Ministère vs ostéopathes : qui manipule le mieux ?

Le rapport de l’IGAS bientôt disponible

26 novembre 2011

Jamais deux sans trois dit l’adage. Cela ne semble pas être la philosophie de la commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

Après deux tentatives infructueuses menées par Me Planchat, aux noms de l’AFO et du SNOF, la CADA estime que le Ministre en charge de la santé ne peut plus garder pour son seul usage, le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur l’évaluation d’ensemble des établissements de formation en ostéopathie.

Le rapporteur général d’indiquer que « plus de deux ans après commande du rapport sollicité, l’administration n’a pas adopté d’autre décision en vue de laquelle ii aurait été réalisé. Dans ces conditions, la commission considère que le ministre (…) doit être regardé comme ayant renoncé à adopter toute autre décision que le rapport de l’IGAS aurait préparé. Il en déduit que le document demandé a perdu le caractère préparatoire qu’elle lui avait reconnu par ses précédents avis (…) et qu’il est dès lors communicable à toute personne qui en fait la demande. »

On va enfin découvrir ce que ce rapport renfermait de si compromettant qu’il n’a pas pu être communiqué autrement que sur décision administrative. Nombreux vont être à demander ce document, à commencer par le président du think tank la double arche qui vient de diffuser son premier communiqué « il faut une révolution ostéopathique »  Voir ici

Voir l’avis de la CADA:  avis CADA

 

 

 

 

 

 

 

Chiropraxie : le Conseil d’’Etat condamne le Gouvernement

13 juillet 2011

Comme nous le laissions supposer dans notre précédent article voir ici, le Conseil d’Etat vient d’enjoindre le Gouvernement à publier la totalité des mesures réglementant la chiropraxie, telles que prévues par l’article 75 de la loi du 4 mars 2002.

Nous évoquions avec ironie que la publication du décret sur l’exercice de la chiropraxie sans être accompagnée de celui sur la formation, avait pour seul objectif de se dégager de la contrainte du Conseil d’Etat. Nous étions dans le vrai. La haute juridiction ne s’est pas laissée leurrer par cette manœuvre dilatoire et vient de contraindre le Gouvernement à publier la totalité des textes d’ici deux mois.

Lorsqu’on sait que l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France n’a pas encore ouvert un dossier de demande d’user du titre de chiropracteur, que des écoles d’ostéopathie envisagent d’ouvrir une formation à la chiropraxie, que 14 établissement doivent  renouveler  leur agrément d’ici août, on se demande bien comment en deux mois, un décret et un arrêté pourraient être publiés et exécutés et les diverses commissions mises en place ?

Consulter la décision du Conseil d’Etat:  CE 13 juillet 2011

Chiropraxie : réglementation dans l’impasse

11 juillet 2011

Le décret relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie a été publié le 9 janvier 2011. Voir ici et ici. Celui-ci prévoit entre autres que « à titre transitoire (…) l’autorisation d’user du titre professionnel de chiropracteur est délivrée (…) aux praticiens exerçant la chiropraxie à la date de publication du présent décret justifiant de conditions de formation en chiropraxie équivalentes à celles prévues par les dispositions réglementaires relatives à la formation, ou attestant d’une expérience professionnelle dans le domaine de la chiropraxie, (…) aux personnes justifiant de conditions de formation en chiropraxie équivalentes à celles prévues par les dispositions réglementaires relatives à la formation et qui n’exercent pas la chiropraxie à la date de publication du présent décret mais ont obtenu un titre de formation en chiropraxie au cours de l’une des cinq dernières années précédant cette date ou obtiennent, dans les douze mois suivant la date de publication du décret, un diplôme sanctionnant une formation en chiropraxie dispensée par un établissement non agréé ou se sont inscrites, dans l’année de la date de publication du décret, en dernière année d’études dans un établissement non agréé dispensant une formation en chiropraxie et ont obtenu leur diplôme.
(…) Les demandes d’autorisation (…) doivent être présentées [selon les cas
dans les six mois, quatre mois ou deux mois] suivant la date de publication du présent décret. »

Or, à ce jour, le décret relatif à la formation en chiropraxie n’est pas publié au Journal officiel. Pas plus l’arrêté relatif à la composition et au fonctionnement de la Commission nationale d’agrément des établissements dispensant une formation en chiropraxie, ni celui relatif à la commission d’agrément des professionnels. Par ailleurs, selon nos informations, de nombreux chiropracteurs qui ont fait la demande d’user du titre, n’ont pas reçu leur récépissé destiné à l’enregistrement provisoire auprès de l’agence régionale de santé.

