Articles Taggés ‘ostéopathes’

Naissance du réseau professionnel des ostéopathes ADELI 00

9 novembre 2011

 

Suite aux nouvelles orientations décidées lors de l’assemblée générale du registre des ostéopathes de France, un certain nombre de professionnels a pris conscience que les associations socio professionnelles n’étaient plus en mesure de défendre les intérêts de la profession.

En effet, le ROF a décidé que la promotion de la profession ne ferait plus partie de ses prérogatives. L’assemblée générale a rejeté la motion qui proposait que « le conseil national milite pour une ostéopathie profession de santé, mette en conformité notre code de déontologie avec le cadre légal, oeuvre pour la mise en place d’une voix unique constituée d’associations rassemblant uniquement des ostéopathes exclusifs enregistrés auprès du répertoire ADELI avec le code 00. »

Face à cette sclérose, des idées nouvelles ne pouvaient qu’émerger. C’est chose faite à travers la création sur la toile d’un réseau professionnel d’ostéopathes ADELI 00 : rés0sté0.  Le réseau sera ouvert à tous les ostéopathes de France dont le code professionnel du numéro ADELI est 00, soit à ce jour 7400 personnes environ. Son adhésion sera gratuite.

plus d’info ici

Proposition de loi de M. Bernard Debré portant création d’un Haut conseil de l’ostéopathie et de la chiropraxie.

22 septembre 2011

La proposition de loi du Professeur Debré a été validée hier par la Délégation chargée d’examiner la recevabilité des propositions de loi. Elle est déposée sous le numéro 3752 et renvoyée à  la commission des affaires sociales.

Plus d’info: ici

consulter la proposition ici

 

 

Liste des 112 députés présentant la proposition:

M. Bernard Debré

M. Alfred Almont

M. Jean-Paul Anciaux

Mme Martine Aurillac
M. Patrick Balkany
Mme Brigitte Barèges
Mme Sylvia Bassot
M. Jacques Alain Bénisti
M. Jean-Louis Bernard
M. Marc Bernier
M. Philippe Boënnec
M. Marcel Bonnot
M. Jean-Claude Bouchet
M. Bruno Bourg-Broc
Mme Chantal Bourragué
M. Loïc Bouvard
Mme Françoise Briand
M. Philippe Briand
Mme Chantal Brunel
M. Patrice Calméjane
Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud
M. Gérard Cherpion
M. Jean-Louis Christ
M. Dino Cinieri
M. Louis Cosyns
M. Jean-Michel Couve
M. Olivier Dassault
M. Jean-Pierre Decool
M. Bernard Deflesselles
Mme Sophie Delong
M. Bernard Depierre
M. Michel Diefenbacher
M. Dominique Dord
Mme Marianne Dubois
M. Nicolas Dupont-Aignan
Mme Jacqueline Farreyrol
M. Daniel Fasquelle
M. Alain Ferry
M. Daniel Fidelin
M. André Flajolet
Mme Marie-Louise Fort
M. Marc Francina
M. Sauveur Gandolfi-Scheit
M. Gérard Gaudron
M. Jean-Jacques Gaultier
M. Guy Geoffroy
M. Alain Gest
M. Franck Gilard
M. Jean-Pierre Giran
M. Claude Goasguen
Mme Anne Grommerch
Mme Arlette Grosskost
M. Jean-Jacques Guillet
M. Francis Hillmeyer
Mme Françoise Hostalier
Mme Maryse Joissains-Masini
M. Marc Joulaud
Mme Fabienne Labrette-Ménager
M. Jacques Lamblin
M. Pierre Lang
M. Jean-Marc Lefranc
M. Michel Lejeune
M. Claude Leteurtre
Mme Geneviève Levy
M. Gérard Lorgeoux
M. Lionnel Luca
M. Daniel Mach
M. Guy Malherbe
M. Alain Marc
M. Jean-Pierre Marcon
Mme Muriel Marland-Militello
M. Philippe Armand Martin (Marne)
Mme Henriette Martinez
M. Patrice Martin-Lalande
M. Jean-Claude Mathis
M. Christian Ménard
M. Damien Meslot
M. Pierre Morel-A-L’Huissier
M. Étienne Mourrut
M. Alain Moyne-Bressand
M. Jacques Myard
M. Yanick Paternotte
M. Jacques Pélissard
M. Bernard Perrut
M. Axel Poniatowski
Mme Josette Pons
M. Jean Proriol
M. Didier Quentin
M. Michel Raison
M. Éric Raoult
M. Frédéric Reiss
M. Jacques Remiller
M. Franck Reynier
M. Jean Roatta
Mme Valérie Rosso-Debord
M. Max Roustan
M. Paul Salen
M. André Schneider
M. Fernand Siré
M. Daniel Spagnou
M. Éric Straumann
M. Guy Teissier
Mme Marie-Hélène Thoraval
M. Jean Tiberi
M. Alfred Trassy-Paillogues
M. François Vannson
Mme Isabelle Vasseur
M. René-Paul Victoria
M. Philippe Vitel
M. Gérard Voisin
M. Michel Voisin
M. André Wojciechowski

