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Qu’est devenue l’indépendance du ROF ? bis repetita placent

7 octobre 2011

Les choses répétées semblent plaire au président du ROF. Dans mon dernier article, voir ici;  je m’étonnais que l’UFOF  puisse donner des consignes de vote pour l’assemblée générale du ROF. Il faut croire que l’appui n’a pas été suffisant puisqu’aujourd’hui, c’est la Chambre nationale des ostéopathes qui  invite « les Ostéopathes membre du ROF qui vont décider par leur vote, lors de leur prochaine AGO et AGE de l’orientation de leur association, à prendre en considération que ce climat de franche et complète collaboration au seul service de notre avenir à tous, a été initié par leur Président Guy VILLEMAIN et de lui renouveler leur confiance par leur vote. » parce que « avec Guy VILLEMAIN, Magali PERIS, François OTTAVI-MENAGER, Stéphanie DURANTET-PENAUD est née une véritable confraternité amicale et constructive ». Que Hervé Godfrin, également membre du bureau du ROF n’en prenne pas ombrage, il ne fait pas parti de la construction amicale.

Nul ne doute que les relations soient courtoises. Toutefois, cette ingérence des partenaires du  GFIO est inquiétante quant à l’avenir du ROF. Comme si les adhérents du ROF n’étaient pas assez intelligents pour se faire leur propre opinion. Posons-nous la question légitime au regard de ces communications ? Pourquoi un tel matraquage ? Qui décide de quoi dorénavant au ROF?  Le SNOF dont le président est plus subtil n’est pas tombé dans le panneau de cette surenchère de communiqués qui donnent véritablement l’impression de vouloir masquer l’absence de résultats factuels.

Voir la communication de la CNO ici

 

Qu’est devenue l’indépendance du ROF ?

29 septembre 2011

Dans un récent article publié sur son site le 28 septembre (voir ici), l’Union fédérale des ostéopathes de France nous informe que « à la veille de l’Assemblée Générale du ROF, nous apprenons que des ostéopathes, visiblement pas exempts de mauvaises intentions et souvent dépendants de sociétés commerciales, souhaitent mener un combat contre le bureau démocratiquement élu l’an dernier et mettre en minorité le Président du ROF. »

Est-il normal que de telles informations, propres à la vie interne du ROF, soient connues par le Président de l’UFOF (qui n’est pas membre du ROF), avant que les adhérents du ROF eux mêmes en aient été informés ? En effet, le livret pré AG qui contient tout le programme de l’assemblée générale, et par conséquence, les candidatures à un poste d’administrateur, n’a toujours pas été reçu par les adhérents.

Comment se fait-il alors que monsieur Dominique Blanc soit suffisamment au fait des candidatures ? Qu’il possède suffisamment d’informations sur les « mauvaises intentions » des candidats ? Pour affirmer cela publiquement, étant donné le risque de subir un procès pour diffamation si les faits ne sont pas avérés, il faut avoir reçu de fortes garanties sur les ambitions des candidats. Il faut donc que les membres du conseil national du ROF, qui pour l’instant sont les seuls à connaître les candidatures déposées, qui sont sensés garantir l’indépendance de l’association et l’équité des chances des candidats, aient apporté des preuves factuelles à monsieur Blanc. Autrement dit, l’UFOF a eu connaissance des professions de foi des candidats, avant même les adhérents du ROF.

C’est proprement scandaleux. Nous sommes revenus 10 ans en arrière quand les assemblées générales du ROF se jouaient la veille, puisque la veille, se tenaient les assemblées du SFDO et de l’UFOF. Assistons-nous à une fusion-acquisition du ROF par l’UFOF via le GFIO? Quand je pense que l’an dernier, il a été fait le procès d’intention à Marianne Montmartin de « vouloir vendre le ROF au SFDO – sic », lorsqu’elle présentait le projet de Fédération française des ostéopathes.

Ne nous étonnons pas qu’avec de tels agissements, nous n’ayons aucune crédibilité aux yeux des pouvoirs publics et qu’aucune ASP d’ostéopathes n’ait été reçue par le cabinet de monsieur Bertrand cette année!

 

L’invité du blog: Baptiste Fernandez

18 septembre 2011

A quoi joue le ROF ?

