Et si les ostéopathes se prenaient en main ?

Le poids économique de l’ostéopathie en France en 2010

2 avril 2011

La réglementation a autorisé cinq catégories de professionnels à user du titre d’ostéopathe. Au 1er janvier 2011, la démographie s’élève à 14351 professionnels, soit environ 1 ostéopathe pour 4500 habitants. En février 2011, il existe 59 organismes de formation à l’ostéopathie accueillant plus de 11 000 personnes, soit près de 80% du nombre d’ostéopathes en exercice.

En 2010, les activités de la formation initiale à l’ostéopathie, celle des ostéopathes en exercice et celle de la formation professionnelle continue sont estimées à 513 millions d’euro. Les recettes fiscales et sociales pour l’Etat sont estimées à 114 millions d’euro.

L’engouement pour cette profession a certainement atteint son paroxysme. Comme toute bulle financière, elle peut au mieux se dégonfler ; au pire exploser. Ce secteur d’activité, pour trouver un équilibre, alors que son nombre de professionnels va augmenter de 80% d’ici 5ans (durée moyenne des études) devra augmenter sa pénétration  du marché en apportant des preuves d’excellence ou voir ses revenus diminuer.

De son côté, l’Etat devra jouer son rôle pour accompagner l’amélioration des standards de formation et garantir la sécurité des soins.

Découvrez le détail de l’étude, secteur d’activité par secteur d’activité :Le poids économique de l’ostéopathie en France en 2010

L’invité du blog : Romain LOUSSERT

30 mars 2011

Romain Loussert est ostéopathe à Bruxelles. Il est diplômé de l’Université Libre de Bruxelles et nous propose la lecture de son mémoire présenté en vue de l’obtention du grade de Master Complémentaire en Science de la Motricité (Ostéopathie).

IMPACT SOCIO-ÉCONOMIQUE DE LOSTÉOPATHIE : ÉTAT DES LIEUX CENTRÉ SUR LA FRANCE ET LA BELGIQUE

Du haut de son siècle d’existence, l’ostéopathie est aujourd’hui au centre de toutes les attentions. La France et la Belgique apparaissent toutes deux parmi les quatre pays au monde où la densité démographique en ostéopathes est la plus grande. Ces dix dernières années, l’augmentation du nombre de praticiens est telle qu’elle provoque une saturation de l’offre, et la situation économique des jeunes diplômés devient problématique. En France, un tiers des ostéopathes déclarent ne toujours pas être financièrement indépendants cinq ans après leur diplôme, et les salaires moyens ont chuté pour la première année d’activité de près de 75% en six ans. Toutefois, l’intérêt du public est à la hauteur de sa satisfaction, en moyenne 20% supérieure à celle des médecines conventionnelles. Cette patientèle est globalement féminine, dispose d’un niveau d’études supérieur mais comprend toutes les classes sociales. Ce phénomène de société oblige les autorités publiques à prendre position et à imposer à la profession des normes de qualité. L’ostéopathie représente aussi d’importants budgets au niveau national. En Belgique on estime le nombre de consultations à plus d’un million par an, pour un chiffre d’affaires compris entre 50 et 100 millions d’euros. Devant ces chiffres, les mutualités proposent un remboursement partiel des consultations, mais la profession attend désormais une initiative de l’Etat pour intégrer l’offre de soin conventionnelle. Pour envisager l’intégration, l’ostéopathie doit répondre à des standards d’efficacité, d’efficience et d’innocuité. Un compte-rendu des méta-analyses disponibles dans la littérature sur chacun de ces sujets, permet de répondre positivement à tous ces pré-requis. Dans son champ d’action, l’ostéopathie est efficace et au moins aussi efficiente qu’un traitement conservateur conventionnel. Si elle engendre dans un cas sur cinq de légers effets secondaires, les risques de conséquences graves sont moindres que lors d’un traitement médicamenteux.

Consulter le : Mémoire de Romain LOUSSERT DO MSc

Entre 2010 et 2016, le nombre d’ostéopathes aura doublé.

22 mars 2011

Les effectifs 2010/2011 des formations post baccalauréat sont presque tous connus. A ce jour, j’ai reçu les chiffres de 19 établissements sur 24. Merci aux étudiants, enseignants et directeurs qui ont bien voulu participer à cet effort de transparence.

Pour plus de précision, il nous reste à connaître le nombre d’étudiants du :

  • Collège Ostéopathique Européen de Cergy
  • Collège Ostéopathique du Pays Basque de Bayonne
  • Conservatoire Supérieur d’Ostéopathie de Toulouse
  • Institut Privé d’Enseignement Ostéopathique de Pantin
  • Institut Supérieur d’Ostéopathie du Grand Montpellier de Bézier

Merci d’avance à toutes les personnes qui pourraient nous mettre en contact avec des étudiants de ces établissements.