L’école ATMAN réagit aux propos tenus sur mon blog

26 juillet 2011

Vous trouverez ci joint, la réaction du directeur de l’école ATMAN aux propos tenus sur mon blog.

Consulter le courrier :  2126 et   2127

Les ostéopathes à l’assaut du Mont-Blanc

1 juillet 2011

Afin de relancer la couverture médiatique du combat sur la réglementation de l’ostéopathie, le nouveau Président de la fédération française de l’ostéopathie (FFO voir ici ), ascensionnera la Mont-Blanc ce week-end. Il sera accompagné d’étudiants en ostéopathie et de patients, à l’image de la composition de cette fédération.

A travers cette performance, ils comptent sensibiliser tous les média en déployant au sommet une bannière « alertant le gouvernement sur l’urgence des dispositions à prendre pour garantir la pérennité d’une ostéopathie de qualité, notamment pour défendre des critères élevés de formation ».

Plus d’info ici

L’AFO et le SNOF demandent la création d’une spécialité judiciaire de médecine ostéopathique

20 juin 2011

Les ostéopathes ne peuvent pas s’inscrire en tant que tel, comme expert judiciaire auprès des tribunaux, faute de nomenclature adaptée. voir ici Afin d’y remédier,  le conseil de l’AFO et du SNOF sollicite le Garde des Sceaux afin qu’il modifie la liste des experts judiciaires.  Voir ici

La Cour de cassation vient de confirmer cette impossibilité en statuant sur la demande d’un masseur-kinésithérapeute-ostéopathe, par ailleurs déjà inscrit sur la liste des experts judiciaires dans la rubrique des masseur-kinésithérapeutes. Ce professionnel a fait une demande « d’inscription complémentaire, à titre subsidiaire, en qualité de masseur-kinésithérapeute à orientation thérapies manuelles, ostéopathie ». La cour, ne pouvant que constater « que la spécialité (…) ne figurait pas dans la nomenclature établie par l’arrêté du 10 juin 2005 », a justifié ainsi sa décision de refuser cette nouvelle inscription ». voir ici

L’AFO et le SNOF demandent que soit instaurée dans la nomenclature une rubrique « médecine ostéopathique » qui pourrait « viser les actes d’ostéopathie, les actes d’étiopathie et de chiropraxie ». Ils rappellent en substance que le terme de médecine n’est pas protégé, à l’inverse de celui de médecin. Voir ici page 197

Saluons la vigilance de ces deux ASP en la matière. Plus largement, leur demande s’inscrit dans une démarche globale qui tend à démontrer que le statut des ostéopathes non professionnels de santé, tel qu’il est instauré par le décret de 2007, est porteur de nombreuses incohérences juridiques, que seuls des titres professionnels séparés peuvent résoudre.

Voir également le décret n°2004-1463 du 23 décembre 2004 relatif aux experts judiciaires. ici

Les effets pervers de la désunion commencent à se faire sentir

6 juin 2011

Le magazine 60 millions de consommateurs vient de publier un numéro hors-série « vaincre le mal de dos » (voir ici). Sa ligne éditoriale a toujours été conformiste, comme on peut le constater une nouvelle fois :

  • « Les médecins ont l’avantage de pouvoir maîtriser la chaine thérapeutique du début à la fin ».
  • « deux approches sont possibles pour les patients. La première est de consulter un médecin compétent pour déterminer si leur mal de dos est une indication ou non au traitement manuel. La seconde est de s’adresser d’emblée à un « non médecin », pour voir ce que cela donne ».

