commence vraiment à me taper sur le système (et je ne pense pas être le seul). C’est d’une condescendance assez hallucinante envers les ostéopathes « tout court » ou exclusifs. pourquoi ne pas utiliser le « nini » pour les kiné-ostéo ? ni vraiment kiné, ni vraiment ostéo ? Ce serait déjà un terme à éradiquer du vocabulaire si vous voulez entamer un débat « ouvert ».
    D’ailleurs faut-il être kiné pour être sage femme? infirmière? podologue? alors pourquoi faudrait-il l’être pour être ostéopathe ?

    Un nouveau livre des thérapies alternatives qui doivent faire leur preuve dans le code de la santé dans lequel l’ostéopathie y figurerait paraît une évidence. Pourrait aussi y figurer l’acupuncture, la chiropraxie par exemple…
    Ensuite en découlerait une application de ces thérapies en milieu hospitalier pour en étudier l’efficacité et au bout de quelques années en déduire de leur utilité publique ou non. Le PS ostéopathe devrait faire partie de ce code.

    Si on laisse le code des kinés gérer lui-même les kiné-ostéos alors on fermera les yeux plus facilement sur les arnaques à la sécu, et on risquera de voir se développer 2 autorités ostéopathiques officielles (PS et non PS), avec toutes les luttes que nous connaissons actuellement. Le milieu hospitalier sera alors probablement phagocyté par les « PS ostéopathes » et boycottera les ostéos exclusifs. Ce qui stigmatisera encore une fois les ostéos exclusifs.

    Au final OUI pour un livre dédié à l’ostéopathie qui regroupera TOUS les ostéos (kiné, exclu, médecin, infirmier…) où le titre du professionnel de santé n’a pas de valeur (car conflit avec code de déontologie) sauf pour différencier le type de formation qu’il a dû suivre pour faire valoir son titre. Et par conséquent une différenciation bien net entre l’ostéopathie et l’approche du PS originelle. Cela permettra aux PS de respecter leur code de déontologie, d’être uni,ne plus avoir de caste ostéopathique, et de promouvoir ensemble la recherche et le développement en ostéopathie.

    Cheers !

    • Thierry dit :

      Monsieur De Lagausie,
      J’adore toujours votre style orienté systématiquement dans le syllogisme.
      Relisez bien les articles du Code que vous prenez en référence et vous vous apercevrez que vous leur donnez l’interprétation qui vous convient.
      On pourrait vous opposer d’autres articles du 4321 qui signifieraient exactement l’inverse de ce que vous avancez.

      Pour exemple :
      Art. R. 4321-68. – Un masseur-kinésithérapeute peut exercer une autre activité,
      sauf si un tel cumul est incompatible avec l’indépendance, la moralité et la dignité
      professionnelles ou est susceptible de lui permettre de tirer profit de ses prescriptions.
      « Dans le cadre de cette autre activité, après accord du conseil départemental de
      l’ordre, il peut utiliser son titre de masseur-kinésithérapeute.

      ..et je peux vous en trouver plein d’autres, mais je vais arrêter ici le débat technique, il n’est d’aucune utilité à progresser, non sans souligner que votre interprétation du 2éme article est orientée à charge pour l’ostéopathie de là à la comparer à du charlatanisme de fait, …il y a des confrères qui risquent de bondir.
      Quelques soient les professionnels de Santé, ils ont validé leur formation, il n’y a aucune raison qu’ils ne puissent la faire valoir tout un ostéopathe exclusif qui serait Doctorant en Droit, en Ingénierie ou que sais-je ?
      Il se trouve qu’ici, on juge qu’il y aurait conflit d’intérêt…oui mais pour qui ?
      Le seuil à éviter, et là je vous rejoins, est celui de la fraude, au-delà rien de plus.
      Un ostéopathe médecin, sage-femme, ou kiné qui pratiquerait un acte d’ostéopathie dans le respect identique à celui d’un ostéopathe exclusif n’est pas plus pas moins ostéopathe.
      Je reste même persuadé de « l’inverse » puisque par sa position, peut sensibiliser plus facilement ces mêmes professionnels de Santé parfois réfractaires qu’ils rencontrent chaque jour.

      Maintenant effectivement, le niveau de preuve de l’ostéopathie laisse à désirer, pour autant ce n’est pas parce que l’on peut ou ne sait pas prouver que cela n’a pas d’existence,….à condition que les « théories avancées » au mieux cohérentes ne butent pas sur les connaissances ACTUELLES de la science.
      Et pour certaines s’y opposent, c’est pourquoi nous devrions réviser notre discours !