Suite à l’obtention de notre diplôme d’ostéopathe au CEESO Paris, en juin 2011, nous avons décidé d’adhérer au Registre des Ostéopathes de France, association à vocation ordinale, garant de l’éthique et la déontologie de notre profession. En effet, ce sont des valeurs auxquelles nous avons été sensibilisés et qui sont importantes pour nous qui entrons dans la vie professionnelle.

Indépendamment de notre volonté, certaines pièces administratives ont pris plus de temps que prévu pour nous être adressées (attestation CIPAV, enregistrement URSSAF). Malgré nos attestations sur l’honneur nous engageant à fournir ces pièces dès leur réception, nos candidatures ont été refusées pour la première fois lors du conseil national de fin juillet. Ce refus de cooptation était d’autant plus surprenant que de la voix même du secrétariat que nous avions contacté au préalable, on nous expliquait qu’ « il n’y a jamais de souci avec les étudiants du CEESO, même lorsqu’il manque des pièces, nous savons qu’elles seront fournies ensuite ».

Suite au Conseil national de mi-septembre, lors duquel  nos dossiers complets cette fois ci ont été de nouveau étudiés, notre adhésion, à notre grand étonnement fut de nouveau refusée un seconde fois par le conseil national. Par ailleurs, aucune demande d’adhésion d’ancien étudiant du CEESO Paris n’a été satisfaite. La raison invoquée ? Aucune pour le moment. Le secrétariat du ROF nous renvoie vers madame le Secrétaire Général du ROF, responsable des admissions, qui doit toujours être dans une phase de réflexion pour nous donner des raisons valables concernant ce choix surprenant. En effet, à ce jour nous n’avons aucune nouvelle de sa part malgré nos appels, courriels… Ceci est d’autant plus surprenant de la part d’une représentante d’organisation qui se veut prôner une déontologie et un respect irréprochable et qui n’hésite pas à mettre en avant sa disponibilité envers les adhérents. Mais il est vrai que nous ne sommes pas adhérents.
Cette décision nous semble d’autant plus surprenante et injuste qu’il nous avait été précisé que nos dossiers étaient complets et ne poseraient aucun problème lors du prochain CN.

Qu’a-t-il bien pu se passer entre temps ?

Puisque nous remplissons bien les critères d’admission, nous ne pouvons imaginer que nous n’ayons pas été cooptés pour des critères subjectifs. Il nous est inimaginable que le ROF ne veuille pas accueillir en son sein de jeunes ostéopathes exclusifs, issus d’une formation à temps plein et souhaitant s’investir dans le paysage ostéopathique. Il nous est inconcevable que le ROF ne souhaite pas voir de jeunes professionnels motivés pour faire évoluer les choses, venir chercher leur carte professionnelle et assister à leur première assemblée générale. Nous nous interdisons de penser que ce refus pourrait être basé sur d’autres raisons comme l’origine de notre établissement de formation dont une majorité des enseignants a démissionné du Registre.

Nous ne pouvons nous empêcher de penser tristement que le ROF ne semble pas être dans une logique de fédération du plus grand nombre d’ostéopathes EXCLUSIFS et refuse de nouveaux adhérents ayant la volonté de faire progresser la profession et répondant pourtant aux critères d’adhésion.

Nous attendons des réponses précises face à cette attitude de fermeture du conseil national du ROF. La moindre des choses quand on refuse un dossier est d’expliquer pourquoi.

 

L’invité du blog: Philippe Sterlingot

15 décembre 2010

Philippe Sterlingot est ostéopathe et président du syndicat français des ostéopathes (SFDO) depuis 2002. Il est l’initiateur avec Marianne Montmartin, ancienne présidente du registre des ostéopathes de France d’une fédération des ostéopathes. Après avoir présenté son projet de fédération française des ostéopathes (FFO), il nous livre ses interrogations à quelques jours de la réunion du 18 décembre à Nîmes.

De l’intérêt d’une participation à la réunion du 18 décembre

Monsieur Guy VILLEMAIN, Président du ROF, a signifié explicitement au Conseil d’Administration du SFDO par un courriel en date du 15 décembre son refus de mettre à l’ordre du jour de la réunion du 18 décembre :

Le préambule :

  • la présence d’un médiateur/observateur neutre et impartial (non ostéopathe) ;
  • la transparence quant à la composition des organisations présentes ;
  • la participation uniquement d’administrateurs élus  ;
  • un engagement sincère et véritable qu’aucune alliance parallèle préalable n’existe entre les participants à la réunion.

