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Plateforme d’actions communes : première mise à l’épreuve le 22 mars 2011

3 mars 2011

Dans un communiqué publié sur leur site internet respectif (voir ici ), les cinq organisations AFO, CNO, ROF, SNOF, UFOF nous informent qu’elles « ont pris connaissance du communiqué du conseil d’administration du SFDO et prennent acte de sa décision de refuser de signer le communiqué élaboré par tous le 18 février 2011. »  voir ici

Elles indiquent que malgré l’absence du SFDO, elles  continuent « sur la voie unitaire et fédératrice par des actions concrètes » et qu’elles sont « déterminées à valoriser notre profession dans l’unité » et « se retrouveront comme prévu le 22 avril 2011 pour faire le point sur les avancées de ces différents dossiers et déterminer de nouvelles actions communes. » La grandiloquence des propos (« Solennellement et en vertu du principe de transparence » sic) n’arrive pas à masquer la vacuité des actions réellement envisagées.

Une réunion au ministère de la santé pourrait pourtant nous montrer l’engagement réel de nos présidents à valoriser la profession. En effet, le 22 mars 2011, la commission nationale d’agrément des établissements dispensant une formation en ostéopathie se réunit pour examiner les demandes d’agrément de trois nouveaux établissements :

  • Conservatoire supérieur de l’ostéopathie de Paris
  • Collège ostéopathique Sutherland Europe de Strasbourg
  • Institut d’ostéopathie de Bordeaux.

Messieurs Armand Gersanois, Philippe Sterlingot, Michel Sala et Jean Fancello,  (voir ici ) peuvent siéger ce jour là. Accepteront-ils de cautionner une nouvelle mascarade puisqu’ils savent que leur avis n’est pas pris en considération ?

A-t-on besoin d’un nouvel établissement à Bordeaux alors que le COS Aquitaine formation initiale forme actuellement 475 étudiants ?

Le COS a-t-il besoin d’ouvrir une nouvelle école alors qu’il possède 6 formations (3 temps pleins et 3 temps partiels) ?

Le CSO a-t-il lui aussi besoin d’étendre sa toile alors qu’il possède 3 formations (2 temps partiel à Paris et Toulouse, 1 temps partiel à Toulouse).

Va-t-on accepter de laisser 30 propriétaires d’écoles décider à la place des professionnels, de former des ostéopathes en batterie comme c’est le cas actuellement ?

Les professionnels n’attendront pas le 22 avril pour tirer les enseignements de la PAC, l’UNEO, que cette même PAC refuse d’associer à leurs démarches, encore moins.

L’invité du blog: Philippe Bolet

19 février 2011

Philippe Bolet est ostéopathe et ancien secrétaire général du registre des ostéopathes de France

A l’attention des ostéopathes à part entière et des syndicats UFOF SNOF

La réglementation de notre profession est toujours aussi difficile à concrétiser au niveau où nous souhaitons la hisser. Ces derniers jours, le texte fixant le nombre d’heures de formation à 3520 heures a été rejeté… heureusement, puisque de toutes les façons, 3520 heures ne suffisent pas pour  former un ostéopathe compétent, pas plus qu’elles ne suffisent  pour les études dentaires ou autres.

Depuis cette décision,  certains articles rédigés, contre toute règle élémentaire d’Ethique, par nos représentants ostéopathiques  UFOF et  SNOF dénoncent « un  premier ministre, qui a fait décorer son ostéopathe de l’ordre national du mérite, sollicite le conseil constitutionnel pour tirer l’ensemble de l’ostéopathie vers le bas » (voir ici) d’autres parlent de « double jeu ».(voir ici)

Nous, qui étions fiers et honorés d’être présents à Matignon pour la remise de cette médaille à notre éminent confrère et ami, ne pouvons pas accepter l’utilisation négative de cette cérémonie, hautement symbolique qui faisait rentrer, pour la première fois et  par la grande porte l’ostéopathie française à Matignon. Cette médaille a été remise, comme l’a exposé M. François Fillon, a « l’homme que l’on va voir quand on a tout essayé », lui qui avait été recommandé au départ pour sa seule et unique compétence, par Mme Elisabeth Guigou, M. Bernard Kouchner. L’aboutissement de la Loi Kouchner est cependant revendiqué par certaines  associations….Le premier ministre a bien spécifié « qu’il ne croyait pas à l’ostéopathie avant d’avoir été traité par ce confrère» et dorénavant il l’appelle « l’homme qui redresse la république ». Seule la compétence et la confiance qui en découle entre un patient et son ostéopathe ont permis cette reconnaissance dans un sanctuaire de la république.

