L’ostéopathie : santé ou bien être ?

L’ostéopathie: efficace contre le mal de dos

28 septembre 2011

 

 

Article publié le 26 septembre sur Le Point.fr. Voir ici

 

 

Proposition de loi de M. Bernard Debré portant création d’un Haut conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie.

22 septembre 2011

La proposition de loi du Professeur Debré a été validée hier par la Délégation chargée d’examiner la recevabilité des propositions de loi. Elle est déposée sous le numéro 3752 et renvoyée à  la commission des affaires sociales.

Plus d’info: ici

consulter la proposition ici

 

 

Liste des 112 députés présentant la proposition:

M. Bernard Debré

M. Alfred Almont

M. Jean-Paul Anciaux

Mme Martine Aurillac
M. Patrick Balkany
Mme Brigitte Barèges
Mme Sylvia Bassot
M. Jacques Alain Bénisti
M. Jean-Louis Bernard
M. Marc Bernier
M. Philippe Boënnec
M. Marcel Bonnot
M. Jean-Claude Bouchet
M. Bruno Bourg-Broc
Mme Chantal Bourragué
M. Loïc Bouvard
Mme Françoise Briand
M. Philippe Briand
Mme Chantal Brunel
M. Patrice Calméjane
Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud
M. Gérard Cherpion
M. Jean-Louis Christ
M. Dino Cinieri
M. Louis Cosyns
M. Jean-Michel Couve
M. Olivier Dassault
M. Jean-Pierre Decool
M. Bernard Deflesselles
Mme Sophie Delong
M. Bernard Depierre
M. Michel Diefenbacher
M. Dominique Dord
Mme Marianne Dubois
M. Nicolas Dupont-Aignan
Mme Jacqueline Farreyrol
M. Daniel Fasquelle
M. Alain Ferry
M. Daniel Fidelin
M. André Flajolet
Mme Marie-Louise Fort
M. Marc Francina
M. Sauveur Gandolfi-Scheit
M. Gérard Gaudron
M. Jean-Jacques Gaultier
M. Guy Geoffroy
M. Alain Gest
M. Franck Gilard
M. Jean-Pierre Giran
M. Claude Goasguen
Mme Anne Grommerch
Mme Arlette Grosskost
M. Jean-Jacques Guillet
M. Francis Hillmeyer
Mme Françoise Hostalier
Mme Maryse Joissains-Masini
M. Marc Joulaud
Mme Fabienne Labrette-Ménager
M. Jacques Lamblin
M. Pierre Lang
M. Jean-Marc Lefranc
M. Michel Lejeune
M. Claude Leteurtre
Mme Geneviève Levy
M. Gérard Lorgeoux
M. Lionnel Luca
M. Daniel Mach
M. Guy Malherbe
M. Alain Marc
M. Jean-Pierre Marcon
Mme Muriel Marland-Militello
M. Philippe Armand Martin (Marne)
Mme Henriette Martinez
M. Patrice Martin-Lalande
M. Jean-Claude Mathis
M. Christian Ménard
M. Damien Meslot
M. Pierre Morel-A-L’Huissier
M. Étienne Mourrut
M. Alain Moyne-Bressand
M. Jacques Myard
M. Yanick Paternotte
M. Jacques Pélissard
M. Bernard Perrut
M. Axel Poniatowski
Mme Josette Pons
M. Jean Proriol
M. Didier Quentin
M. Michel Raison
M. Éric Raoult
M. Frédéric Reiss
M. Jacques Remiller
M. Franck Reynier
M. Jean Roatta
Mme Valérie Rosso-Debord
M. Max Roustan
M. Paul Salen
M. André Schneider
M. Fernand Siré
M. Daniel Spagnou
M. Éric Straumann
M. Guy Teissier
Mme Marie-Hélène Thoraval
M. Jean Tiberi
M. Alfred Trassy-Paillogues
M. François Vannson
Mme Isabelle Vasseur
M. René-Paul Victoria
M. Philippe Vitel
M. Gérard Voisin
M. Michel Voisin
M. André Wojciechowski

Des écoles d’ostéopathie « s’universitarisent »

2 septembre 2011

L’Institut des hautes études ostéopathiques (IDHEO) vient de signer une convention de partenariat avec l’Université de Nantes qui entre en vigueur dès cette rentrée. Celle-ci prévoit notamment un volet formation, un volet recherche et un volet institutionnel et communication. Un certain nombre de cours scientifiques et médicaux sont mutualisés avec les UFR de sciences et médecine
Fin mars, l’Université de Versailles – Saint Quentin en Yvelines, via son UFR des sciences de la santé,  a approuvé le Master ostéopathie proposé par le Centre Européen d’Enseignement Supérieur de l’Ostéopathie (CEESO) de Paris.