      Ensuite le débat est placé ailleurs, non sans sous-entendus, dans celui de la mise en concurrence des uns et des autres, au travers de discussion corporatistes.
      Si certains s’en convainc c’est bien mais je doute que cela fonctionne au niveau des décideurs.

      Et je reste persuadé que tant que chacun n’essaiera pas de mettre un peu d’eau dans son vin, respecter l’autre, trouver un langage commun, accepter la critique pour s’enrichir à dessein de ces conclusions,…nous aurons face à nous incompréhension et méfiance.

      Pour moi, à ce jour, nous ne réussissons qu’à désunir et détruire le respect de notre Art, c’est bien dommage.

      Cordialement,
      Thierry C.

  2. Luc THOBY dit :

    Bonjour,

    OUI à l’ ouverture.

    Je vais utiliser un style clair et direct, et donc réducteur pour simplifier le débat.

    Il suffit de demander aux kinés, médecins et autres PS de se déconventionner.

    N ‘apparaîtrons alors que les ostéopathes à exercice unique ( je préfère ce terme à exclusif, car l’ ostéopathie en tant que médecine complète tendant vers la médecine globale inclut plus qu’ elle n ‘exclut ! ).

    Ceux qui ne peuvent pas encore se déconventionner attendront encore un peu de pouvoir le faire pour nous rejoindre.

    Les « ni-ni » ne sont pas que des ostéopathes post-bac, mais aussi des ex-kinés, ex-médecins, ex-……, donc des individus qui ont prouvé, par leur engagement, leur foi en cette profession fabuleuse ( parfois au risque de proçès en tout genre ).

    La ligne de séparation ne sera donc plus entre les PS et les ni-ni mais entre les professionnels de santé qui se sont engagés dans une pratique unique de l’ Ostéopathie et qui ont initié la formation de jeunes en post-bac et les autres qui veulent faire de ‘ l’ Ostéopathie une technique adjuvante.

    c’ est là que la donne change pour les pouvoirs publics et les politiques.

    Unissons nous autour de la promotion d’ une Ostéopathie qui est un cadeau que l’ on a reçue des Anciens et profitons de nos différences de formation d’ origine pour nous enrichir mutuellement.

    Respectons profondément ceux qui ne choisissent pas notre chemin et / ou ne partagent pas nos idées

    Battons nous si cela est nécessaire, car notre cause, parmi d’ autres, est juste car elle respecte l’ Homme.

     » La Vérité mène à l’ Unité « .

    Confraternellement.

    Luc.

  3. Luc THOBY dit :

    Bonjour, Thierry,

    ton message est apparu de façon non chronologique sur le site, si bien que je ne l’ avais pas lu avant de poster le mien.

    C ‘est toujours un réel plaisir de te lire, car tu as un regard ostéopathique sur le droit. Mon diagnostic n’ est pas toujours le même que le tien.

    Au niveau juridique et technique, je te rejoins.

    En pratique, il me semble plus cohérent d’ exercer de manière unique l ‘ Ostéopathie, quelle que soit le statut professionnel.

    Maintenant, quand notre future profession ( et non notre titre actuel ) aura la possibilité d’ exercer en droit toutes « les techniques interdites » et aura tous les autres droits qu’ ont les PS, ce vers quoi il faut tendre, me semble- t – il, alors nous pourrons nous réunir sous une même bannière.

    Avant cela, le message de l’ exclusivité, que je comprends à défaut de le partager complètement, nous sépare et empêche les pouvoirs publics de voir que les « ni-ni » sont aussi bien des post-bacs que des PS s’ étant engagé complètement dans une pratique unique de l’ Ostéopathie.

    Chacun peut faire un pas : les exclusifs vers les déconventionnés en les intégrant et les PS vers les exclusifs en se déconventionnant.

    Chiche !

    Confraternellement.

    Luc

  4. Stéphane Berthet dit :

    Le terme d’ « exclusivité » est particulièrement intéressant en 2012. Que signifie être « exclusif » aujourd’hui ? Pour être « exclusif », historiquement, il faudrait soit renoncer à la kinésithérapie ou à la médecine, soit être issu d’une école « full time ».
    Certes… Cela pourrait s’arrêter là et être simple et « logique ».
    Malheureusement, la réalité est toute autre pour les « exclusifs » (ou ostéopathes à « exercice unique » pour d’autres…).
    De moins en moins d ‘ « exclusifs » pratiquent l’ostéopathie à longueur de journée.
    De moins en moins d’ « exclusifs » vivent pleinement de leur art.
    De plus en plus d’ « exclusifs » ont besoin d’un complément d’activité pour vivre décemment.
    Faute à la démographie non contrôlée ? Faute aux écoles, véritables boîtes à fric ?
    Difficile de trouver une autre explication…
    Le partage du titre ? Faux prétexte…
    Ce sont les kinésithérapeutes et les médecins qui ont bien voulu partager le titre avec les « exclusifs ». Ce n’est pas l’Etat qui a imposé ce partage, ne l’oublions pas.