C’est le combat de toute une vie pour un homme qui a donné une part importante de celle ci à notre métier, sa nomination a l’ordre national du mérite ne doit rien au hasard c’est le résultat d’années de travail après une formation de qualité , c’est le résultat d’un partage de savoir avec d’autres spécialités médicales , c’est le résultat de sa connaissance des possibilités énormes de notre métier mais aussi de ces limites ; c’est le résultat de sa passion pour l’humain et de sa quête à trouver des solutions pour mieux venir en aide à ses patients….

Alors, messieurs les donneurs de leçons ne faites pas de faux procès, soyez dignes de notre métier et de notre confrère, soyez aussi compétents que notre confrère décoré l’est dans son domaine, soyons fiers de lui. D’ailleurs avez-vous profité de cette opportunité ? Avez-vous, comme il nous l’a été vivement conseillé dans les salons de Matignon « parlé d’une seule et unique voix ? »

En vérité il ne faut pas s’étonner du sort actuel de l’ostéopathie qui paie le lourd tribut de la désunion et prolifération d’organisations socio professionnelles, de la prolifération d’écoles de mauvaise qualité, et de celle d’ostéopathes insuffisamment formés. Comment l’Etat pourrait-il prendre en considération et cautionner une telle situation ? Nous pensons, qu’ au lieu de s’attaquer d’une façon ridicule et inélégante au premier ministre, certains  syndicats, dans une remise question nécessaire, auraient pu s’attacher en tout premier lieu à axer leur combat sur une véritable union des organisations socio professionnelles pour défendre les fondamentaux de l’ostéopathie avec une formation de 4200 heures voire plus et une valorisation du titre d’ostéopathe.

Heureusement qu’il existe en France mais seulement encore pour quelques temps des ostéopathes de qualité qui permettent, grâce à leur compétence, à l’ostéopathie d’exister. Hissons ensemble la profession au niveau qu’elle mérite et parlons d’une seule voix pour les ostéopathes à part entière.

L’invité du blog: Charles Bourasset

17 février 2011

Charles Bourasset est étudiant en ostéopathie et Président de l’Union nationale des étudiants en ostéopathie.

L’UNEO refusée autour de la table le 18 décembre 2011

Sur les communiqués du 18/12 (voir ici ) et du 16/01 (voir ici ), l’UNEO s’est voulue résolument entreprenante et virulente dans ces propos. Nous n’avons pas rencontré d’opposition officielle de la part d’établissements de formation ou d’ASP suite à ces publications. Cependant, l’information nous est parvenue tel un bruit de couloir: « l’UNEO ne sera pas acceptée autour de la table pour la prochaine réunion du mois de février… ». Une seule et unique question, POURQUOI?

Avançons une théorie improbable: « Peut-être demandons-nous trop à tous les acteurs de l’ostéopathie en insistant sur le fait de mettre leurs égos et leurs rivalités de côté pour avancer dans un but commun qui est celui de protéger le futur de notre profession? » Nous parlons bien de « protection de l’ostéopathie » vue la dernière publication de la FFMKR ( voir ici ). Aujourd’hui quel est le constat de la plate forme des ostéopathes professionnels? Une lettre commune des ASP au ministère de la santé devait être envoyée à partir du 18/12. Qu’en est-il? Que sont les projets et stratégies politiques définies depuis? Pourquoi faut-il attendre 2 mois avant chaque nouvelle réunion?

Je vous informe que la présence de l’UNEO à la réunion du 18 Février 2011 a été soumise au vote de tous les représentants d’A.S.P:

  • La CNO, l’AFO et le SNOF nous ont répondu négativement: la CNO nous a répondu en premier par M. Girard et de façon claire par son mail du 26/01/11 : « Dans l’immédiat et jusqu’à nouvel ordre, Le Conseil d’Administration de la Chambre n’est pas favorable à la participation de l’UNEO (Association d’étudiants en ostéopathie) lors des réunions des organisations représentants des professionnels de l’Ostéopathie pour la simple raison que ces réunions intéressent les professionnels de l’ostéopathie et uniquement eux ». Le SNOF a attendu de savoir si l’UNEO soutenait son recours en Conseil d’Etat pour répondre et d’après  M.Fancello dans son mail du 05/02/11: «  Afin de préserver la totale indépendance de l’UNEO exprimée « clairement » par la voie de son secrétaire Marc Loynet le 03-O2-10 (en PJ) en réponse à notre mail du 23-12-10 la présence de l’UNEO à la réunion de la Plate-forme Commune est sans objet. » Quant à M. Sala, président de l’AFO, sa réponse ne nous surprend guère car elle était la même le 18 décembre 2010. Nous ne partageons pas la même vision de la démographie actuelle par exemple, comme il écrit dans son mail du 13/02/11: « Les supputations des étudiants restent théoriques alors que les jeunes installés vérifient quotidiennement la réalité du terrain. Il semblerait et c’est une évidence que ceux qui ont reçu une bonne formation d’ostéopathie à visée thérapeutique n’aient pas de difficulté d’installation et de fonctionnement. »
  • Le ROF, organisateur de la réunion, s’est exprimé par un OUI/NON car notre présence était soumise à des conditions plus que contraignantes, voir paternalistes : modifier les communiqués de Stéphane Royal et le mien considérés comme trop virulents, s’engager à un droit de réserve commun à tous les acteurs de la Plate Forme alors que je n’ai jamais été invité à en faire partie si ce n’est que consultativement, devoir prévenir la plate forme de nos sollicitations ministérielles ou autres actions politiques alors qu’elle ne désire pas travailler avec nous. Tout cela afin de ne plus « pénaliser l’UNEO » comme le dit M. Villemain le président du R.O.F
  • Et si seul le SFDO a répondu positivement en faveur de notre présence, nous tenons à souligner, au passage, que
  • seul l’UFOF ne s’est pas exprimée sur notre présence. Elle n’a probablement pas trouvé important de se positionner pour les étudiants et nous lui témoignons nos sentiments les plus dévoués pour son abstention face aux 700 étudiants que nous représentons.