 

L’école ATMAN réagit aux propos tenus sur mon blog

26 juillet 2011

Vous trouverez ci joint, la réaction du directeur de l’école ATMAN aux propos tenus sur mon blog.

Consulter le courrier :  2126 et   2127

Les investisseurs misent sur l’ostéopathie

19 juillet 2011

La société de capital investissement OCTANT PARTENAIRE gère quelques 120 millions d’euro et affiche un résultat net de 1,2 million d’euro en 2010. Voir ici et ici . Depuis quelques années, cette société a décidé de diversifier ses activités : les services à la santé, l’enseignement supérieur et l’hôtellerie. Dans un premier temps, OCTANT a investi à travers sa filiale « novetude », dans les cours  privées de préparation aux concours d’entré des études de santé : PCEM1, prépa kiné… voir ici.  Ce secteur a été identifié par ses dirigeants comme proposant de fortes débouchés pérennes. OCTANT pense réaliser rapidement 50 millions d’euros de chiffre d’affaires dans ce secteur, contre 20 millions aujourd’hui. Pour cela, elle se déploie  maintenant dans le domaine de l’ostéopathie, dont la réglementation actuelle permet de grandes libertés pédagogiques et de positionnement géographique.

OCTANT  se dit prêt à investir 100 millions sur trois ou quatre ans. Afin de rentabiliser au mieux l’investissement – et ainsi satisfaire les clients de la société mère – il fallait choisir des écoles capables de former rapidement de nombreux étudiants. Autrement dit, cibler des écoles susceptibles d’accueillir beaucoup d’élèves et/ou qui délivrent le diplôme en 3 ans.   OCTANT vient de prendre des participations dans le capital du collège ostéopathique Sutherland (4 écoles à Gennevilliers, Nantes, Bordeaux et Strasbourg), dans celui de l’Institut Privé d’Enseignement Ostéopathique de Pantin. voir ici . Des Instituts supérieurs de l’ostéopathie (ISO) sont approchés, le centre d’ostéopathie Atman est désormais épaulé par le groupe Octant.

Afin d’attirer de futurs étudiants, s’opposant en cela au discours de certains établissements qui indiquent que la profession est saturée, le COS donc novetude, fait de la publicité pour une profession en pleine expansion, sur les ondes d’une radio leader dans la tranche 12/25 ans. Novetude a financé la première journée de l’ostéopathie, assortie d’un plan media (TF1, France info…). Maintenant que la communication grand public est en place, novetude va devoir s’implanter dans le corps social de la profession. Les stratégies enseignées dans les écoles de marketing sont bien connues. Soit il est possible de s’appuyer sur ce qui existe déjà, soit il est nécessaire de créer de toute pièce. La première solution est plus rapide et moins couteuse.

Quels sont les acteurs en place : pour les étudiants, il y a l’Union nationale des étudiants en ostéopathie (UNEO). Pour les professionnels : six  organisations professionnelles. Le nerf de la guerre est bien évidemment l’argent. Nul doute que les dirigeants de novetude vont se rapprocher de l’UNEO en leur promettant, en échange d’une communication plus élogieuse en ce qui concerne le COS, IPEO, etc, que tous les étudiants de leurs établissements soient affiliés à ce syndicat. L’UNEO triplerait ainsi ses effectifs et deviendrait incontournable. En cas de refus, un autre syndicat  d’étudiants verrait le jour. Il serait d’emblée, deux fois plus gros que l’UNEO. La même démarche sera appliquée aux représentants des organisations socioprofessionnelles. Soit vous collaborez en bonne intelligence avec nous, soit vous prenez le risque que d’ici trois ans, un syndicat professionnel composé de nos anciens élèves viennent vous faire concurrence (1700 étudiants sont en formation actuellement sous la bannière novetude).

Il est vraisemblable que les années à venir seront inscrites dans une lutte du pot de fer contre le pot de terre.