Faut-il voir dans ces retards, une absence de volonté de publier une norme de formation conforme aux standards internationaux de l’enseignement de la chiropraxie ou une difficulté à publier un texte qui n’impacte pas les critères de formation à l’ostéopathie ? Rappelons que ces deux activités ont été légalisées par la même loi voir l’article 75 ici. Toujours est-il que rien ne bouge dorénavant, tant en ce qui concerne l’ostéopathie que la chiropraxie.

Rappelons également que les premiers établissements de formation à l’ostéopathie qui ont été agréés, doivent obtenir un nouvel agrément à partir du 9 août 2011. voir ici. Le ministère n’a indiqué la marche à suivre aux directeurs que début juillet pour une date butoir de dépôt des demandes au 10 août ! Le cahier des charges demeure le même qu’en 2007, comme si le rapport de l’Igas n’existait pas, comme si le Conseil d’Etat n’avait pas fait annuler l’interdiction de  « l’enseignement relatif à une approche viscérale ou cranio-sacrée de la formation en ostéopathie. Voir ici.

Cela pourrait demeurer en l’état jusqu’en 2012 puisque Xavier Bertrand répond aux députés qui le questionnent à ce sujet que « Une évaluation de cette pratique non conventionnelle [l’ostéopathie]est actuellement en cours. Elle concerne les indications et les risques des actes ostéopathiques, les résultats seront disponibles en 2012. Le ministère chargé de la santé prépare une modification des textes relatifs à l’agrément des établissements de formation, afin de disposer de critères d’agrément plus précis et substantiels que ceux actuellement en vigueur, afin que la qualité de la formation minimale soit harmonisée. » voir par exemple ici. Manœuvre dilatoire ou volonté réelle d’améliorer le processus ?

Un chiropracteur est quant à lui bien décidé à ne pas attendre… le 6 mai 2012 puisqu’il vient de demander au Conseil d’Etat de prononcer une astreinte de 400 euros par jour de retard à l’encontre du Premier ministre en vue d’assurer l’exécution de la décision du Conseil d’Etat, à savoir « de prendre les décrets d’application de l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 en tant qu’il est relatif au titre de chiropracteur » avant le 7 septembre 2008. Voir ici.  François Fillon a bien publié une partie des décrets mais pas l’ensemble des mesures réglementaires, notamment les conditions de formations. La démarche de ce chiropracteur ne peut apparaître comme belliqueuse puisque le délai est dépassé de 34 mois.

François Fillon n’attendra sûrement pas très longtemps encore que son ministre de la santé se décide à régulariser la situation de la chiropraxie et de l’ostéopathie.

Le SNOF appelle ses adhérents à demander le titre de chiropracteur

30 mai 2011

Le syndicat national des ostéopathes de France (SNOF) a publié un communiqué dans lequel il « encourage (…) ses adhérents et au-delà, tous les ostéopathes, à demander (…) l’usage du titre de chiropracteur. » voir ici. Il s’appuie sur les mesures transitoires du décret n° 2011-32 du 7 janvier 2011 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie qui indique dans son article 23 que « par dérogation (…) l’autorisation d’user du titre professionnel de chiropracteur est délivrée (…) aux praticiens exerçant la chiropraxie à la date de publication du présent décret justifiant (…) d’une expérience professionnelle dans le domaine de la chiropraxie, y compris une activité d’enseignement pratique, d’au moins cinq années consécutives et continues au cours des huit dernières années à compter de la date de publication du présent décret ». (voir ici ).