    Alors, aujourd’hui, que veut dire « exclusif » ? Ce terme a-t’il seulement encore un sens ?

    Un ostéopathe « full time » voyant un ou deux patients par jour (ce qui n’est même pas le cas pour tous) peut-il se targuer de ce « noble » titre d’ « exclusif » ???
    Et si cet ostéopathe a un job annexe lui permettant de vivre décemment, est-il encore « exclusif » ???
    La réponse serait oui à ces deux questions selon les autres qui se considèrent comme « exclusifs »….

    En revanche, un pro de santé qui pratique l’ostéopathie une bonne partie de la journée n’est bien évidemment pas « exclusif » vu qu’il continue de pratiquer son activité de professionnel de santé à côté, par intérêt ou passion, ou comme un « exclusif », pour vivre décemment…

    A l’évidence, la notion d’ « exclusivité » est aujourd’hui de plus en plus obsolète (pour ne pas dire ridicule…).

    Et pourtant… la notion d’ « exclusivité » est primordiale pour la survie de l’ostéopathie, des ostéopathes et pour la sécurité des patients.

    Alors comment faire pour redonner ses lettres de « noblesse » à l’ « exclusivité » ? A l’ostéopathie tout simplement en fait ?

    Une chose est certaine, il y a peu de chance que la solution vienne des ostéopathes « exclusifs » seuls. Ils voudraient que tous les professionnels de santé pratiquant l’ostéopathie rejoignent leur famille en reniant leur profession « première ». Mais quel professionnel de santé sain d’esprit souhaiterait rejoindre une famille aussi divisée et disparate que celles des « exclusifs » et renier son statut de professionnel de santé ??? Des « exclusifs » qui revendiquent d’être reconnus professionnels de santé mais qui demandent aux professionnels de santé de renier ce statut pour les rejoindre…. C’est tellement paradoxal que cela en devient ridicule.

    Et si nous oubliions quelques temps cette notion d’ « exclusivité » qui n’a plus aucun sens aujourd’hui pour essayer qu’elle en ait un demain ?

    Quelques points de convergence éventuels autour desquels tout le monde pourrait trouver un point d’accord :

    1) La sécurité des patients avant tout.
    Cela nécessite une certaine uniformisation des études avec des critères de formation strictes (programme, nombre d’heures, nécessité de pratique et de clinique, etc…). Pour cela, une révision des critères d’agrément des écoles est indispensable. Une harmonisation entre toutes les écoles l’est également.
    Il faudrait aussi que l’Etat doit légifére sur les DIU ouverts aux médecins qui ne doivent plus être dépendants du CNOM mais de la CNA.

    2) La reconnaissance de l’ostéopathie comme une profession de santé, encore pour la sécurité des patients.
    Après tout, quand on parle d’ostéopathie, on parle bien de santé (et non pas de maladie). C’est donc une simple évidence.
    Pourquoi faire ?
    Tout simplement parce que l’Etat est responsable de la santé de ses concitoyens. Il sera donc chargé de ne pas laisser faire tout et n’importe quoi en matière de formation et de pratique. Ce serait d’abord à l’Etat (avant un éventuel ordre,) d’imposer une éthique et une déontologie identiques à tous les ostéopathes.
    L’ostéopathie est une profession ou la première intention est la « coutume » du fait de l’incompétence, par manque de formation, des médecins « allopathes » des définir quelles sont les indications et contre-indications à un traitement ostéopathique. La création d’un cinquième livre dans le CSP semble donc être la meilleure solution.

    3) La gestion de la démographie des ostéopathes pour la pérennité des ostéopathes et encore pour la sécurité des patients.
    Certains, comme P. STERLINGOT, expliquent qu’ils ne croient pas à la possibilité d’un numerus clausus à cause de textes réglementaires ou législatifs européens qui ne le permettraient pas. Pourtant, de nombreuses professions de santé bénéficient de ce type de sélection.
    Tous les « exclusifs » qui n’ont pas d’intérêt dans les écoles sont pour. Les médecins et les Kinésithérapeutes en bénéficient déjà. Et je ne connais pas un professionnel de santé qui ne soit pas un syndicaliste hyper-corporatiste qui soit contre.
    Pourquoi ne pas négocier ensemble avec l’Etat alors ?

    4) La recherche en ostéopathie pour le développement et la reconnaissance de l’ostéopathie et pour la sécurité des patients.