C’est cependant la première fois que les ostéopathes exclusifs sont épinglés de la sorte. A titre d’exemple :

  • « La spécificité de ces ostéopathes « ostéopathes » est de valoriser les techniques non manipulatives dans leur offre de soins, en particulier les massages du crâne et du ventre (quel que soit le nom dont ils affublent leurs techniques) ». (sic)
  • « A la différences des ostéopathes, les chiropracteurs ne soignent que le mal de dos, et ils ont surtout recours aux manipulations ».
  • « Il existe des différences importantes entre ces praticiens, d’autant que le mot « ostéopathie » ne signifie pas grand chose ».

Certains ostéopathes justifieront ce parti pris par le « complot » du lobby médical. Cela permet de se dédouaner à bon compte de toute responsabilité. La réalité est beaucoup plus terre à terre. Comment les journalistes et les patients peuvent-ils s’y retrouver dans la communication de ceux qui sont censés les informer, à savoir les associations professionnelles et/ou les établissements de formation?

Le magazine l’Etudiant » effectue depuis quelques mois, un gros travail de pédagogie pour informer les personnes intéressées par les études d’ostéopathie. Plusieurs articles ont été publiés, notamment un « banc d’essai des écoles d’ostéopathie : toutes ne se valent pas » (voir ici) Les journalistes se sont appuyés sur l’expertise d’un président de syndicat. Plutôt que de se réjouir d’une telle démarche, les autres présidents d’association socioprofessionnelles n’ont rien trouvé de mieux que d’adresser une lettre de reproches au magazine et de la publier sur leur site (voir ici). Les présidents signataires remettent en cause l’impartialité des journalistes « Il nous apparaît donc particulièrement important de veiller à ce que tout travail d’évaluation se fasse  dans l’impartialité et l’objectivité la plus totale, et à ce qu’il n’existe aucun conflit d’intérêts entre l’expert et les parties jugées ».  Il s’appuie sur le fait que l’association consultée serait partiale car « directement impliqués dans des actions juridiques contre des établissements d’enseignement qu’ils jugent sur votre site et d’autre part, en lien étroit avec un petit groupe d’unités d’enseignement ». Cela pourrait faire sourire si ce n’était pitoyable, puisque trois des associations signataires mènent elles-mêmes des actions juridiques similaires contre les agréments de certains établissements de formation et qu’une tire la quasi totalité de ses adhérents d’un seul et même établissement de formation.

Comment les journalistes et les patients peuvent s’y retrouver lorsqu’un directeur d’école agréée met en ligne sur son site une vidéo dans laquelle il explique que « on a des techniques douces et nous ce qu’on cherche, c’est enlever l’image du mot ostéopathie parce quand on dit ostéopathie, on pense à l’os et on pense au cracking mais aujourd’hui c’est fini » et que préalablement, on a laissé dire à une étudiante « les gens qui ont mal au dos, dans la médecine, ils ne proposent pas grand chose » (voir ici).  Dès lors, il n’est pas étonnant de lire que l’ostéopathe ne fait pas de manipulations et que l’ostéopathie glisse peu à peu vers le bien être. Il faut dire qu’il est plus simple de former des étudiants au bien être et aux techniques non manipulatives puisque cela demande moins de dextérité et moins de connaissances médicales puisque certaines techniques ne présentent aucune contre indications.

Il devient  impérieux que les conflits d’égo cessent chez nos représentants et qu’ils communiquent d’une voix sur notre profession, sinon seules les démarches marketing deviendront audibles, avec les travers qu’on commence à constater.

Le SNOF appelle ses adhérents à demander le titre de chiropracteur

30 mai 2011

Le syndicat national des ostéopathes de France (SNOF) a publié un communiqué dans lequel il « encourage (…) ses adhérents et au-delà, tous les ostéopathes, à demander (…) l’usage du titre de chiropracteur. » voir ici. Il s’appuie sur les mesures transitoires du décret n° 2011-32 du 7 janvier 2011 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie qui indique dans son article 23 que « par dérogation (…) l’autorisation d’user du titre professionnel de chiropracteur est délivrée (…) aux praticiens exerçant la chiropraxie à la date de publication du présent décret justifiant (…) d’une expérience professionnelle dans le domaine de la chiropraxie, y compris une activité d’enseignement pratique, d’au moins cinq années consécutives et continues au cours des huit dernières années à compter de la date de publication du présent décret ». (voir ici ).