Cette demande peut sembler curieuse au premier abord car, tant dans l’esprit des ostéopathes que des chiropracteurs, les deux activités sont différentes. Dès lors, une expérience d’ostéopathe ne peut pas permettre de prétendre entrer dans le cadre de ces mesures dérogatoires. Toutefois, au regard des dispositions prévues par l’article sus cité, le demandeur ne doit pas établir l’exercice spécifique de la profession de chiropracteur mais doit attester d’une expérience professionnelle dans le domaine de la chiropraxie. Or, le décret relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie est similaire dans bien des domaines, à celui relatif  aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie. En effet  (en souligné les différences):

  • Les chiropracteurs : « sont autorisés à pratiquer des actes de manipulation et mobilisation manuelles, instrumentales ou assistées mécaniquement, directes et indirectes, avec ou sans vecteur de force, ayant pour seul but de prévenir ou de remédier à des troubles de l’appareil locomoteur du corps humain et de leurs conséquences, en particulier au niveau du rachis, à l’exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques. Ils exercent dans le respect des recommandations de bonnes pratiques établies par la Haute Autorité de santé.
Ces actes de manipulation et mobilisation sont neuro-musculo-squelettiques, exclusivement externes. Ils peuvent être complétés par des conseils ou des techniques non invasives, conservatrices et non médicamenteuses à visée antalgique. »
  • Les ostéopathes : « sont autorisés à pratiquer des manipulations ayant pour seul but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels du corps humain, à l’exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques. Ces manipulations sont musculo-squelettiques et myo-fasciales, exclusivement manuelles et externes. Ils ne peuvent agir lorsqu’il existe des symptômes justifiant des examens paracliniques. Pour la prise en charge de ces troubles fonctionnels, l’ostéopathe effectue des actes de manipulations et mobilisations non instrumentales, directes et indirectes, non forcées, dans le respect des recommandations de bonnes pratiques établies par la Haute Autorité de santé ». Voir ici

Les deux activités, telles que décrites par leur décret respectif, sont suffisamment ressemblantes, pour permettre à un ostéopathe d’ « attester d’une expérience professionnelle dans le domaine de la chiropraxie ». En effet, il n’est pas demandé de démontrer une expérience dans tout le domaine de la chiropraxie.

Cette démarche est déjà qualifiée d’opportuniste par les chiropracteurs, ce qui est compréhensible mais, plutôt que de fustiger le SNOF, il serait préférable de s’interroger sur les raisons qui ont conduit à une telle situation. Les chiropracteurs, comme les ostéopathes, n’ont pas obtenu la réglementation d’une profession, avec ce que cela prévoit de spécificités, pour que l’activité soit parfaitement délimitée. Le ministère de la santé, puisqu’il ne voulait pas reconnaître de facto, l’existence de deux professions de santé émergentes, n’a pas produit de textes réglementaires suffisamment précis. Les décrets relatifs à ces deux exercices ne mentionnent rien de ce qui fait l’essence ou la différence, soit de l’ostéopathie, soit de la chiropraxie. Par exemple, en introduisant les termes de « dysfonctions somatiques » pour la première ou de  « subluxations » pour la seconde (référence ici et ici ), le pouvoir réglementaire aurait pu déterminer des périmètres spécifiques. Mais il aurait alors fallu reconnaître des professions, ce qui aurait entrainé des difficultés pour autoriser un exercice mixte aux professionnels de santé.

Les chiropracteurs qui siègeront à la commission chargée d’étudier les demandes seront confrontés au même dilemmes que les ostéopathes il y a quelques mois. Quand bien même ils refuseront de délivrer le titre,  que pèsera leur avis face aux centaines de milliers d’euro qu’il pourrait en couter à l’Etat, si les refus étaient sanctionné par les tribunaux administratifs. On comprend bien que l’Etat, pour qui cela est bonnet blanc et blanc bonnet,  s’oriente plus vers l’encadrement des pratiques manuelles en général (dans lesquelles pourrait également s’inscrire les étiopathes par exemple), que vers l’instauration de nouvelles professions.