On peut dès à présent estimer que le nombre d’étudiants actuellement en formation à temps complet s’élève à 8000. Les formations pour les professionnels de santé accueillent moins d’étudiants mais ils sont vraisemblablement au moins 3000. Dans 5 ans, c’est donc 11000 ostéopathes de plus qui pourront user du titre. C’est le nombre que nous étions en 2010…

Pour consulter les effectifs des établissements de formation (temps plein et temps partiel) :EFFECTIFS DES ETABLISSEMENTS DE FORMATION A L’OSTEOPATHIE (SESSION 2010-2011)

Plateforme d’actions communes : première mise à l’épreuve le 22 mars 2011

3 mars 2011

Dans un communiqué publié sur leur site internet respectif (voir ici ), les cinq organisations AFO, CNO, ROF, SNOF, UFOF nous informent qu’elles « ont pris connaissance du communiqué du conseil d’administration du SFDO et prennent acte de sa décision de refuser de signer le communiqué élaboré par tous le 18 février 2011. »  voir ici

Elles indiquent que malgré l’absence du SFDO, elles  continuent « sur la voie unitaire et fédératrice par des actions concrètes » et qu’elles sont « déterminées à valoriser notre profession dans l’unité » et « se retrouveront comme prévu le 22 avril 2011 pour faire le point sur les avancées de ces différents dossiers et déterminer de nouvelles actions communes. » La grandiloquence des propos (« Solennellement et en vertu du principe de transparence » sic) n’arrive pas à masquer la vacuité des actions réellement envisagées.

Une réunion au ministère de la santé pourrait pourtant nous montrer l’engagement réel de nos présidents à valoriser la profession. En effet, le 22 mars 2011, la commission nationale d’agrément des établissements dispensant une formation en ostéopathie se réunit pour examiner les demandes d’agrément de trois nouveaux établissements :

  • Conservatoire supérieur de l’ostéopathie de Paris
  • Collège ostéopathique Sutherland Europe de Strasbourg
  • Institut d’ostéopathie de Bordeaux.

Messieurs Armand Gersanois, Philippe Sterlingot, Michel Sala et Jean Fancello,  (voir ici ) peuvent siéger ce jour là. Accepteront-ils de cautionner une nouvelle mascarade puisqu’ils savent que leur avis n’est pas pris en considération ?

A-t-on besoin d’un nouvel établissement à Bordeaux alors que le COS Aquitaine formation initiale forme actuellement 475 étudiants ?

Le COS a-t-il besoin d’ouvrir une nouvelle école alors qu’il possède 6 formations (3 temps pleins et 3 temps partiels) ?

Le CSO a-t-il lui aussi besoin d’étendre sa toile alors qu’il possède 3 formations (2 temps partiel à Paris et Toulouse, 1 temps partiel à Toulouse).

Va-t-on accepter de laisser 30 propriétaires d’écoles décider à la place des professionnels, de former des ostéopathes en batterie comme c’est le cas actuellement ?

Les professionnels n’attendront pas le 22 avril pour tirer les enseignements de la PAC, l’UNEO, que cette même PAC refuse d’associer à leurs démarches, encore moins.

L’invité du blog: Philippe Bolet

19 février 2011

Philippe Bolet est ostéopathe et ancien secrétaire général du registre des ostéopathes de France

A l’attention des ostéopathes à part entière et des syndicats UFOF SNOF

La réglementation de notre profession est toujours aussi difficile à concrétiser au niveau où nous souhaitons la hisser. Ces derniers jours, le texte fixant le nombre d’heures de formation à 3520 heures a été rejeté… heureusement, puisque de toutes les façons, 3520 heures ne suffisent pas pour  former un ostéopathe compétent, pas plus qu’elles ne suffisent  pour les études dentaires ou autres.

Depuis cette décision,  certains articles rédigés, contre toute règle élémentaire d’Ethique, par nos représentants ostéopathiques  UFOF et  SNOF dénoncent « un  premier ministre, qui a fait décorer son ostéopathe de l’ordre national du mérite, sollicite le conseil constitutionnel pour tirer l’ensemble de l’ostéopathie vers le bas » (voir ici) d’autres parlent de « double jeu ».(voir ici)

Nous, qui étions fiers et honorés d’être présents à Matignon pour la remise de cette médaille à notre éminent confrère et ami, ne pouvons pas accepter l’utilisation négative de cette cérémonie, hautement symbolique qui faisait rentrer, pour la première fois et  par la grande porte l’ostéopathie française à Matignon. Cette médaille a été remise, comme l’a exposé M. François Fillon, a « l’homme que l’on va voir quand on a tout essayé », lui qui avait été recommandé au départ pour sa seule et unique compétence, par Mme Elisabeth Guigou, M. Bernard Kouchner. L’aboutissement de la Loi Kouchner est cependant revendiqué par certaines  associations….Le premier ministre a bien spécifié « qu’il ne croyait pas à l’ostéopathie avant d’avoir été traité par ce confrère» et dorénavant il l’appelle « l’homme qui redresse la république ». Seule la compétence et la confiance qui en découle entre un patient et son ostéopathe ont permis cette reconnaissance dans un sanctuaire de la république.