Cette demande peut sembler curieuse au premier abord car, tant dans l’esprit des ostéopathes que des chiropracteurs, les deux activités sont différentes. Dès lors, une expérience d’ostéopathe ne peut pas permettre de prétendre entrer dans le cadre de ces mesures dérogatoires. Toutefois, au regard des dispositions prévues par l’article sus cité, le demandeur ne doit pas établir l’exercice spécifique de la profession de chiropracteur mais doit attester d’une expérience professionnelle dans le domaine de la chiropraxie. Or, le décret relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie est similaire dans bien des domaines, à celui relatif  aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie. En effet  (en souligné les différences):

  • Les chiropracteurs : « sont autorisés à pratiquer des actes de manipulation et mobilisation manuelles, instrumentales ou assistées mécaniquement, directes et indirectes, avec ou sans vecteur de force, ayant pour seul but de prévenir ou de remédier à des troubles de l’appareil locomoteur du corps humain et de leurs conséquences, en particulier au niveau du rachis, à l’exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques. Ils exercent dans le respect des recommandations de bonnes pratiques établies par la Haute Autorité de santé.
Ces actes de manipulation et mobilisation sont neuro-musculo-squelettiques, exclusivement externes. Ils peuvent être complétés par des conseils ou des techniques non invasives, conservatrices et non médicamenteuses à visée antalgique. »
  • Les ostéopathes : « sont autorisés à pratiquer des manipulations ayant pour seul but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels du corps humain, à l’exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques. Ces manipulations sont musculo-squelettiques et myo-fasciales, exclusivement manuelles et externes. Ils ne peuvent agir lorsqu’il existe des symptômes justifiant des examens paracliniques. Pour la prise en charge de ces troubles fonctionnels, l’ostéopathe effectue des actes de manipulations et mobilisations non instrumentales, directes et indirectes, non forcées, dans le respect des recommandations de bonnes pratiques établies par la Haute Autorité de santé ». Voir ici

Les deux activités, telles que décrites par leur décret respectif, sont suffisamment ressemblantes, pour permettre à un ostéopathe d’ « attester d’une expérience professionnelle dans le domaine de la chiropraxie ». En effet, il n’est pas demandé de démontrer une expérience dans tout le domaine de la chiropraxie.

Cette démarche est déjà qualifiée d’opportuniste par les chiropracteurs, ce qui est compréhensible mais, plutôt que de fustiger le SNOF, il serait préférable de s’interroger sur les raisons qui ont conduit à une telle situation. Les chiropracteurs, comme les ostéopathes, n’ont pas obtenu la réglementation d’une profession, avec ce que cela prévoit de spécificités, pour que l’activité soit parfaitement délimitée. Le ministère de la santé, puisqu’il ne voulait pas reconnaître de facto, l’existence de deux professions de santé émergentes, n’a pas produit de textes réglementaires suffisamment précis. Les décrets relatifs à ces deux exercices ne mentionnent rien de ce qui fait l’essence ou la différence, soit de l’ostéopathie, soit de la chiropraxie. Par exemple, en introduisant les termes de « dysfonctions somatiques » pour la première ou de  « subluxations » pour la seconde (référence ici et ici ), le pouvoir réglementaire aurait pu déterminer des périmètres spécifiques. Mais il aurait alors fallu reconnaître des professions, ce qui aurait entrainé des difficultés pour autoriser un exercice mixte aux professionnels de santé.

Les chiropracteurs qui siègeront à la commission chargée d’étudier les demandes seront confrontés au même dilemmes que les ostéopathes il y a quelques mois. Quand bien même ils refuseront de délivrer le titre,  que pèsera leur avis face aux centaines de milliers d’euro qu’il pourrait en couter à l’Etat, si les refus étaient sanctionné par les tribunaux administratifs. On comprend bien que l’Etat, pour qui cela est bonnet blanc et blanc bonnet,  s’oriente plus vers l’encadrement des pratiques manuelles en général (dans lesquelles pourrait également s’inscrire les étiopathes par exemple), que vers l’instauration de nouvelles professions.