Malgré le refus de collaboration des professionnels, nous continuons donc de travailler sur  ce qui nous semble la priorité aujourd’hui : la formation et la démographie. Sachant que les écoles d’ostéopathie et les installations en cabinet des jeunes diplômés sont régies par les lois du commerce, aucune régulation ne peut être envisageable, mise à part celle que pourrait apporter le ministère de la Santé.

L’UNEO a donc décidé avec ses moyens et sa bonne volonté de contacter dans un premier temps tous les CIO, structures ou magazines d’orientation pour informer clairement les futurs bacheliers sur les débouchés des études d’ostéopathie. Une simple lettre d’information honnête et claire en s’appuyant sur les derniers chiffres qui nous permettent de sensibiliser le grand public (voir ici). Nous tenons à souligner à ce propos que, dans l’optique d’une émulsion commune, tous les présidents de syndicats ont été sollicités afin de signer cette lettre pour renforcer nos écrits et montrer une unité de position et de communication. Mais malheureusement cette demande n’a pas abouti parce que nous n’avons reçu qu’une ou deux réponses isolées.

Face au refus de certains professionnels de nous intégrer dans les travaux consensuels de plate forme ou autres, nous vous informons que l’UNEO a décidé de rejoindre la FFO en répondant favorablement à l’invitation de l’initiateur de la FFO. Nous espérons ainsi lancer un signe fort aux autres acteurs. Sachant que ce projet est ouvert et qu’il a la volonté de fédérer. A ce titre, la crainte des autres syndicats professionnels de nous retrouver « affiliés » au SFDO et de créer un « gros SFDO » se voudrait totalement abjecte et nous ne sommes pas là pour faire front contre les autres associations. La preuve est que c’est l’UNEO qui est refusée en réunion de Plate-Forme aujourd’hui pour ses propos virulents mais honnêtes. Et ce n’est pas l’UNEO qui refuse de travailler avec tous les combattants de l’ostéopathie.

Alors Messieurs les Présidents de syndicats, nous ne demandons qu’à nous tromper, qu’à avoir tort…Démontrez nous que vous êtes capables de travailler de façon confraternelle et  constructive au vu de la situation d’urgence. Ce n’est pas du tout une mise au pied du mur mais prouvez-nous que les étudiants n’ont pas à travailler avec vous puisqu’ils n’ont rien à vous apporter. Et si tel est le cas, l’UNEO s’engage à s’excuser publiquement des propos virulents qu’elle tient même s’ils se basent tout le temps sur des faits avérés.

Messieurs, comme tout le monde le dit, la balle est dans votre camp…

Digest de la Fédération Française de l’Ostéopathie

28 décembre 2010

Le syndicat français des ostéopathes de France (SFDO) a offert comme cadeau de Noël, un projet pour fédérer les ostéopathes. Il a pour cela déposé les statuts de deux associations :

  • La « Fédération Française de l’Ostéopathie, Exclusivement Ostéopathe » voir ici
  • L’association « Usagers de soins et Déontologie des Ostéopathes exclusifs » (UDO) voir ici

Ce double projet est ambitieux en ce sens qu’il prévoit d’associer tous les acteurs concernés par l’exercice de l’ostéopathie. Il est également difficile à comprendre, en témoignent les trente cinq pages des statuts. Je vous propose une lecture condensée de ceux-ci afin de vous faire une première idée. Libre à chacun d’apporter son éclairage ou ses interrogations afin que les ostéopathes puissent se faire leur opinion.