Pour le préambule, les raisons invoquées par Monsieur VILLEMAIN sont les suivantes « […] préalables quelque peu pesants pour une rencontre confraternelle de première intention […]. »

Les points suivants :

  • le projet de fédération qui semble pourtant répondre aux attentes des ostéopathes ;
  • les contributions potentielles du Syndicat Français Des Ostéopathes à une stratégie commune nationale et européenne.

Pour ces points, Monsieur VILLEMAIN argue que « […] nous vous proposons bien volontiers d’intégrer les thèmes supplémentaires que vous jugerez utiles dans les questions diverses […]. »

Les 5 aspects importants qui ressortent de cette déclaration prétendue commune à l’AFO, ROF, SNOF et UFOF sont :

  • Le refus d’entendre la volonté des ostéopathes de  « la rue » (cf. propos de M. de Lagausie sur le blog de Pascal Javerliat – voir ici ) ;
  • Le rejet de tout principe de transparence ;
  • Le déni du respect mutuel ;
  • L’officialisation d’une entente préalable entre ces organisations au détriment du SFDO, (confirmée incidemment par Christopher Fleischner sur le blog de Pascal Javerliat – voir ici ).

Dans ce contexte, le Conseil d’Administration du SFDO s’interroge sur la place qui lui sera laissée pour exprimer le 18 décembre les attentes des ostéopathes du SFDO.

A cette fin et dans un souci de transparence, le Conseil d’Administration demande à Monsieur Pascal Javerliat de mettre en place un référendum pour connaître d’une manière objective et transparente la volonté des ostéopathes quant à une présence des représentants du SFDO à une réunion qui s’annonce d’ores et déjà comme biaisée.

Le Conseil d’administration du SFDO ne mandatera ainsi des représentants que si les ostéopathes s’expriment expressément en ce sens.

Mais en tout état de cause, le Conseil d’Administration du SFDO avait fait le choix d’être représenté significativement à la réunion régionale commune de Rennes pour laquelle se seront mobilisés, nous en sommes persuadés, un maximum d’ostéopathes.

Le Conseil d’Administration du SFDO

Pour participer au référendum, cliquez ici

Pour consulter les résultats, cliquez: VENDREDI 17 DECEMBRE 2010

Le ROF de plus en plus marginalisé

6 décembre 2010

Le 3 décembre 2010 s’est tenue une réunion d’élaboration du référentiel formation ostéopathe (RFO). Le RFO a été initié à l’automne 2009 par le syndicat national de l’enseignement supérieur en ostéopathie (SNESO) qui regroupe huit établissements de formation initiale (ATMAN Nice, CEESO Paris,  CEESO Lyon,  CIDO Saint-Étienne, COP Marseille, ESO Marne la Vallée, IDHEO Nantes, ISO Lyon). Des représentants des professionnels et des étudiants ont été conviés à apporter leur expertise propre : ce sont le le R.O.F., le SFDO, le SNOF, l’UFOF et l’UNEO.

L’objectif de ce référentiel est « de mettre en accord les compétences attendues de tout ostéopathe, avec la formation proposée par les établissements. La commission propose dans ce document un format commun à tous les établissements, de formation et de validation des modules (connaissances et compétences) ». Plus d’info ici. Le SNOF et l’UFOF ont depuis quitté la table des travaux.

C’est maintenant le ROF qui s’est vu signifié qu’il était persona non grata en raison de sa récente prise de position. Le ROF a en effet signé un communiqué commun avec l’AFO et le SNOF, dans lequel ces organisations souhaitaient que je les représente  « dans le cadre de la négociation des décrets prévus par l’article 64 II de la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 » avec pour objectifs d’obtenir, entre autres : « la publication également d’un référentiel de formation du métier d’ostéopathe, document dont la spécificité a été reconnue par le Conseil d’Etat dans sa décision du 21 juillet 2009. » plus d’info ici

Le nouveau président du ROF, qui remplaçait à cette réunion, Yves Tricot démissionnaire du bureau du ROF, semble s’étonner de la position du SNESO. Plus d’info ici