C’est le combat de toute une vie pour un homme qui a donné une part importante de celle ci à notre métier, sa nomination a l’ordre national du mérite ne doit rien au hasard c’est le résultat d’années de travail après une formation de qualité , c’est le résultat d’un partage de savoir avec d’autres spécialités médicales , c’est le résultat de sa connaissance des possibilités énormes de notre métier mais aussi de ces limites ; c’est le résultat de sa passion pour l’humain et de sa quête à trouver des solutions pour mieux venir en aide à ses patients….

Alors, messieurs les donneurs de leçons ne faites pas de faux procès, soyez dignes de notre métier et de notre confrère, soyez aussi compétents que notre confrère décoré l’est dans son domaine, soyons fiers de lui. D’ailleurs avez-vous profité de cette opportunité ? Avez-vous, comme il nous l’a été vivement conseillé dans les salons de Matignon « parlé d’une seule et unique voix ? »

En vérité il ne faut pas s’étonner du sort actuel de l’ostéopathie qui paie le lourd tribut de la désunion et prolifération d’organisations socio professionnelles, de la prolifération d’écoles de mauvaise qualité, et de celle d’ostéopathes insuffisamment formés. Comment l’Etat pourrait-il prendre en considération et cautionner une telle situation ? Nous pensons, qu’ au lieu de s’attaquer d’une façon ridicule et inélégante au premier ministre, certains  syndicats, dans une remise question nécessaire, auraient pu s’attacher en tout premier lieu à axer leur combat sur une véritable union des organisations socio professionnelles pour défendre les fondamentaux de l’ostéopathie avec une formation de 4200 heures voire plus et une valorisation du titre d’ostéopathe.

Heureusement qu’il existe en France mais seulement encore pour quelques temps des ostéopathes de qualité qui permettent, grâce à leur compétence, à l’ostéopathie d’exister. Hissons ensemble la profession au niveau qu’elle mérite et parlons d’une seule voix pour les ostéopathes à part entière.

L’invité du blog: Charles Bourasset

17 février 2011

Charles Bourasset est étudiant en ostéopathie et Président de l’Union nationale des étudiants en ostéopathie.

L’UNEO refusée autour de la table le 18 décembre 2011

Sur les communiqués du 18/12 (voir ici ) et du 16/01 (voir ici ), l’UNEO s’est voulue résolument entreprenante et virulente dans ces propos. Nous n’avons pas rencontré d’opposition officielle de la part d’établissements de formation ou d’ASP suite à ces publications. Cependant, l’information nous est parvenue tel un bruit de couloir: « l’UNEO ne sera pas acceptée autour de la table pour la prochaine réunion du mois de février… ». Une seule et unique question, POURQUOI?

Avançons une théorie improbable: « Peut-être demandons-nous trop à tous les acteurs de l’ostéopathie en insistant sur le fait de mettre leurs égos et leurs rivalités de côté pour avancer dans un but commun qui est celui de protéger le futur de notre profession? » Nous parlons bien de « protection de l’ostéopathie » vue la dernière publication de la FFMKR ( voir ici ). Aujourd’hui quel est le constat de la plate forme des ostéopathes professionnels? Une lettre commune des ASP au ministère de la santé devait être envoyée à partir du 18/12. Qu’en est-il? Que sont les projets et stratégies politiques définies depuis? Pourquoi faut-il attendre 2 mois avant chaque nouvelle réunion?

Je vous informe que la présence de l’UNEO à la réunion du 18 Février 2011 a été soumise au vote de tous les représentants d’A.S.P:

