Ostéopathes : votre argent intéresse vos syndicats

Qu’est devenue l’indépendance du ROF ? bis repetita placent

7 octobre 2011

Les choses répétées semblent plaire au président du ROF. Dans mon dernier article, voir ici;  je m’étonnais que l’UFOF  puisse donner des consignes de vote pour l’assemblée générale du ROF. Il faut croire que l’appui n’a pas été suffisant puisqu’aujourd’hui, c’est la Chambre nationale des ostéopathes qui  invite « les Ostéopathes membre du ROF qui vont décider par leur vote, lors de leur prochaine AGO et AGE de l’orientation de leur association, à prendre en considération que ce climat de franche et complète collaboration au seul service de notre avenir à tous, a été initié par leur Président Guy VILLEMAIN et de lui renouveler leur confiance par leur vote. » parce que « avec Guy VILLEMAIN, Magali PERIS, François OTTAVI-MENAGER, Stéphanie DURANTET-PENAUD est née une véritable confraternité amicale et constructive ». Que Hervé Godfrin, également membre du bureau du ROF n’en prenne pas ombrage, il ne fait pas parti de la construction amicale.

Nul ne doute que les relations soient courtoises. Toutefois, cette ingérence des partenaires du  GFIO est inquiétante quant à l’avenir du ROF. Comme si les adhérents du ROF n’étaient pas assez intelligents pour se faire leur propre opinion. Posons-nous la question légitime au regard de ces communications ? Pourquoi un tel matraquage ? Qui décide de quoi dorénavant au ROF?  Le SNOF dont le président est plus subtil n’est pas tombé dans le panneau de cette surenchère de communiqués qui donnent véritablement l’impression de vouloir masquer l’absence de résultats factuels.

Voir la communication de la CNO ici

 

Qu’est devenue l’indépendance du ROF ?

29 septembre 2011

Dans un récent article publié sur son site le 28 septembre (voir ici), l’Union fédérale des ostéopathes de France nous informe que « à la veille de l’Assemblée Générale du ROF, nous apprenons que des ostéopathes, visiblement pas exempts de mauvaises intentions et souvent dépendants de sociétés commerciales, souhaitent mener un combat contre le bureau démocratiquement élu l’an dernier et mettre en minorité le Président du ROF. »

Est-il normal que de telles informations, propres à la vie interne du ROF, soient connues par le Président de l’UFOF (qui n’est pas membre du ROF), avant que les adhérents du ROF eux mêmes en aient été informés ? En effet, le livret pré AG qui contient tout le programme de l’assemblée générale, et par conséquence, les candidatures à un poste d’administrateur, n’a toujours pas été reçu par les adhérents.

Comment se fait-il alors que monsieur Dominique Blanc soit suffisamment au fait des candidatures ? Qu’il possède suffisamment d’informations sur les « mauvaises intentions » des candidats ? Pour affirmer cela publiquement, étant donné le risque de subir un procès pour diffamation si les faits ne sont pas avérés, il faut avoir reçu de fortes garanties sur les ambitions des candidats. Il faut donc que les membres du conseil national du ROF, qui pour l’instant sont les seuls à connaître les candidatures déposées, qui sont sensés garantir l’indépendance de l’association et l’équité des chances des candidats, aient apporté des preuves factuelles à monsieur Blanc. Autrement dit, l’UFOF a eu connaissance des professions de foi des candidats, avant même les adhérents du ROF.

C’est proprement scandaleux. Nous sommes revenus 10 ans en arrière quand les assemblées générales du ROF se jouaient la veille, puisque la veille, se tenaient les assemblées du SFDO et de l’UFOF. Assistons-nous à une fusion-acquisition du ROF par l’UFOF via le GFIO? Quand je pense que l’an dernier, il a été fait le procès d’intention à Marianne Montmartin de « vouloir vendre le ROF au SFDO – sic », lorsqu’elle présentait le projet de Fédération française des ostéopathes.

Ne nous étonnons pas qu’avec de tels agissements, nous n’ayons aucune crédibilité aux yeux des pouvoirs publics et qu’aucune ASP d’ostéopathes n’ait été reçue par le cabinet de monsieur Bertrand cette année!

 

L’invité du blog: Baptiste Fernandez

18 septembre 2011

A quoi joue le ROF ?

Suite à l’obtention de notre diplôme d’ostéopathe au CEESO Paris, en juin 2011, nous avons décidé d’adhérer au Registre des Ostéopathes de France, association à vocation ordinale, garant de l’éthique et la déontologie de notre profession. En effet, ce sont des valeurs auxquelles nous avons été sensibilisés et qui sont importantes pour nous qui entrons dans la vie professionnelle.

Indépendamment de notre volonté, certaines pièces administratives ont pris plus de temps que prévu pour nous être adressées (attestation CIPAV, enregistrement URSSAF). Malgré nos attestations sur l’honneur nous engageant à fournir ces pièces dès leur réception, nos candidatures ont été refusées pour la première fois lors du conseil national de fin juillet. Ce refus de cooptation était d’autant plus surprenant que de la voix même du secrétariat que nous avions contacté au préalable, on nous expliquait qu’ « il n’y a jamais de souci avec les étudiants du CEESO, même lorsqu’il manque des pièces, nous savons qu’elles seront fournies ensuite ».