La « Fédération Française de l’Ostéopathie (FFO), Exclusivement Ostéopathe » a pour objet de regrouper et de représenter des personnes morales, c’est à dire des collectifs de personnes regroupées sous des entités reconnues par la loi française. Elle ne fédère donc pas des individus en tant que tels mais des groupes d’individus organisés. Bien qu’il soit indiqué dans l’article 4 que « la FFO est composée de groupements professionnels ostéopathes français », elle souhaite également (article 2) « regrouper autour de valeurs communes  des organisations membres constituées principalement d’étudiants, d’établissements de formation ou de personnes physiques ». Appelons cela « la famille des ostéopathes exclusifs ». Je n’ai toutefois pas trouvé d’indications (ou pas compris) dans les statuts, la possibilité qu’auraient les étudiants ou les établissements de participer ou non, aux décisions de la FFO (bureau, assemblée générale). Faut-il comprendre que l’UNEO ou le SNESO puissent être des membres à part entière  ou seraient-ils uniquement des satellites de la FFO?

Son but est de rassembler ce qui existe déjà et qui est épars, pour mieux défendre et promouvoir les intérêts des ostéopathes exerçant à titre exclusif et surtout de les représenter de manière unitaire. Comme elle ne fédèrerait pas que des ostéopathes mais aussi des étudiants et des représentants des écoles qui ne sont pas obligatoirement des ostéopathes, elle ne porte plus le nom de fédération des ostéopathes mais celui de fédération de l’ostéopathie. Son esprit fédératif est donc plus large qu’une plateforme ou une fédération d’ASP d’ostéopathes. Cette fédération, telle qu’elle nous est présentée, est d’emblée une évolution par rapport à ce qui était envisagé cet été et à propos de quoi les adhérents du SFDO et du ROF étaient appelés à se prononcer en assemblée générale (plus d’info ici )

Pour certaines missions, les organisations membres de la FFO, se « rassemblent autour d’une autre entité » : l’association « Usagers de soins et Déontologie des Ostéopathes exclusifs » (UDO), représentée par son instance décisionnelle : le Haut Conseil de la Déontologie des Ostéopathes (HCDO). La notion de se « rassembler autour » laisse penser que le HCDO est la pièce centrale du système. Pour preuve, c’est lui qui soumet à l’approbation de la FFO, les ASP qui peuvent en faire partie. De plus, l’UDO est membre de droit de la FFO (article 4). L’UDO s’ajoute donc aux organisations de la fédération. La fédération sera donc toujours composée de n+1 entités mais il faudrait plutôt dire 1+n. (voir par la suite les rôles de l’UDO). Se pose alors une question de sémantique ou de géométrie. Comment se rassembler autour d’une de ses parties sans que cette partie fasse partie du tout ? C’est comme si l’UDO était à la fois noyau et électron.

La composante « n » de la FFO est constituée « de groupements professionnels ostéopathes français composés majoritairement de professionnels au statut administratif unique d’ostéopathe » (ADELI 00), « dont la formation spécifique en ostéopathie est au minimum égale ou équivalente à 4 200 heures ». Les organisations membres de la fédération s’engagent à mettre à disposition du HCDO, la liste de leurs membres. La FFO n’a donc pas vocation à accueillir tous les ostéopathes en exercice exclusif et souhaite développer un « label qualité –ostéopathe exclusif » – sur des critères de formation et d’exercice.

La FFO est financée à part égale par les organisations membres. Exemple : si la fédération est composée de 5 organisations, chacune d’elle finance la fédération sur ses fonts propres, à hauteur de 1/5. Elle est administrée par un bureau appelé conseil fédéral, composé de 2 à 9 membres obligatoirement affiliés au HCDO. Le Président du HCDO est membre de droit du conseil fédéral. Les autres membres du conseil fédéral sont des administrateurs élus par les assemblées générales des organisations constituant la fédération. Leur fonction est spécifique de représentant fédéral. Ils ne peuvent donc pas être également membre du conseil d’administration de leur syndicat ou association. Se pose la question de la représentativité au sein du bureau de la fédération, des personnes physiques qu’elle semble pourtant pouvoir accueillir.

Le conseil fédéral assure le bon fonctionnement de la fédération « sous la vigilance éthique et déontologique du HCDO » ; notion qu’il conviendrait de définir puisque le président du HCDO a un rôle uniquement consultatif ou de départage des votes au sein du conseil fédéral. Le conseil fédéral est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en son nom à l’exception des actes soumis à décision de l’assemblée générale (formulation classique des statuts des associations).  Les décisions internes au conseil fédéral sont prises à la majorité simple. Il semblerait donc qu’il faille l’assentiment de plus de la moitié des organisations pour agir.  Toutefois, il est indiqué par ailleurs que chaque représentant apporte le poids du nombre d’adhérents de son organisation, selon « la règle des millièmes ». Ces deux formulations se renvoient l’une à l’autre et introduisent une ambiguïté. Exemple : si la fédération est composée 5 organisations représentant 2000 personnes physiques. La majorité décisionnelle est-elle de 3 voix ou l’équivalent des voix de 1001 personnes physiques ?