Comment pourrait-il en être autrement alors que depuis l’assemblée générale du ROF d’octobre 2010, il ne cesse d’entretenir un discours ambigu vis à vis des engagements pris ces dernières années :

  • Dans une information adressée aux adhérents du ROF après l’assemblée générale, il nous livre a posteriori sa politique pour l’année en cours. Il ne fait référence ni aux travaux du RFO, ni au SNESO alors qu’aujourd’hui, il estime être « intimement persuadés que notre requête de référentiel formation, auprès du Ministère de la Santé, suscitera une réponse évidente de la profession par notre RFO. » Plus d’info ici. Pourquoi ne l’a-t-il pas dit le jour de l’assemblée générale?
  • Sur le forum du ROF, le conseil national n’a cessé de prendre ses distances avec le SNESO. Il nous indique que « L’axe politique actuel prévoit le maintien du travail de mise en place de la plateforme avec le respect de l’intégrité de chaque association, ce qui veut dire que nous n’arrêtons pas les travaux de rapprochement avec le SFDO. Au cours du forum il est apparu que beaucoup d’adhérents refusaient d’une part le point 2 de l’accord préalable qui incluait le SNESO ». « Qui plus est, je vous rappelle que le point 2 de l’accord préalable, à savoir la présence du SNESO, a fortement déplu à bon nombre d’adhérents et risque de mettre le vote de cet accord en péril, tout du moins auprès de nos membres ».

Il n’est pas difficile de comprendre que le nouveau président du ROF avait besoin de rompre avec les projet envisagés initialement, pour asseoir une légitimité à ce poste. Comment sinon justifier qu’il ait demandé la présidence à la place de Marianne Montmartin, si ce n’est pour des raisons de personnes. Il fallait mettre en avant un danger pour le ROF dont l’ancienne présidente aurait été à l’origine. Le seul point de clivage qui pouvait être mis en avant était les relations avec le SNESO. SNESO dont on acceptait la collaboration depuis 2009 au sein du référentiel formation ostéopathe mais dont on ne voulait plus entendre parler pour d’autres projets.

La position du SNESO, si elle n’est pas constructive, est parfaitement légitime. Comment accepter un partenaire qui d’un côté, travaille au sein du RFO et d’un autre côté, décide unilatéralement sans prévenir, de travailler sur un projet similaire avec des partenaire qui n’en font pas partie ou ont quitté le RFO. Le double discours a ses limites. Le ROF commence à les entrevoir. Il est aisé de faire porter à l’autre la charge de la division et de se faire passer pour la victime. La réalité est que le ROF ne propose plus depuis l’AG une politique suffisamment claire pour demeurer un partenaire crédible. Revendiquer vouloir être « un point d’équilibre central au milieu des divergences des associations et des attentes des ostéopathes » quand les ostéopathes demandent une union des associations, continue d’entretenir le doute sur l’objectif réellement recherché. Chacun sait qu’à travers l’union, les associations perdront une partie de leur représentativité. Où est le problème si c’est pour le bien de la profession ?

Dans le contexte actuel, espérer que le ROF soit l’association qui fédèrera tout les ostéopathes est voué à l’échec. Les acrimonies sont trop prégnantes et les adhérents du ROF votent d’année en année, des critères de plus en plus restrictifs pour adhérer. On demande alors au conseil national du ROF de poursuivre deux objectifs incompatibles : fédérer et stigmatiser. Si le ROF veut rester une association d’ostéopathes « haut de gamme », il faut qu’il l’assume. Il ne pourra pas alors entretenir des relations avec toutes les écoles parce que certaines forment moins bien que d’autres et en conséquence, ne pourra pas accueillir tous les professionnels, ni leur proposer une déontologie. Il lui faudra faire le choix entre pages jaunes et guide Michelin.

Les conclusions de la réunion du 18 décembre nous apporteront les réponses. Si l’union n’est pas clairement dessinée ce jour là, c’est à dire ses objectifs et sa gouvernance, il faudra que les ostéopathes eux-mêmes se saisissent de l’affaire. Nos représentants ne pourront pas éternellement nous abuser en communiquant sur le thème des travaux qui progressent. Dans un peu plus de six mois, le Premier Ministre sera contraint par le Conseil d’Etat de publier les décrets de la loi de 2009. Dans dix-huit mois se profile une élection. Cessons les enfantillages.

