L’Union nationale des étudiants en ostéopathie (UNEO) a souhaité rencontrer le ministre de la santé pour évoquer « la situation de l’ostéopathie exclusive en France, notamment pour ce qui concerne la durée de la formation des étudiants ». Dans une lettre assez sibylline, son chef de cabinet a fait savoir à son président Charles Bourasset que « le ministre a bien pris note de [sa] démarche » et l’assure « qu’il comprend [ses] préoccupations. Cependant [ses] contraintes dues à un agenda particulièrement chargé l’empêchent de répondre favorablement à [sa] requête ».
S’il ne faut pas s’étonner outre mesure de cette réponse qui est fréquente dans ce type de demande, il est important de noter qu’elle ne s’accompagne pas de la proposition habituelle qui consiste à indiquer au demandeur de se rapprocher du conseiller technique en charge du dossier. Nous pouvons en conclure que la rue Duquesne ne souhaite pas recevoir les étudiants en ostéopathie.
Cette fin de non recevoir fait écho à la demande du syndicat national des ostéopathes du sport qui a été reçu dernièrement voir ici . Les représentants de ce syndicat ont été fiers de nous annoncer qu’ils avaient été reçus. Il faut s’interroger toutefois sur le niveau de décision des personnes qu’ils ont rencontrées. Déjà qu’un conseiller technique n’a pas de pouvoir de décision ou d’arbitrage, que penser de celle d’un chef de bureau d’un service de la Direction générale de l’offre de soins.
Alors que la presse se fait de plus en plus le messager des difficultés que rencontrent les nouveaux diplômés en ostéopathie, voir ici: Presse janvier 2011. le sort de ces derniers ne semble pas intéresser le ministère actuellement. Ou alors ne souhaite-t-il pas communiquer ses intentions? Soit les arbitrages ont eu lieu et les services sont entrain de rédiger le décret, sur la base du rapport de l’Igas. Cela expliquerait que ce soit eux qui reçoivent les ostéopathes. Soit le ministre estime qu’il est urgent d’attendre. Il n’a alors rien de nouveau à annoncer à ses éventuels interlocuteurs.
Cette situation n’est pas sans rappeler celle de 2006. Le bureau actuel de l’UNEO s’inspirera-t-il de Thomas Schmit et Romain Dargère, qui avaient su agir sans attendre que les professionnels se décident ? Nous le saurons dans quelques temps.
