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Communiqué commun AFO ROF SNOF du 9 novembre 2010

12 novembre 2010

Par un email qui m’est parvenu le 10 novembre au matin, j’ai pris officiellement connaissance du contenu du communiqué validé la veille par les présidents de  l’Association Française des Ostéopathes (AFO), du Registre des Ostéopathes de France (ROF) et du Syndicat National des Ostéopathes de France (SNOF).

Ce communiqué précise que «  les organisations signataires de ce communiqué ont décidé de désigner Monsieur Pascal JAVERLIAT assisté de Maître Eric PLANCHAT afin de les représenter dans le cadre de la négociation des décrets prévus par l’article 64 II de la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 ». Cette désignation est assortie :
·     D’exigences : représenter uniquement des ostéopathes exclusifs et être assisté de Me Planchat
·     D’objectifs qu’on peut résumer ainsi: obtenir la publication d’un référentiel de formation du métier d’ostéopathe, conforme aux recommandations de l’Inspection Générale des Affaires Sociales et de l’Organisation Mondiale de la Santé. Ce référentiel servant sur base à la rédaction des décrets.

Enfin, le communiqué appelle les autres organisations d’ostéopathes exclusifs et l’Union Nationale des Etudiants en Ostéopathie (UNEO) à me désigner également comme leur représentant.

La première mise au point que je souhaite faire est que, bien qu’ayant été mis au courant par téléphone de ce projet quelques jours auparavant, ce communiqué n’est pas une lettre de mission. En conséquence, il n’appelle pas de ma part une réponse. Autrement dit, je n’ai dit ni oui, ni non.

La seconde mise au point est que, pour qu’une telle initiative puisse aboutir à quelque chose de concret pour la profession, il faut qu’elle s’inscrive dans les accords de la réunion du 4 novembre 2010. Or, à ce jour, le Syndicat Français Des Ostéopathes (SFDO) n’est pas signataire du communiqué. Même si l’AFO s’est engagé à modifier ses statuts dans les meilleurs délais, afin qu’elle n’accueille que des ostéopathes possédant un code ADELI 00 (répondant semble t’il à ce qui lui a été demandé le 4 novembre), on ne remplace pas une organisation par une autre, au gré des humeurs. La plateforme, puisqu’elle a vocation à s’élargir, ne peut pas être ressentie comme un triumvirat à la Jules César. Elle doit être un pacte loyal entre parties.

N’étant plus président du ROF, je n’ai pas à intervenir dans les discussions de ces associations. Je sais, pour m’en être entretenu hier avec le président du SFDO, qu’il n’émet pas une opposition de principe quant à ma nomination comme représentant. Pour autant, les discussions du 4 novembre entre les parties présentes, n’ont pas permis d’acter ce choix. Pour que la plateforme perdure, qui plus est si d’autres acteurs la rejoignent, il faudra que le mode de gouvernance soit plus consensuel. Tout chargé de mission pour cette plateforme ne devra pas pâtir des tensions qui y règneraient. Par ailleurs, il existe des compétences dans chacune des associations. S’appuyer uniquement sur celles de Me Planchat ne permettra pas à ce représentant de s’entourer de toutes celles dont il aura besoin pour remplir sa mission.

J’attends donc une demande formulée conjointement par l’AFO, le ROF, le SFDO et le SNOF.

L’invité du blog : Bertrand Bouriaud, DO mROF Paris

26 octobre 2010

La dernière assemblée générale du registre des ostéopathes de France (ROF) n’en finit pas de faire des remous (voir ici ). Bertrand Bouriaud, s’appuyant sur les statuts du ROF qui permettent qu’une assemblée générale soit convoquée si 1/3 des membres le demande, nous explique sa démarche.

Chers Consœurs, chers Confrères, membres actifs du Registre des Ostéopathes de France.

Parce que nous croyons aux valeurs éthiques véhiculées par le ROF, parce que nous sommes convaincus qu’il doit être l’entité garante de la déontologie de notre profession, parce que nous sommes persuadés que ce n’est que par la cohésion et la mutualisation des moyens et de nos efforts, que nos objectifs pourront aboutir, il est urgent de redonner un souffle de démocratie à notre association. Il est impératif de ne pas laisser les conflits personnels, les luttes d’égos et de pouvoir qui ternissent l’image du Registre et détruisent ce qui a été si durement acquis auparavant, prendre le dessus.

Comme le disait un pasteur américain, que reprenait Robert HIRIART, Ostéopathe, membre du comité consultatif d’éthique du ROF lors du forum de discussion la veille de l’AG, “j’ai fait un rêve”. Le rêve que les différentes associations d’ostéopathes exclusifs se regroupaient enfin, mutualisaient leurs efforts et permettaient l’avènement de la profession « ostéopathe ». Depuis la fin de l’Assemblée Générale, une impression ressort : ce rêve n’est pas prêt de se réaliser. Car alors que les adhérents du Registre avaient la possibilité de concrétiser une avancée unique dans le paysage ostéopathique français, alors que – ce n’est un secret pour personne – plus des 75% des bulletins étaient favorables à la création d’une plateforme commune entre le ROF, le SNOF et le SFDO, la question fut retirée, de manière arbitraire, suite à une décision consensuelle du conseil national et de l’avocate du Registre.