  • La CNO, l’AFO et le SNOF nous ont répondu négativement: la CNO nous a répondu en premier par M. Girard et de façon claire par son mail du 26/01/11 : « Dans l’immédiat et jusqu’à nouvel ordre, Le Conseil d’Administration de la Chambre n’est pas favorable à la participation de l’UNEO (Association d’étudiants en ostéopathie) lors des réunions des organisations représentants des professionnels de l’Ostéopathie pour la simple raison que ces réunions intéressent les professionnels de l’ostéopathie et uniquement eux ». Le SNOF a attendu de savoir si l’UNEO soutenait son recours en Conseil d’Etat pour répondre et d’après  M.Fancello dans son mail du 05/02/11: «  Afin de préserver la totale indépendance de l’UNEO exprimée « clairement » par la voie de son secrétaire Marc Loynet le 03-O2-10 (en PJ) en réponse à notre mail du 23-12-10 la présence de l’UNEO à la réunion de la Plate-forme Commune est sans objet. » Quant à M. Sala, président de l’AFO, sa réponse ne nous surprend guère car elle était la même le 18 décembre 2010. Nous ne partageons pas la même vision de la démographie actuelle par exemple, comme il écrit dans son mail du 13/02/11: « Les supputations des étudiants restent théoriques alors que les jeunes installés vérifient quotidiennement la réalité du terrain. Il semblerait et c’est une évidence que ceux qui ont reçu une bonne formation d’ostéopathie à visée thérapeutique n’aient pas de difficulté d’installation et de fonctionnement. »
  • Le ROF, organisateur de la réunion, s’est exprimé par un OUI/NON car notre présence était soumise à des conditions plus que contraignantes, voir paternalistes : modifier les communiqués de Stéphane Royal et le mien considérés comme trop virulents, s’engager à un droit de réserve commun à tous les acteurs de la Plate Forme alors que je n’ai jamais été invité à en faire partie si ce n’est que consultativement, devoir prévenir la plate forme de nos sollicitations ministérielles ou autres actions politiques alors qu’elle ne désire pas travailler avec nous. Tout cela afin de ne plus « pénaliser l’UNEO » comme le dit M. Villemain le président du R.O.F
  • Et si seul le SFDO a répondu positivement en faveur de notre présence, nous tenons à souligner, au passage, que
  • seul l’UFOF ne s’est pas exprimée sur notre présence. Elle n’a probablement pas trouvé important de se positionner pour les étudiants et nous lui témoignons nos sentiments les plus dévoués pour son abstention face aux 700 étudiants que nous représentons.

Malgré le refus de collaboration des professionnels, nous continuons donc de travailler sur  ce qui nous semble la priorité aujourd’hui : la formation et la démographie. Sachant que les écoles d’ostéopathie et les installations en cabinet des jeunes diplômés sont régies par les lois du commerce, aucune régulation ne peut être envisageable, mise à part celle que pourrait apporter le ministère de la Santé.

L’UNEO a donc décidé avec ses moyens et sa bonne volonté de contacter dans un premier temps tous les CIO, structures ou magazines d’orientation pour informer clairement les futurs bacheliers sur les débouchés des études d’ostéopathie. Une simple lettre d’information honnête et claire en s’appuyant sur les derniers chiffres qui nous permettent de sensibiliser le grand public (voir ici). Nous tenons à souligner à ce propos que, dans l’optique d’une émulsion commune, tous les présidents de syndicats ont été sollicités afin de signer cette lettre pour renforcer nos écrits et montrer une unité de position et de communication. Mais malheureusement cette demande n’a pas abouti parce que nous n’avons reçu qu’une ou deux réponses isolées.

Face au refus de certains professionnels de nous intégrer dans les travaux consensuels de plate forme ou autres, nous vous informons que l’UNEO a décidé de rejoindre la FFO en répondant favorablement à l’invitation de l’initiateur de la FFO. Nous espérons ainsi lancer un signe fort aux autres acteurs. Sachant que ce projet est ouvert et qu’il a la volonté de fédérer. A ce titre, la crainte des autres syndicats professionnels de nous retrouver « affiliés » au SFDO et de créer un « gros SFDO » se voudrait totalement abjecte et nous ne sommes pas là pour faire front contre les autres associations. La preuve est que c’est l’UNEO qui est refusée en réunion de Plate-Forme aujourd’hui pour ses propos virulents mais honnêtes. Et ce n’est pas l’UNEO qui refuse de travailler avec tous les combattants de l’ostéopathie.

Alors Messieurs les Présidents de syndicats, nous ne demandons qu’à nous tromper, qu’à avoir tort…Démontrez nous que vous êtes capables de travailler de façon confraternelle et  constructive au vu de la situation d’urgence. Ce n’est pas du tout une mise au pied du mur mais prouvez-nous que les étudiants n’ont pas à travailler avec vous puisqu’ils n’ont rien à vous apporter. Et si tel est le cas, l’UNEO s’engage à s’excuser publiquement des propos virulents qu’elle tient même s’ils se basent tout le temps sur des faits avérés.

Messieurs, comme tout le monde le dit, la balle est dans votre camp…

Retrouvez tous les articles publiés

15 février 2011

Le blog « ostéopathie-quand les cotisations craquent » vient de fêter ses 6 mois d’existence. Vous êtes plus de 15000 à l’avoir visité et je vous en remercie. Depuis le mois d’août, 71 articles publiés, 980 commentaires, 56000 visites et surtout 1 profession, 1 lieu de débat et 1 constat commun : les ostéopathes en exercice exclusif doivent s’unir pour former une masse significative et identitaire.