  • Dans un cas, des associations minoritaires en représentativité de personnes physiques peuvent s’entendre et décider pour l’ensemble, quand bien même elles ne représentent pas 1001 ostéopathes.
  • Dans l’autre cas, si aucune association ne recense 1001 adhérents, les décisions devront obtenir l’accord d’une ou plusieurs associations qui représenteront au moins 1001 adhérents.  Mais si une association possède à elle seule 1001 adhérents, elle fait la pluie et le beau temps au sein de la fédération. Je n’ai pas trouvé dans les statuts une clause indiquant qu’une décision devait obtenir l’aval d’au moins X membres (organisations).

Le président représente la FFO dans tous les actes de la vie civile, politique et sociale. Il devient donc LE représentant des ostéopathes en exercice exclusif. Comme il ne peut pas être également président d’une organisation membre de la FFO, le choix DU président des ostéopathes exclusif risque de donner lieu à des batailles épiques…

Les assemblées générales comprennent tous les représentants des organisations membres de la fédération. Leurs missions et décisions sont celles classiquement dévolues aux assemblées générales. Ce ne sont donc pas les ostéopathes eux-mêmes qui interviennent lors de l’assemblée générale mais leur représentant, porteur de leur voix. Quid à nouveau des ostéopathes non adhérent d’une ASP ?

Voyons maintenant l’organisation de l’association «Usagers de soins et Déontologie des Ostéopathes exclusifs (UDO) ». Elle a pour objet de « représenter les intérêts des usagers de soins et les défenseurs d’une pratique dûment normée de la médecine complémentaire dite « l’ostéopathie » ». Elle rassemble des personnes physiques ou des personnes morales (organisations) :

  • Patients en tant qu’individus ou à travers leur organisation de patients.
  • Ostéopathes avec un n° ADELI 00, en tant qu’individus ou à travers leur organisation, qui s’obligent à respecter des règles éthiques et déontologiques.
  • Organisations de promotion identitaire de l’ostéopathie exclusive.

Les organisations membres doivent donc accepter le principe d’une vérification de leur liste de membres pour déterminer le nombre de personnes physiques susceptibles d’être régulièrement enregistrées par l’UDO. Ce qui semble déjà difficile à obtenir pour les ASP d’ostéopathes paraît improbable pour des associations d’usagers.

Les actions menées par l’UDO embrassent tous les domaines possibles. C’est le « faitout » de l’ostéopathie exclusive. Je ne citerai que les plus révélatrices :

  • communiquer sur le label qualitatif, identitaire et différencié porté par la fédération française des ostéopathes
  • dresser une liste de ses membres, la diffuser et communiquer à leur sujet
  • contribuer à travers la fédération française des ostéopathes à la promotion et la défense de l’ostéopathie exercée à titre exclusif ;
  • informer les usagers sur les obligations déontologiques encadrant l’exercice de l’ostéopathie exclusive
  • dialoguer avec des organisations appartenant ou non à la fédération française des ostéopathes dans le but de faire évoluer qualitativement les soins prodigués par les ostéopathes exclusifs ;
  • dialoguer avec les pouvoirs publics
  • émettre des avis et recommandations pour faire évoluer les pratiques professionnelles en vue de sécuriser l’exercice de la profession ;
  • collaborer avec les administrations, la justice, les organisations qui représentent les professionnels de santé
  • participer à l’évolution de la profession par le suivi d’études qualitatives et démographiques.
  • accompagner les ostéopathes exclusifs dans leur activité professionnelle ;
  • contribue à faire évoluer qualitativement les connaissances et pratiques professionnelles des ostéopathes exclusifs ;
  • réguler les pratiques professionnelles des ostéopathes exclusifs via un code d’éthique et de déontologie ;
  • veiller au respect, par les ostéopathes exclusifs, des fondements et principes inscrits dans le code  et de déontologie ;
  • participer à l’évaluation des pratiques professionnelles ;
  • arbitrer les différends entre membres ou entre membres et usagers.

Notons que l’association comprend également des membres représentatifs et des membres d’honneur qui participent aux travaux sans toutefois pouvoir voter lors des assemblées générales.

L’acquisition du statut de membre est subordonnée au versement d’une cotisation qui permet d’être inscrit dans le registre de l’association. Il semblerait donc que ce registre ne soit pas uniquement un annuaire de professionnels mais un who’s who de l’ostéopathie exclusive. Cette cotisation serait de :

  • 12 € pour les patients
  • 120€ pour les ostéopathes « non membre d’une ASP»
  • entre 8€ et 12€ (selon la taille de l’ASP) pour les membres d’une ASP adhérente de la FFO.

Ce différentiel de cotisation entre les ostéopathes non affiliés et les autres, s’explique par le fait que la FFO finance le HCDO au prorata du nombre de personnes physiques qu’elle « apporte ». On peut penser que chaque ASP de la FFO apportera 108€ par ostéopathe au HCDO.