Suite au Conseil national de mi-septembre, lors duquel  nos dossiers complets cette fois ci ont été de nouveau étudiés, notre adhésion, à notre grand étonnement fut de nouveau refusée un seconde fois par le conseil national. Par ailleurs, aucune demande d’adhésion d’ancien étudiant du CEESO Paris n’a été satisfaite. La raison invoquée ? Aucune pour le moment. Le secrétariat du ROF nous renvoie vers madame le Secrétaire Général du ROF, responsable des admissions, qui doit toujours être dans une phase de réflexion pour nous donner des raisons valables concernant ce choix surprenant. En effet, à ce jour nous n’avons aucune nouvelle de sa part malgré nos appels, courriels… Ceci est d’autant plus surprenant de la part d’une représentante d’organisation qui se veut prôner une déontologie et un respect irréprochable et qui n’hésite pas à mettre en avant sa disponibilité envers les adhérents. Mais il est vrai que nous ne sommes pas adhérents.
Cette décision nous semble d’autant plus surprenante et injuste qu’il nous avait été précisé que nos dossiers étaient complets et ne poseraient aucun problème lors du prochain CN.

Qu’a-t-il bien pu se passer entre temps ?

Puisque nous remplissons bien les critères d’admission, nous ne pouvons imaginer que nous n’ayons pas été cooptés pour des critères subjectifs. Il nous est inimaginable que le ROF ne veuille pas accueillir en son sein de jeunes ostéopathes exclusifs, issus d’une formation à temps plein et souhaitant s’investir dans le paysage ostéopathique. Il nous est inconcevable que le ROF ne souhaite pas voir de jeunes professionnels motivés pour faire évoluer les choses, venir chercher leur carte professionnelle et assister à leur première assemblée générale. Nous nous interdisons de penser que ce refus pourrait être basé sur d’autres raisons comme l’origine de notre établissement de formation dont une majorité des enseignants a démissionné du Registre.

Nous ne pouvons nous empêcher de penser tristement que le ROF ne semble pas être dans une logique de fédération du plus grand nombre d’ostéopathes EXCLUSIFS et refuse de nouveaux adhérents ayant la volonté de faire progresser la profession et répondant pourtant aux critères d’adhésion.

Nous attendons des réponses précises face à cette attitude de fermeture du conseil national du ROF. La moindre des choses quand on refuse un dossier est d’expliquer pourquoi.

 

Pierre Renaudeau: « je commence à réfléchir à la façon dont je vais utiliser mon budget syndico-représentatif en 2011

20 décembre 2010

Confiant dans les personnes nous représentant, je, comme beaucoup d’entre nous, ne suis pas naïf. Nous, Ostéopathes de terrain, de la rue, n’avons pas les mêmes intérêts que nos représentants syndicaux. Notre carrière n’est pas la même et demain la façon dont se dérouleront les évènements du quotidien dépendront de nous essentiellement, à travers les votes qui détermineront nos représentants mais aussi à travers les actes et règlements financiers que nous choisirons d’accomplir.

Un petit exemple à une échelle plus grande : la France. Les Français votent et élisent des députés, des présidents de la République, etc. Ces personnes décident un certain nombre de choses qui vont s’imposer au quotidien aux Français. Mais il existe un contre pouvoir exercé quotidiennement par chacun d’entre nous et dont le nombre fait la puissance : il s’agit de l’endroit ou la façon dont chacun d’entre nous décide de dépenser son argent. Ainsi la population française a plébiscité par sa menue monnaie le système Leclerc. Aucune loi n’a été votée pour implanter des Leclerc partout mais il y  en a partout. C’est la puissance spontanée du nombre par le financement. De la même façon, les Français qui le souhaitent permettent l’existence d’AMAP, par l’apport de leurs règlements réguliers. Et au final, le système est très équilibré, par effet de concurrence entre public et privé, comme dans le système hospitalier public et privé. Ce que ne peuvent réaliser l’imposition de lois coercitives, l’émulation le réalise.

Alors, aujourd’hui, nous, Ostéopathes, sommes à l’aube d’un système fédératif qui conservera nos chers élus, mais leur opposera un pouvoir différent, porté par la cotisation de chacun d’entre nous, qui entraînera la dynamique d’organisation vers le haut. Ce que ne proposera pas ou n’entendra pas le « groupe de déclaration commune », la Fédération l’épluchera, consultera la base et réalisera quelque chose de différent, pour avancer.

La situation bizarre actuelle est sans doute due à un manque d’attention de certains de nos dirigeants syndicaux qui commettent une erreur de conception. Ce ne sont pas les syndicats qui font vivre la profession d’Ostéopathes, mais les Ostéopathes qui font vivre les syndicats, et chaque Ostéopathe est un apport, un pied de soutien de ces mille pattes que sont les syndicats. Leur force vient uniquement de nous, et de notre soutien financier, et de rien d’autre.