    Des médecins seraient opposés à ces 4 points ? Des kinésithérapeutes aussi ? Des « exclusifs » également ? Et quels seraient leurs arguments valables pour s’opposer à ces 4 points hormis un hyper-corporatisme stérile ?
    Dans un avenir proche, il faut être tout simplement réaliste pour percevoir qu’il est inconcevable d’évincer une des trois catégories « dominantes » d’ostéopathes du POF.
    La seule chose qui compte est la sécurité du patient.

    Si nous arrivons à cela un jour, ce que j’espère, alors le débat de l’ « exclusivité » pourra reprendre dans de meilleures conditions. Ce sera alors le combat de l’ostéopathie tout simplement. Mais en attendant, trouver un consensus est la seule voix qui permettra d’éviter une guerre des lobbys qui se fera toujours aux dépens de l’ostéopathie.

    C’est en ce sens que je trouve que Résostéo (sans les « 0 »…) aurait pu être une bonne idée : regrouper tous ostéopathes qui partagent les mêmes convictions pour faire poids ensemble pour faire évoluer l’ostéopathie en France.
    Comme le dit B. BOURIAUD, Résostéo n’aura plus de raison d’exister une fois que ses objectifs seront atteints. Alors pourquoi ne pas se donner tous les moyens pour atteindre ces objectifs ? Ces objectifs ne sont pas ceux de Résostéo mais ceux des ostéopathes pour l’ostéopathie.
    Une fois atteints, la guerre pourra reprendre, si les ostéopathes en sont toujours là….

    Est-il si difficile de changer de discours ???

    Confraternellement,

    Stéphane BERTHET
    Ostéopathe tout simplement

    PS : Bertrand, je suis toujours ouvert et joignable…

  5. Luc THOBY dit :

    Bonjour,

    nous évoluons tous dans un cadre qui a des limites.

    Mes limites pour m’ associer à d’ autres confrères dans ce combat est que nous pratiquions l’ Ostéopathie de façon unique.

    Le déconventionnement des PS qui veulent se joindre me semble une limite claire, notamment pour les patients et les pouvoirs publics.

    Je n’ envisage pas, pour l’ instant, de me regrouper avec des PS, somme toute honorables, qui pratiqueraient à temps partiel l ‘ Ostéopathie ( à 90%, 80%, …..20%, 10%, ….). Quelle serait la limite ?

    Je comprends tes arguments, Stéphane. Mais quelle limite proposes-tu ?

    Si nous formions seulement un think tank, le no limit serait tenable.

    Mais Resostéo envisage aussi d’ être un partenaire des pouvoirs publics, et là, il faut que notre groupe soit clairement identifiable.

    D’autre part, je ne veux pas perdre mes compagnons de combat de la première heure qui se sont engagés pleinement, au risque de l’ illégalité, pour l’ Ostéopathie.

    Nous avons tous nos limites; a chacun d’ énoncer les siennes et nous verrons si nous sommes compatibles pour une action commune, car pour la réflexion, toute personne me semble bienvenue;

    Confraternellement.

    Luc.

  6. Stéphane Berthet dit :

    Bonjour Luc,

    Tu peux relire mon message précédent et tu verras qu’il n’est pas, pour moi, question de limites mais juste de conception. Cette conception est partagée par des ostéopathes de toutes origines, même des ostéopathes de la « première heure » qui ont conscience qu’il est temps de passer à autre chose, et que ces limites dont tu parles ne sont plus, en l’état actuel des choses, d’actualité…

    Bonne journée

    Stéphane

    • Sébastien dit :

      Stéphane, même si je comprends ton point de vue, et si nous nous rapprochons sur la pratique je trouve qu’il faut aussi de ton côté voir la vérité en face.

      Combien de PS, qui ont le titre d’ostéopathe, considèrent l’ostéopathie comme une vraie profession, et non comme une simple technique à ajouter à leur arsenal ?
      Combien de PS, même s’ils voient bcp de patients font de vraies consultations ostéopathique, avec un vrai diagnostic ostéo ?
      Tous ceux que j’ai autour de moi, font 25 consultations d’ostéos par jour, en manipulant L5, pour toutes les lombalgies. Consultations bouclées en 10/15 min.
      Est-ce de l’ostéo ? Est-ce ta conception de l’ostéo ?

      Je pense te connaître un peu maintenant, et il ne faut pas remettre la faute systématiquement non plus aux trop nombreuses écoles.
      Combien de PS, ont obtenu un titre avec DIU de 300h ?
      Ils n’ont ni la culture ostéo, ni la philosophie ostéo, ce qui les intéresse c’est la manip et point barre.