Face à ce constat désolant, plusieurs questions se posent :

  • que se passe t’il au sein du conseil national ?
  • quelle image le ROF véhicule t’il suite à ce véritable camouflet ?
  • comment vont réagir nos partenaires potentiels qui avaient les yeux rivés sur le résultat des urnes ?

D’après les différentes interventions entendues à l’AG, force est de constater que le malaise qui régnait au sein du CN ces derniers mois a franchi une étape supérieure. Le rapport moral de la présidente, Marianne MONTMARTIN a été approuvé. Pourtant, la présidence a changé après la clôture de l’assemblée générale. Le Registre serait donc victime de querelles internes, néfastes pour son avenir, néfastes pour les ostéopathes exclusifs, querelles qui passeraient au dessus de la voix des adhérents ? Derrière cette mascarade, c’est toute l’image du ROF qui en ressort salie. Que retenir d’autre, pour les différentes associations, SFDO et SNOF en tête, que l’absence de prise de position du ROF vis à vis de la mise en place d’une plateforme commune ? Il était indispensable de leur envoyer un message fort. L’impensable est en train de se produire : le Registre donne l’image de laisser le train passer.

Nos statuts actuels permettent d’élire des membres du CN, pour trois ans, ces derniers se répartissant ensuite, annuellement, les différents postes (présidence, secrétariat général, trésorerie,…). Les membres du ROF n’ont donc qu’un rôle passif de spectateur à partir du moment où le CN distribue les tâches à chacun. Pourquoi ne pas voter lors de chaque AG la reconduction du bureau, ou une proposition de ce dernier que le CN souhaiterait mettre en place pour l’exercice à venir ? De passif, le rôle des adhérents deviendrait consultatif et actif. Le triste spectacle de la dernière AG ne pourrait ainsi plus se reproduire, les tensions internes ne seraient pas dévoilées au dernier moment, laissant les adhérents devant le fait accompli. Une présidence ne pourrait être briguée sans qu’aucun programme ne soit présenté, afin d’éviter d’alimenter, sans droit de regard, une soif de pouvoir illégitime.

L’urgence est donc double :

  • faire entendre, à nouveau, le message des adhérents : OUI à un projet de plateforme précis et détaillé dans son axe politique! Pour ce faire, il est impératif de mettre en place un nouveau vote, postal ou informatisé dans les jours à venir ou lors d’une assemblée générale.
  • modifier les statuts du Registre concernant la répartition des rôles au sein du CN pour éviter à l’avenir que pareille scène mettant en péril le ROF ne se reproduise. Cela passe par l’organisation d’une AG extraordinaire dans les plus brefs délais. Nous ne pouvons attendre octobre prochain car, étant donné les dernières prises de position du SFDO et du SNOF, le projet initial de plateforme semble d’ors et déjà caduc. Il faut donc que nous redonnions un message fort

Pour redonner confiance à ses membres et assurer sa survie, le conseil national du ROF se doit d’organiser une AGE avant la fin de l’année, sinon le ROF disparaitra, entrainant avec lui toute la profession. Les adhérents seront ainsi à même de décider s’ils renouvellent ou non leurs cotisations pour l’exercice 2011. Si le patient doit rester « entre deux bonnes mains », choisissons ensemble ces mains ! Une étape importante est en train d’être franchie. Le ROF, et les valeurs qu’il défend, se doit d’y participer et d’y avoir un rôle majeur !

C’est pour cela, chères Consœurs, chers Confrères que je vous demande de prendre objectivement position dans les meilleurs délais, en complétant la lettre que vous trouverez en pièce jointe, puis en me l’adressant :

  • soit par courrier classique à Bertrand Bouriaud, 8 bis rue de la terrasse, 75017 PARIS
  • soit par email après avoir scanné la lettre dument complétée à bbouriaud@gmail.com

Vous trouverez dans cette lettre l’ordre du jour des assemblées générales extraordinaire et ordinaire et en deuxième pièce jointe le projet de modification des statuts.

Ne laissons pas cette situation délétère perdurer, il en va de la survie du Registre et de l’Ostéopathie en France. Nous en sommes tous responsables. Réagissons !

Lettre demande AG-adhérents

PROJET DE MODIFICATION DES STATUTS DU REGISTRE DES OSTEOPATHES DE France

Le ROF comptait 1088 adhérents à jour de cotisation le jour de l’AG. 1/3 correspond à 363.

Réponses positives reçues le 26 octobre: 209

le 27 octobre : 240

La Présidente du ROF renversée par son bureau

17 octobre 2010

Les adhérents du registre des ostéopathes de France (ROF) étaient conviés samedi 16 octobre 2010 à leur assemblée générale à Paris. Ce qui s’annonçait comme une journée historique pour les 438 personnes présentes ou représentées, s’est très vite révélé être une invitation au bal des hypocrites.