Si demain, un syndicat est vidé des deux tiers de ses adhérents, il n’est plus grand-chose, et plus personne ne l’écoutera ni ne le recevra. Si demain, les deux mille personnes Ostéopathes qui ont voté pour la Fédération (c’est le projet initial) adhèrent à cette structure, elle sera puissante, nouvelle et efficace.

J’ai personnellement été extrêmement choqué d’avoir voté pour un projet et de m’en être vu dissimuler les résultats de scrutin, mais j’accorde toujours ma confiance à mon Président, car il a été démocratiquement élu, et l’idée du Registre est un concept essentiel et ancien qu’il faut défendre à tout prix pour la Profession. J’ai donc ré adhéré, mais je pose des questions. Et j’attends, comme chacun d’entre nous, des réponses.

Je suis conscient également des résultats remportés par l’action judiciaire de mon syndicat, mais je vois bien que ne plus être reçu au ministère constitue un handicap majeur, et qu’il conviendrait maintenant d’associer les autres syndicats à ces actions, pour être plus crédibles, plus influents. Mais je garde confiance en mon Président, bien que je pense qu’il est temps de revenir à des consultations de la base pour décider ce qui doit être entrepris, afin d’éliminer ce climat de méfiance. Nous n’avons pas été consultés, en mon syndicat, sur la question de la Fédération.

J’ai questionné mes deux présidences sur l’opportunité d’appartenir à la Fédération. J’engage chacun d’entre vous à en faire autant auprès de son responsable syndical, en leur adressant par écrit la simple question : « Quand y adhérons-nous ? » Il y a tellement à faire.

Au final, le double système peut être beaucoup plus intéressant et efficace que l’ancien qui montre actuellement ses dangereuses limites pour la Profession. Entre les syndicats et la Fédération l’émulation fera ce que ne réalisent pas les partis-pris actuels. Et la demande sans équivoque de deux mille Ostéopathes ne peut être ignorée.

Il reste à attendre le projet finalisé de cette structure et à exiger avant toute adhésion que les responsables élus ne soient membres d’aucune autre structure syndicale, associative ou d’enseignement. Et parlez-en autour de vous, nous sommes très nombreux et l’avenir est juste là, devant nous. Comme vous tous, je commence à réfléchir à la façon dont je vais utiliser mon budget « syndico-représentatif » en 2011.

Amicalement et Confraternellement.

PIERRE  RENAUDEAU  D.O  M.R.O.F  et adhérent du S.N.O.F

Participez au sondage « Souhaitez-vous une fédération des ostéopathes ? » en cliquant ici

Pour consulter les résultats, cliquez: MARDI 21 DECEMBRE 2010

Une fédération d’ostéopathes n’intéresse pas les bureaux des ASP

19 décembre 2010

La réunion qui s’est tenue à Nîmes le 18 décembre entre les six associations socio-professionnelles d’ostéopathes s’est conclue par des engagements à travailler ensemble mais surtout pas sur un projet concret de fédération. Un communiqué commun, une lettre au ministre de la santé, une nouvelle réunion dans deux mois… Bref, que de l’habituel. Les historiens du paysage ostéopathique français pourront ressortir de multiples communiqués identiques signés en 2006, en 2002, en 2001… et bien avant encore. On sait ce qu’il est advenu ensuite de tels engagements ! Si nos représentants pensent que cela est susceptible de satisfaire les professionnels…

Il devient plus que nécessaire de leur faire remonter un message massif. Pour cela, participez au sondage « Souhaitez-vous une fédération des ostéopathes ? » en cliquant ici

Consultez les résultats ici: DIMANCHE 19 DECEMBRE 2010

L’invité du blog: Philippe Sterlingot

15 décembre 2010

Philippe Sterlingot est ostéopathe et président du syndicat français des ostéopathes (SFDO) depuis 2002. Il est l’initiateur avec Marianne Montmartin, ancienne présidente du registre des ostéopathes de France d’une fédération des ostéopathes. Après avoir présenté son projet de fédération française des ostéopathes (FFO), il nous livre ses interrogations à quelques jours de la réunion du 18 décembre à Nîmes.

De l’intérêt d’une participation à la réunion du 18 décembre

Monsieur Guy VILLEMAIN, Président du ROF, a signifié explicitement au Conseil d’Administration du SFDO par un courriel en date du 15 décembre son refus de mettre à l’ordre du jour de la réunion du 18 décembre :

Le préambule :

  • la présence d’un médiateur/observateur neutre et impartial (non ostéopathe) ;
  • la transparence quant à la composition des organisations présentes ;
  • la participation uniquement d’administrateurs élus  ;
  • un engagement sincère et véritable qu’aucune alliance parallèle préalable n’existe entre les participants à la réunion.