      Tu as un tel attachement à notre profession, alors franchis le cap, comme tes aînés, pour défendre une véritable ostéopathie et non pas un ersatz qui se cantonne à de la reproduction et de la manipulation symptomatique.

      • Stéphane Berthet dit :

        Sébastien,

        La vérité que tu décris, j’en suis conscient autant que toi. Tu ne veux plus de ça pour l’ostéopathie ? Moi non plus. Et si on veut que ça change, on est d’accord pour dire qu’il faut une évolution de la réglementation. Mais les lobbys sont là. Et si on veut que cette évolution soit la plus positive possible pour l’ostéopathie, il me paraît nécessaire de penser d’abord aux points de convergences entre les ostéopathes de diverses origines plutôt que de penser aux points de divergence. Il sera temps plus tard de reparler de ces divergences et de la nécessaire notion d’exclusivité. Je ne crois pas que nous puissions obtenir un socle réglementaire solide en cultivant l’opposition.

        Comme tu l’as précisé, notre vision de l’ostéopathie et nos pratiques sont sans doute très proches. Tu es ostéopathe et moi aussi. Dans ces conditions, en plus de tout ce que j’ai déjà écrit plus haut, pourquoi devrais-je « franchir un cap » ? Et de quel « cap » parles-tu ? Abandonner mon statut de PS ? Me déconventionner ? Ne plus pratiquer aucun acte de kinésithérapie ? Mais qu’ais-je donc à y gagner ? Ma patientèle « ostéopathique » grandira t’elle pour autant ? Rien n’est moins sûr ! Quel intérêt aurais-je à rejoindre la famille des « exclusifs » en quête d’identité et toutes ses divisions et contradictions ? Avoue que ta proposition n’a rien d’alléchante !

        Une chose est sure, avec mon « attachement » à l’ostéopathie, je n’ai aucun besoin d’être « exclusif » pour défendre « une véritable ostéopathie ».

        Bonne soirée,

        Stéphane

  7. Sébastien dit :

    Tu me demandes de penser aux points de convergence entre tous les ostéopathes.
    Ce point de convergence est simple, l’ostéopathie (en tant, qu’art, philosophie) et non la vertébrothérapie ou la thérapie manuelle.

    Le problème, c’est que le système en l’état, partage de titre, ne fait qu’entretenir l’incohérence de pratique de certains PS et la multiplication des exclusifs en manque de pratique.

    • Thierry dit :

      Il suffit donc de trouver et proposer un moyen de ne pas y déroger dans le respect de la pratique exclusive de chacun des Ostéopathes…et à terme le problème se corrigera tout seul…
      L’heure est à l’intelligence et aux respects de tous.

  8. Laurent dit :

    Bonjour à tous,

    Je suis encore surpris de voir qu’il puisse à l’heure actuelle, encore exister un débat sur : faut-il, oui ou non, tous devenir exclusifs (ou pratique unique) ? Toute cette énergie, ces beaux discours qui relèvent parfois de l’exercice de style pour un résultat qui sera stérile, voire plus grave encore, contre-productif.
    Je crois sincèrement que ce débat est obsolète. Je vais essayer de m’en expliquer d’une manière très grossière pour que tout le monde prenne bien conscience de la situation gravissime dans laquelle les ostéopathes se trouvent à ce jour.

    Quel est le contexte actuel démographique et économique des ostéopathes Français ?

    Premier constat :
    Environ 20% des Français consultent en ostéopathie par an (sondage OpinionWay paru en 2012), soit 13 070 000 de Français ;
    Que ces 13 070 000 de Français consultent 1.2 par an (ancienne source que je ne retrouve plus), soit 15 684 000 de consultations ;
    Qu’un ostéopathe moyen qui travaille 47 semaines par an et 39h par semaine avec un temps de consultation de 45min (beaucoup sont à 30min) accumule 2444 consultations par an ;
    On se retrouve donc avec un marché du travail pour (15 684 000/2444) 6418 ostéopathes à temps plein (TP) en France.

    Deuxième constat :
    En juillet 2012, nous sommes actuellement en France 17854 ostéopathes (source ROF).

    Troisième constat :
    De façon à déshumaniser la situation, je propose de la présenter sous une forme mathématique. Nous nous trouvons face à une équation du type :

    O*(2444*A%)=P*B%*C

    Avec :
    O= nombre d’ostéopathes,.
    A= le % du temps plein,
    P= population Française,
    B= le % de Français consultant par an,
    C= la fréquence des consultations.
    2444 est une constante

    Ou bien O=(P*B*C)/((2444*A)) d’où on retrouve notre
    chiffre O=(65350000*20*1.2)/█((2444*100)@)= 6418

    Hors à ce jour nous avons O= 17854 donc: O > (P*B*C)/((2444*A))

    Calculons A, c’est-à-dire le taux moyen du pourcentage de temps plein de tous les ostéopathes en France à l’heure actuelle :

    O*(2444*A%)=P*B%*C donc A=P*B*C/(2444*A)

    Soit A=(65350000*20*1.2)/(2444*17854)

    A= 36%

    En moyenne, en 2012, tous les ostéopathes confondus (OEs ; MKOs ; MOs et autres) travaillent à 36% d’un temps plein !!!