La démarche du SNOF nous fait nous interroger également sur le fonctionnement de la plateforme d’actions concertées (PAC). Celle-ci, dans différents communiqués (exemple ici ), communique sur l’unité des associations qui la composent et le fait qu’elles parlent d’une seule voix. Si l’AFO s’est dite favorable à cette démarche, qu’en est-il des trois autres associations qui composent la PAC. Nous attendons donc un communiqué commun de celle-ci encourageant leurs adhérents à demander l’usage du titre de chiropracteur, ce qui porterait les demandes à plusieurs milliers.

Consultez les lettres types du SNOF ici et demande titre de chiropracteur après 2006

Agrément des écoles : du nouveau pour la rentrée 2012/2013

26 mai 2011

La Fédération française de l’ostéopathie (FFO) a été reçue le 25 mai 2011 par la sous direction des ressources humaines du système de santé (voir l’organigramme de la Direction générale de l’offre de soins – DGOS- ici .Cet entretien a porté sur la refonte de la procédure d’agrément des établissements de formation à l’ostéopathie. Les premiers agréments délivrés arrivant à échéance au mois d’août.

Rappelons en préambule que, bien que l’Etat délivrent des agréments, celui-ci ne considère pas qu’ « une formation égale une école ». En effet, dans une réponse faite aux présidents Blanc, Fancello et Sala, suite à leur refus de siéger à la commission nationale d’agrément (voir le communiqué commun du 3 mars ici ) il est indiqué que le nombre d’écoles «n’est pas égal à 63, contrairement à ce qui est indiqué dans votre communiqué. Aujourd’hui 24 établissements sont agréés pour délivrer une formation ouverte à tout public et 22 pour une formation réservée aux professionnels de santé. Six de ces établissements disposent par ailleurs d’un double agrément ». Chacun voit midi à sa porte… Dans ce même courrier, la DGOS informe ces présidents que «  les textes modifiant les conditions d’agrément des écoles » sont en préparation et qu’elle « souhaite vivement que [ces] syndicats participent de nouveau à ses travaux afin [qu’elle] puisse disposer d’un avis éclairé sur ces demandes [d’agrément].

Ceci a été confirmé hier à la FFO. La DGOS présentera très prochainement (courant juillet) un projet de décret aux membres de la Commission nationale d’agrément. Il portera sur les conditions d’agrément des établissements de formation. Les modifications porteraient notamment sur :

  • La qualité des locaux (superficie minimale par étudiant)
  • Un nombre de formateurs adapté au nombre d’étudiants
  • Une formation clinique en rapport avec le nombre d’étudiants
  • Un contrôle de l’Agence régionale de santé (ancienne DRASS)

Le calendrier prévoit la publication des textes réglementaires à l’automne afin que tous les établissements puissent déposer des demandes de renouvellement d’agrément au premier trimestre 2012. Cela laissera alors le temps à la Commission nationale d’agrément de siéger et au ministère de délivrer les nouveaux agréments pour la rentrée 2012/2013.

Reste toutefois en suspend la question du référentiel de formation et l’épineux problème du calcul des équivalences acquises durant les études des professionnels de santé. Un récent décret relatif aux études préparatoires et au diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute (voir ici),  complété d’un arrêté (voir ici), viennent de paraître au Journal officiel. Ils concernent « le parcours de stage » des étudiants. Cela devrait faciliter la détermination des acquis cliniques dans les domaines « musculo-squelettique, neuromusculaire, cardio-respiratoire et viscérale, gériatrique et pédiatrique ». Par ailleurs, les mesures de validation des stages cliniques introduites par ces textes, peuvent être source d’inspiration pour la formation à l’ostéopathie.

Plus d’info sur la réunion FFO/ministère ici

59+4=63

17 mai 2011

Quatre nouveaux établissements de formation à l’ostéopathie viennent d’être agréés par le ministre en charge de la santé. Ce sont :

Pour les non titulaires d’un diplôme d’une profession de santé:

  • L’Institut d’ostéopathie de Bordeaux (IOB)
  • L’Andrew Taylor Still Academy (ATSA) de Limonest
  • Le Conservatoire supérieur d’ostéopathie – Paris (CSO-Paris).

Pour les titulaires d’un diplôme d’une profession de santé:

  • Le Collège ostéopathique Sutherland (COS) de Strasbourg

Plus d’info ici puis ici (arrêté du 25 mai 2011 modifiant l’arrêté du 12 mai 2011 modifiant la liste des établissements agréés dispensant une formation en ostéopathie )

La France dispose dorénavant de 63 structures de formation à l’ostéopathie.