Le bureau et le HCDO sont les instances fonctionnelles qui agissent et décident au nom de l’association. Le bureau a un rôle administratif classique d’une association. Le HCDO est la commission de réflexion et de discipline. C’est la tête pensante. Mais il ne peut être responsable en regard de la loi puisqu’il n’est pas le bureau.

Le bureau est composé de 2 à 6 membres obligatoirement membres de l’association. Elles ou ils peuvent donc être des patients, des ostéopathes et des représentants d’ASP (directeurs, enseignants, étudiants). Le bureau assure le bon fonctionnement de l’association sous la vigilance éthique et déontologique du HCDO. Notion qu’il conviendrait là aussi de définir puisque les membres du bureau sont également membres du HCDO. Le bureau est composé par :

  • Le président (qui semble-t-il est également président du HCDO. Si c’est le cas, cela règlerait la question de la responsabilité en regard de la loi)
  • un vice-président
  • un secrétaire général
  • un trésorier
  • un ou des administrateurs

Ils sont élus au scrutin secret par les membres présents ou représentés à l’assemblée générale. Le bureau est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de l’association à l’exception des opérations soumises à décision de l’assemblée générale. Le président du HCDO siège de droit au conseil fédéral de la FFO. Son rôle est représentatif et consultatif. Toutefois, il peut s’associer de plein droit à toutes les actions de la vie civile, politique et sociale menées par le président de la FFO. J’imagine que c’est lui qui accompagnera le président de la FFO dans ses démarches avec les autorités de tutelle.

Tous les membres se rassemblent autour du HCDO, dont les actions visent à améliorer globalement et  durablement la pratique des soins ostéopathiques en France.  Le HCDO a pour missions :

  • de mettre à jour et d’appliquer l’éthique et la déontologie des ostéopathes exclusifs;
  • de défendre les intérêts des patients (qui sont autorisés à saisir le HCDO pour tout litige l’opposant à l’un de ses membres;
  • de contrôler les pratiques professionnelles et de leur évolution ;
  • de garantir et de promouvoir l’identité qualitative des ostéopathes exclusifs ;

Le HCDO définit donc les règles d’exercice, les bonnes pratiques et les faits appliquer. Il possède des missions de régulation et de conciliation en cas de litige avec un consommateur de soins, ou de différends entre professionnels. Enfin il communique. Il est composé des membres du bureau de l’UDO auxquels s’adjoignent les représentants des membres représentatifs. Au sein du HCDO, chaque organisation membre est porteuse d’une voix non proportionnelle au nombre de ses adhérents.  Les décisions sont prises à la majorité simple des membres présents ou représentés dans la limite d’un pouvoir par membre. En cas de partage, la voix du président du HCDO est prépondérante.  Se pose la question de la possibilité d’influer sur ses décisions lorsqu’on est un ostéopathe non adhérent d’une ASP.

Les assemblées générales comprennent tous les membres de l’association. Les résolutions de l’assemblée générale sont votées à la majorité absolue des membres présents ou représentés sur les questions mises à l’ordre du jour. Se pose la question de la représentativité des membres individuels. Le représentant d’une ASP ou d’une association d’usagers  porte-t-il le même nombre de voix qu’un patient ou un étudiant ou encore un ostéopathe non affilié à une ASP, membre de l’UDO ? Une personne physique peut-elle voter lors des assemblées générales ?

Afin d’illustrer mon projet, utilisons ce qui existe déjà et envisageons que tout le monde soit d’accord pour intégrer la FFO et l’UDO. Cela donnerait :

La FFO rassemble AFO, CNO, ROF, SFDO, SNOF, UFOF (la plateforme du 18 décembre) et peut être également le SNESO, l’UNEO …..L’UDO rassemble des :

  • Des patients en tant qu’individus ou à travers leur organisation comme par exemple Aujourd’hui Santé Ostéopathie. Voir ici
  • Des ostéopathes qui s’obligent à respecter des règles éthiques et déontologiques (n° ADELI 00 et 4200H de formation), en tant qu’individu (professionnels  non affiliés à une ASP ou professionnels dont l’ASP n’a pas rejoint la FFO) ou à travers leur organisation (AFO, CNO, ROF, SFDO, SNOF, UFOF).
  • Organisations de promotion identitaire de l’ostéopathie exclusive : par exemple l’Académie d’Ostéopathie de France et pourquoi pas, des syndicats de directeurs d’écoles d’ostéopathie, d’enseignants de l’ostéopathie, d’étudiants en ostéopathie si l’on entend la notion de promotion identitaire de l’ostéopathie au sens large.

Le HCDO serait un « ROF élargi » par l’intégration dans ses décisions, de patients, voire de directeurs d’écoles, d’enseignants et d’étudiants.