La démarche du SNOF nous fait nous interroger également sur le fonctionnement de la plateforme d’actions concertées (PAC). Celle-ci, dans différents communiqués (exemple ici ), communique sur l’unité des associations qui la composent et le fait qu’elles parlent d’une seule voix. Si l’AFO s’est dite favorable à cette démarche, qu’en est-il des trois autres associations qui composent la PAC. Nous attendons donc un communiqué commun de celle-ci encourageant leurs adhérents à demander l’usage du titre de chiropracteur, ce qui porterait les demandes à plusieurs milliers.

Consultez les lettres types du SNOF ici et demande titre de chiropracteur après 2006

Agrément des écoles : du nouveau pour la rentrée 2012/2013

26 mai 2011

La Fédération française de l’ostéopathie (FFO) a été reçue le 25 mai 2011 par la sous direction des ressources humaines du système de santé (voir l’organigramme de la Direction générale de l’offre de soins – DGOS- ici .Cet entretien a porté sur la refonte de la procédure d’agrément des établissements de formation à l’ostéopathie. Les premiers agréments délivrés arrivant à échéance au mois d’août.

Rappelons en préambule que, bien que l’Etat délivrent des agréments, celui-ci ne considère pas qu’ « une formation égale une école ». En effet, dans une réponse faite aux présidents Blanc, Fancello et Sala, suite à leur refus de siéger à la commission nationale d’agrément (voir le communiqué commun du 3 mars ici ) il est indiqué que le nombre d’écoles «n’est pas égal à 63, contrairement à ce qui est indiqué dans votre communiqué. Aujourd’hui 24 établissements sont agréés pour délivrer une formation ouverte à tout public et 22 pour une formation réservée aux professionnels de santé. Six de ces établissements disposent par ailleurs d’un double agrément ». Chacun voit midi à sa porte… Dans ce même courrier, la DGOS informe ces présidents que «  les textes modifiant les conditions d’agrément des écoles » sont en préparation et qu’elle « souhaite vivement que [ces] syndicats participent de nouveau à ses travaux afin [qu’elle] puisse disposer d’un avis éclairé sur ces demandes [d’agrément].

Ceci a été confirmé hier à la FFO. La DGOS présentera très prochainement (courant juillet) un projet de décret aux membres de la Commission nationale d’agrément. Il portera sur les conditions d’agrément des établissements de formation. Les modifications porteraient notamment sur :

  • La qualité des locaux (superficie minimale par étudiant)
  • Un nombre de formateurs adapté au nombre d’étudiants
  • Une formation clinique en rapport avec le nombre d’étudiants
  • Un contrôle de l’Agence régionale de santé (ancienne DRASS)

Le calendrier prévoit la publication des textes réglementaires à l’automne afin que tous les établissements puissent déposer des demandes de renouvellement d’agrément au premier trimestre 2012. Cela laissera alors le temps à la Commission nationale d’agrément de siéger et au ministère de délivrer les nouveaux agréments pour la rentrée 2012/2013.

Reste toutefois en suspend la question du référentiel de formation et l’épineux problème du calcul des équivalences acquises durant les études des professionnels de santé. Un récent décret relatif aux études préparatoires et au diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute (voir ici),  complété d’un arrêté (voir ici), viennent de paraître au Journal officiel. Ils concernent « le parcours de stage » des étudiants. Cela devrait faciliter la détermination des acquis cliniques dans les domaines « musculo-squelettique, neuromusculaire, cardio-respiratoire et viscérale, gériatrique et pédiatrique ». Par ailleurs, les mesures de validation des stages cliniques introduites par ces textes, peuvent être source d’inspiration pour la formation à l’ostéopathie.

Plus d’info sur la réunion FFO/ministère ici

59+4=63

17 mai 2011

Quatre nouveaux établissements de formation à l’ostéopathie viennent d’être agréés par le ministre en charge de la santé. Ce sont :

Pour les non titulaires d’un diplôme d’une profession de santé:

  • L’Institut d’ostéopathie de Bordeaux (IOB)
  • L’Andrew Taylor Still Academy (ATSA) de Limonest
  • Le Conservatoire supérieur d’ostéopathie – Paris (CSO-Paris).