Les ostéopathes en exercice exclusif demandent le report de la prochaine commission d’agrément

7 mars 2011

Dans un précédent article, nous vous informions que l’AFO et le SNOF refuseraient de siéger le 22 mars prochain à la commission nationale d’agrément des établissements de formation à l’ostéopathie. C’est maintenant l’UFOF qui s’engage dans cette voie en signant le communiqué de l’AFO et du SNOF. voir ici

Cette prise de conscience de l’impasse dans laquelle le ministère de la santé enferme les professionnels qui ne peuvent en rien s’opposer aux décisions de l’administration est un rayon de soleil pour les étudiants qui auront manifesté quelques jours plus tôt.

On ne voit pas pourquoi maintenant, le SFDO ne s’engagerait pas lui non plus dans cette démarche. La CNO et le ROF – même si les établissements en question sont dirigés par des membres du ROF – devraient eux aussi afficher leur solidarité.

Les professionnels attendent une marque unitaire.

La formation à l’ostéopathie est reconnue de niveau supérieur par le ministère de la santé.

2 février 2011

Par arrêté du Ministère du travail, de l’emploi et de la santé, voir ici, 10 établissements de formation à l’ostéopathie ont été enregistrés au répertoire national des certifications professionnelles pour une durée de trois ans au niveau I, avec le code de nomenclature des spécialités de formation (NSF) 331 – Santé. Il s’agit du :

  • Collège ostéopathique européen formation initiale (COE)
  • Collège ostéopathique européen formation professions de santé (COE)
  • Centre européen d’enseignement supérieur de l’ostéopathie (CEESO-Lyon)
  • Centre européen d’enseignement supérieur de l’ostéopathie (CEESO-Paris)
  • Centre international d’ostéopathie (CIDO)
  • Collège ostéopathique de Provence (COP)
  • Ecole supérieure d’ostéopathie (ESO)
  • Institut des hautes études ostéopathiques (IDHEO)
  • Institut supérieur d’ostéopathie Lyon (ISOSTEO)
  • Institut toulousain d’ostéopathie (ITO)

Suite à la promulgation de la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002, tous les établissements privés ou publics de formation initiale ou continue de l’enseignement technologique peuvent demander l’inscription au répertoire national des certifications professionnelles. Il s’agit souvent de formations professionnelles spécifiques et pointues. Chaque niveau d’études est associé à un niveau de compétences et de responsabilités. Les titres et les diplômes de l’Education nationale sont inscrits de plein droit au Répertoire National des Certifications Professionnelles après avis de la Commission.

Le niveau de la certification I est le niveau de formation supérieur à celui de la maîtrise (Bac + 5). Rappelons que dans le décret de 2007 voir ici , rien n’indique qu’il faille le baccalauréat pour accéder à la formation en ostéopathie… Les certifications sont positionnées en fonction de niveaux permettant de situer la qualification d’une personne ayant réussi avec succès les évaluations permettant l’octroi d’un diplôme ou d’un titre à finalité professionnelle. Ces niveaux s’échelonnent de I à V, dans un ordre décroissant : le niveau I correspondant au niveau de qualification le plus élevé.

  • Niveau I : niveau de formation supérieur à celui de la maîtrise (Bac + 5)
  • Niveau II : niveau de formation équivalent à la licence ou la maîtrise (Bac + 3, Bac + 4)
  • Niveau III : niveau de formation équivalent à un DUT, à un BTS ou à une fin de premier cycle de l’enseignement supérieur (Bac + 2)
  • Niveau IV : niveau de formation équivalent à un BP (brevet professionnel), à un BT (brevet de technicien), au Bac Professionnel ou technologique.
  • Niveau V : niveau de formation équivalent à un BEP, à un CAP ou à un CFPA (certificat de formation professionnelle des adultes).

Voir également :  comparaison des niveaux de certification professionnelle des médecins, physiothérapeutes et ostéopathes au sein de l’Union Européenne par Philippe Sterlingot, ostéopathe, Master en Droit de la santé, Président du Syndicat Français Des Ostéopathes (SFDO). ici osteopathie rapport d’expertise

Britain’s Top Doctors

13 décembre 2010

Le journal britannique « The Times » a publié le 13 novembre dernier une étude intitulée « Britain’s Top Doctors ». C’est en constatant qu’il n’existait pas au Royaume-Uni de liste des chefs de fil des différentes spécialités médicales et qu’il n’en existerait surement jamais, que le Times a décidé d’en réaliser une, afin de mieux informer le public.

Durant six mois, les enquêteurs du Times ont interrogé les organismes de bienfaisance, les spécialistes, les corps professionnels et les associations. Il ont constaté que, bien que chaque institution ait établi des listes différentes, certains noms ressortaient néanmoins à chaque fois. Ce sont ces spécialistes que le Times a recommandés.