Voir également ici et ici (Arrêté du 25 mai 2011 modifiant l’arrêté du 12 mai 2011 modifiant la liste des établissements agréés dispensant une formation en ostéopathie )

Tous les moyens sont bons pour gagner du temps.

20 avril 2011

Le Ministère de la santé ne souhaite pas s’en laisser conter en matière de réglementation de l’ostéopathie. Le déclassement, à sa demande,  par le conseil constitutionnel, de l’article 64 de la loi du 21 juillet 2009 modifiant l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 relatif à l’enseignement de l’ostéopathie (voir ici)  puis la publication du décret n° 2011-390 du 12 avril 2011 supprimant la durée minimale à 3520 heures des formations en ostéopathie et en chiropraxie. (Voir ici) nous en apportent la preuve.

La prochaine étape va vraisemblablement être de proposer aux ostéopathes « une large concertation » avec le cabinet en liaison avec les directions des administrations centrales afin de préparer des réformes. Le refus par le Ministre de publier le rapport de l’Igas, malgré des demandes réitérées, notamment par le biais de la commission d’accès aux documents administratif  (voir ici) ne laisse pas augurer des meilleurs auspices pour les ostéopathes en exercice exclusif.

Chacun comprend que dorénavant, le dossier de la formation en ostéopathie est uniquement un problème de masseurs kinésithérapeutes. Qui est lui même la conséquence du partage de l’usage du titre d’ostéopathe. (Voir par exemple ici). Et d’accès pour cette profession à la consultation de première intention voir ici lettre_du_president_cno_31_dcembre_2010. Les ostéopathes ont acquis ce droit après seulement 5 ans d’existence légale (décrets de 2007). Les masseurs kinésithérapeutes, même si depuis 2000, ils peuvent décider du nombre de séances à effectuer et des techniques à utiliser (voir ici ),sont soumis depuis 1946 à une prescription médicale.

La formation initiale en masso-kinésithérapie s’effectue en 3330 heures – 1860 heures en institut et 1470 heures de stages professionnels. (voir ici page 70). Sans rentrer dans le détail du contenu de ces études, et de ce qui pourrait être retenu comme équivalences pour la formation en ostéopathie, il n’est pas besoin d’être grand mage pour comprendre qu’en dispensant les masseurs-kinésithérapeutes de l’ensemble de la phase d’enseignements théoriques des sciences fondamentales et biologie humaine soit 1435 heures (voir ici) , le ministère a déjà placé le curseur au maximum. Que resterait-il donc à octroyer si la formation passait à 3520 heures ?

En créant le partage de l’usage du titre pour satisfaire les masseurs kinésithérapeutes, le ministère de la santé n’a fait que reporter et augmenter ses difficultés. Pour preuve, le délai supplémentaire qu’il vient  de demander au Conseil d’Etat, pour produire ses conclusions suite au recours du syndicat national des ostéopathes de France (voir ici ). La notion de partage du titre n’est pas contenue dans la loi de 2002. Elle provient de la seule volonté du ministère de la santé.

Dans ces conditions, les représentants des ostéopathes exclusifs accepteront-ils de participer à des tables rondes sur l’enseignement de l’ostéopathie avec des masseurs kinésithérapeutes et autres professionnels de santé, sans que le rapport de l’Igas leur soit communiqué ? Accepteront-ils de parler d’équivalences alors que le référentiel sur la formation initial n’existe pas ? Certains seront tentés de le faire, soit parce qu’ils accueillent dans leurs rangs des ostéopathes non exclusifs (CNO, UFOF), soit parce qu’ils souhaitent proposer une déontologie commune aux ostéopathes, y compris les non exclusifs (ROF), et que pour cela, il sera difficile de rompre avec les masseurs kinésithérapeutes ostéopathes.

Il serait pourtant judicieux d’y réfléchir à deux fois. En acceptant un dialogue provoqué par la décision unilatérale du ministère de « supprimer les 3520 heures », ils accepteraient de facto, de placer le curseur maximal en dessous de ces 3520 heures, car le ministère de la santé n’a pas fait supprimer les « 3520 heures » pour en proposer 4200, comme le recommande l’OMS.

Nous en saurons peut être plus dès vendredi, lorsque la plateforme se sera réunie.