    Pourquoi demander la pratique « exclusive » des MKOs est inutile ?

    A qui devons-nous cette surpopulation ? D’abord au grand nombre d’écoles d’ostéopathie, on est tous d’accord. Mais ce sont plus particulièrement les temps pleins, qui en se greffant aux formations initiales (au sens temporel du terme), sont en grande partie responsables de cette démographie galopante (voir page 2 de la Newsletter n° 12 – Crise démographique et surpopulation du ROF). Comment les OEs peuvent demander aux autres d’assumer seuls une situation pour laquelle ils sont en grande partie responsables ?
    De plus….

    En fait, en 2012, combien sommes-nous en France à revendiquer la pratique de l’ostéopathie à temps plein (TP)?
    On peut dénombrer 9600 ostéopathes « exclusifs » (OE) qui de fait, revendique un TP. Rajoutons à cela 30% de Masseurs Kinésithérapeutes Ostéopathes (MKO), soit 1988 MKOs, et 30% de médecins Ostéopathes (MO), soit 412 MOs qui revendiquent également un TP (sources ROF ; OSEOstéo). Bien évidemment, dans la réalité aucun de ces trois groupes en moyenne, n’est à TP.
    Au total en France, nous sommes donc 12000 Ostéopathes TP, sans tenir compte des 70% des MOs et des MKOs pratiquant à temps partiel qui prennent une petite part de marché, certainement significative, mais très difficile à calculer avec la base de données dont nous disposons aujourd’hui. Si l’on avait la possibilité de rapporter en ETP l’activité de ces derniers, on pourrait voir à la hausse le nombre d’Ostéopathes TP peut-être à 14000 ostéopathes ETP, pour un marché se limitant à 6418 ostéopathes.
    Nous pouvons conclure que nous sommes donc déjà 2 fois trop nombreux !!!!
    D’imposer la pratique unique aux MKOs et MOs me semble donc inutile, car l’on peut prévoir que 30% d’entre eux en feront le choix (Source OSEOstéo) (avec pour réaction de vouloir développer leur patientèle coûte que coûte, pour arriver à leur 2444 consultations/an, comme nous commençons à le constater depuis peu chez les OEs). Les 70% restants n’ont qu’une faible activité, et ne libèreront qu’une petite part du gâteau qui profitera également aux 30% de PS qui feront le choix de la pratique unique.
    Nous serons donc toujours 2 fois trop d’ostéopathes en France.

    La majorité des OEs s’installent dans les grandes villes et très peu dans les villes de moins de 2000hab (Rapport Oseostéo 2009 p11). Hors, vu la surpopulation d’ostéopathes ceux-ci doivent de plus en plus s’implanter dans ces petites communes rurales parfois isolées. Dans ces conditions comment pourront-ils exercer à temps plein ? Il est vrai que les MKOs ont un meilleur maillage des zones rurales et peuvent assumer une pratique partielle de l’ostéopathie plus facilement dans ces zones reculées.

    Donc vouloir une pratique unique de l’ostéopathie, c’est demander l’interdiction d’exercer à environ 6000 ostéopathes (OE ; MKO ; MO). Dans notre pays démocratique, cela me semble inenvisageable. Car en moyenne nous ne travaillons en ostéopathie qu’à 36% d’un TP. On voit bien que le fait d’imposer une activité unique serait une catastrophe en termes de revenus pour les ostéopathes et serait une condamnation à changer de métier. C’est peut-être le souhait inavoué de certains ?

    Certaines organisations professionnelles d’OEs défendent toujours la pratique unique de l’ostéopathie. De plus en plus d’OEs ne pratiquent pas de façon unique au même titre que les PS. Je trouve légitime de laisser les OEs d’avoir une autre activité professionnelle à coté pour faire tourner la marmite. Les MKOs ont la chance de faire de la kiné en complément, plutôt qu’autre chose. Alors pourquoi leur interdire, si ce n’est de vouloir les mettre dans la même galère que les jeunes OEs. Ces motivations sont-elles honorables ? Donc la double activité professionnelle me semble arborer un caractère vital pour beaucoup de MKOs, comme pour beaucoup de jeunes OEs (source OSEOstéo).

