Une plateforme d’actions communes a été créée en décembre 2010 entre l’AFO, la CNO, le ROF, le SFDO, le SNOF et l’UFOF, pour « travailler à l’élaboration d’un projet commun pour la profession d’ostéopathe ». voir ici. Il ne fait aucun doute que la priorité première de cette union de façade était de tuer dans l’œuf toute initiative de fédération qui aurait retiré leurs prérogatives aux président de ces organisations socio-professionnelles. Il faut dire que le projet de fédération française de l’ostéopathie (FFO) présenté par le SFDO à ses partenaires a bien favorisé cette hostilité, tant ce projet est éloigné de ce qui avait été envisagé et présenté lors du forum du registre des ostéopathes en octobre dernier. Le SFDO s’est alors désolidarisé de ses partenaires, préférant favoriser l’essor de la FFO : « Le SFDO continuera donc à apporter son soutien à son jeune partenaire qui déploiera dans les prochaines semaines un ensemble d’actions politiques en vue de faire évoluer le cadre réglementaire de la formation des ostéopathes. Toutefois, conscient de ses responsabilités, eu égard à son statut de plus importante organisation professionnelle représentative des ostéopathes exclusifs, le SFDO reste attentif aux propositions de la PAC et se tient disposé à collaborer dans un esprit sincère à toute démarche politique ambitieuse de nature à présenter un front uni aux pouvoirs publics. » voir ici
Maintenant que la crainte d’un réel projet d’union est dissipée, que l’orage est passé, les affaires courantes peuvent reprendre. Comme je vous l’indiquais précédemment voir ici, la prochaine tenue le 22 mars, de la commission nationale d’agrément des établissements de formation à l’ostéopathie, allait être la première mise à l’épreuve politique. Si l’AFO et le SNOF ont rapidement donné leur position, il semble que le ralliement des autres organisations ait fait l’objet de certaines hésitations. Pour preuve les signatures décalées de l’UFOF puis aujourd’hui de la CNO et du ROF. voir ici.
Mais peu importe la manière, puisque le résultat est là. « Les organisations AFO, CNO, ROF, SNOF et UFOF demandent un report de l’examen des dossiers d’agrément dans l’attente de l’adoption du nouveau texte qui doit refondre les études en ostéopathie selon la volonté du législateur et prenant en compte les conclusions du rapport de l’IGAS. » Il ne reste plus qu’à attendre la position du SFDO qui est dorénavant, le seul à pouvoir siéger au nom des ostéopathes en exercice exclusif, puisque les deux titulaires (AFO et UFOF) et un suppléant (SNOF) ne siègeront pas. Le SFDO ayant indiqué qu’il est disposé à « collaborer dans un esprit sincère à toute démarche politique ambitieuse de nature à présenter un front uni aux pouvoirs publics », il serait mal venu qu’il se désolidarisât.
Ne pensons pas toutefois que le ministère entendra la demande des ostéopathes, ni que le boycotte de cette commission puisse changer la donne. Les autres représentants siègeront et le ministère agréera les établissements. Néanmoins, cela permettra aux organisations représentant les ostéopathes de déposer un recours dès la publication au journal officiel de ces nouveaux agréments. A nouveau, il faudra être solidaire et parler d’une seule voix si l’on veut que notre discours soit audible.