Le CEESO ferme ses portes au ROF

13 novembre 2010

La direction générale du Centre Européen d’Enseignement Supérieur de l’Ostéopathie (CEESO – un établissement à Paris St Denis et un autre à Lyon) a décidé que le Registre des Ostéopathes de France (ROF) n’avait plus ses entrées dans leurs locaux. Les élus du ROF ne pourront donc plus venir présenter cette association aux étudiants ni participer en tant que personne morale, aux examens de fin d’étude. La relation de confiance qui s’était instaurée depuis plusieurs années entre le ROF et le CEESO s’était traduite par l’adhésion au ROF d’environ 300 ostéopathes diplômés du CESSO ces dernières années, avec un pic en 2010.

Cette prise de position est la conséquence des incidents survenus lors de la dernière assemblée générale du ROF. Si le CEESO « réaffirme être toujours attaché aux valeurs prônées par le ROF », il se dit « assez dubitatif face aux ambitions personnelles de certains membres du conseil national », alors que « les adhérents ont maintenu leur confiance à l’ancienne présidente, Marianne Montmartin ».

Le CEESO s’inquiète  » de la résistance du nouveau bureau quant au projet de plateforme commune avec les syndicats. Union qui paraissait pourtant indispensable et inévitable afin d’afficher un front uni, une masse critique et un projet commun aux pouvoirs publics ».


Communiqué commun AFO ROF SNOF du 9 novembre 2010

12 novembre 2010

Par un email qui m’est parvenu le 10 novembre au matin, j’ai pris officiellement connaissance du contenu du communiqué validé la veille par les présidents de  l’Association Française des Ostéopathes (AFO), du Registre des Ostéopathes de France (ROF) et du Syndicat National des Ostéopathes de France (SNOF).

Ce communiqué précise que «  les organisations signataires de ce communiqué ont décidé de désigner Monsieur Pascal JAVERLIAT assisté de Maître Eric PLANCHAT afin de les représenter dans le cadre de la négociation des décrets prévus par l’article 64 II de la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 ». Cette désignation est assortie :
·     D’exigences : représenter uniquement des ostéopathes exclusifs et être assisté de Me Planchat
·     D’objectifs qu’on peut résumer ainsi: obtenir la publication d’un référentiel de formation du métier d’ostéopathe, conforme aux recommandations de l’Inspection Générale des Affaires Sociales et de l’Organisation Mondiale de la Santé. Ce référentiel servant sur base à la rédaction des décrets.

Enfin, le communiqué appelle les autres organisations d’ostéopathes exclusifs et l’Union Nationale des Etudiants en Ostéopathie (UNEO) à me désigner également comme leur représentant.

La première mise au point que je souhaite faire est que, bien qu’ayant été mis au courant par téléphone de ce projet quelques jours auparavant, ce communiqué n’est pas une lettre de mission. En conséquence, il n’appelle pas de ma part une réponse. Autrement dit, je n’ai dit ni oui, ni non.

La seconde mise au point est que, pour qu’une telle initiative puisse aboutir à quelque chose de concret pour la profession, il faut qu’elle s’inscrive dans les accords de la réunion du 4 novembre 2010. Or, à ce jour, le Syndicat Français Des Ostéopathes (SFDO) n’est pas signataire du communiqué. Même si l’AFO s’est engagé à modifier ses statuts dans les meilleurs délais, afin qu’elle n’accueille que des ostéopathes possédant un code ADELI 00 (répondant semble t’il à ce qui lui a été demandé le 4 novembre), on ne remplace pas une organisation par une autre, au gré des humeurs. La plateforme, puisqu’elle a vocation à s’élargir, ne peut pas être ressentie comme un triumvirat à la Jules César. Elle doit être un pacte loyal entre parties.

N’étant plus président du ROF, je n’ai pas à intervenir dans les discussions de ces associations. Je sais, pour m’en être entretenu hier avec le président du SFDO, qu’il n’émet pas une opposition de principe quant à ma nomination comme représentant. Pour autant, les discussions du 4 novembre entre les parties présentes, n’ont pas permis d’acter ce choix. Pour que la plateforme perdure, qui plus est si d’autres acteurs la rejoignent, il faudra que le mode de gouvernance soit plus consensuel. Tout chargé de mission pour cette plateforme ne devra pas pâtir des tensions qui y règneraient. Par ailleurs, il existe des compétences dans chacune des associations. S’appuyer uniquement sur celles de Me Planchat ne permettra pas à ce représentant de s’entourer de toutes celles dont il aura besoin pour remplir sa mission.