    D’autres me répondront l’argument de « la sécurité du patient ». Cela ne tient pas. Tout le monde sait aujourd’hui que la fréquence des accidents est très acceptable (voir rapport des mutuelles). Si malgré tout, certains responsables sont convaincus de la dangerosité pour le patient d’exercer à temps partiel, il faut qu’ils prennent leur courage à deux mains et qu’ils déterminent un seuil de consultations par mois en dessous duquel on est considéré comme dangereux, avec arguments à l’appui, et demander à ceux qui ne correspondent pas à ces critères de ne plus exercer. Il n’y aura plus de discrimination entre OE et PS. S’ils ne le font pas, tournons la page !

    NB : Sans oublier que l’amélioration de la qualité de la formation sera une action plus pertinente pour la sécurité du patient. Que de ce point de vue on n’en fera jamais assez.
    Quand on voit dans le reportage de l’émission de France 5, des jeunes ostéopathes qui ne pratiquent qu’une consultation par jour, sont-ils moins dangereux que les MKOs ou MOs ?

    D’autres encore diront, « oui mais les MKOs pratiquent sous couvert de prescription médicale ». Cela est certainement vrai. J’appelle cela de la fraude. Faut-il pour autant déconventionner tous les MKOs et MOs pour quelques brebis galeuses ? De la même manière certains pourraient exclamer : « oui mais les OEs font beaucoup de Black ! ». La solution serait-elle de basculer les OEs en PS et de régir la pratique de l’ostéopathie par une convention. La réponse est bien naturellement non. Même si cette hypothèse peut répondre à d’autres problèmes.

    Les solutions

    La première solution est de réduire O. C’est-à-dire le nombre d’ostéopathes exerçant en France. Mais on ne peut pas y arriver sans augmenter A car tous les PS qui prendront l’option TP chercheront à développer leur patientèle. L’effet sur les OEs sera en partie effacé !
    C’est la plus mauvaise et la plus nuisible certainement. C’est ce que les politiques appellent le gérer le stock. C’est ce que nombres d’OEs essaient de faire en voulant instaurer la pratique unique de l’ostéopathie obligatoire (augmenter A). Pensant que beaucoup de PS se verraient dans l’obligation d’arrêter cette activité (diminution de O). Comme nous venons de le voir ci-dessus, cela n’aura que peu d’effets et de courte durée. De plus, le fait d’exposer les querelles de paroisses auront un impact très négatif sur les négociations politiques.
    A long terme, la deuxième et la meilleure façon est de réduire le flux, c’est-à-dire réduire le nombre d’écoles en France. Vaste programme !

    Deuxième solution : diminuer A ! C’est-à-dire que par solidarité tous les ostéopathes réduisent leur activité pour laisser du travail à ceux qui n’en ont pas. Par exemple, ceux qui travaillent à temps plein, ne travaille plus qu’à 60% et prennent un assistant. Vu le profil des ostéopathes, je n’y crois pas un instant. Cela veut dire que A resterait toujours à 36%, par contre cela diminuerait l’écart type, c’est-à-dire que les pourcentages les plus bas (ceux qui travaillent le moins) augmenteraient leur % du TP et principalement chez les OEs !!

    Troisième solution : augmenter B ! C’est tout à fait possible, il faut élargir le terrain d’action des ostéopathes (hôpitaux, centres de rééducation ; associassions ; cliniques mutualistes etc…)

    Quatrième solution : augmenter C ! C’est également tout à fait possible, il faut rassurer le monde médical, par une validation scientifique de l’efficacité de l’ostéopathie, surtout à titre préventif, communiquer encore plus sur ce point au près des patients. Continuer les négociations avec les mutuelles dont dépend le nombre de séances prises en charge par an. Egalement possible, baisser le montant des honoraires (50€ en moyenne) pour rendre plus accessible la prise en charge ostéopathique. A titre d’exemple, pour mon ostéopathe moyen à 40 € la consultation, son chiffre d’affaire s’élèverait à 97760 € par an. Cela me semble plus que raisonnable. Etc…