Malgré une étude attentive, le projet du SFDO m’apparaît toujours complexe. Correspond-il à ce qu’attendent les ostéopathes ? Quelle place est véritablement prévue pour les très nombreux ostéopathes qui à ce jour n’adhèrent à aucune ASP ? Ne leur propose-t-on pas de payer 120€ par an pour avoir le droit… de se taire et de subir en spectateurs les décisions prises par les ostéopathes adhérents d’une ASP. Il me semble nécessaire que le SFDO nous apporte de plus amples informations s’il souhaite que les ostéopathes adhèrent en masse à la FFO. Et pourquoi pas, reformuler le projet en ne proposant qu’une seule association plutôt que deux.

UFOF : le principe de la main tendue passé au crible (1ère partie)

15 septembre 2010

L’Union Fédérale des Ostéopathes de France, « association aux couleurs de la Solidarité et de l’Entraide » comme elle se définit, permet à des professionnels qui « exercent conjointement une autre profession de santé ou qui cotisent à un ordre » d’adhérer en tant que membre associé. Les membres associés ont 5 ans pour « se démarquer », c’est à dire opter pour un statut d’ostéopathe en exercice exclusif

Cette politique aide-t-elle réellement ces praticiens à changer de statut professionnel?

Pour tenter d’y répondre, nous avons analysé les annuaires de 1999, de 2003, de 2007 et de 2010 afin de déterminer le pourcentage de membres associés qui devenaient membres titulaires.

Sur les annuaires de 1999, 2003 et 2007, 590 membres associés ont été identifiés.

En 1999 :

  • 34 membres associés (il en existaient peut être d’autres mais comme l’annuaire de cette année là, ne les distinguait pas, nous n’avons retenu que les personnes que nous retrouvions comme membres associés dans l’annuaire 2003 – qui lui les distingue.
  • 13 ne sont plus adhérents en 2010 soit 38%. Ils sont restés membres associés entre 5 et 9 ans.
  • 5 sont membres associés depuis 11 ans soit 15%
  • 16 sont membres titulaires soit 47%. Ils sont restés associés entre 5 et 9 ans.

En 2003 :

  • 271 nouveaux membres associés ont été identifiés
  • 150 ne sont plus adhérents en 2010 soit 55,35%. Ils sont restés membres associés entre 1 et 5 ans.
  • 52 sont membres associés depuis 7 ans soit 19,19%
  • 69 sont membres titulaires soit 25,46%. Ils sont restés associés entre 1 et 5 ans.

En 2007 :

  • 285 nouveaux membres associés ont été identifiés
  • 130 ne sont plus adhérents en 2010 soit 45,61%. Ils sont restés membres associés entre 1 et 3 ans.
  • 87 sont membres associés depuis 3 ans soit 30,53%
  • 68 sont membres titulaires soit 23,86%. Ils sont restés associés entre 1 et 3 ans.

Au total, sur les 590 membres associés que l’UFOF a fédérés depuis 1999:

  • 293 ne sont plus adhérents en 2010 soit 50%.
  • 144 sont toujours membres associés soit 24%
  • 153 sont membres titulaires soit 26%.

Il faut alors affiner l’analyse des chiffres.

  • 26% des membres associés ont bénéficié de cette politique puisqu’ils remplissent dorénavant tous les critères des membres titulaires (niveau de formation plus exercice exclusif de l’ostéopathie).
  • Parmi les 24% de personnes qui sont toujours membres associés, certaines le sont peut être parce qu’elles n’ont pas les critères de formation alors qu’elles répondent au deuxième critère : celui de l’exercice exclusif. Nous avons identifié 67 membres associés sur le site AMELI qui exercent toujours sous un statut de professionnel de santé.  77 membres associés exerceraient donc exclusivement l’ostéopathie.
  • La même analyse doit être faite au sujet des 50% de personnes qui ne sont plus adhérentes. 113 d’entre elles ont été retrouvées sur le site AMELI. 180 anciens membres associés exerceraient donc exclusivement l’ostéopathie.

La politique de la main tendue de l’UFOF a donc permis d’accompagner 590 personnes durant les 11 dernières années. 318 exerceraient actuellement exclusivement l’ostéopathie soit environ 54% des personnes à qui cela a été proposé. Un biais peut exister dans l’analyse car des personnes ont pu changer de statut professionnel entre le moment où l’annuaire 2010 a été publié et celui où l’analyse a été effectuée. De même, le site AMELI n’est peut être pas mis à jour quotidiennement. Néanmoins, les proportions demeurent dans leurs grandes lignes.

A suivre : après avoir analysé le bénéfice apporté à l’adhérent, nous tenterons de déterminer ce que cette politique apporte à l’association elle même.

A 20% près

1 septembre 2010

Dans différents communiqués de presse publiés en 2010, l’Union Fédérale des Ostéopathes de France (UFOF) indique être « la première organisation socio- professionnelle française d’ostéopathes avec 1300 d’adhérents. »

Son site internet laisse effectivement apparaître environ 1350 adresses professionnelles dans sa rubrique « trouver un ostéopathe ». C’est en fait moins de 1200 praticiens qui sont recensés car de nombreux adhérents possèdent deux cabinets.