J’attends donc une demande formulée conjointement par l’AFO, le ROF, le SFDO et le SNOF.

La belle image !

10 novembre 2010

Deux actualités du monde ostéopathique, a priori sans rapport, nous amènent cependant à réfléchir sur l’avenir de notre profession.

La première est le décès de notre confrère Bernard Le Balch. Je n’ai pas eu la chance de le connaître mais ses amis, nombreux au demeurant, l’ont tous décrit comme un ostéopathe qui n’a jamais accepté de transiger lorsqu’il s’agissait de défendre les principes de l’ostéopathie. Comme de nombreux confrères de cette génération, il a dû à la fois promouvoir notre art auprès du public, l’enseigner aux plus jeunes ; deux sources potentielles de conflit avec les autorités de tutelles ou les sociétés savantes.

La seconde est la communication du ATMAN training center, qui propose aux ostéopathes, de découvrir, au sein du centre d’ostéopathie ATMAN « les nouvelles techniques anti-aging » ou « des appareils de champs magnétiques et ultrasons ». Bien que cette « société à responsabilité limitée de formation continue d’adultes » soit juridiquement indépendante de l’établissement de formation initiale à l’ostéopathie ATMAN, on peut s’étonner de cette proposition de rencontrer des « conseillers en diversification » pour améliorer notre compétence en ostéopathie.

Quelle image auprès du public cela peut-il donner ? Comment les étudiants d’ATMAN vont-ils interpréter cette démarche sachant que le décret relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie stipule que « les praticiens justifiant d’un titre d’ostéopathe sont autorisés à pratiquer des manipulations (…) exclusivement manuelles ». (voir ici ) On savait depuis quelques mois, que cet établissement voulait redéfinir l’ostéopathie puisque sur son site internet, on peut entendre l’interview de son directeur dans laquelle il dit : « nous, ce qu’on cherche, c’est enlever l’image du mot ostéopathie. Parce que, quand on dit ostéopathie, on pense à l’os et on pense au cracking mais c’est finit ça ». ( voir ici )

Dans un contexte difficile pour les ostéopathes uniquement titulaires du titre d’ostéopathe, afficher une telle image de la profession est tendre le bâton pour se faire battre. Quelle crédibilité auront nos représentants lorsqu’il s’agira de déterminer le contenu de la formation conforme aux nouvelles dispositions de la loi de juillet 2009 (volume horaire porté à 3520 heures minimum) Voir ici . Nous attendons une mise au point sans ambiguïté du réseau national de l’enseignement supérieur en ostéopathie dont ATMAN est signataire de la convention qui lie ces établissements. voir ici

Il est significatif de constater que certains aimeraient que notre profession verse dans le bien être plutôt que de s’ancrer définitivement dans le champ de la santé. Les contraintes seraient moindres et les bénéfices plus grands. Nos prédécesseurs ont toujours voulu inscrire l’ostéopathie dans le champ de la médecine (voir article  en pièce jointe sur la photo duquel vous apercevrez la barbe blanche de B. Le Balch Nice matin octobre 75). La Présidente du ROF, Marianne Montmartin nous avait pourtant mis en garde au mois de juillet. voir ici. Cela explique en partie son éviction de la présidence du ROF car elle non plus, à l’instar des ostéopathes de ces années là,  ne transige pas sur les principes de l’ostéopathie.

Faudra-t-il se résoudre à voir les adeptes du bien être et des techniques ostéopathiques douces devenir majoritaires en France ?

