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L’invité du blog : Bertrand Bouriaud, DO mROF Paris

26 octobre 2010

La dernière assemblée générale du registre des ostéopathes de France (ROF) n’en finit pas de faire des remous (voir ici ). Bertrand Bouriaud, s’appuyant sur les statuts du ROF qui permettent qu’une assemblée générale soit convoquée si 1/3 des membres le demande, nous explique sa démarche.

Chers Consœurs, chers Confrères, membres actifs du Registre des Ostéopathes de France.

Parce que nous croyons aux valeurs éthiques véhiculées par le ROF, parce que nous sommes convaincus qu’il doit être l’entité garante de la déontologie de notre profession, parce que nous sommes persuadés que ce n’est que par la cohésion et la mutualisation des moyens et de nos efforts, que nos objectifs pourront aboutir, il est urgent de redonner un souffle de démocratie à notre association. Il est impératif de ne pas laisser les conflits personnels, les luttes d’égos et de pouvoir qui ternissent l’image du Registre et détruisent ce qui a été si durement acquis auparavant, prendre le dessus.

Comme le disait un pasteur américain, que reprenait Robert HIRIART, Ostéopathe, membre du comité consultatif d’éthique du ROF lors du forum de discussion la veille de l’AG, “j’ai fait un rêve”. Le rêve que les différentes associations d’ostéopathes exclusifs se regroupaient enfin, mutualisaient leurs efforts et permettaient l’avènement de la profession « ostéopathe ». Depuis la fin de l’Assemblée Générale, une impression ressort : ce rêve n’est pas prêt de se réaliser. Car alors que les adhérents du Registre avaient la possibilité de concrétiser une avancée unique dans le paysage ostéopathique français, alors que – ce n’est un secret pour personne – plus des 75% des bulletins étaient favorables à la création d’une plateforme commune entre le ROF, le SNOF et le SFDO, la question fut retirée, de manière arbitraire, suite à une décision consensuelle du conseil national et de l’avocate du Registre.

Face à ce constat désolant, plusieurs questions se posent :

  • que se passe t’il au sein du conseil national ?
  • quelle image le ROF véhicule t’il suite à ce véritable camouflet ?
  • comment vont réagir nos partenaires potentiels qui avaient les yeux rivés sur le résultat des urnes ?

D’après les différentes interventions entendues à l’AG, force est de constater que le malaise qui régnait au sein du CN ces derniers mois a franchi une étape supérieure. Le rapport moral de la présidente, Marianne MONTMARTIN a été approuvé. Pourtant, la présidence a changé après la clôture de l’assemblée générale. Le Registre serait donc victime de querelles internes, néfastes pour son avenir, néfastes pour les ostéopathes exclusifs, querelles qui passeraient au dessus de la voix des adhérents ? Derrière cette mascarade, c’est toute l’image du ROF qui en ressort salie. Que retenir d’autre, pour les différentes associations, SFDO et SNOF en tête, que l’absence de prise de position du ROF vis à vis de la mise en place d’une plateforme commune ? Il était indispensable de leur envoyer un message fort. L’impensable est en train de se produire : le Registre donne l’image de laisser le train passer.

Nos statuts actuels permettent d’élire des membres du CN, pour trois ans, ces derniers se répartissant ensuite, annuellement, les différents postes (présidence, secrétariat général, trésorerie,…). Les membres du ROF n’ont donc qu’un rôle passif de spectateur à partir du moment où le CN distribue les tâches à chacun. Pourquoi ne pas voter lors de chaque AG la reconduction du bureau, ou une proposition de ce dernier que le CN souhaiterait mettre en place pour l’exercice à venir ? De passif, le rôle des adhérents deviendrait consultatif et actif. Le triste spectacle de la dernière AG ne pourrait ainsi plus se reproduire, les tensions internes ne seraient pas dévoilées au dernier moment, laissant les adhérents devant le fait accompli. Une présidence ne pourrait être briguée sans qu’aucun programme ne soit présenté, afin d’éviter d’alimenter, sans droit de regard, une soif de pouvoir illégitime.

L’urgence est donc double :

  • faire entendre, à nouveau, le message des adhérents : OUI à un projet de plateforme précis et détaillé dans son axe politique! Pour ce faire, il est impératif de mettre en place un nouveau vote, postal ou informatisé dans les jours à venir ou lors d’une assemblée générale.
  • modifier les statuts du Registre concernant la répartition des rôles au sein du CN pour éviter à l’avenir que pareille scène mettant en péril le ROF ne se reproduise. Cela passe par l’organisation d’une AG extraordinaire dans les plus brefs délais. Nous ne pouvons attendre octobre prochain car, étant donné les dernières prises de position du SFDO et du SNOF, le projet initial de plateforme semble d’ors et déjà caduc. Il faut donc que nous redonnions un message fort

Pour redonner confiance à ses membres et assurer sa survie, le conseil national du ROF se doit d’organiser une AGE avant la fin de l’année, sinon le ROF disparaitra, entrainant avec lui toute la profession. Les adhérents seront ainsi à même de décider s’ils renouvellent ou non leurs cotisations pour l’exercice 2011. Si le patient doit rester « entre deux bonnes mains », choisissons ensemble ces mains ! Une étape importante est en train d’être franchie. Le ROF, et les valeurs qu’il défend, se doit d’y participer et d’y avoir un rôle majeur !

C’est pour cela, chères Consœurs, chers Confrères que je vous demande de prendre objectivement position dans les meilleurs délais, en complétant la lettre que vous trouverez en pièce jointe, puis en me l’adressant :

  • soit par courrier classique à Bertrand Bouriaud, 8 bis rue de la terrasse, 75017 PARIS
  • soit par email après avoir scanné la lettre dument complétée à bbouriaud@gmail.com

Vous trouverez dans cette lettre l’ordre du jour des assemblées générales extraordinaire et ordinaire et en deuxième pièce jointe le projet de modification des statuts.

Ne laissons pas cette situation délétère perdurer, il en va de la survie du Registre et de l’Ostéopathie en France. Nous en sommes tous responsables. Réagissons !

Lettre demande AG-adhérents

PROJET DE MODIFICATION DES STATUTS DU REGISTRE DES OSTEOPATHES DE France

Le ROF comptait 1088 adhérents à jour de cotisation le jour de l’AG. 1/3 correspond à 363.

Réponses positives reçues le 26 octobre: 209

le 27 octobre : 240