Retrouvez tous les articles publiés sur un format unique ici :

L’invité du blog: Bruno Ducoux

22 janvier 2011

Bruno Ducoux est ostéopathe et ancien trésorier de la World osteopathic health organisation (voir ici)


Une perception  de l’ostéopathie

Merci  Pascal pour ces réflexions absolument  nécessaires  pour donner du souffle à la profession d’ostéopathe si elle veut réellement exister et devenir un jalon essentiel du monde de la santé au 21 ème siècle.

La médecine est un grand livre ; le chapitre scientiste basé sur la chimie s’est hypertrophié au 20 ème siècle à travers les progrès réalisés notamment dans le domaine de la chimie,  s’appuyant sur l’evidence based medecine ; médecine basée sur les preuves statistiques. Ces progrès en termes de santé publique ont un peu occulté la largeur de  champ de vision de la médecine.  Cette étroitesse de vue et la puissance des intérêts financiers ont pris le pouvoir aveuglant un système, entrainant les difficultés auxquelles les pouvoirs publics sont confrontés maintenant. Cet aveuglement a occulté d’autres chapitres de la médecine, parmi lesquels  la médecine mécaniste et vitaliste. Des philosophes comme Henri Bergson avaient  clairement décrit dès 1896  l’importance d’une réflexion sur les liens entre le corps et l’esprit et les dangers d’une vision réductrice :[1]. Parmi les ostéopathes, Alain Abesehra, dans sa thèse de médecine, avait alerté  sur  l’importance de prendre en compte la médecine iatromécaniste et vitaliste -[2].

La profession d’ostéopathe n’existe pas encore en France mais l’évolution du nombre d’actes pratiqués sous le label ostéopathie est devenue un fait de société. Nous avons donc une marge de manœuvre et la possibilité de  réfléchir sur ce que peut devenir l’ostéopathie aujourd’hui dans la société française et européenne où la santé est valeur primaire. Les erreurs commises notamment par les ostéopathes américains et les dérives que proposent l’ordre des kinés ou la médecine manuelle permettent d’éliminer ce que n’est pas l’ostéopathie. Voulons-nous entrer dans le cadre réducteur d’une convention qui va faire de nous des faux salariés de la sécurité sociale, ostéopathes aux poings liés à un ordre qui appliquera ce que les politiques décident (comme les médecins actuellement) ? Tout en reconnaissant ses belles victoires, le monde  médical allopathique actuel  s’est  largement limité ; voulons nous rentrer dans ce royaume de myopes et de borgnes en devenant de plus leurs valets ? Voulons-nous prendre de la hauteur pour réfléchir plus avant à la philosophie qui soutient notre projet collectif et participer à son évolution?

L’ostéopathie est un chemin permettant d’élargir le champ des perceptions avec bonheur. De biomécanique  puis fonctionnelle et vitaliste, l’ostéopathie devient existentielle  et donc également une science humaine. En appliquant l’esprit des techniques transmises par la tradition ostéopathique, l’ostéopathe accède à une autre dimension à  travers une transformation personnelle[3]. Il devient transmetteur et passeur sur le chemin de la santé ; il contribue à dévoiler les charmes cachés de la santé en préférant les secrets de l’ocytocine aux débordements de l’adrénaline !


[1] BERGSON H. Matière et mémoire 1896 PUF

[2] ABESEHRA A.1986 : Traité de médecine ostéopathique Maloine

[3] COLLENOTS.La transformation de l’ostéopathe Mémoire de DO

De l’éthique à la déontologie ; une réflexion d’intérêt collectif.

19 janvier 2011

Le syndicat français des ostéopathes (SFDO) mène depuis décembre, une réflexion sur la déontologie des ostéopathes. Une commission a été constituée à cet effet. Elle est composée d’ostéopathes, de juristes, d’un sociologue, d’un philosophe, de représentants de mutuelles, de patients, etc. A peu près au même moment, deux auteurs, Yannis Constantinidès – philosophe et Frédéric Pariaud – ostéopathe, nous proposent leurs « regards croisés sur l’ostéopathie – philosophie et éthique de la pratique » (éditions De Boeck 2010). Cet ouvrage arrive à point nommé car il ne peut y avoir de définition d’une déontologie sans réflexion éthique préalable. Sa lecture nous renvoie à nos interrogations, d’autant que les propos des auteurs sont sans concession pour le travail qui a déjà été réalisé en la matière.