Le registre des ostéopathes de France choisit l’enseignement temps plein

2 novembre 2010

Lors de sa dernière assemblée générale, le registre des ostéopathes de France (ROF) devait se prononcer sur les établissements dont la formation répond aux critères académiques de cette association. Sur la base d’une liste soumise par le conseil national qui synthétisait le volume horaire de formation et son contenu, les adhérents ont retenu 7 établissements:

  1. Centre d’ostéopathie ATMAN de Sophia Antipolis
  2. Centre européen d’enseignement supérieur de l’ostéopathie de Lyon
  3. Centre européen d’enseignement supérieur de l’ostéopathie de Paris
  4. Centre international d’ostéopathie de St Etienne
  5. Collège ostéopathique de Provence de Marseille
  6. Ecole supérieure d’ostéopathie de Champs sur Marne
  7. Institut toulousain d’ostéopathie

La première analyse qu’on peut faire de ce choix est que les adhérents du ROF estiment dorénavant, que seul un enseignement à temps complet permet d’acquérir « la compétence propre à assurer la qualité des soins en ostéopathie et l’application clinique et thérapeutique du concept et des principes de l’ostéopathie, notamment en ce qui concerne les manipulations et les mobilisations musculo-squelettiques, myo-fasciales, viscérales et crâniennes ».

La seconde est que ces établissements font partie de la conférence des grandes écoles en ostéopathie, sont affiliés au syndicat national de l’enseignement supérieur en ostéopathie (SNESO) et ont signé une charte de qualité. (voir ici ) On peut s’étonner que l’institut des hautes études ostéopathiques de Nantes et l’institut supérieur d’ostéopathie de Lyon n’aient pas été retenus alors qu’ils proposent le même enseignement que les établissements sélectionnés. Certainement que les anciens élèves de ces établissements n’étaient pas suffisamment nombreux à participer au vote…. Toujours est-il que les adhérents du ROF ont accepté implicitement une collaboration active avec le SNESO.

Que cela change-t-il pour adhérer au ROF ?:

Pour les diplômés 2010/2011 de ces établissements, l’adhésion sera facilitée. Seuls les critères d’exercice seront contrôlés. Tous les autres diplômés devront être évalués par une commission interne au ROF, la  commission nationale d’évaluation des professionnels ostéopathes. Celle-ci déterminera si les postulants au ROF ont acquis les compétences requises et éventuellement le mémoire de fin d’études.

En écrivant ces lignes, j’ai une pensée pour le défunt Thierry Jallais DO MROF, ancien directeur de l’IDHEO et initiateur de ladite charte de qualité, dont les diplômés de l’établissement qu’il créa n’ont plus les critères du ROF.

L’invité du blog : Bertrand Bouriaud, DO mROF Paris

26 octobre 2010

La dernière assemblée générale du registre des ostéopathes de France (ROF) n’en finit pas de faire des remous (voir ici ). Bertrand Bouriaud, s’appuyant sur les statuts du ROF qui permettent qu’une assemblée générale soit convoquée si 1/3 des membres le demande, nous explique sa démarche.

Chers Consœurs, chers Confrères, membres actifs du Registre des Ostéopathes de France.

Parce que nous croyons aux valeurs éthiques véhiculées par le ROF, parce que nous sommes convaincus qu’il doit être l’entité garante de la déontologie de notre profession, parce que nous sommes persuadés que ce n’est que par la cohésion et la mutualisation des moyens et de nos efforts, que nos objectifs pourront aboutir, il est urgent de redonner un souffle de démocratie à notre association. Il est impératif de ne pas laisser les conflits personnels, les luttes d’égos et de pouvoir qui ternissent l’image du Registre et détruisent ce qui a été si durement acquis auparavant, prendre le dessus.

Comme le disait un pasteur américain, que reprenait Robert HIRIART, Ostéopathe, membre du comité consultatif d’éthique du ROF lors du forum de discussion la veille de l’AG, “j’ai fait un rêve”. Le rêve que les différentes associations d’ostéopathes exclusifs se regroupaient enfin, mutualisaient leurs efforts et permettaient l’avènement de la profession « ostéopathe ». Depuis la fin de l’Assemblée Générale, une impression ressort : ce rêve n’est pas prêt de se réaliser. Car alors que les adhérents du Registre avaient la possibilité de concrétiser une avancée unique dans le paysage ostéopathique français, alors que – ce n’est un secret pour personne – plus des 75% des bulletins étaient favorables à la création d’une plateforme commune entre le ROF, le SNOF et le SFDO, la question fut retirée, de manière arbitraire, suite à une décision consensuelle du conseil national et de l’avocate du Registre.

Face à ce constat désolant, plusieurs questions se posent :

  • que se passe t’il au sein du conseil national ?
  • quelle image le ROF véhicule t’il suite à ce véritable camouflet ?
  • comment vont réagir nos partenaires potentiels qui avaient les yeux rivés sur le résultat des urnes ?