Pour le préambule, les raisons invoquées par Monsieur VILLEMAIN sont les suivantes « […] préalables quelque peu pesants pour une rencontre confraternelle de première intention […]. »

Les points suivants :

  • le projet de fédération qui semble pourtant répondre aux attentes des ostéopathes ;
  • les contributions potentielles du Syndicat Français Des Ostéopathes à une stratégie commune nationale et européenne.

Pour ces points, Monsieur VILLEMAIN argue que « […] nous vous proposons bien volontiers d’intégrer les thèmes supplémentaires que vous jugerez utiles dans les questions diverses […]. »

Les 5 aspects importants qui ressortent de cette déclaration prétendue commune à l’AFO, ROF, SNOF et UFOF sont :

  • Le refus d’entendre la volonté des ostéopathes de  « la rue » (cf. propos de M. de Lagausie sur le blog de Pascal Javerliat – voir ici ) ;
  • Le rejet de tout principe de transparence ;
  • Le déni du respect mutuel ;
  • L’officialisation d’une entente préalable entre ces organisations au détriment du SFDO, (confirmée incidemment par Christopher Fleischner sur le blog de Pascal Javerliat – voir ici ).

Dans ce contexte, le Conseil d’Administration du SFDO s’interroge sur la place qui lui sera laissée pour exprimer le 18 décembre les attentes des ostéopathes du SFDO.

A cette fin et dans un souci de transparence, le Conseil d’Administration demande à Monsieur Pascal Javerliat de mettre en place un référendum pour connaître d’une manière objective et transparente la volonté des ostéopathes quant à une présence des représentants du SFDO à une réunion qui s’annonce d’ores et déjà comme biaisée.

Le Conseil d’administration du SFDO ne mandatera ainsi des représentants que si les ostéopathes s’expriment expressément en ce sens.

Mais en tout état de cause, le Conseil d’Administration du SFDO avait fait le choix d’être représenté significativement à la réunion régionale commune de Rennes pour laquelle se seront mobilisés, nous en sommes persuadés, un maximum d’ostéopathes.

Le Conseil d’Administration du SFDO

Pour participer au référendum, cliquez ici

Pour consulter les résultats, cliquez: VENDREDI 17 DECEMBRE 2010

Le ROF de plus en plus marginalisé

6 décembre 2010

Le 3 décembre 2010 s’est tenue une réunion d’élaboration du référentiel formation ostéopathe (RFO). Le RFO a été initié à l’automne 2009 par le syndicat national de l’enseignement supérieur en ostéopathie (SNESO) qui regroupe huit établissements de formation initiale (ATMAN Nice, CEESO Paris,  CEESO Lyon,  CIDO Saint-Étienne, COP Marseille, ESO Marne la Vallée, IDHEO Nantes, ISO Lyon). Des représentants des professionnels et des étudiants ont été conviés à apporter leur expertise propre : ce sont le le R.O.F., le SFDO, le SNOF, l’UFOF et l’UNEO.

L’objectif de ce référentiel est « de mettre en accord les compétences attendues de tout ostéopathe, avec la formation proposée par les établissements. La commission propose dans ce document un format commun à tous les établissements, de formation et de validation des modules (connaissances et compétences) ». Plus d’info ici. Le SNOF et l’UFOF ont depuis quitté la table des travaux.

C’est maintenant le ROF qui s’est vu signifié qu’il était persona non grata en raison de sa récente prise de position. Le ROF a en effet signé un communiqué commun avec l’AFO et le SNOF, dans lequel ces organisations souhaitaient que je les représente  « dans le cadre de la négociation des décrets prévus par l’article 64 II de la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 » avec pour objectifs d’obtenir, entre autres : « la publication également d’un référentiel de formation du métier d’ostéopathe, document dont la spécificité a été reconnue par le Conseil d’Etat dans sa décision du 21 juillet 2009. » plus d’info ici

Le nouveau président du ROF, qui remplaçait à cette réunion, Yves Tricot démissionnaire du bureau du ROF, semble s’étonner de la position du SNESO. Plus d’info ici

Comment pourrait-il en être autrement alors que depuis l’assemblée générale du ROF d’octobre 2010, il ne cesse d’entretenir un discours ambigu vis à vis des engagements pris ces dernières années :

  • Dans une information adressée aux adhérents du ROF après l’assemblée générale, il nous livre a posteriori sa politique pour l’année en cours. Il ne fait référence ni aux travaux du RFO, ni au SNESO alors qu’aujourd’hui, il estime être « intimement persuadés que notre requête de référentiel formation, auprès du Ministère de la Santé, suscitera une réponse évidente de la profession par notre RFO. » Plus d’info ici. Pourquoi ne l’a-t-il pas dit le jour de l’assemblée générale?
  • Sur le forum du ROF, le conseil national n’a cessé de prendre ses distances avec le SNESO. Il nous indique que « L’axe politique actuel prévoit le maintien du travail de mise en place de la plateforme avec le respect de l’intégrité de chaque association, ce qui veut dire que nous n’arrêtons pas les travaux de rapprochement avec le SFDO. Au cours du forum il est apparu que beaucoup d’adhérents refusaient d’une part le point 2 de l’accord préalable qui incluait le SNESO ». « Qui plus est, je vous rappelle que le point 2 de l’accord préalable, à savoir la présence du SNESO, a fortement déplu à bon nombre d’adhérents et risque de mettre le vote de cet accord en péril, tout du moins auprès de nos membres ».