Pour les titulaires d’un diplôme d’une profession de santé:

  • Le Collège ostéopathique Sutherland (COS) de Strasbourg

Plus d’info ici puis ici (arrêté du 25 mai 2011 modifiant l’arrêté du 12 mai 2011 modifiant la liste des établissements agréés dispensant une formation en ostéopathie )

La France dispose dorénavant de 63 structures de formation à l’ostéopathie.

Voir également ici et ici (Arrêté du 25 mai 2011 modifiant l’arrêté du 12 mai 2011 modifiant la liste des établissements agréés dispensant une formation en ostéopathie )

La fin des 35** heures(bis)

14 avril 2011

Décret n° 2011-390 du 12 avril 2011 modifiant l’article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé :

Publics concernés : établissements de formation en ostéopathie et en chiropraxie, étudiants, personnes habilitées à user du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur.
Objet : suppression de la durée minimale de formation en ostéopathie et en chiropraxie prévue par l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.
Entrée en vigueur : immédiate.
Notice : le présent décret supprime la durée minimale de formation en ostéopathie et en chiropraxie prévue par l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, le Conseil constitutionnel ayant déclaré, par sa décision n° 2011-223 L du 3 février 2011, que ces dispositions ont valeur réglementaire. La durée minimale de formation en ostéopathie reste fixée à 2 660 heures conformément aux dispositions du décret n° 2007-437 du 25 mars 2007 relatif à la formation des ostéopathes et à l’agrément des établissements de formation et doit encore être fixée pour la chiropraxie.
Références : les dispositions de l’article 75 de la loi du 4 mars 2002, dans leur rédaction issue des modifications résultant du présent décret, peuvent être consultées sur le site Légifrance .

Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre du travail, de l’emploi et de la santé,
Vu la Constitution, notamment le second alinéa de son article 37 ;
Vu la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, notamment son article 75 ;
Vu la décision du Conseil constitutionnel n° 2011-223 L du 3 février 2011 ;
Le Conseil d’Etat (section sociale) entendu,
Décrète :

Article 1

A l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 susvisée, les mots : « , qui doivent être au minimum de 3 520 heures, » sont supprimés.

Article 2

Le ministre du travail, de l’emploi et de la santé est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 12 avril 2011.
François Fillon
Par le Premier ministre :
Le ministre du travail,

de l’emploi et de la santé,

Xavier Bertrand

voir ici

La fin des 35** heures!

13 avril 2011

Texte de la question

M. Jean Launay attire l’attention de M. le ministre du travail, de l’emploi et de la santé sur la durée minimale de formation des ostéopathes. Cette durée est actuellement de 2 660 heures, suivant la législation française. Un récent rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise que cette formation soit d’une durée minimale de 4 200 heures, avec au moins 1 000 heures de pratique. La loi Hôpital, patient, santé et territoire de 2009 prévoit une durée minimale de formation de 3 520 heures, se rapprochant ainsi des préconisations de l’OMS. Or, à ce jour, aucun décret n’a été promulgué, alors qu’une formation longue doit être privilégiée. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre afin de répondre à cette attente.

Texte de la réponse

Le législateur a encadré l’usage du titre et la formation de l’ostéopathie (art. 75 de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé), mais n’a pas reconnu l’ostéopathie comme étant une profession de santé. Cette activité n’est pas inscrite dans le code de la santé publique, les activités sont distinctes de celles autorisées aux médecins et aux professions paramédicales (masseurs-kinésithérapeutes en particulier). Le conseil constitutionnel a précisé, par une décision du 3 février 2011, que la durée minimale de formation permettant l’usage du titre, durée augmentée par la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires à 3520 heures, n’avait pas un caractère législatif. Il appartient donc au pouvoir réglementaire de définir cette durée minimale de formation. Une évaluation de cette pratique non conventionnelle est actuellement en cours. Elle concerne les indications et les risques des actes ostéopathiques, les résultats seront disponibles en 2012. Le ministère chargé de la santé prépare une modification des textes relatifs à l’agrément des établissements de formation, afin de disposer de critères d’agrément plus précis et substantiels que ceux actuellement en vigueur, afin que la qualité de la formation minimale soit harmonisée.