Selon eux, « ce serait une erreur pour elle [l’ostéopathie] de marcher sur les plates-bandes de la médecine scientistes alors qu’elle porte une offre de soin radicalement différente dans son esprit ». « Il ne s’agit pas pour autant de faire de l’ostéopathie une sorte de panacée. Elle n’est guère destinée à remplacer la médecine traditionnelle (…) ou la psychothérapie. (…) Elle doit simplement s’efforcer d’être à la hauteur de sa philosophie, c’est à dire son idéal du soin. » Les auteurs estiment que « l’ostéopathie n’a pas échappé à cette mode quelque peu ridicule des professions de foi solennelles, comme en témoignent les codes de déontologie récemment développés » car « l’idée s’est progressivement imposée qu’aucun métier de soin ne pouvait désormais se permettre de faire l’économie d’une éthique belle et généreuse, sous peine de ne pas être crédible aux yeux des patients ». Ils notent que ces codes sont «la reprise pure et simple des principes abstraits de l’éthique médicale classique, par calcul peut être (désir de reconnaissance officielle) ou pire, par défaut ». Que « l’excès de zèle dont font preuve les auteurs de ces codes est pour tout dire un peu suspect ». Les auteurs nous encouragent à sortir « des dispositions fondamentale de cette loi » [la loi du 4 mars 2002] qui a été « explicitement formulée pour lutter contre les abus d’un pouvoir médical hautement technicisé » tout en évoquant la nécessité de normer notre exercice afin d’être des praticiens responsables dans une discipline autonome, selon la volonté d’A.T. Still.

Je n’adhère pas entièrement au point de vue des auteurs mais leur reconnais le mérite de la critique argumentée. Relevons alors le défi de la spécificité sans verser dans le mimétisme. La tâche qui incombe aux ostéopathes est compliquée. Cela relève presque de la quadrature du cercle. Comment normer de manière spécifique une discipline et notamment la doter d’une déontologie, sur les bases d’une philosophie, alors qu’elle dépend d’une tutelle qui lui impose déjà des normes ? Normes fondées sur les lois de la République déjà en vigueur en matière de santé. La facilité consisterait à « sortir du champ » de la santé, s’extrayant ainsi de la tutelle. Cela ne correspondrait pas à la philosophie de l’ostéopathie et il est déjà trop tard pour cela. Il ne fallait pas demander la « reconnaissance » de l’ostéopathie au Ministre de la santé car cela impose de facto des normes. Ces normes ne sont pas nouvelles. Nous les connaissions depuis longtemps.

Les valeurs fondatrices de l’éthique du soin induisent d’appliquer dans nos décisions, un raisonnement qui consiste à comparer les bénéfices et les risques de chaque choix possible et proposer le choix qui semble apporter le bénéfice le plus important pour le risque le plus faible.  Les finalités de nos actes de soin, nées de la souffrance, nous obligent à respecter la personne tout en lui portant de l’aide. Cette souffrance, souvent résumée sous le terme de maladie, est limitée à la notion de trouble fonctionnel, en ce qu’il s’agit du domaine de compétence des ostéopathes. Cela affecte ce qu’on peut dénommer le potentiel de santé qui est propre à chaque patient. Ce potentiel singularise les objectifs de l’action de l’ostéopathe, c’est à dire qu’ils doivent être adaptés à chaque soigné. Son optimisation représente le but du traitement, ce que les ostéopathes appellent l’ajustement.

Ces principes partagés par tous les soignants doivent mettre en valeur le concept propre à l’ostéopathie. Contrairement à ce qu’affirme Yannis Constantinidès dans son livre, le concept ostéopathique à été introduit dans le code de déontologie que le registre des ostéopathes de France a rédigé en 2004. Voir ici Pour cela, il s’est appuyé sur la Norme de compétence de l’ostéopathe, dans laquelle, les principes de l’ostéopathie sont développés.  voir ici Les principes et les raisonnements des pensées médicales et ostéopathiques sont différents à certains niveaux mais pas totalement. Ils ne s’opposent donc pas entièrement. On ne peut pas les dissocier complètement, ce qui complique la définition de notre spécificité et permet aux médecins et auxiliaires médicaux, de revendiquer la pratique de l’ostéopathie dans le cadre d’exercice de leur profession. Les finalités sont convergentes puisqu’elles visent à améliorer le potentiel de santé.  Historiquement, le concept médical est plus ancien puisqu’il remonte à l’antiquité. Tout d’abord religieux, il est devenu vitaliste pour être finalement scientifique.  Nous pouvons apposer une même évolution à l’ostéopathie, sur une période plus récente et plus courte. Son évolution est en cours puisqu’elle cherche toujours sa voie entre le vitalisme (ex : le courant biodynamique) et le scientifique (essor des études cliniques statistiques).  Jusqu’où ira le matérialisme scientifique en ostéopathie ? Prendra-t-il définitivement le pas sur la spiritualité du vitalisme comme cela a été le cas pour la médecine ? Si oui, nous parlerons de l’ostéopathie comme d’une science médicale. Si non, l’ostéopathie continuera d’être une  philosophie appliquée au soin. Cela peut être une voie pour appuyer notre spécificité. Ou non.