Il n’est pas difficile de comprendre que le nouveau président du ROF avait besoin de rompre avec les projet envisagés initialement, pour asseoir une légitimité à ce poste. Comment sinon justifier qu’il ait demandé la présidence à la place de Marianne Montmartin, si ce n’est pour des raisons de personnes. Il fallait mettre en avant un danger pour le ROF dont l’ancienne présidente aurait été à l’origine. Le seul point de clivage qui pouvait être mis en avant était les relations avec le SNESO. SNESO dont on acceptait la collaboration depuis 2009 au sein du référentiel formation ostéopathe mais dont on ne voulait plus entendre parler pour d’autres projets.

La position du SNESO, si elle n’est pas constructive, est parfaitement légitime. Comment accepter un partenaire qui d’un côté, travaille au sein du RFO et d’un autre côté, décide unilatéralement sans prévenir, de travailler sur un projet similaire avec des partenaire qui n’en font pas partie ou ont quitté le RFO. Le double discours a ses limites. Le ROF commence à les entrevoir. Il est aisé de faire porter à l’autre la charge de la division et de se faire passer pour la victime. La réalité est que le ROF ne propose plus depuis l’AG une politique suffisamment claire pour demeurer un partenaire crédible. Revendiquer vouloir être « un point d’équilibre central au milieu des divergences des associations et des attentes des ostéopathes » quand les ostéopathes demandent une union des associations, continue d’entretenir le doute sur l’objectif réellement recherché. Chacun sait qu’à travers l’union, les associations perdront une partie de leur représentativité. Où est le problème si c’est pour le bien de la profession ?

Dans le contexte actuel, espérer que le ROF soit l’association qui fédèrera tout les ostéopathes est voué à l’échec. Les acrimonies sont trop prégnantes et les adhérents du ROF votent d’année en année, des critères de plus en plus restrictifs pour adhérer. On demande alors au conseil national du ROF de poursuivre deux objectifs incompatibles : fédérer et stigmatiser. Si le ROF veut rester une association d’ostéopathes « haut de gamme », il faut qu’il l’assume. Il ne pourra pas alors entretenir des relations avec toutes les écoles parce que certaines forment moins bien que d’autres et en conséquence, ne pourra pas accueillir tous les professionnels, ni leur proposer une déontologie. Il lui faudra faire le choix entre pages jaunes et guide Michelin.

Les conclusions de la réunion du 18 décembre nous apporteront les réponses. Si l’union n’est pas clairement dessinée ce jour là, c’est à dire ses objectifs et sa gouvernance, il faudra que les ostéopathes eux-mêmes se saisissent de l’affaire. Nos représentants ne pourront pas éternellement nous abuser en communiquant sur le thème des travaux qui progressent. Dans un peu plus de six mois, le Premier Ministre sera contraint par le Conseil d’Etat de publier les décrets de la loi de 2009. Dans dix-huit mois se profile une élection. Cessons les enfantillages.

L’AFO modifie ses statuts

2 décembre 2010

Lors de son assemblée générale de novembre 2010, l’Association Française d’Ostéopathie a modifié ses statuts et son règlement intérieur.

Dorénavant, l’association a pour objet (entre autres) « de regrouper tous les praticiens (ostéopathes et professionnels de santé) inscrits sur le répertoire ADELI des ostéopathes qui exercent exclusivement l’ostéopathie tant sur le territoire français qu’à l’étranger ». « Le futur adhérent à l’AFO doit (entre autres) avoir reçu son autorisation préfectorale d’user du titre d’ostéopathe et avoir obtenu son numéro ADELI sous le code xx 00 xxxx x ».

Cette démarche fait suite à la demande exprimée le 4 novembre 2010 par ses partenaires ROF, SFDO et SNOF, qui, dans un communiqué commun, indiquaient que : « La participation d’organisations tierces aux travaux des futures commissions a été évoquée. Toute organisation susceptible de produire des éléments formels attestant de leur composition d’ostéopathes exerçant exclusivement l’ostéopathe (ADELI 00) est conviée à y participer ». plus d’info ici

Saluons comme il se doit cette initiative courageuse de l’AFO qui respecte ses engagements. Elle va pouvoir ainsi apporter sa pierre à la construction de la future fédération des ostéopathes demandées prestement par les ostéopathes. Espérons que la CNO et l’UFOF, qui sont conviées le 18 décembre 2010 à une réunion avec ces quatre associations, feront de même lors de leur prochaine assemblée générale.