Bien entendu, le journal s’empresse de rappeler que ce n’est pas parce qu’une personne n’apparaît dans la « top list »  qu’elle est de niveau inférieur et que très certainement, elle y figurera prochainement. Cette formule rappellera des souvenirs à tous ceux qui ont échoué à des examens au Royaume-Uni…

Parmi les différentes catégories analysées, on retrouve celle des praticiens de médecine alternative dont l’ostéopathie. Les quatre « meilleurs » ostéopathes britanniques seraient :

  • Mathew Cousins : président de la British Osteopathic Association
  • Stuart Korth : cofondateur et directeur de la foundation for pediatric osteopathy
  • Bryan McIlwraith qui a consacré des années à la recherche des effets de la conduite automobile sur le squelette et
  • Renzo Molinari, que les ostéopathes français connaissent bien et pour cause, puisqu’il est lui même de nationalité française. Selon le Times, il est « un des chefs de file de l’ostéopathie en Europe et expert dans le traitement ostéopathique des femme enceintes ou ayant accouché. Ancien directeur de l’Ecole Européenne d’Ostéopathie de Maidstone, il a développé l’enseignement de la clinique obstétrique dans cet établissement, mis en place l’European Academic Network et cofondé la World Osteopathic Health Organisation. »

Les ostéopathes resteront à la porte des maisons de santé pluridisciplinaires

3 décembre 2010

La loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires a modifié ou créé des articles relatifs aux maisons de santé.

L’article L6323-3 du code de la santé publique précise dorénavant que : « Les maisons de santé assurent des activités de soins sans hébergement et peuvent participer à des actions de santé publique ainsi qu’à des actions de prévention et d’éducation pour la santé et à des actions sociales. Les maisons de santé sont constituées entre des professionnels médicaux et des auxiliaires médicaux. Elles peuvent associer des personnels médico-sociaux.Les professionnels médicaux et auxiliaires médicaux exerçant dans une maison de santé élaborent un projet de santé, témoignant d’un exercice coordonné et conforme aux orientations des schémas régionaux mentionnés à l’article L.1434-2.  Tout membre de la maison de santé adhère à ce projet de santé. Celui-ci est transmis pour information à l’agence régionale de santé ». voir ici

Dans un rapport adopté le 12 décembre 2008, le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) a estimé que « concernant la composition des maisons de santé interprofessionnelles, ne peut être admise l’association de médecins avec : les professionnels dont tout ou partie de l’activité est commerciale (pharmacie d’officine, magasin d’optique…), les professions dont les contours sont mal définis et pour lesquels la présence de médecins peut servir de caution et entretenir une certaine confusion sur leur champ d’exercice (ostéopathes, par exemple.) Qu’est envisageable au-delà de l’ensemble des professionnels de santé, la présence de psychologues et d’assistantes sociales. » En substance, l’Ordre des médecins précise que pour des raisons déontologique, « il est décidé de se rapprocher dans un premier temps des professions constituées d’un Ordre, puis dans un second temps des autres professions aujourd’hui représentées au Haut conseil des professions paramédicales. » plus d’info ici

A la suite de ce rapport, le syndicat français des ostéopathes (SFDO) a saisi le Conseil d’Etat pour faire annuler cette décision qui empêche, pour le moins, l’accès des ostéopathes non professionnels de santé (n° ADELI 00) à ces maisons de santé interprofessionnelles, voire, à tous les ostéopathes, puisque cette activité est assimilable à une activité commerciale.

Le Conseil d’Etat a rejeté cette demande, considérant entre autres que, « Les maisons de santé sont constituées entre des professionnels de santé. Elles peuvent associer des personnels médico-sociaux ; qu’il résulte de l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 que les ostéopathes à titre exclusif n’ont pas le statut de professionnel de santé tel que défini par le code de la santé publique ; qu’ils n’ont pas davantage la qualité de personnels médico-sociaux au sens des dispositions citées ci-dessus de l’article L. 6323-3 de ce code ; que, d’ailleurs, il ne ressort pas des travaux parlementaires ayant précédé l’adoption de cet article que le législateur ait entendu inclure les ostéopathes exerçant à titre exclusif dans l’équipe pluridisciplinaire des maisons de santé » ; et que « les modifications apportées par la loi du 21 juillet 2009, sont, en tout état de cause, postérieure aux décisions attaquées, ne peuvent être évoquées ».