A l’instar du bureau du syndicat français des ostéopathes (SFDO) la semaine dernière, celui du ROF demandait à ses adhérents « mandat pour poursuivre les travaux destinés à élaborer une plateforme commune avec le SFDO et éventuellement le SNOF, toutes deux organisation socio-professionnelles composées d’ostéopathes exclusifs ». Une partie du forum de discussion de la veille avait été consacré à ce sujet. On avait pu assister dans un climat respectueux et constructif, à un échange entre les présidents de ces trois associations et les professionnels, parmi lesquels, un membre du bureau de l’union fédérale des ostéopathes de France (UFOF).

Changement radical d’ambiance le samedi. Dans une atmosphère dont le ROF avait le secret et dont on pensait s’être débarrassé après sept années de tranquillité, nous avons assisté à une mise à l’écart organisée et programmée de sa présidente Marianne Montmartin. Les personnes proches du bureau n’ignoraient pas que de vives tensions internes avaient pollué le dernier exercice. Toutefois, la présidente du ROF avait pu contenir l’étalage public de celles-ci.

La présentation de son rapport moral dans lequel elle a présenté ses intentions pour 2011 – la suite des événement nous incite à dire ses intentions et non celles de la majorité du bureau – notamment la plateforme commune et l’affirmation de l’ostéopathie comme profession de santé s’est déroulée comme la veille dans un climat d’inquiétude palpable mais constructif. La proposition d’union est ressentie comme une nécessité par tous et parallèlement, beaucoup y voient « la mort programmée du ROF », voire « la remise de ses clés aux syndicats ». La trésorière proposait ensuite un budget prévisionnel permettant de mettre en œuvre cette politique.

Est arrivé ensuite la présentation des professions de foi des candidats au bureau. Le secrétaire général Guy Villemain arrivait en fin de mandat et se représentait. Sans jamais verbaliser clairement qu’il briguait le poste de président, il nous indiquait qu’il « avait compté ses troupes au sein du bureau et qu’il avait l’équipe pour assurer la présidence ». Nous aurions aimé entendre sa position quant au projet politique présenté par Marianne Montmartin. Nous attendons encore… Rappelons que les statuts du ROF prévoient que ce sont les membres du bureau qui en interne, élisent le président et les autres postes et non l’assemblée générale qui se prononce uniquement sur les rapports du président, du trésorier, sur la cotisation et sur les personnes qui se présentent au bureau.

Le résultat des urnes fut le suivant : rapport moral de la présidente : 55% de oui, rapport de la trésorière et cotisation : 88% de oui, candidature de Guy Villemain : 64% de oui. Restait en suspend la question de la plateforme commune à propos de laquelle l’assemblée ne s’était pas encore formellement prononcée puisque cela était à l’ordre du jour de l’après-midi.

Les débats reprenaient de plus belle après le déjeuner. On assistât à un nouveau feu nourri de questions légitimes à propos des intentions réelles de cette plateforme. Le ROF étant constitué de personnes qui sont parfois syndiquées, il était normal que celles qui ne sont pas également adhérentes du SFDO ou du SNOF, sachent pourquoi ce projet n’avait pas encore été proposé aux autres syndicats. La Présidente – qui savait à ce moment là qu’elle ne le serait plus quelques heures plus tard – défendit avec conviction et dignité ce projet, sans qu’aucun soutien ne vienne des autres membres du bureau. Ne sachant pas quelle serait la position de l’assemblée générale, il semblait risqué pour certains d’annoncer clairement leur point de vue. Les adhérents allaient donc voter sans savoir une nouvelle fois qu’elle était le point du vu de la majorité du bureau.

Coup de théâtre après le vote : la question était retirée pour vice de forme dans son énoncé ! Et bien entendu, le résultat, même informel, n’était pas promulgué. Celui-ci était-il si surprenant ou si dérangeant ? Les membres du bureau pouvaient alors se retirer et élire à huis clos le nouveau président, qui ne s’était pas prononcé publiquement au sujet de la plateforme et dont le silence durant la journée suscite encore les interrogations.

Au bout du compte :

  • Les adhérents du ROF se sont déplacés pour ne pas voter un projet historique pour la profession.
  • La présidente n’est plus présidente alors que son rapport moral a été ratifié par l’assemblée générale.
  • Le ROF est maintenant dirigé par un président, dont on ne connait pas le point de vue sur la plateforme et qui devra appliquer le programme présenté par celle qu’il a défié à huis clos.

Comme hier nous n’étions plus à une incohérence près, le résultat du vote sur le projet de plateforme avait été indiqué oralement et en toute bonne foi par les scrutateurs avant qu’ils soient informés que la question était retirée. C’est donc un secret de polichinelle qu’il a emporté 328 votes favorables contre 89 défavorables. Soit 75% d’approbation.

Malgré cette triste journée, essayons pour la profession, de ne retenir que ce dernier chiffre.