Pour information, voici les critères d’adhésions des différentes associations, tels qu’on peut les trouver sur leur site respectif :

Association Française d’Ostéopathie (AFO) :

Le futur adhérent à l’AFO doit respecter les conditions suivantes : avoir reçu son autorisation préfectorale d’user du titre d’ostéopathe et avoir obtenu son numéro Adeli sous le code xx 00 xxxx x (…) Plus d’info ici

Chambre Nationale des Ostéopathes (CNO) :

Je n’ai pas trouvé les statuts sur le site. Le bulletin d’adhésion demande d’indiquer si le postulant exerce une autre profession. On peut donc supposer que tous les adhérents de la CNO ne possèdent pas un code ADELI 00.  Plus d’info ici :

Régistre des Ostéopathes de France (ROF) :

Pour adhérer au R.O.F. en qualité de membre actif, le postulant doit faire un usage professionnel exclusif du titre d’ostéopathe en France ou à l’étranger. Plus d’info ici Et joindre la photocopie d’attestation d’inscription au répertoire ADELI et la photocopie du numéro d’enregistrement sur la liste départementale des professions réglementées par le code de la santé publique (n° ADELI délivré par la DDASS). Plus d’info ici

Syndicat National des Ostéopathes de France- Profession ostéopathe (SNOF) :

Je n’ai pas trouvé les statuts sur le site. Le bulletin d’adhésion indique que le postulant doit déclarer sur l’honneur qu’il n’appartient à aucun ordre professionnel médical ou paramédical. Plus d’info ici

Syndicat Français Des Ostéopathes (SFDO) :

Les membres actifs doivent exercer exclusivement, de manière libérale ou salariée, la profession d’ostéopathe sur le territoire français. Cependant, il est possible d’exercer simultanément une autre profession n’ayant pas de lien  avec les soins à la personne humaine (professions médicale, paramédicale et autres professions de soins). Plus d’info ici. Et apporter la preuve de l’inscription en DDASS en tant qu’ostéopathe exclusivement.  plus d’info ici

Union Fédérale des Ostéopathes de France (UFOF) :

Je n’ai pas trouvé les statuts sur le site. Le bulletin d’adhésion indique : si vous exercez conjointement une autre profession de santé, si vous cotisez à un ordre : vous ne pourrez être Membre Titulaire de l’UFOF, vous pourrez être membre associé. Vous aurez 5  ans pour vous démarquer. Si vous exercez exclusivement l’ostéopathie (retrait définitif du D.E.M.K. ou autre D.E. auprès  de la DDASS et/ou radiation des ordres) : Vous pourrez être Membre Titulaire de l’UFOF.  Plus d’info ici

Restitution de la TVA acquittée avant mars 2007 et responsabilité syndicale.

15 novembre 2010

Vous êtes nombreux à m’adresser des emails me demandant s’il est toujours possible d’obtenir la restitution de la TVA dont vous vous êtes acquittée avant la parution des décrets de mars 2007. Je ne suis pas fiscaliste ; aussi me garderai-je de répondre à cette question. Les décisions des tribunaux administratifs que vous pouvez consulter sur les sites vous permettront de connaître l’avocat le mieux à même de vous renseigner, puisque les comptes rendus d’audience mentionnent systématiquement l’avocat du requérant… à qui le juge a donné raison.

Vos questions ont suscité une interrogation concernant la communication des syndicats dont la vocation est de défendre les intérêts matériels de ses membres. Si on peut éventuellement comprendre un positionnement de prudence au moment où la cause n’était pas entendue, comment expliquer qu’aujourd’hui encore, on puisse lire de la part de la chambre nationale des ostéopathes que « l’administration des finances défère systématiquement devant le Conseil d’État tous les arrêts des cours administratives d’appel qui font droit aux prétentions des requérants. » et que « nous déconseillons les ostéopathes qui cédant au chant des sirènes et à l’appât d’un bénéfice hypothétique seraient tentés de se lancer dans cette aventure car ils risquent de déchanter. Il faut savoir que les procédures sont longues, coûteuses et non prises en charge par les assurances de défense juridique et que les chances de succès sont quasi nulles en l’état du droit. »

Le ridicule ne tue pas mais il pourrait couter cher. Si un syndicat ne peut être tenu responsable d’une décision de justice, il se doit toutefois de délivrer une information honnête et conforme à la réalité, une fois cette décision rendue publique.

Qu’adviendrait-il des finances du syndicat et donc de son président qui est responsable devant la loi, si certains de ses membres engageaient une procédure à son encontre en préjudice des sommes qu’ils n’ont pas pu se voire restituer, faute d’avoir dépassé le délai légal, parce qu’ils ont respecté les consignes qui leur ont été données? Vu les sommes en jeu, une poignée de personnes suffirait à le ruiner.

Tant que les ostéopathes étaient dans l’illégalité, leur petit jeu de phrases assassines avait moins de conséquences. Ce n’était que paroles d’illégaux. L’ostéopathie vie maintenant dans un cadre réglementé. Il conviendrait d’en prendre conscience, quand bien même on souhaite donner une image combattante à son syndicat.