En revanche, la notion de collectivité reste à définir dans le cadre de l’ostéopathie. Si l’Etat a commencé à être actif dans le domaine depuis la publication des décrets de 2007, son action demeure minimale. La solidarité nationale n’intervient toujours pas dans l’accès aux soins. Pour que l’Etat agisse plus profondément dans le domaine de l’ostéopathie (régulation professionnelle, prise en charge des actes par la solidarité nationale…), il lui faut trancher la question suivante : l’ostéopathie est elle une discipline à part entière ou un ensemble de techniques manuelles ? Sa volonté d’aller dans ce sens ne s’est pas affirmée depuis 2007. Il suffit de lire le décret relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie pour s’en convaincre. Les ostéopathes pourraient demander à user du titre de chiropracteur, puisque les deux activités sont identiques : mobilisations et manipulations… Pour affirmer que l’ostéopathie est une discipline à part entière, il faudrait lui reconnaître un concept et/ou un raisonnement et/ou une finalité propres. Les ostéopathes affirment que c’est le cas. Les pouvoirs publics et les professionnels de santé disent le contraire. Chaque camp y trouve un intérêt :

  • L’Etat parce que cela lui permet de ne pas engager la solidarité nationale
  • Les professionnels de santé par corporatisme protectionniste.

L’ostéopathie est certes une approche thérapeutique individuelle puisque chaque action est adaptée à l’individu. Doit-elle pour autant rester individualiste ?  L’éthique des soins est d’offrir des soins à la majorité de personnes, d’offrir le bien au plus grand nombre. L’ostéopathie se veut une approche thérapeutique spécifique ; elle se doit néanmoins d’appartenir à la collectivité.  Il est nécessaire d’établir des principes stables. Dans une société démocratique, tout pouvoir doit être contrôlé et contre balancé par un contre pouvoir. Les pouvoirs sont également équilibrés par des devoirs correspondants.  Ces devoirs s’appellent la déontologie. La déontologie a un double objectif. Le premier est que chaque personne ayant besoin d’être soignée le soit dans le respect et pour la défense de ses propres intérêts. La seconde vise à assurer l’intérêt collectif pour mettre la profession en situation de servir au mieux la santé de la population dans le cadre de l’ordre public.

L’invité du blog: Yves Tricot

18 janvier 2011

Yves Tricot est ostéopathe à Auxerre depuis 1992. Il a été Conseiller national du Registre des Ostéopathes de France de 2006 à 2010. Il a démissionné de ses fonctions en janvier.


A l’issu du mandat de 4 ans que j’ai exercé au conseil national du ROF, je propose de faire le point sur mon expérience que ce poste d’élu de grande association d’ostéopathie m’a permis de vivre . Quel bilan puis-je tirer des 67 journées de réunions extérieures auxquelles j’ai participé durant ces années ?

Deux grands secteurs ont fait l’objet de ces  journées de travail :

  • Tout d’abord celui du monde mutualiste par la constitution en 2005 d’un Conseil Scientifique alliant : l’Union du Groupe Initiative Mutuelles (UGIM ) ,un groupe de recherche (MACMUT- Open Rome) et 3 organisations d’ostéopathes( UFOF ,  SFDO et  ROF). Le but premier est de proposer une charte déontologique liant les trois acteurs concernés par l’exercice de l’ostéopathie : l’ostéopathe, la mutuelle et le patient-mutualiste. Dans un deuxième temps les ostéopathes membres hautement qualifiés de ces associations devaient s’engager dans un protocole scientifique permettant de faire bénéficier à leur patient d’une participation supplémentaire significative aux soins d’ostéopathie et ceci dans le but de démarquer les ostéopathes de ce réseau d’excellence des ostéopathes formés au minima des décrets. Au terme de 5 ans de travaux de ce conseil scientifique, ces objectifs ont-il été atteints? Malheureusement non ! Ceci pour la raison principale que le partage du titre d’ostéopathe avec les professionnels de santé a considérablement dérouté les responsables des mutuelles dans le dénombrement des praticiens et surtout dans l’évaluation de leurs qualifications respectives. A ce jour, ni la Charte déontologique, ni le réseau d’excellence ne sont activés. Il n’en sera pas autrement tant que les ostéopathes codés double zéro à l’ ADELI ne pourront pas intégrer le code de la santé publique dans une partie appropriée. C’est le projet politique que Marianne Montmartin a exposé dans son manifeste au printemps dernier.
  • Puis le secteur des référentiels : lors de la fameuse réunion paritaire organisée par l’AFNOR le 1er mars 2010, la présentation du référentiel métier (RMO) complété du référentiel activité et compétence pour lesquels 7 partenaires historiques ont œuvré pendant 3 ans, s’est soldée par un échec. Ce RMO, accueilli froidement par les Ordres et Syndicats des professionnels de santé (médecins et  Kiné) et le ministère de la santé,  a été littéralement pilonné par des organisations socioprofessionnelles d’ostéopathes « amies ». Quelle aubaine pour les pouvoirs publics !