    Pour conclure, je pense que la solution est de se battre tous ensembles afin de diminuer le plus rapidement le nombre d’écoles en France et d’arriver à l’excellence en terme d’enseignement;
    Nous ne devons plus se disputer le gâteau en se battant comme des chiffonniers en place publique, mais utiliser, transférer cette énergie à trouver comment le faire grossir. Arrêtons les luttes corporatives.
    La situation des jeunes OEs me pêne réellement. Il ne faut pas qu’ils deviennent aigris et se remplissent de rancœur envers les MKOs et les MOs. Ce ne sont pas leurs ennemis et inversement. Leur démographie évolue beaucoup moins vite que celle des OEs. Même s’ils étaient effacés du paysage ostéopathique, ce ne serait qu’un feu de paille. (Je comprends malgré tout que certains ont un intérêt à cultiver ce malaise). Comme a si bien dit je crois Mr Berthet, ne défendons pas un numéro mais l’ostéopathie avec tout ce qu’elle contient de plus noble.
    Ne nous trompons pas de bataille !!!!
    A l’heure où le gouvernement se voit proposer la possibilité d’instaurer un « Label heilpraktiker » pour les médecines parallèles dont l’ostéopathie. Que faisons-nous ?
    D’ici un an de nouveaux textes seront pondus. Ne restons pas en gare.

    Ostéopathiquement

    LP

  9. Stéphane Berthet dit :

    Sébastien,

    Je crois que nous sommes globalement d’accord sur l’essentiel. Tu m’as demandé de « franchir le cap ». Je t’ai expliqué pourquoi je n’avais aucun intérêt à le faire. À mon tour je te demande de franchir un cap : accepter qu’une union avec des PS est possible pour essayer de lutter ensemble pour l’avenir de l’ostéopathie.

    Pour le reste, et pour le fun, une petite revue de presse des communications, qu’on peut trouver sur le web aujourd’hui, émanant des ASP d’ « exclusifs » où le mot d’ordre est UNION. Cela pourrait faire rire… ou pas…

    Aujourd’hui, on retrouve la CNO qui, en vertu de l’ « union », cherche toujours à raser gratis.

    Sur le forum des ostéopathes, on peut assister à une guerre entre un membre du SFDO et un membre de l’UFOF qui parlent d’ « union » en se tapant l’un sur l’autre et en affirmant qu’ils ne pourront jamais s’entendre parce qu’ils n’ont pas la « même ligne politique » pour l’avenir de l’ostéopathie.

    La palme du jour revient au SNOF et à son chargé de communication. La dernière phrase d’un de ses deux billets du jour est : « L’union, c’est maintenant ! ». Chouette me direz-vous, sauf qu’avant d’en arriver là il tape ouvertement sur Rés0sté0 et sur ses deux gestionnaires.

    Et selon de ce même chargé de communication, nous apprenons que les gestionnaires de Rés0sté0 auraient émis leur récent communiqué appelant à l’union des « exclusifs » et des ASP d’ « exclusifs » sans même en avoir averti les dirigeants des ASP d’ « exclusifs ». Ces mêmes gestionnaires de Rés0sté0 n’auraient pas répondu aux appels de ce même chargé de communication du SNOF qui leur proposait de discuter directement. En même temps, vu leur silence et leur refus de discussion que j’ai reçu comme seule réponse, je ne suis plus étonné…

    Résumé de la vision du jour de l’union pour les « exclusifs » :
    - Allez tous à la CNO ! c’est gratos !!! enfin…. Jusqu’à décembre….
    - SFDO Vs UFOF. L’entente impossible… On préfère parler de l’international plutôt que du problème urgent franco-français qu’est l’avenir de l’ostéopathie en France
    - SNOF Vs Rés0sté0 : le « représentatif » qui remet en place Rés0sté0, le réseau de l’ « union » mais qui ne communiquerait pas avec les autres….
    - Rés0sté0 qui ne répond toujours pas sur ce blog à un PS « uluberlu » qui souhaite engager une véritable union PS/NPS, sans arrières pensées, pour l’avenir de l’ostéopathie…

    Le terme « union » aurait il des sens multiples que j’ignore ??? Est-il alors encore possible d’avancer avec un tel système ?

    De l’autre côté, nous avons les « ASP » de médecins et de kinésithérapeute qui sont elles globalement toutes unies, chacune de leur côté, et qui avancent tranquillement sans faire de bruit…

    Tout cela est bien triste…

    • Sébastien dit :

      Slt

      Moi, j’accepte de m’unir des des PS, s’ils acceptent entre guillemets de remplir certaines conditions.
      -Avoir eu au minimum une formation valable et pas un titre obtenu après 300h et un mémoire de 15 pages.
      -S’ils différencient leur pratique, ostéo et PS, soit en ayant 2 cabinets, soit des jours de pratique pour l’un ou l’autre et une vraie double comptabilité, afin d’éviter d’avoir des gens qui « font » de l’ostéo plutôt que de vrais ostéopathes.

      Pour le reste je suis de ton avis et je déplore la position de l’UFOF, sur ce forum, qui nous indique clairement qu’elle ne souhaite pas essayer de faire des efforts pour se rapprocher du SFDO.
      Ca n’engage rien de bon pour l’avenir…

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