Le Conseil d’Etat a jugé que la décision du conseil de l’ordre des médecins « n’a pas restreint les conditions d’exercice de la profession d’ostéopathe ou porté une atteinte illégale à leur liberté d’exercer une activité professionnelle ; que le SFDO n’est pas fondé à soutenir que le CNOM aurait méconnu le principe d’égalité en traitant différemment les médecins ostéopathes et les ostéopathes exerçant à titre exclusif ». Plus d’info ici

Cette décision doit nous amener à réfléchir sur ce que nous voulons être et comment nous voulons exercer. On lit fréquemment que les ostéopathes souhaiteraient travailler dans des hôpitaux, pouvoir faire de la recherche, etc. Si tel est le désir de la profession, il faudra qu’elle accepte d’être organisée selon les normes françaises et s’appliquer une déontologie. Nous pouvons relire les propositions en la matière de Marianne Montmartin, ancienne présidente du ROF ici ou celle du SNOF ici

Rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé sur l’enseignement de l’ostéopathie

14 novembre 2010

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de publier un document intitulé « benchmarks for training in osteopathy – repères pour l’enseignement de l’ostéopathie ». Ce document est l’aboutissement d’une large et longue consultation. J’ai souvenir d’avoir assisté à la première réunion en 2004 en compagnie de Juliette de Crozals. Marianne Montmartin prit en charge ce dossier par la suite pour le ROF.

Pour réaliser la première étape, l’OMS a sélectionné les « autorités représentatives » officielles ou de fait de pays répartis sur les cinq continents. Pour la France, on été retenus le registre des ostéopathes de France (ROF) et le syndicat français des ostéopathes (SFDO). Ces différentes autorités ont transmis au coordinateur du projet, les textes de lois lorsque l’ostéopathie est réglementée dans leur pays ou les usages en la matière lorsque celle-ci n’est toujours pas réglementée.  Un premier jet a été rédigé pour évaluation auprès de 300 superviseurs répartis dans 140 pays. Une dernière consultation « plénière » s’est tenue en février 2007. Ce document présente ce que la communauté internationale des praticiens, des experts et des organes de régulation de l’ostéopathie considère comme modèle adéquat pour enseigner l’ostéopathie et l’exercer en sécurité.

Pour l’OMS, l’ostéopathie, également appelée médecine ostéopathique, s’appuie sur le contact manuel pour diagnostiquer et traiter. Elle respecte les relations entre  le corps, la pensée et l’esprit dans le maintien de la santé et la genèse des maladies. Elle accorde une importance toute particulière à l’intégrité structurelle et fonctionnelle du corps qui présente une tendance intrinsèque à l’auto régulation. Une des composantes essentielles de l’approche ostéopathique est la thérapeutique manuelle classiquement appelée traitement manipulatif ostéopathique (TMO). Le TMO comprend une palette de techniques manipulatives qui peuvent être associées à d’autres traitements ou recommandations : régime, activité physique, ergonomie…

Les ostéopathes utilisent leur compréhension de la relation entre la structure et la fonction pour optimiser les capacités du corps à s’auto réguler et s’auto entretenir. L’exercice de l’ostéopathie est distinct des autres professions de santé qui utilisent la thérapie manuelle comme par exemple les physiothérapeutes ou les chiropraticiens, en dépit du fait que certaines techniques se chevauchent.  Les ostéopathes ont la responsabilité de diagnostiquer si les symptômes nécessitent une intervention qui sort de leur champ de compétence et d’orienter le patient. Ils doivent également déterminer quand leur approche ou leurs techniques sont contre indiquées. Dans ce but, l’OMS liste les contre indications relatives ou absolues aux TMO

Le format d’enseignement recommandé pour la formation initiale devrait comporter 4200 heures dont 1000 heures de pratique et clinique supervisées.  La pratique et la clinique ostéopathiques doivent être délivrées en contact direct tandis que les matières fondamentales et/ou théoriques peuvent l’être sous différents formats.

Un programme adapté doit permettre aux professionnels de santé de devenir des praticiens de l’ostéopathie qualifiés. Il doit s’adapter au pré requis de ces professionnels dès lors que la qualification finale en ostéopathie est identique à celle acquise avec l’enseignement initial. Pour cela, le format préconisé est classiquement de 1000 heures, à majorer selon la formation et les connaissances initiales.

Pour consulter le rapport, cliquer ici