Souhaitons que le Référentiel Formation (RFO) initié en 2009 par le SNESO avec l’ensemble des partenaires puisse aboutir ! Je m’interroge sur les réelles chances de ce RFO lorsque, d’une part en mai dernier, une organisation est expulsée du groupe de travail, pour la simple raison que ce syndicat annonçait la présentation au ministère de son propre référentiel métier élaboré secrètement et d’autre part, lorsque le président actuel du ROF signe le 9 novembre dernier un communiqué excluant le SFDO dans lequel 3 organisations d’ostéopathes s’engagent à demander au ministère de la santé l’élaboration d’un autre référentiel formation. Tout ceci n’est vraiment pas sérieux. Certains ont parlé de mascarade !

L’élection par le Conseil national du ROF de Guy Villemain au poste de Président, juste après que l’assemblée générale ait approuvé le rapport moral de la présidente, a cassé l’élan que Marianne Montmartin impulsait avec sa vision progressiste qui rassemble encore aujourd’hui un très grand nombre d’ostéopathes et pas uniquement les jeunes. Pourtant Marianne Montmartin et Philippe Sterlingot avaient recueilli l’aval de leurs adhérents pour un rapprochement ROF – SFDO permettant de présenter un front de plus de 2500 ostéopathes réunis autour d’une déontologie que je qualifierais de pyramidale. Cette identité déontologique remarquable pouvait constituer un véritable phare dans le paysage ostéopathique français. Le président actuel du ROF propose, dans un discours conservateur et lénifiant, de repartir à la conquête d’une déontologie transversale. Comment peut-on rassembler sous une même bannière des adhérents d’associations dont un nombre non négligeable n’exercent pas le même métier ? A terme, seule une instance déontologique officielle à appartenance obligatoire pourra parvenir à rassembler les professionnels clairement identifiés et enregistrés.Que d’énergie dépensée par tous les acteurs de l’ostéopathie pour un résultat qui parvient tout juste à maintenir en survie la pratique exclusive de l’ostéopathie.

Oui, je crois que nous sommes réellement  parvenus aux confins d’un processus. La fameuse croisée des chemins. Cette étape s’explique simplement par le fait qu’une loi et son application actent un fait sociétal déjà existant. Ce ne sont ni les conditions d’apprentissage de l’ostéopathie, ni l’existence des associations professionnelles de l’époque qui constituent ce fait sociétal mais véritablement  notre pratique massive en cabinet. Le  moteur de cette réglementation et de la reconnaissance qui en découle est bien celui de nos actes professionnels. Les millions de consultations d’ostéopathie dispensés aux millions de citoyens constituent le socle de notre lutte. Les instances socioprofessionnelles ne sont que des courroies de transmissions. Les exemples historiques de création d’une profession montrent que ces instances, simples représentants des professionnels dans le débat démocratique, n’y  survivent pas en l’état.

Aujourd’hui le ROF est malmené. Alors qu’à l’automne 2010, les volumes d’adhérents du ROF et du SFDO s’équilibraient, beaucoup s’accorde à penser qu’à la fin 2011, le SFDO pèsera deux fois plus lourd (au mieux 800 à comparer à1500 au moins). Mais attention, les organisations portées aujourd’hui par le vent, peuvent craindre de le voir tomber demain, si elles ne répondent pas aux attentes de leurs bases. La rupture au sein du ROF est le reflet d’un malaise général chez les professionnels. Une grande majorité des ostéopathes, ne se sentant plus entendue, déserte les organisations ou s’en détourne. Le fossé se creuse entre nos dirigeants et les « ostéopathes de la rue ». La plupart ne supportent plus les luttes intestines animées par l’égo des responsables des différentes organisations! Alors Messieurs, cessez vos effets d’annonce ! Les plus jeunes qui ne connaissent pas les méandres historiques de l’apparition de l’ostéopathie en France ne peuvent se  reconnaître  dans les instances qui leurs sont proposées. Et c’est normal ! Ces milliers d’ostéopathes sont pourtant l’avenir de notre profession et je comprends parfaitement l’inquiétude des étudiants. Les étudiants sont les futurs professionnels, les dirigeants d’organisations sont d’abord des professionnels, les enseignants et les directeurs d’établissements sont encore des professionnels (un seul contre exemple), les ostéopathes uniquement praticiens seront toujours des professionnels.

Une UNION d’une immense partie de ces professionnels ne me parait pas utopique. Dans cet esprit, seul le SFDO a fait une proposition (à mon grand regret sans le ROF): celle d’une fédération. L’ensemble des professionnels a besoin d’un espace pour débattre de ce type de proposition. C’est pourquoi je lance un appel à nos dirigeants, pour qu’ils replacent les professionnels au CENTRE. Qu’ils leurs donnent la parole lors d’Etats Généraux de l’Ostéopathie. Je souhaite ardemment qu’un tel  événement soit à l’origine d’une structure unique regroupant les ostéopathes à exercice exclusif.