D’après les différentes interventions entendues à l’AG, force est de constater que le malaise qui régnait au sein du CN ces derniers mois a franchi une étape supérieure. Le rapport moral de la présidente, Marianne MONTMARTIN a été approuvé. Pourtant, la présidence a changé après la clôture de l’assemblée générale. Le Registre serait donc victime de querelles internes, néfastes pour son avenir, néfastes pour les ostéopathes exclusifs, querelles qui passeraient au dessus de la voix des adhérents ? Derrière cette mascarade, c’est toute l’image du ROF qui en ressort salie. Que retenir d’autre, pour les différentes associations, SFDO et SNOF en tête, que l’absence de prise de position du ROF vis à vis de la mise en place d’une plateforme commune ? Il était indispensable de leur envoyer un message fort. L’impensable est en train de se produire : le Registre donne l’image de laisser le train passer.

Nos statuts actuels permettent d’élire des membres du CN, pour trois ans, ces derniers se répartissant ensuite, annuellement, les différents postes (présidence, secrétariat général, trésorerie,…). Les membres du ROF n’ont donc qu’un rôle passif de spectateur à partir du moment où le CN distribue les tâches à chacun. Pourquoi ne pas voter lors de chaque AG la reconduction du bureau, ou une proposition de ce dernier que le CN souhaiterait mettre en place pour l’exercice à venir ? De passif, le rôle des adhérents deviendrait consultatif et actif. Le triste spectacle de la dernière AG ne pourrait ainsi plus se reproduire, les tensions internes ne seraient pas dévoilées au dernier moment, laissant les adhérents devant le fait accompli. Une présidence ne pourrait être briguée sans qu’aucun programme ne soit présenté, afin d’éviter d’alimenter, sans droit de regard, une soif de pouvoir illégitime.

L’urgence est donc double :

  • faire entendre, à nouveau, le message des adhérents : OUI à un projet de plateforme précis et détaillé dans son axe politique! Pour ce faire, il est impératif de mettre en place un nouveau vote, postal ou informatisé dans les jours à venir ou lors d’une assemblée générale.
  • modifier les statuts du Registre concernant la répartition des rôles au sein du CN pour éviter à l’avenir que pareille scène mettant en péril le ROF ne se reproduise. Cela passe par l’organisation d’une AG extraordinaire dans les plus brefs délais. Nous ne pouvons attendre octobre prochain car, étant donné les dernières prises de position du SFDO et du SNOF, le projet initial de plateforme semble d’ors et déjà caduc. Il faut donc que nous redonnions un message fort

Pour redonner confiance à ses membres et assurer sa survie, le conseil national du ROF se doit d’organiser une AGE avant la fin de l’année, sinon le ROF disparaitra, entrainant avec lui toute la profession. Les adhérents seront ainsi à même de décider s’ils renouvellent ou non leurs cotisations pour l’exercice 2011. Si le patient doit rester « entre deux bonnes mains », choisissons ensemble ces mains ! Une étape importante est en train d’être franchie. Le ROF, et les valeurs qu’il défend, se doit d’y participer et d’y avoir un rôle majeur !

C’est pour cela, chères Consœurs, chers Confrères que je vous demande de prendre objectivement position dans les meilleurs délais, en complétant la lettre que vous trouverez en pièce jointe, puis en me l’adressant :

  • soit par courrier classique à Bertrand Bouriaud, 8 bis rue de la terrasse, 75017 PARIS
  • soit par email après avoir scanné la lettre dument complétée à bbouriaud@gmail.com

Vous trouverez dans cette lettre l’ordre du jour des assemblées générales extraordinaire et ordinaire et en deuxième pièce jointe le projet de modification des statuts.

Ne laissons pas cette situation délétère perdurer, il en va de la survie du Registre et de l’Ostéopathie en France. Nous en sommes tous responsables. Réagissons !

Lettre demande AG-adhérents

PROJET DE MODIFICATION DES STATUTS DU REGISTRE DES OSTEOPATHES DE France

Le ROF comptait 1088 adhérents à jour de cotisation le jour de l’AG. 1/3 correspond à 363.

Réponses positives reçues le 26 octobre: 209

le 27 octobre : 240