Ces praticiens sont-ils tous des praticiens exerçant uniquement l’ostéopathie – comme le préconise le label de l’association « Eur Ost DO » ( formation de niveau Master 5 ans et pratique exclusive de l’ostéopathie) ?

Non car les statuts de l’UFOF permettent de différencier des membres titulaires et des membres associés. « Si vous exercez conjointement une autre profession de santé, si vous cotisez à un ordre: vous ne pourrez être Membre Titulaire de l’UFOF, vous pourrez être membre associé. Vous aurez 5 ans pour vous démarquer. Si vous exercez exclusivement l’ostéopathie (retrait définitif du D.E.M.K. ou autre D.E. auprès de la DDASS et/ou radiation des ordres) : vous pourrez être Membre Titulaire de l’UFOF. » Quelle est alors la proportion d’adhérents à être toujours inscrits sur les listes des professionnels de santé ?

Le site de l’assurance maladie – www.ameli.fr – permet de trouver des informations sur les professionnels de santé : coordonnées, profession, secteur conventionnel…Sauf à considérer que les informations contenues dans ce site ne sont pas régulièrement mises à jour, l’UFOF ne présenterait en fait qu’un peu plus de 1000 adhérents exerçant hors statut de professionnel de santé. D’autres s’en contenteraient me direz vous. Certes, mais il y a un gros écart entre les 1300 adhérents affichés par cette association et le millier de praticiens conformes aux critères du label.

Ostéopathes non référencés sur le site AMELI 1017 85,67%
Infirmier(ères) usant du titre d’ostéopathe 2 0,17%
Masseurs kinésithérapeutes usant du titre d’ostéopathe 160 13,48%
Médecins usant du titre d’ostéopathe 3 0,25%
Pédicures Podologues usant du titre d’ostéopathe 2 0,17%
Sages Femmes usant du titre d’ostéopathe 3 0,25%
Total 1187

Le poids de l’UFOF n’est donc pas de 1300 praticiens mais d’environ 1000 (20% de moins), soit 16% des ostéopathes en exercice exclusif.

Adhérents qui êtes toujours inscrits sur les listes préfectorales des professionnels de santé, de l’UFOF et des autres associations socioprofessionnelles qui regroupent ostéopathes exclusifs et professionnels de santé – ce n’est pas votre association qui vous représente mais votre Ordre professionnel, car vous ne pouvez pas être représentés par deux organisations différentes. L’Ordre professionnel prime et vous représente de droit dans les discussions avec les autorités de tutelle. Ne pas adhérer à un Ordre au motif que vous ne pratiquez que l’ostéopathie ne change rien à la donne, si ce n’est que vous vous placez dans l’illégalité.

Adhérents qui exercez hors du statut de professionnels de santé, êtes vous surs que l’amalgame sert réellement vos intérêts ?

Officiellement, c’est le principe de la main tendue – pour permettre aux professionnels de santé de se démarquer – qui justifie cette politique. En connaît on réellement l’efficacité? Je publierai prochainement une étude dénombrant combien de membres associés de l’UFOF des années 1999, 2003 et 2007 sont démarqués aujourd’hui.

Ostéopathes: ne jetez plus votre argent par les fenêtres

3 août 2010

Et si une seule cotisation pouvait suffire?

A quoi peut bien servir l’argent que vous donnez à vos associations censées œuvrer pour l’amélioration de votre profession? A ce jour, ce ne sont pas moins de six organisations qui se partagent le « gâteau ».



Avez-vous calculé les sommes que cela représente ? Un bref calcul vous ouvrira peut être les yeux :

Association Nombre d’adhérents Cotisation en € Budget en €
AFO 660 300 198 000
CNO 350 120 42 000
ROF 1050 570 598 500
SFDO 1300 500 650 000
SNOF 500 450 225 000
UFOF 1300 510 663 000

Si l’on additionne les cotisations versées en 2010 par les adhérents de ces associations, on obtient le chiffre faramineux de : 2 376 500€ pour 5160 cotisations ! Même si l’on sait que tous les adhérents ne s’acquittent pas d’une cotisation pleine, on peut raisonnablement estimer que les ostéopathes exclusifs versent chaque année 2 millions d’euros pour que leurs élus les représentent et fassent améliorer la réglementation de leur profession. Ramené au nombre d’adhérents cotisant, cela représente une cotisation moyenne de 460€, allant de 120€ pour certains à plus de 1000€ pour d’autres (doubles cotisants). Par extrapolation, depuis 2002, c’est peut être plus de 15 millions d’euros qui ont été versés à des associations professionnelles. Les résultats sont-ils à la hauteur de l’investissement ?