A l’heure où, soit disant, les bureaux des ASP ont compris que leurs bases souhaitent une unité, à quoi cela sert-il de s’invectiver par communiqués interposés ?

Mais où va le paysage ostéopathique français ?

20 octobre 2010

Les récents évènements auxquels nous avons assistés lors de la dernière assemblée générale du registre des ostéopathes de France (ROF) (voir ici) nous amènent à réfléchir sur l’évolution du paysage ostéopathique français (POF). Où va le POF ? A quoi ressemblera t’il ? Que seront les ostéopathes de demain ? La notion d’entropie apporte une réponse à ces questions.

Le paysage ostéopathique français peut être assimilé à un système inhomogène qui tente de trouver un équilibre. Il est composé d’individus qui lui apportent sa matière par leur diversité et son énergie à travers leur participation à la vie associative et leur cotisation. On appelle entropie le processus par lequel l’énergie disponible se transforme en énergie non disponible. Il s’agit d’une loi de la nature qui constitue une réponse à la question : où va le monde? Il va à l’équilibre, à ce qui pour la matière est l’équivalent de la mort. Et ce processus est irréversible. Par exemple, l’énergie que la vie a rassemblée pour l’abandonner à la postérité sous forme de pétrole, ne se reconstituera pas d’elle-même après avoir assuré le déplacement de nos véhicules. L’énergie libérée est utile à l’objectif recherché mais oblige à passer d’un état d’ordre à celui de désordre. L’essence contenue dans le réservoir est parfaitement identifiable. On la reconnaît. On sait ce qu’elle est. Mais elle ne se reconstitue pas à la sortie du pot d’échappement. Il faudrait une intervention extérieure accompagnée d’une grande dépense d’énergie pour remettre les choses en place ramener l’ordre. En l’occurrence, reconstituer un combustible susceptible de permettre à la voiture de se déplacer à nouveau. Il en est ainsi dans la nature.

Compte tenu de ce que nous venons de dire sur la dispersion, faut-il en conclure qu’il y a plus d’ordre dans le réservoir où les molécules se déplacent plus vite et s’entrechoquent davantage que dans le grand espace où elles vont à l’équilibre. La réponse est oui. Preuve qu’il faut éviter de prendre le mot ordre dans un sens trop étroit quand on associe le principe de l’entropie aux systèmes vivants.

Pourquoi un système ne peut-il alors fonctionner indéfiniment dans sa clôture, alors que rester dans cette clôture est synonyme d’ordre – principe considéré comme stabilisant ? Nous savons que toute énergie dans notre univers est soumise à son inexorable dégradation. Un système clos, où l’énergie est obligée de se recycler pour ainsi dire en « vase clos », tend vers un équilibre qui signifie sa mort. Tout effort de création et de développement se paye en entropie. Aucun système ne peut se régénérer – c’est à dire produire de la néguentropie – dans sa clôture. Il faut qu’il trouve de l’énergie en dehors. En fait, pour produire de la néguentropie à l’intérieur du système clos, il faut nécessairement  créer de l’entropie en-dehors de lui, c’est-à-dire dans les systèmes environnants. Le système peut alors essayer de prendre l’énergie de l’autre, dans « sa clôture », ce que font par exemple les systèmes vivants en s’alimentant ou partager cette énergie.

Ramenons ce raisonnement au paysage ostéopathique français et à ce que nous avons connu ce week-end. Le POF est constitué de plusieurs systèmes, eux même contenu dans un super système depuis 2002 : la République, ses lois et les concitoyens. Parmi les sous systèmes, nous avons celui des ostéopathes en exercice exclusif (OEE), des médecins-ostéopathes (MO), des masseurs-kinésithérapeutes ostéopathes (MKO)… Notons que chaque entité a ressenti le besoin d’accoler à sa dénomination d’ostéopathe, un quelque chose considéré comme de la valeur ajoutée aux yeux du super système. Il a fait entrer de l’énergie sous forme de notoriété. Donc de l’ordre : « je suis médecin donc.. », « je suis professionnel de santé donc… », « j’exerce exclusivement l’ostéopathie donc… » Sauf que cela est dorénavant considéré comme du désordre pour le super système. Cela est source des difficultés réglementaires pour le gouvernement, qui pour s’extraire de la difficulté, a choisi de partager le titre.  Il n’a toutefois pas pu assurer l’équilibre en affirmant « titre=profession », car cela aurait mis du désordre dans l’organisation du système de la santé. Cela est également source de difficulté pour les patients qui ne s’y retrouvent pas.