Jamais 3 sans 4

18 mars 2011

Dans un précédent article (voir ici), je vous indiquais que le 22 mars 2011, la commission nationale d’agrément des établissements dispensant une formation en ostéopathie se réunira pour examiner les demandes d’agrément de trois nouveaux établissements :

  • Conservatoire supérieur de l’ostéopathie de Paris
  • Collège ostéopathique Sutherland Europe de Strasbourg
  • Institut d’ostéopathie de Bordeaux.

Un invité de dernière minute se joindra à la fête : l’Andrew Taylor Still Academy formation initiale.

Encore un petit effort et nous passerons le cap des 60 écoles !

Manifestation des étudiants en ostéopathie

17 mars 2011

Paris le 17 mars 2011

A l’appel de l’Union nationale des étudiants en ostéopathie (UNEO), les étudiants en ostéopathie manifesteront aujourd’hui à Paris.

L’UNEO souhaite placer cette action sous le signe de l’ostéopathie exclusive unie. Aussi, demande-t-elle « à tous les acteurs responsables de se contenir pour maintenir un discours clair et unitaire. La réussite au travers de la symbolique d’union souhaitée par l’UNEO en tant que maître d’œuvre de ce rassemblement se place dans cette capacité d’abnégation et d’humilité de chacun. » L’UNEO condamnera « toute intervention, quelle qu’en soit sa nature, faite par un dirigeant, un représentant ou un adhérent d’ASP ou d’OSP visant à mettre en avant l’identité de sa structure ».

L’UNEO demande :

  • un dialogue concret et s’inscrivant dans le long terme avec le Ministère de la Santé. Pas seulement le jour de la manifestation, mais de façon régulière, afin de rester en contact et de maintenir un échange.  Voir ici
  • La parution du rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales sur les formations.  Voir ici
  • Le maintien d’un minimum de 3520 h de formation initiale avec l’application des décrets pour ensuite obtenir les 4200H recommandées par l’OMS avec 1000h de pratique ! voir ici et ici
  • Une Union rapide et efficace des dirigeants et acteurs de l’Ostéopathie qui aujourd’hui peinent à trouver des solutions concrètes ! voir ici
  • Que chaque personne composant le paysage ostéopathique fasse acte de citoyenneté ostéopathique en s’exprimant, s’engageant et en s’unissant pour enrayer cette trajectoire subie dont l’issue est aujourd’hui hasardeuse!

Début de la manifestation à 10h30 Place Edouard Herriot. Trajet : rue de l’Université jusqu’au Boulevard Saint Germain, Boulevard Saint Germain jusqu’au boulevard Raspail, Boulevard Raspail jusqu’a la rue de Sèvres, Puis Avenue de Saxe, Place Breteuil, Re-Avenue de Saxe. Arrivée : Ministère de la Santé où les dirigeants de l’UNEO demanderont à être reçus.

Plus d’informations sur cette action au fur et à mesure de la journée.

La presse en parle: ici

EFFECTIFS DES ETABLISSEMENTS DE FORMATION : ETUDIANTS, ENSEIGNANTS, DIRECTEURS, INFORMEZ LA PROFESSION SUR LE NOMBRE D’ÉTUDIANTS EN OSTEOPATHIE. ADRESSEZ LES CHIFFRES QUE VOUS CONNAISSEZ À pascal@pascal-javerliat.fr

CONSULTEZ LA MISE A JOUR AU 22 MARS 2011.EFFECTIFS DES ETABLISSEMENTS DE FORMATION A L’OSTEOPATHIE (SESSION 2010-2011)

Manquent actuellement: COE Cergy, COPB Bayonne, CSO Toulouse, IPEO Pantin, ISO Gd Montpellier Béziers, ISO Paris EST ainsi que toutes les formations pour les professionnels de santé à l’exception de l’IFSO Vichy.