Analysons maintenant les pérégrinations du système des ostéopathes en exercice exclusifs. Six sous ensembles le composent aujourd’hui: AFO, CNO, ROF, SFDO, SNOF, UFOF et l’ensemble des praticiens non affiliés. ROF, SFDO, SNOF, UFOF se considèrent comme des systèmes historiques du POF et tentent, sur la base de cette légitimité, de faire entrer de l’énergie –c’est à dire des cotisants. L’AFO tente d’imiter cette stratégie en évoquant une antériorité historique de l’étiopathie sur l’ostéopathie avec un moindre succès. La CNO quant à elle mise sur les déçus de ces systèmes historiques (auxquels ses dirigeants ont tous appartenu un jour) et sur l’attrait de cotisations peu élevées (donc sources de peu d’énergie). Parmi les systèmes historiques (et pour garder la métaphores automobile), l’AFO et l’UFOF fonctionnent avec des moteurs hybrides et essaient d’extraire de l’énergie des systèmes regroupant les ostéopathes qui n’exercent pas exclusivement l’ostéopathie (les fameux membres associés). La CNO procède de la même manière. Le  ROF, le SFDO et le SNOF constatant cela, ont envisagé d’ouvrir leur système et d’unir leur « énergie exclusive ». C’est ce qui devait être entériné samedi.

Pourquoi cela ne s’est-il pas réalisé ?

Le ROF, épuisé par les querelles internes de son bureau, n’a pas été capable d’ouvrir la porte de sa clôture. Pour prendre la place de président, Guy Villemain devait s’appuyer sur un autre équilibre que celui proposé par Marianne Montmartin. Son conservatisme lui a fait choisir le principe de l’ordre en vase clos plutôt que celui de l’équilibre du milieu ouvert. Cela est très porteur pour se faire élire mais source d’entropie majeure. Il s’est affiché en gardien du temple, positionnant le ROF comme « Observatoire de la déontologie / Conseil de sages ». En ne voulant pas partager la déontologie, il a donné comme message : je vous ouvre ma porte, soyez les bien venus mais respectez mes règles, mon ordre car je suis chez moi. L’énergie dépensée (on peut penser que les dommages collatéraux sont importants) pour obtenir le poste ne se reconstituera que si le ROF peut en puiser ailleurs. Pas sur que l’invitation soit particulièrement bien entendue dorénavant et que les adhérents affluent. Le nouveau président du ROF, estimant que dorénavant les allées sont bien gardées et tout est en bon ordre, nous propose de « continuer ce travail essentiel pour la profession (…) et que la poursuite des travaux est programmée le 4 novembre 2010 (voir ici) . On peut s’interroger en substance sur la nécessité  d’avoir à changer de président pour continuer à faire la même chose.  Comment pense-t-il pouvoir assurer la continuité alors qu’il vient de cliver et qu’il ne veut pas mettre en commun ce qui unifierait l’exercice de la profession sous un même dénominateur commun, à savoir la déontologie ?  Le mal est fait. La porte est refermée, d’un côté comme de l’autre. Le SFDO nous en apporte la preuve à travers son dernier communiqué : « Les adhérents du SFDO ont entendu le message de leurs confrères, ils le regrettent mais le respectent, car ils ont conscience que dans les périodes d’incertitude les craintes prévalent à la raison. De leur côté, les adhérents du ROF conscients de l’importance d’une déontologie – car ils ont adhéré à cette vénérable institution en partie parce qu’ils se reconnaissaient dans ses règles sociales – reconnaitront au SFDO la légitimité à vouloir se doter d’une déontologie propre. Le SFDO prend acte aujourd’hui de la volonté du Conseil national du ROF de ne pas partager sa déontologie avec les adhérents d’organisations tierces et de se positionner en « Observatoire de la déontologie / Conseil de sages ». Au regard de cette posture du ROF, les membres du  Conseil d’Administration du SFDO votent aujourd’hui la décision de proposer à la prochaine Assemblée Générale de modifier les statuts et l’organisation interne du syndicat avec pour objectif de faire naître une structure duale, de constituer une commission interdisciplinaire de rédaction d’une déontologie et de se doter à terme d’un véritable appareillage disciplinaire destiné à faire respecter les valeurs qui seront portées par la nouvelle déontologie. Eu égard à ses compétences, le ROF, représenté par un de ses adhérents dûment mandaté, sera membre de droit de la commission constituée. Le projet est ouvert à tous les professionnels susceptibles d’apporter une contribution active à la rédaction d’un texte tourné vers l’avenir reposant sur des conditions objectives d’adhésion – la cooptation ne constituant pas à nos yeux un critère objectif – afin de la rendre opposable à tous les ostéopathes qui souhaiteront y souscrire ». (plus d’info ici) . Quelle va être l’attitude des 188 adhérents du ROF qui sont également adhérents du SFDO ? Quelle va être celle des présents à l’assemblée générale qui ont vu se dérouler sous leurs yeux ce spectacle affligeant ? Vont-ils continuer d’apporter l’énergie à un système fermé, condamné à l’entropie ou vont-ils rejoindre le système des praticiens non affiliés ?

Une chose est sure. Le super système que représente l’Etat n’a pas été perturbé par ces évènements. On peut même penser qu’il est conforté dans son point de vu, en constatant que le paysage ostéopathique français repart dans sa logique d’affrontement bloc contre bloc. Sera-t-il enclin dans ces conditions à publier spontanément des décrets qui correspondraient à l’exercice exclusif de l’ostéopathie ?